Stella Lansing: elle capte sur film des images d’une autre dimension

Stella Lansing voit des orbes dans le ciel

Tout a commencé un soir de 1961, lorsque Stella Lansing, une habitante de Northampton au Massachusetts (États-Unis), a remarqué un objet lumineux ressemblant à un orbe au-dessus de sa maison. Il lui semblait que l’objet l’observait. Puis, d’un coup, l’objet s’est rapproché de l’endroit où elle se trouvait, et a plané un moment à quelques mètres d’elle, avant de se projeter au loin et disparaître.

Au cours des années suivantes, Stella et ses enfants se sont mis à voir régulièrement de ces orbes. Parfois, ils restaient immobiles, d’autres fois, ils semblaient les suivre. Il lui est arrivée aussi de voir des silhouettes d’êtres étranges.

Lorsque Stella Lansing parlait de ses expériences, les gens restaient sceptiques. Frustrée de leur incrédulité, elle décida de prendre des photo de ce qu’elle voyait afin de prouver qu’elle disait vrai.

Stella prit des photos, mais elle trouvait qu’elles ne rendaient pas bien l’expérience qu’elle vivait. Il aurait fallu filmer les orbes pour vraiment démontrer ce qui se passait. Aussi, Stella s’acheta-t-elle une caméra 8mm afin de filmer ces événements.

stella lansing
Stella Lansing

Stella filme des images hors-contexte

Le 18 février 1967, Stella a enfin eu l’occasion d’utiliser sa caméra 8mm. Alors qu’elle roulait sur la route 32 dans Northampton, elle remarqua des lumières dans le ciel et gara tout de suite sa voiture le long de la route. Le conducteur d’un autre véhicule, qui avait probablement remarqué les orbes, s’arrêta lui aussi. 

Au dessus de leurs têtes, deux lumières jaunes évoluaient tranquillement de l’est vers l’ouest, en direction du cimetière. Le temps que Stella prépare sa caméra, deux autres orbes étaient apparus, l’un d’eux semblant rebondir dans le ciel « comme une balle de caoutchouc ». Stella a filmé ce ballet d’orbes dansant dans le ciel, tandisque le conducteur de l’autre véhicule se tenait près d’elle, et admirait ces mouvements de lumières. À un moment donné, un orbe bleu est venu rejoindre les autres. Puis, une lumière blanche a semblé envelopper toute la zone, et les orbes sont partis à une vitesse extraordinaire.

Stella avait enfin réussi à filmer les phénomènes dont elle était témoin depuis des années. Mais il lui a fallu un an avant qu’elle n’obtienne un projecteur afin de visionner le film en détail. Son projecteur tout neuf était muni d’une technologie lui permettant de ralentir la projection, et même de regarder son film image par image. 

Et c’est ce procédé qui lui a permis de remarquer que certaines images de ce film présentaient une scène insolite, qui ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait filmé dans le ciel en février 1967. La scène en question était présente sur un si petit nombre d’images qu’on ne la remarquait même pas lorsque le film jouait à vitesse normale. La scène montrait quatre hommes que Stella ne reconnaissait absolument pas, et qui n’étaient pas sur place au moment où la scène des orbes avait été filmée.

Cette image a été surnommée « Les occupants ».

occupants stella lansing
4 images du film où on peut voir "les occupants"
occupants stella lansing
Les occupants

Stella elle-même croyait que ces hommes devaient se trouver à l’intérieur d’un des objets non identifiés qu’elle avait filmés. « Je n’ai jamais vu les gens lorsque je les ai filmés, a-t-elle raconté. Je ne peux pas vous dire de quel objet ils provenaient ou dans quoi ils étaient. La seuls chose à laquelle je peux penser, c’est qu’ils devaient provenir de l’objet qui brillait d’un blanc doux. »

Stella Lansing, chasseuse d'OVNIs prolifique

Au fil des années, Stella Lansing a filmé plus de 50 rouleaux de film 8 mm, et pris de nombreuses photos en utilisant six caméras différentes, deux types de films, à toutes sortes d’heures du jour ou de la nuit, dans 5 états américains. Ses sujets sont des orbes ou des objets volants non identifiés. Elle a noté méticuleusement chaque fois qu’elle a vu ces OVNIs, avec la date, l’heure et l’endroit.

