Saviez-vous que ces 13 célèbres lieux touristiques sont hantés?

1 La Grande Muraille de Chine

Légende:  Une légende locale dit: « Si vous visitez la Grande Muraille, les esprits des constructeurs décédés pourraient vous hanter. Pour vous en débarrasser, franchissez une rangée de pétards, ça leur fera peur. »

On estime qu’entre 1 et 2 millions de travailleurs sont morts en construisant la fameuse muraille. A-t-on raison de croire qu’ils hantent les lieux?

Observations: Dans les faits, plusieurs visiteurs ont rapporté avoir vu des apparitions marcher le long de la muraille, ou entendu des bruits de pas sans qu’il n’y ait personne dans les alentours. D’autres ont rapporté avoir été physiquement assaillis, saisis, frappés ou giflés par des entités invisibles. (réf. 3)

grande muraille de chine
Photo: James Stuart Griffith, courtesy Fotolia.

2 Les Pyramides de Gizeh

Légende: Il est dit que le fantôme du pharaon Khoufou (dont le nom est Khéops en Grec) quitte parfois sa pyramide en pleine nuit. Vêtu d’une armure traditionelle égyptienne, il marcherait dans les rues de Gizeh, abordant les habitants qu’il rencontre pour leur dire de quitter les lieux.

Observations: Plusieurs témoins rapportent avoir vu le fantôme d’un homme et de ses trois enfants, vêtus à la mode des années 1920. Ils sont toujours vus près des grandes pyramides de Gizeh, cherchant quelque chose. Les témoins ont l’impression que cet homme cherche son épouse. (réf. 8)

gizeh

3 Le Colisée, Rome

Histoire: Durant ses années de gloire, plus de 500 000 personnes ont connu une mort violente dans l’enceinte du Colisée. Gladiateurs, prisonniers, esclaves, tigres et lions se battaient jusqu’à la mort devant la foule enflammée.

Légende: On dit que leurs esprits rôdent toujours dans ces lieux.

Observations: Il existe peut-être des sons résiduels dans cet endroit, puisque des visiteurs, ainsi que des guides touristiques, ont affirmé avoir entendu des cris et des plaintes, des rugissements de bêtes, et même des clameurs de la foule. 

De plus, le fantôme d’un garde romain serait parfois aperçu à l’entrée du Colisée, semblant garder les lieux. (réf. 1, 12)

colisee

4 La Basilique Saint-Pierre, Vatican

Légende: On raconte que la Basilique a été construite sur un cimetière païen et que les anciens dieux, furieux du manque de respect envers leur lieu sacré, auraient maudit l’endroit. Durant la construction de la Basilique au 16ème siècle, de curieux phénomènes se produisaient: des travailleurs tombaient raides morts, et le Pape lui-même serait tombé malade. 

Envoyées par les dieux païens, des floppées de corneilles fantômes auraient hanté les lieux jusqu’à ce qu’un exorcisme soit fait pour les chasser.

Observations: Les visiteurs rapportent parfois avoir aperçu la silhouette d’une personne s’apprêtant à sauter du haut de la tour de la Basilique. Les témoins croient qu’il s’agit de l’esprit troublé d’une personne s’étant suicidée à cet endroit. Mais puisque le Vatican affirme que les fantômes n’existent pas… (réf. 12)

Basilique Saint-Pierre

5 Le Louvre, Paris

Légende: Outre le célèbre Belphegor, un démon qui prendrait possession du corps d’une des momies du Louvre, on dit qu’un homme baigné de sang, ou encore vêtu de rouge, hanterait le Musée ainsi que le Jardin des Tuileries. Ce fantôme, surnommé « le petit homme rouge des Tuileries », aurait été boucher de son vivant. Son assassinat aurait été commandité par Catherine de Médicis, car il en aurait trop su concernant les turpitudes de la Reine. 

Observations: Si vous mettez un jour le pied dans le célèbre musée, il est possible que vous croisiez l’un des fantômes suivants, qui auraient tous été aperçus à plusieurs occasions par des visiteurs ou des membres du personnel: un soldat romain, une magnifique jeune muse, un peintre et un officier allemand de la 2ème guerre mondiale. (réf. 16, 19)

fantômes du Musée du Louvre

6 La Tour Eiffel

Observations: La célèbre tour sise au coeur de Paris serait hantée par le fantôme d’une femme. Les témoins de la hantise entendent d’abord des rires, suivis d’une dispute, et finalement des cris. Toujours dans cet ordre.

Légende: Une certaine rumeur semble expliquer l’origine de cette scène fantôme qui se rejoue régulièrement. On raconte qu’un couple s’était donné rendez-vous à la Tour Eiffel, leur endroit favori. L’homme prévoyait demander sa belle en mariage, alors que celle-ci prévoyait plutôt lui annoncer qu’elle voulait rompre. Ses espoirs déçus, l’amant enragé aurait poussé la jeune femme du haut de la tour, et la chute aurait été mortelle. (réf. 1, 2)

fantôme de la tour eiffel

7 Le Kremlin

Légende: On dit que lorsque le pays est en crise, le fantôme de Joseph Staline peut être vu marchant dans les corridors du Kremlin, traînant avec lui une vague d’air froid. 

Observations: L’Empereur Nicolas 1er a mentionné qu’il voyait parfois le fantôme du Tsar Ivan le Terrible, dans les quartiers de la famille royale, et l’Empereur Nicolas II l’aurait aussi aperçu juste avant son couronnement.

Des visiteurs rapportent parfois avoir aperçu un fantôme près de la tour du clocher, et il est généralement cru qu’il s’agit du spectre d’Ivan le Terrible. (réf. 1, 5, 6)

tour d'ivan le grand
Photo Ana Paula Hirama

8 La Tour de Londres

Légende: Lorsque Richard III a pris le trône d’Angleterre en 1483, il a fait placer dans la Tour de Londres ses deux neveux, Edouard V, héritier légitime du trône, et son frère Richard. Nous ignorons ce qui en est advenu des deux princes, mais il est généralement spéculé que les deux garçons ont été assassinés pour éviter qu’ils réclament le trône. En 1674, les squelettes de deux enfants ont été découverts enterrés sous un escalier dans la Tour, et plusieurs présument qu’il s’agit des restes des deux princes.