Elle avoue qu’elle ressent la compulsion de prendre un film ou des photos, et que c’est en suivant cette intuition qu’elle est devenue aussi prolifique. 

Lorsqu’elle a essayé de prendre en photo une des silhouettes brillantes qu’elle apercevait, Stella a senti sa main gauche au complet se paralyser, comme si elle recevait un choc électrique.

ovnis stella lansing
OVNIs et orbes filmés ou photographiés par Stella Lansing
"Je ne sais pas s'ils viennent d'une autre planète, ou s'ils vivent à l'intérieur de notre dimension, ou s'ils sont interdimensionnels - ou peut-être qu'ils vivent à un endroit sur Terre que nous n'avons pas encore découvert. Mais quoi que ce soit que je fasse, c'est comme si j'étais programmée d'une certaine manière pour ressentir le besoin de prendre des photos d'OVNIs. Je ressens une soudaine compulsion à prendre ma caméra, une soudaine urgence à vraiment saisir cette caméra. Je sens que peut-être on me le "dit", mais je ne sais même pas - je n'en suis pas consciente. Quand j'enclenche l'obturateur, c'est là que j'obtiens mes photos d'OVNIs ou d'entités. Quelque chose me le fait faire sans que j'en sois consciente. Je n'en prend conscience qu'après que ce soit arrivé."
stella lansing
Stella Lansing

Encore plus d'images hors-contexte

Sur les films de Stella Lansing, de nombreuses images insolites apparaissent. Des personnes ou des objets qu’elle n’a pas filmés ou pris en photo, de la même manière que « les occupants ». Parfois en surimpression sur plus d’une image, ce qui n’est même pas possible de faire volontairement avec une caméra.

Il est arrivé que des personnes se tenant près d’elle prennent aussi des films ou des photos du même événement, mais aucun d’eux n’a obtenu ces images hors-contexte.

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Image surnommée "le moine"
stella lansing
Objet apparaissant sur une photo lorsque Stella Lansing photographiait des lignes à haute tension
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Exemples d'un motif (surnommé "l'horloge") apparaissant en surimpression sur plus d'une image du film

Différentes caméras

Des experts en photographie ont suggéré que les motifs sur les films pourraient être causé par un problème mécanique de la caméra, provoquant une fuite de lumière. Toutefois, ces anomalies sont présentes sur des films pris avec plusieurs caméras différentes. Il est arrivé qu’un chercheur qui étudiait le phénomène, change de caméra avec Stella à la dernière minute. Et encore une fois, avec la caméra du chercheur, des images insolites apparaissaient sur le film. 

Enquêtes scientifiques

Lorsque des scientifiques s’intéressaient à ses expériences, Stella Lansing coopérait pleinement pour leurs enquêtes.

L’un de ces scientifiques était le Dr Berthold Eric Schwarz, un psychiatre qu’elle rencontra à une conférence sur les OVNIs. Ce médecin avait un vif intérêt pour le paranormal et l’ufologie, et il fut captivé par le récit que Stella lui fit de ses rencontres. Éventuellement, elle lui montra les photos et les films qu’elle avait pris. 

Le Dr Schwarz effectua des tests médicaux, physiques et neurologiques approfondis sur Stella. Tous ces tests donnaient des résultats normaux.

Après des années de recherches, le Dr Schwarz était convaicu de l’authenticité des expériences de Stella Lansing. Selon lui, les photographies montraient l’existence possible d’OVNIs et de certaines entités qui leurs étaient associées. Il proposa deux théories pour expliquer les images hors-contexte prise par Stella: soit qu’elle créait ces images par projection mentale, ou soit qu’avec sa caméra, elle pouvait capter des images d’une autre dimension.

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Dr Schwarz

Stella Lansing souffrait-elle de schizophrénie ?

En 1967, Stella a demandé l’aide d’un psychiatre, qui a diagnostiqué chez elle une schizophrénie paranoïde. Le docteur a affirmé que les OVNIs vus par Stella étaient en fait des hallucinations. 