Observations: Les spectres de deux enfants en chemises de nuit blanches ont été observés dans la Tour. Certains visiteurs ont aussi rapportés avoir entendu des rires d’enfants lors de leur visite de l’endroit. (réf. 4)

les deux princes qui hantent la tour de londres

9 Disneyland, Californie

Il y a eu plusieurs morts à Disneyland au fil des ans, et trois victimes d’accidents fatals ne semblent pas avoir quitté les lieux.

Matterhorn Bobsleds

Faits: C’est en 1984 qu’une femme de 48 ans, Regena Young, surnommée Dolly, est tombée de son véhicule lorsqu’elle était dans les montagnes russes, et a été frappée à mort par le véhicule suivant. Sa ceinture de sécurité n’était pas attachée, et on ignore pourquoi.

Observations: Ce sont des employés qui sont chargés d’opérer le manège qui affirment sentir la présence de Dolly, et même apercevoir son fantôme à l’occasion. 

manège hanté à Disneyland
Matterhorn Bobsleds - Photo par Disneyland

Monorail

Faits: En 1966, Thomas Guy Cleveland, 19 ans, a tenté de se faufiler à l’intérieur du parc Disneyland en escaladant la clôture extérieure, se retrouvant ensuite sur le Monorail. Il a été frappé à mort par un tram qui a traîné son corps sur une distance de 12 mètres.

Observations: Des visiteurs disent avoir aperçu un homme déambuler sur le rail avant de disparaître au moment où le tram s’approche.

America Sings

Faits: C’est en 1974 qu’une employée de 18 ans, nommée Deborah Stone, a été écrasée à mort lorsqu’elle s’est retrouvée coincée entre le mur fixe et le mur tournant de l’attraction.

Observations: Une voix féminine désincarnée a été entendue par certains employés de l’attraction, à un moment où ils étaient seuls. La voix leur aurait soufflé : « Sois prudent ». (réf. 13, 14, 18)

10 Le Grand Canyon

Observations: Ceux qui, une fois le soleil couché, marchent le long du chemin bordant le sommet du Grand Canyon, aperçoivent parfois une femme qui erre en pleurant incontrôlablement. Elle porte une robe blanche décorée de petites fleurs, et un foulard sur la tête. Occasionnellement, ils ne la voient pas, mais entendent ses pleurs désespérés.

Légende: On dit que c’est l’esprit d’une femme qui, dans les années 1920, aurait attendu le retour de son mari et de son fils qui étaient partis pour une promenade dans le canyon. Apprenant qu’ils avaient tous les deux péris sur le sentier, la femme inconsolable aurait mis fin à ses jours dans le chalet situé près du chemin. (réf. 7)

grand canyon
Photo Suzie Palmer

11 L'Hôtel Fairmont Banff Springs, Alberta, Canada

Légende: On dit que dans les années 1930, un couple se préparait à célébrer son mariage à l’Hôtel Fairmont Banff Springs. La mariée, vêtue de sa longue robe blanche, descendait les escaliers de marbres lorsqu’elle a glissé et est tombée, subissant une chute fatale, avant même d’avoir pu prononcer ses voeux.

Observations: Certains visiteurs et membres du personnel de l’hôtel disent avoir vu une silhouette blanche portant un voile, montant ou descendant les escaliers. Elle est aussi aperçue dansant seule dans la salle de bal.

D’autres visiteurs rapportent avoir été aidés par un groom fort aimable à l’accent écossais. Ils ont appris plus tard que cet employé n’existait pas.(réf. 9, 17)

12 Les Chutes Montmorency, Québec, Canada

Légende: En 1759, en Nouvelle-France, la guerre faisait rage contre les Anglais. On raconte que lors d’une attaque qui s’est déroulée aux abords des chutes Montmorency, un jeune homme, qui devait se marier quelques jours plus tard, a été tué dans la bataille. Sa fiancée, inconsolable, a revêtu sa robe de mariée et s’est jetée du haut des chutes, vers sa mort. 

Observations: Certains disent apercevoir une forme blanche se jeter dans le vide, alors que d’autres voient le visage d’une femme apparaître dans les eaux. 

Cette hantise est si populaire que Postes Canada a émis un timbre et une pièce de monnaie commémorative à son effigie.
(réf. 15)

La Dame Blanche des Chutes Montmorency
Timbre émis par Postes Canada illustrant la légende de la Dame Blanche des Chutes Montmorency

13 Le Château de Hunedoara, Roumanie

Légende: Il parait que c’est dans le Château de Hunedoara, aussi appelé le Château des Corvin, que le célèbre Vlad l’Empaleur aurait été emprisonné pendant 7 ans. Non seulement sa cellule aurait été petite et sombre, mais il aurait entendu fréquemment les cris des autres prisonniers qui subissaient des tortures inhumaines. On raconte aussi que pour survivre, Vlad a dû manger des rats qui erraient dans ces lieux sinistres, et qu’il aurait ainsi développé le goût du sang frais. Enfin, la légende affirme que c’est ce lieu qui a rendu fou celui qui allait devenir Dracula. 

Observations: Lorsque des touristes sont arrivés à déjouer les gardiens afin de passer la nuit à l’intérieur du château, ils en sont ressortis le lendemain battus, meurtris et terrifiés. Ils ont dit avoir subi la colère d’un fantôme agressif qui les a torturés jusqu’au matin. (réf. 10, 11)

château des corvin

L’incident ufologique de Varginha, au Brésil

En 1996, des observations d’OVNI, des rencontres avec des créatures étranges et des opérations militaires inhabituelles
s’accumulent dans la ville de Varginha, et forment un des dossiers les plus célèbres de l’ufologie brésilienne. 

varginha

Varginha est une ville industrielle du Brésil d’environ 100 000 habitants, située à 330 km au Nord-Est de Rio de Janeiro. Dans la nuit du 12 au 13 janvier 1996, la ville dormait paisiblement, sans se douter que dans quelques heures, une série d’événements insolites allait se déclencher et troubler les habitants.  

Partie 1: Les OVNIs

OVNIs détectés par radar

13 janvier, au matin
Cette histoire a commencé au moment où NORAD a remarqué un ou plusieurs objets non identifiés volant en direction de l’espace aérien américain. Une fois qu’ils eurent quitté le ciel des États-Unis, ils se sont dirigés vers le Brésil. NORAD a immédiatement contacté les autorités brésiliennes. Plusieurs jets ont reçu l’ordre d’intercepter les objets aériens. Les radars brésiliens ont confirmé l’existence d’un ou plusieurs engins non identifiés se dirigeant vers la province de Minas Gerias, plus précisément dans le secteur de la ville de Varginha. 

Selon l’ufologue Claudeir Covo, un officier de l’armée lui aurait confié que « environ 40 objets non identifiés ont été enregistrés sur les radars brésiliens en janvier 1996. »

Un crash d'OVNI

13 janvier, au matin
Carlos de Souza, un homme d’affaire et pilote d’ultraléger, roulait sur l’autoroute lorsqu’il a vu un engin en forme de cigare voler à environ 120 mètres au-dessus de l’autoroute, faisant un bruit étrange. L’engin avait des fenêtres sur le côté, et semblait avoir un gros trou irrégulier sur le devant. Une lézarde courait depuis ce trou jusqu’au centre de l’engin, et une fumée en sortait. L’OVNI volait plutôt lentement, en direction du Nord, et s’est finalement écrasé quelque part entre Varginha et la ville voisine, Três Corações.

De Souza essaya de trouver le site du crash, conduisant avec son camion sur des chemins de terre. Après environ 20 minutes de recherche, il trouva un grand secteur sur lequel s’étalaient des débris, et il fut surpris de constater que l’armée et la police militaire étaient déjà sur les lieux, entourant le site du crash avec un hélicoptère, une ambulance, deux camions, plusieurs voitures et environ 40 soldats armés. Les débris semblaient être des pièces de métal gris. De Souza n’a pas vu de victimes. Un des soldats lui a demandé de quitté le lieu et de ne pas parler de ce qu’il venait de voir. 

Il est clair que de Souza a désobéi a la consigne de silence, puisque son témoignage se retrouve dans plusieurs livres et magazines, et ce, dans plusieurs pays. Plus tard, il recevra des menaces de la part d’étrangers dans le stationnement d’un restaurant.

OVNI près d'une ferme

20 janvier, dans la nuit
Vers 1 heure du matin, dans une ferme juxtaposée à l’autoroute, Oralina de Freitas et son époux Eurico entendirent un tapage à l’extérieur. Jetant un coup d’oeil par la fenêtre, Oralina constata qu’il s’agissait du bétail qui s’affolait, courant et paniquant. C’est alors qu’elle remarqua un engin passer dans le ciel. « C’était un gros objet gris qui émettait de la fumée. Il n’avait pas de lumière et ne faisait aucun bruit. »

Elle appela son mari et tous les deux regardèrent passer l’objet pendant environ 40 minutes. « L’engin était très bas, et se rapprochait de plus en plus du sol, a expliqué Eurico. C’était de la grosseur d’un autobus, avec des choses qui bougeaient. Il recouvrait tout de fumée, une fumée claire. »

Eurico et Oralina montrant où ils ont vu l'objet volant

S'agit-il du même OVNI?

Il y a des ressemblances évidentes entre l’engin aperçu par de Souza au-dessus de l’autoroute, et celui observé par Oralina et Eurico, au point où on peut se demander s’il s’agit du même OVNI. Toutefois, les dates diffèrent. De Souza a fait son observation le samedi 13 février, alors que le couple a vu un OVNI le samedi suivant, le 20 janvier.

Certains chercheurs croient qu’un des témoins s’est trompé de date, et que les deux événement n’en forment qu’un seul, qui se serait produit tôt le matin du même samedi. Interrogés à ce sujet, les trois témoins restent fermes quant à la date donnée, et quant aux détails de leur témoignage.

Il semblerait donc qu’il y ait eu deux crash d’objets non identifiés près de Varginha en janvier 1996.

Encore plus d'OVNIs

Entre le 24 janvier et le 21 avril
Dans les mois qui suivirent, plusieurs autres observations d’OVNIS furent enregistrées à Varginha, à Passos, à Três Corações et dans d’autres villes du sud du Minas Gerais.

Mai 1997
Au printemps de l’année suivante, des OVNIs étaient observés tous les soirs peu après le coucher du soleil, au-dessus de Ribeiro Branco, une petite ville située à 350km de Sao Paulo. 

Partie 2: Les créatures non identifiées

Dans la journée du 20 janvier 1996, plusieurs témoins ont vu des créatures qu’ils décrivent tous à peu près de la même façon. Elles faisaient environ 1 m de hauteur. Elles avaient des yeux rouges et une peau huileuse et brunâtre. Elles avaient trois protubérances sur le front, et à l’endroit où il y aurait normalement dû y avoir une bouche, il n’y avait qu’un petit trou qui faisait un son étrange semblable au bourdonnement d’un essaim d’abeilles. 

Toutes ces observations ont eu lieu dans la ville de Varginha.

La créature dans les bois

20 janvier, au matin
Entre 8 h et 9 h 30, un groupe de passants a aperçu un « animal » étrange qui se promenait dans une zone boisée située à environ 2 km du centre-ville de Varginha. Puis, une femme a vu trois adolescents lancer des pierres sur la créature pour tenter de susciter une réaction. Elle leur a ordonné d’arrêter, et elle a appelé les secours.

Les pompiers se sont rendus sur les lieux vers 10 heures. Ils ont découvert une créature accroupie qui semblait blessée. Les pompiers l’ayant capturée, un camion de l’armée en provenance de l’Escola de Sargento das Armas (ESA – École Militaire de Sergents) est arrivée pour la prendre en charge. Le siège de l’école est situé dans la ville voisine, Três Corações. La créature a été placée dans une boîte, sous un drap à l’arrière du camion, et conduite au loin.

statue varginha

Le joggeur

20 janvier, dans l’après-midi
Vers 14 heures, un joggeur qui passait près du boisé dans le district Santana de Varginha, a vu sept soldats armés en formation entrer dans les bois. Quelques minutes plus tard, il a entendu trois coups de feu. Peu après, les soldats sont sortis du boisé, deux d’entre eux portant de gros sacs. Un des sacs contenait quelque chose qui bougeait encore. Les deux sacs ont été placés dans le camion de l’ESA, qui est ensuite parti vers une destination inconnue. 