Stella affirmait aussi qu’elle recevait des communications télépathiques provenant de Beelzebub, un démon. Bien qu’elle était catholique, Stella n’était pas une personne pieuse, et ce genre d’affirmation ne lui ressemblait pas.

Elle fut internée en psychiatrie pendant 5 semaines. Son traitement terminée, elle est retournée chez elle et n’a plus eu besoin de soins psychiatriques.

Le Dr. Schwarz, qu’elle rencontra des années plus tard, s’est penché sur son diagnostic de schizophrénie et pensait qu’il était erronné. Pour lui, les OVNIs qu’elle voyait n’étaient pas des hallucinations, mais des phénomènes bien réels. Il suggéra plutôt que Stella avait dû souffrir d’une psychose temporaire causée par ces phénomènes qu’elle expérimentait. Selon lui, elle avait dérapé et se croyait en contact avec Beelzebub parce que son esprit essayait de donner un sens à ces voix, ces images et ces visites qui la tourmentaient depuis des années.

Une énigme supplémentaire

En 1991, l’émission de télé Sightings voulait faire un reportage sur les expériences de Stella Lansing. Ils lui ont demandé s’ils pouvaient transférer le film contenant les images des « occupants » sur une cassette VHS afin d’être utilisé dans leur émission. C’est alors que quelque chose de troublant se produisit. C’est en transférant les images des occupants qu’ils se sont rendus compte que ces images contenaient du son… ce qui est techniquement impossible, puisque la caméra 8 mm de Stella Lansing ne pouvait pas capter le son. Sur cassette VHS, le son devenait disponible. Le très court segment de son contenait des voix humaines. 

Conclusion

Stella Lansing a continué toute sa vie à observer et étudier ces phénomènes étranges. Lors de son décès en 2012, elle n’avait toujours pas de réponse quant à l’origine de ce qu’elle voyait et captait sur film. 

Technologie inconnue? Artefact extra-terrestre? La mystérieuse sphère des Betz

Floride, États-Unis, 1974.

Trois membres de la famille Betz inspectent un de leur terrain qui a subi un feu de broussaille. Ils y trouvent une sphère métallique d’environ 8 pouces de diamètre, bien ronde et lustrée, qui porte comme seul signe distinctif sur sa surface un triangle allongé d’environ 3mm (0,12 pouces). La boule pèse 10 kg (22 livres).

Pensant qu’il s’agit d’un vieux boulet de canon que quelqu’un aurait fait recouvrir d’un métal poli, ils le rapportent à la maison comme souvenir.

Le site du feu ne comporte pas de trace d’impact ou de cratère, et la sphère elle-même ne semble pas avoir subi de dommages par le feu.

la sphère des Betz

Premières réactions

Terry Betz, jeune étudiant en médecine et présent lors de la découverte, garde la sphère étrange dans sa chambre, près de la fenêtre. Il ne se passe strictement rien pendant deux semaines. Puis, lorsque Terry joue de la guitare dans sa chambre avec une amie, la sphère réagit. Elle vibre et émet un son lancinant en réponse à certaines notes. Vu la réaction perturbée du chien de la famille, il semble que la boule émette aussi des sons inaudibles pour les humains.

Dans les jours suivants, la famille Betz découvre d’autres particularités de la sphère. Par exemple, lorsqu’on la pousse sur le sol, elle s’arrête d’elle-même, vibre un moment, puis repart dans une autre direction, parfois à plusieurs reprises, avant de retourner à son point de départ, c’est-à-dire la personne qui l’a poussée. Le déplacement le plus long qu’ils ont observé a duré 12 minutes!

Si elle est posée sur la table de verre du salon, la sphère roule jusqu’au bord de la table et s’y arrête un instant, pour repartir dans le sens opposé et s’arrêter à nouveau près du bord, et ainsi de suite.

La famille Betz en est venue à la conclusion que la boule était soit équipée d’un système d’orientation sophistiqué, ou encore contrôlée intelligemment de l’extérieur.

Famille Betz et la sphère

On ne rigole pas avec les lois de la physique

Les Betz remarquent que la sphère est plus active les jours ensoleillés, comme si elle fonctionnait à l’énergie solaire.