Trois filles rencontrent une créature

20 janvier, dans l’après-midi
Il était environ 15 heures. Kátia Andrade Xavier, 22 ans et les deux soeurs Liliane de Fátima Silva, 16 ans, et Valquíria Aparecida Silva, 14 ans, se rendaient chez elles à pied. Normalement, elles prenaient toujours le même chemin, mais cette fois, elles avaient opté pour un raccourci à travers un terrain vague. 

En passant près d’un mur, Kátia a subitement crié de terreur. Se demandant ce qui avait effrayé leur amie, les deux autres jeunes filles ont tourné leur regard vers le mur et y ont aperçu une créature bizarre. Accroupie contre le mur, la créature tourna la tête vers elles et les regarda. 

« Cette chose était brunâtre, décrit Kátia. Elle n’était pas grande. Elle était accroupie, mais on voyait bien qu’elle était petite. J’avais l’impresion qu’elle était détrempée, avec une peau lisse et des yeux rouges qui nous fixaient. Ce ne pouvait pas être un humain, ni un animal.” 

Valquíria, Liliane et Kátia
Valquíria, Liliane et Kátia

La créature avait une grosse tête, disproportionnée par rapport à son corps, et des pieds en forme de V. Il y avait des marques sur sa peau qui ressemblaient à des veines, et des protubérances sur sa tête. 

“Ses bras étaient très minces, et ses yeux étaient comme deux billes rouges”, a décrit Valquíria.

La créature semblait à la fois désorientée et souffrante. Sa tête oscillait de façon alarmante.

varginha

Après avoir observé la chose pendant quelques secondes, les filles sont partie à la course. Elles se sont retournées une dernière fois et ont vu que la créature était toujours au même endroit. Elles se sont rendues chez elles. La mère de Liliane et de Valquíria était dans une boutique tout près, et elle a accouru pour retrouver ses enfants.

Kátia montrant l'endroit où elle a vu la créature

« Ensuite, j’ai dit: Maman, j’ai vu le diable », expliqua Liliane. « Elle m’a répondu: si le diable t’est apparu, il va apparaître pour moi aussi. » Et la mère des filles entrepris d’aller voir par elle-même. 

Lorsqu’elle rejoint le terrain vague, accompagnée par Kátia, cela faisait à peine 25 minutes que la rencontre avait eu lieu. Mais il n’y avait plus rien à cet endroit, sauf une tache sur le sol, des traces de pas et une forte odeur d’ammoniaque. Un maçon qui travaillait tout près leur a dit que des pompiers étaient venus capturer « cet animal bizarre ».

Le Dr John E. Mack a interrogé personnellement les trois jeunes femmes et il est convaincu de leur sincérité. Il a conclu que toutes les trois souffrent d’un traumatisme suite à cette rencontre. Il a déclaré: “Si je me trompe, je ferais mieux de déchirer mes diplômes.” 

Les trois filles n’ont jamais affirmé que la créature qu’elles avaient vue était un extraterrestre. Sans jamais la définir, elles expliquaient simplement qu’elles ne savaient pas d’où la créature venait. Lors des nombreuses entrevues qu’elles ont données, elles ont toujours dit les mêmes détails de la même façon et n’ont jamais renié l’histoire.

La tempête

20 janvier, fin de l’après-midi
Vers 18 heures, une violente tempête de pluie, accompagnée de grêle, a frappé la ville. 

Différents témoins avaient décrit des traces de pas dans les bois ressemblant à une main humaine ouverte en forme de V. Toutefois, la tempête a effacé ces empreintes.

Capture d'une créature par deux policiers

20 janvier, vers 20 heures
Sur la rue Benevenuto Braz Vieira, la même rue où les trois filles avaient vu une créature accroupie contre un mur, deux policiers militaires voient quelque chose d’étrange passer devant leur voiture de patrouille. Un des policiers, Marco Eli Chereze, est sorti pour capturer la chose, quelle qu’elle soit. Sans gants, et sans équipement de sécurité, il a capturé la créature et l’a mise sur le siège arrière de la voiture. Durant l’altercation, il s’est fait blesser au bras.

Les deux policiers l’ont emmenée dans un centre de soins, mais le personnel a refusé de prendre la créature. Alors, ils l’ont emmenée à l’Hôpital Régional de Varginha. Des témoins affirment qu’une section de l’hôpital a été mise en isolation pour environ deux jours, jusqu’à ce que la créature soit retirée des lieux.

Événements étranges à l'hôpital

20 janvier, en soirée
Un peu après 18 heures, des camions de l’armée se sont présentés à l’Hôpital Régional au centre-ville de Varginha. Comme c’était un samedi soir animé, de nombreuses personnes étaient sur place, et ont été témoins de leur arrivée. Ils ont vu que l’Armée apportait un corps pour l’autopsie. Les témoins ont rapporté que le personnel de l’hôpital leur a fait rapidement savoir qu’ils devaient repartir avec le corps, car « cet hôpital est seulement équipé pour traiter les humains »

Dans les jours suivants
Dans les jours qui ont suivi, la population a remarqué de nombreux véhicules de l’armée, de la police et des pompiers entourant les deux hôpitaux de la ville. Ils racontent qu’une créature a été transférée de l’Hôpital Régional à l’Hôpital Humanitas.

22 janvier
Dans l’avant-midi, un certain nombre de véhicules provenant de l’Université de Sao Paulo, ainsi que deux américains transportant un étrange dispositif, sont entrés à l’Hôpital Humanitas. 

Dans la soirée, une opération militaire apparemment conduite par la « S-2 » (intelligence brésilienne), avait pour but de retirer une créature morte de l’hôpital. Au moins trois camions ont été nécessaires pour l’opération, l’un d’eux servant à transporter le cadavre, alors que les deux autres étaient des leurres. Selon des militaires qui auraient été impliqués dans l’opération, le corps sentait vraiment mauvais. Il a été emmené à l’Université où le Dr Badan Palhares, un spécialiste en autopsie de renommée mondiale, l’aurait examiné. 

Morts insolites au zoo

20 janvier, dans l’après-midi
La biologiste Leila Cabra, qui travaillait au zoo de Varginha à l’époque, se rappelle que le 20 janvier, elle était à la maison avec ses enfants, mais qu’à cause d’un orage violent dans l’après-midi, elle avait décidé de faire un saut au zoo pour voir si les animaux allaient bien. « Quand je suis arrivée là, Nelson, le gardien, m’a dit: Mme Leila, les pompiers sont venus ici avec un animal vraiment étrange, et m’ont dit qu’ils voulaient le donner à vous, et à personne d’autre. » Leila lui a alors répondu: « Nelson, si c’est important, ils vont revenir. »

Mais ils ne sont pas revenus, et le lendemain, toute la ville parlait de créatures provenant d’un autre monde.

Dans les mois suivants
Mais dans les mois qui ont suivi, entre février et avril, cinq animaux du zoo sont morts subitement. “Ils sont simplement décédés, sans qu’il y ait d’explication plausible”, explique Leila. Les animaux appartenaient à des espèces de cerfs, de tapirs et d’ocelots. 

Leila et le vétérinaire du zoo ont fait des autopsies sur les animaux morts et les prélèvements qu’ils ont faits ont été envoyés à un laboratoire à Belo Horizonete pour être étudiés. Une substance toxique et caustique non identifiée a été détectée. Le vétérinaire a ajouté qu’un noircissement de la muqueuse de l’estomac et de l’intestin a été détecté durant les autopsies des animaux. 

« C’était ça le problème. Ils avaient tous les mêmes symptômes à l’autopsie, mais c’était des espèces complètement différentes, avec des diètes différentes, et vivant dans des secteurs différents du zoo. »

En avril 1996, une femme assise à la véranda d’un restaurant au zoo de Varginha, a vu une créature étrange correspondant à la même description que les créatures aperçue à Varginha en janvier, la regarder de derrière une barrière quelques mètres plus loin. La créature s’est ensuite enfuie, sautant par-dessus un mur bas. Les morts étranges parmi les animaux du zoo ont cessé après cette observation

Observations subséquentes de créatures

Quelques jours après le 20 janvier
Le cadavre d’un créature a été trouvé sur une route. Des militaires brésiliens s’y sont rendus avec une hâte inhabituelle et ils ont ramassé le corps. 

En mai
Un étudiant roulait sur l’autoroute près de Varginha lorsqu’il a vu une créature étrange traverser la route devant lui, pour ensuite rebrousser chemin et se cacher dans des buissons le long de la route. Lorsqu’il a partagé son témoignage, il s’est rendu compte que l’endroit où il avait fait cette observation se trouvait tout près de la ferme d’Oralina et Eurico, ceux qui avaient vu un engin volant émettant de la fumée le 20 janvier.

Partie 3: Les démentis officiels

Démentis concernant le policier Marco Chereze

La police a déclaré que Marco Chereze, le policier qui avait capturé une créature sans équipement de sécurité, n’était pas de service cette nuit-là, mais ces informations sont niées par la famille de Marco.

Démentis de l'armée, des hôpitaux et de l'Université

L’Université, ainsi que le Dr Palhares (le spécialiste en autopsie), nient avoir été impliqués dans de tels événements. L’hôpital a aussi nié toute participation, et a expliqué que les nombreux véhicules officiels étaient présents sur place parce que l’exhumation d’un corps humain demandait « beaucoup de légistes et une escorte officielle ».

Les autorités brésiliennes nient aussi l’histoire dans son intégralité. Ils affirment qu’aucune créature n’a été trouvée ou transportée, et que les militaires faisaient des patrouilles de routine. Les militaires de l’école Sargentos das Armas ont nié pendant des mois avoir été présents à Varginha le 20 janvier. Mais ils se sont rétractés en 1997, pour finalement admettre qu’un véhicule militaire était passé par Varginha le 20 janvier afin de se rendre chez un concessionnaire pour une réparation. En chemin, les soldats se seraient arrêtés sur le bord de la route pour aider un couple de nains dont la femme était en train d’accoucher. Selon eux, les témoins ont confondu la femme naine avec une créature extraterrestre.

Mudinho

L’armée affirme que les trois jeunes femmes n’ont pas vu de créature brunâtre ce jour-là dans un terrain vague, mais plutôt un homme handicapé surnommé “Mudinho” qui s’était couvert de boue. 

L’homme en question, dont le nom est Luis Antonio de Paula, a 34 ans. Il est sourd et muet, et il a un retard mental. Toutefois, son corps n’est pas difforme, il a une apparence normale. Il fait 1,70 m, a le teint clair et les yeux noisette. 

Mudinho et sa famille vivent à environ trois pâtés de maison de l’endroit où la créature a été apeçue par les trois jeunes femmes. Les voisins et les gens du quartier le connaissent bien, car Mudinho n’aime pas rester dans la maison toute la journée et passe du temps dehors à observer les gens et les voitures. Parfois, il s’accroupit pour regarder les insectes. Les gens l’aiment bien, et lui offrent parfois du chocolat ou autre gâterie. Ils savent qu’il est inoffensif.  

Mudinho
Mudinho

Parmi ceux qui le voient régulièrement, il y a les trois filles. Elles le croisent souvent, et Kátia lui donne parfois une cigarette. Elles n’ont jamais peur de lui. Autrement dit, si c’était Mudinho qui s’était tenu accroupi contre le mur, même couvert de boue, les filles l’auraient reconnu et n’auraient pas été terrifiées. 

La famille de Paula est offensée que l’armée suppose que les témoins aient confondu Mudinho avec une créature horrible. Ils ajoutent que Mudinho est propre et bien nourri, et qu’il ne se promène jamais couvert de boue.

Tentative de réduire les trois filles au silence

Environ 4 mois après avoir vu la créature, les trois jeunes femmes se sont vues offrir une bonne somme d’argent pour nier toute l’histoire. Dans une entrevue accordée à EPTV Sul de Minas en 2006, elles ont expliqué que le 29 avril, vers 22 heures, cinq hommes se sont présentés chez elles. « Ils voulaient que nous réfutions ce que nous avions vu devant une caméra. Ils allaient nous payer », a expliqué Liliane. Elles n’avait aucune idée qui étaient ces hommes. Elles n’ont pas révélé le montant d’argent qui leur a été offert, mais elles ont expliqué que c’était assez pour quitter le Brésil. « Nous avions peur. Nous avons pensé accepter. »

Les hommes leur ont ensuite fait des pressions au téléphone, et la mère de Liliane et Valquíria a été suivie. Afin d’éviter que ces choses continuent de se produire, elles ont décidé de parler à la télévision de ce qui arrivait, et le harcèlement a cessé.