Encore plus troublant, ils testent son apparent « instinct de survie » en inclinant la table de verre sur laquelle elle est posée, et la sphère commence à remonter la pente en utilisant son propre élan, défiant les lois de la gravité newtoniennes…

Abasourdis, les Betz décident de placer la sphère dans un sac fermé lorsqu’ils quittent la maison, pour éviter qu’elle se déplace d’elle même en leur absence.

Les Betz et les médias

Cherchant des explications, la famille décide de contacter les médias. Quelques jours après le premier article paru dans le journal local Jacksonville Journal, des médias du monde entier s’arrachent l’histoire. Mais les journalistes ne sont pas les seuls à payer une visite à la maison des Betz. Des US Marines se pointent rapidement pour observer la sphère. Ils émettent même un communiqué de presse officiel affirmant que la boule n’appartient pas au gouvernement américain.

Les scientifiques s’intéressent aussi à l’objet bizarre, mais les Betz refusent que la sphère quitte la maison pour être analysée, de peur qu’elle soit « égarée »…

Réactions poltergeist chez les Betz

Ce n’est que lorsque des phénomènes ressemblant à la présence d’un esprit frappeur se manifestent dans la maison que les Betz décident qu’ils ont besoin, après tout, des scientifiques… En effet, non seulement les portes de la maison se mettent à claquer toutes seules à tout moment du jour et de la nuit, une musique ressemblant à de l’orgue peut être entendue dans la maison, sans qu’il y ait d’orgue sur place.

Études scientifiques

Une étude faite par la US Navy conclut que la coquille de la sphère est d’une épaisseur de 12,5 mm (0,5 pouce), et peut résister à une pression de 120,000 livres par pouce carré. La surface de la sphère est faite d’acier inoxydable, plus spécifiquement d’alliage magnétique ferreux numéro 431. Cet alliage est particulièrement résistant à la chaleur et à la corrosion.

Grâce aux rayons X, ils découvrent que l’intérieur de la boule contient deux objets ronds entourés d’une sorte de halo fait d’un matériel d’une densité hors du commun.

Ils notent aussi que la sphère a 4 différents pôles magnétiques, deux positifs et deux négatifs, qui ne sont pas concentriques. Même si la boule est intensément magnétique, elle ne montre aucun signe de radioactivité.

betz

Par la suite, la « Omega Minus One Institute » de Baton Rouge en Louisiane, mène aussi sa propre étude, et conclut qu’un champ magnétique entoure l’objet et qu’il émet des sortes d’ondes radio. Elle confirme la présence de pôles multiples, et que la densité du champ fluctue en puissance selon un pattern inconnu, ce qui défie les lois de la physique. Elle conclut aussi que le métal dont la sphère est faite, ressemble à l’acier inoxydable, mais qu’il en est légèrement différent, contenant un élément inconnu.

Puis, un autre scientifique, le Dr. James A. Harder, conclut que les deux sphères à l’intérieur de la boule insolite sont faites d’éléments plus lourds que tout ce qui est connu de la science, évaluant leur numéro atomique à plus de 140 (au moment d’écrire cet article, le numéro atomique connu le plus élevé est 118).

Malgré toutes ces études, l’origine et l’identité de la sphère restent inconnus.

Et après?...

Comme toute furie médiatique, celle-ci a fini par retomber dans l’oubli. Plusieurs sites internet affirment avoir tenté de retrouver trace de la famille Betz et de la sphère, sans résultat… on n’entend plus parler d’eux, ce qui est dommage car il serait intéressant d’étudier la sphère à nouveau.

Les sceptiques en ont des bonnes!

Les sceptiques affirment que la sphère appartenait à un artiste, James Durling-Jones, qui récupérait du métal pour faire des sculptures. Il aurait ainsi installé plusieurs boules de métal provenant de soupapes à sphère industrielles sur le toit de sa VW et aurait roulé dans cette région de Floride en 1971. Des boules se seraient détachées du rack à bagages et seraient tombées sur ce même terrain ou les Betz ont fait leur découverte.

Et comment une sphère de soupape pourrait-elle avoir les réactions étranges et les propriétés hors du commun de la sphère des Betz? « Eh bien », expliquent-ils, « c’est que le plancher de leur maison n’était pas de niveau! »

Ha! Décidément, ils en ont des bonnes!

Références