Partie 4: Les conséquences

Mort d'homme

Le 15 février 1996, Marco Chereze, le policier militaire de 23 ans qui avait attrapé une créature, est mort.  

Peu après avoir capturé la créature, le policier a dû subir une intervention pour qu’on lui retire un petit abcès. Après la chirurgie, il était fiévreux et était pris de douleurs à plusieurs endroits du corps.

Le cardiologue Cesário Lincoln Furtado, un des médecins qui a essayé d’aider Marco, a expliqué que tous les tests possibles avaient été faits, mais qu’aucun diagnostic clair n’avait pu être établi. “Un autre médecin et moi-même lui avons donné les meilleurs antibiotiques que nous avions, mais sa santé ne s’améliorait pas. C’était comme si on lui avait donné de l’eau avec du sucre”, a dit Furtado.

Après quelques jours au centre de soins intensifs, le policier est mort d’une infection généralisée. La cause de l’infection est inconnue.

Marco Eli Chereze
Marco Eli Chereze

Son épouse, Valéria Chereze, a demandé à voir son rapport de décès officiel, mais pendant des mois, les autorités ont refusé. Lorsqu’elle en a finalement eu une copie, certaines pages étaient manquantes. « Marco était en parfaite santé. Il n’attrapait même pas de rhumes », se rappelle-t-elle. « Peu avant sa mort, il devenait nerveux et changeait de sujet à chaque fois que quelqu’un mentionnait le cas des extraterrestres. Et maintenant, ses collègues de travail m’évitent. »

Répercussions sur la vie des trois filles

La vie des trois filles a été transformée suite à leur rencontre avec la créature. Elles ont été harcelées par les médias et par les curieux, elles ont été la cible de constantes moqueries, et on les a accusée d’être des opportunistes. Certains emplois leur ont même été refusés à cause de cette histoire. Liliane raconte qu’elle a dû quitter l’école, et qu’elle ne voulait plus sortir de chez elle. « [Cette histoire] n’a jamais été bonne pour nous”, explique-t-elle.

Kátia, qui était enceinte à l’époque, a souffert d’anxiété durant toute sa grossesse. Des gens lui répétaient fréquemment qu’elle portait l’enfant de la créature, et à force de les entendre, elle s’est mise à y croire, et est tombée en dépression. Elle a aussi divorcé.

Valquíria explique que cette histoire ne leur a apporté que des malheurs, et que sa soeur et elle ne veulent plus en parler.

13 apparitions de la Dame Blanche

Les Dames Blanches sont des apparitions spectrales de femmes vêtues de blanc, qui sont mortes dans une tragédie.
Elles apparaissent seules, souvent dans un endroit reculé, et cherchent soit à avertir les gens du danger qui les a tuées,
ou à se venger en provoquant chez les gens une frayeur sans nom, ou même la mort.
Il en existe des centaines à travers le monde. Voici 13 témoignages.

1

La Dame Blanche de Balete Drive (Philippines)

Il est connu dans la ville de Quezon, aux Philippines, que la rue Balete est à éviter le soir, et qu’il est préférable de l’emprunter seulement s’il n’y a pas de siège libre dans votre véhicule. Car le fantôme d’une femme hante cette rue depuis des décennies, depuis qu’elle a été frappée par une voiture qui a fuit la scène de l’accident. Il n’y avait pas de témoin, et l’identité du chauffard n’a jamais été trouvée. N’ayant pas de piste, la police a fermé le dossier. Et maintenant, une Dame Blanche erre sur cette rue, faisant du stop.

Le capitaine de la police municipale a lui-même été témoin de cette apparition. Il conduisait sa voiture de patrouille le long de Balete Drive lorsqu’il vit une femme vêtue entièrement de blanc qui faisait de l’auto-stop. Le policier trouvait qu’une rue sombre, ce n’était pas un endroit pour une femme seule. Il s’arrêta et lui demanda où elle allait.

Elle lui dit qu’il pouvait la déposer au coin de España Extension, d’où elle pourrait rentrer à la maison. Le capitaine de police lui fit signe d’entrer dans sa voiture de patrouille, et elle s’assit à l’arrière. Au coin de la rue qu’elle lui avait mentionnée, il s’arrêta pour la déposer, mais lorsqu’il se retourna, il vit que le siège arrière était vide. « Impossible, se dit le policier. Les portes arrières étaient verrouillées ». Il les vérifia, mais il se rendit compte qu’elles étaient toujours barrées.  

la dame blanche de Balete Drive
Image par ThaiHorror.com

Le journaliste Neal H. Cruz du Philippine Daily Inquirer, a rencontré une femme qui affirme avoir été une bonne amie de cette Dame Blanche, à l’époque où elle était encore en vie. « Peut-être qu’elle veut que le chauffard soit arrêté, dit l’amie. Son âme ne doit pas trouver de repos tant qu’il n’aura pas été conduit en justice. »

2

La Dame de Soie de Palmetto Flatts (États-Unis)

Cette dame à l’allure spectaculaire hante un quartier situé aux abords de Madisonville, en Louisiane. Elle porte une longue robe de soie blanche, de longs cheveux blancs et de très longs ongles blancs. Elle peut être vue avançant le long d’une rue sombre, sans que ses pieds ne touchent le sol. Ou alors elle est vue à dos de cheval, sa robe et ses longs cheveux flottant dans l’air, brillant d’une lueur bleutée.

On raconte que c’est le fantôme d’une jeune femme du 19ème siècle qui vivait à cet endroit et qui était partie à cheval pour rendre visite à son fiancé, lorsque son cheval prit peur. Elle tomba, se frappa la tête sur une pierre, et mourut.

Theresa Heider est née en 1917 et a grandi dans ce quartier. « (…) quand j’étais une petite fille, personne ne voulait se promener seul sur cette route la nuit. À cet endroit était érigée une grande maison ancestrale, entourée de vieux chênes et couverte de mousse qui pendait jusqu’à terre. Elle était située sur la rue Johnson, un peu plus loin que la rue Galatas. On nous disait, quand nous étions enfants, que c’était la maison où la Dame de Soie avait vécu. Son air abandonné donnait la chair de poule. »

C’est une Dame Blanche du type esprit hurleur. De nombreux témoins, incluant le maire de la ville, affirment que lorsqu’ils ont vu l’apparition, elle n’a pas tenté de les attaquer, elle s’est contentée d’émettre un cri terrible, à glacer le sang.

Silk Lady

3

La Mariée Fantôme de Blue Bell Hill (Royaume-Uni)

Entre Maidstone et Chatham, en Angleterre, la route A229 s’étire en un tronçon de route nommé Blue Bell Hill. Le long de ce tronçon, il arrive que des automobilistes soient effrayés devant l’apparition soudaine d’une femme en robe blanche qui se jette devant leur voiture. Ils racontent que ce fantôme les regarde dans les yeux juste avant que la collision se produise.

C’est ce qui est arrivé à Ian Sharpe, en 1992, dans ce qui fut, selon lui, l’incident le plus effrayant de toute sa vie. La Dame Blanche a croisé les yeux avec les siens, juste avant que son corps ne disparaisse sous le capot de sa voiture. “Vous ne pouvez pas vous imaginer comment je me suis senti. J’avais tellement peur de regarder en dessous, mais je me suis agenouillé et j’ai vu qu’il n’y avait rien.” Il a ensuite cherché les alentours, mais n’a trouvé personne. Il a rapporté l’incident à la station de police de Rochester, qui sont allés voir le lieu de l’accident, sans rien y trouver. Habitués à ce genre d’événement, les policiers ont raconté à Sharpe la légende locale de cette Mariée Fantôme:

En 1965, un tragique accident de la route a fait 3 morts. L’un d’eux était Judith Lingham, qui devait se marier le lendemain. Elle a été transportée à l’hôpital, où les médecins n’ont pas pu la sauver. Son fiancé était à son chevet lorsqu’elle est décédée. 

Le lendemain, certains des invités n’ayant pas été mis au courant de la tragédie, se sont présentés à l’église, vêtus en habits de noces, prêts à célébrer le jeune couple.

maidstone gazette

Plusieurs croient que la Dame Blanche de Blue Bell Hill est cette pauvre fiancée, surtout que les premières apparitions de cette Dame Blanche ont été rapportées à la fin des années 1960.

4

La Dame Blanche de Caen (France)

Il existe plusieurs témoignages de cette Dame Blanche auto-stoppeuse qui veut rentrer chez elle. En chemin, elle avertit le conducteur d’un danger, et ensuite elle disparait.

Pauline Darnois a été témoin de la Dame Blanche de Caen, et c’est ainsi qu’elle a décrit son expérience à l’émission « La soirée de l’étrange »:

Comme à chaque week-end, Pauline et son mari d’alors, aujourd’hui décédé, empruntaient la même route pour rentrer chez eux, à Caen. « Mon mari s’est arrêté exactement ici. [Elle montre un panneau d’arrêt sur la route.] D’un seul coup, une femme s’est penchée au carreau en nous demandant : « Pouvez-vous m’emmener au cimetière anglais de Bayeux? » Mais il faut que je vous précise que mon mari ne prenait jamais personne en stop. »

Pauline sort lui ouvrir la portière et comprend d’emblée que c’est un étrange personnage. « Et alors, la stupéfaction quand je suis arrivée devant cette dame, c’est que elle était habillée tout en blanc. Vraiment, ça m’a surpris, elle avait un grand châle comme ça qui tombait sur ses épaules, et ce qui m’a le plus surpris c’est que je ne voyais pas de chaussures. Et de plus, elle n’avait pas de sac. »

La mystérieuse jeune femme est à bord depuis 3 km lorsqu’une voiture fonce droit sur Pauline, qui croit sa dernière heure arrivée. « On a évité [l’accident] d’une façon qui m’a toujours surpris tellement la manœuvre a été rapide. Et on est allés sur le bas-côté de la route, on aurait très bien pu aller dans le fossé. On s’est dit: « Oh! On l’a échappé belle! »

Une fois arrivés à destination, soit le cimetière anglais de Bayeux, Pauline se rappelle de la suite des événements : « C’est là exactement que mon mari s’arrête. Il va lui ouvrir la portière pour qu’elle descende et moi je regarde, absolument. Elle doit descendre! Je regarde et je ne la vois pas! »

Pour Pauline, cette apparition était forcément bienfaisante. « Vraiment, l’impression que j’en ai gardée, c’est qu’elle est montée avec nous pour nous éviter l’accident, et peut-être nous sauver la vie, tout simplement. » (Réf. 6)

5

Scary Mary de l'auberge du Rising Sun (États-Unis)

À ce qu’on raconte, cette auberge de Telford en Pennsylvanie, qui a été construite en 1739, serait hantée par le fantôme de Scary Mary (l’effrayante Mary), et quelques autres fantômes. Les témoins de ces hantises affirment qu’ils ont vu des apparitions, ou qu’ils ont entendu des bruits de pas, des sons inexpliqués, ou des voix. Certains entendent Scary Mary les appeler depuis le second étage, les invitant à la rejoindre.

Il est déjà arrivé que les employés d’entretien poussent les meubles de la salle à manger afin de passer l’aspirateur, et qu’ils retrouvent les meubles à leur place, avant même qu’ils aient eu le temps de les replacer.

Voici le témoignage d’une femme qui a aperçu Scary Mary dans le stationnement de l’auberge:

Rising Sun Inn
Grange de l'Auberge Rising Sun, Telford, Pennsylvanie
"C'est arrivé il y a longtemps. Je crois que j'avais 17 ans. Je quittais la maison de mon petit ami pour rentrer chez moi et, au bout de sa rue, se trouve un restaurant dans un bâtiment très ancien, l'Auberge Rising Sun. (...) C'est une énorme grange qui a été transformée en restaurant de qualité. Je roulais juste à côté. Il n'y avait pas de voitures dans le stationnement, donc c'était probablement fermé et tard dans la nuit.

J'ai alors vu une femme se promener dans le stationnement. Elle portait une robe toute blanche et je pouvais l'entendre pleurer. Ce n'était pas des pleurs normaux. Je n'aurais pas dû l'entendre, mais c'était comme si le son résonnait dans ma voiture. J'avais la sensation très nette qu'elle apparaissait et pleurait juste pour moi, elle semblait savoir que j'étais là et ses pleurs étaient dirigés vers moi. Elle avait les mains sur le visage et flottait plutôt que de marcher dans le stationnement. J'ai ressenti clairement le nom "Mary".

Je savais que ce n'était pas une personne en chair en et os parce qu'elle était trop bizarre et que ses pleurs n'avaient rien d'humain. Je crois qu'elle essayait de me faire entrer dans le stationnement pour voir si elle avait besoin d'aide. Mais j'étais trop perspicace pour faire ça. J'ai refusé et j'ai continué mon chemin. Oh! Et autre chose qui était étrange: alors qu'elle flottait à travers le stationnement, elle tressautait comme le font les vieux films.

Je n'en ai jamais parlé à personne mais j'ai toujours gardé cet événement à l'esprit. Plus tard cet été-là, les parents de mon petit ami nous ont invités à dîner à ce restaurant et j'ai refusé. Je ne leur ai pas dit pourquoi, j'ai seulement expliqué que je n'aimais pas l'endroit. Des années plus tard, j'ai découvert la légende urbaine de la Dame Blanche! Je ne pouvais pas le croire! Je n'ai jamais cru aux légendes urbaines. Je pensais que c'était simplement des rumeurs que les gens aimaient raconter et que les autres répétaient, sachant qu'il mentaient. Je n'ai jamais pensé qu'une légende urbaine pouvait être vraie.

Maintenant, je me demande vraiment ce qu'est la Dame Blanche, et pourquoi elle est vue dans le monde entier."

6

La Dame Blanche de l'Abbaye de Mortemer (France)

En Normandie, près de l’Abbaye de Mortemer, une Dame Blanche apparaît d’une façon singulière: en prédisant l’avenir du témoin! Portant une chouette sur l’épaule et vêtue d’un simple châle blanc, cette Dame Blanche porte aussi des gants. S’ils sont noirs, c’est qu’un malheur attend le témoin. S’ils sont blancs, c’est plutôt un bonheur qui s’en vient. 

Certains interprètent ces signes comme l’annonce d’un décès pour les gants noirs, et d’une naissance ou d’un mariage pour les gants blancs. Enfin, quelques personnes affirment qu’elle doit apparaître deux fois pour annoncer le décès du témoin.

Une femme raconte: « Moi, personnellement, je n’ai pas eu affaire à elle, mais un ami l’aurait vu avec ses gants noirs et nous ne l’avons pas cru. Mais pourtant, il est décédé il y a peu de temps dans un accident de voiture, il n’était pas en cause. Elle l’avait prévenu mais nous n’y avons pas prêté attention. Merci de m’avoir lue. » (Réf. 18)

dame blanche de l'abbaye de mortemer

7

La Dame Blanche de Freihung (Allemagne)

Et voici une Dame Blanche qui a la vie dure! 

« Il y avait un grand bâtiment sur la place du marché à Freihung avec un mur d’environ 2 m de haut autour de la propriété. Cela ressemblait presque à un grand domaine ou quelque chose comme ça. Dans ce bâtiment se trouvait l’auberge « Zur alten Post », une discothèque, des chambres et un boucher. L’ensemble du complexe comprenait une grande cave bien ramifiée et de vieux tunnels censés s’étendre de cette cave jusque loin en dessous du village de Freihung. C’est cette cave, avec ses passages souterrains, que hantait la Femme Blanche.

Je me souviens encore d’une histoire que me racontait ma grand-mère: un hôte de l’auberge, qui avait voulu aller chercher des provisions dans la cave à boissons, avait vu une jeune fille vêtue de blanc dans le coin de la réserve. Quand il est revenu au restaurant, il a raconté son histoire, et il est ensuite décédé d’un arrêt cardiaque. Cela a dû se passer dans les années 1950 ou 1960.

Quand j’étais enfant, le fils de l’hôte de l’époque était un de mes amis. Nous faisions le « test de courage », qui consistait à aller le plus loin possible, seul, dans le sous-sol. Et je suis sûr que chacun de nous a fait dans son pantalon, même si la porte de la cave restait ouverte quand nous le faisions. Je n’ai jamais rien vu d’étrange dans cette cave… mais il faut dire qu’aucun d’entre nous n’était allé bien loin.

À la fin des années 1970, je pense que j’avais 11 ou 12 ans, tout l’immeuble a brûlé la nuit du réveillon du Nouvel An à cause d’un feu d’artifice qui a atterri dans le grenier. Près de Freihung, à environ 500 m à vol d’oiseau, se trouve une ancienne mine de plomb. Ce soir du Nouvel An, dans les champs en direction de la mine, des traces de pieds nus ont été découverts dans la neige. La rumeur voulait que la Dame blanche se soit enfuie ce soir là vers les tunnels de l’ancienne mine, et vivait dorénavant dans la mine. »

dame blanche tunnel

Dans les années 1970, les habitants se sont lassés de cette hantise dans les tunnels, et ont demandé aux autoriés d’intervenir. Mais comment intervient-on quand on est aux prises avec un problème paranormal? Les autorités ont fait appel à l’armée américaine qui était postée tout près. Les soldats ont fait exploser les anciens tunnels. Ils croyaient qu’en bloquant ainsi le passage, la hantise quitterait l’endroit.

Encore une fois, la Dame Blanche a fuit les lieux, et s’est réfugiée à la surface cette fois-ci. Elle hante maintenant une route des environs, et elle est vue fréquemment par les automobilistes qui l’aperçoivent dans leur rétroviseur, alors qu’elle apparaît sur le siège arrière du véhicule.

8

La Dame Blanche de Loire Atlantique (France)

Même si cette Dame Blanche a plutôt tendance à hanter les châteaux de la Loire Atlantique, c’est sur le bord de la route qu’une femme l’a aperçue, alors qu’elle se trouvait seule dans sa voiture.

« Dame Blanche ou pas, à 2 reprises, sur le bas côté, route de campagne, j’ai vu une femme toute de blanc vêtue, visage pâle et triste. Long cheveux noirs… J’en avais déjà entendu parlé, et de suite j’ai regardé ses mains. Elle portait des gants blancs. »

Le témoins décrit la Dame Blanche comme ressemblant à une femme humaine, en chair et en os. La Dame ne faisait rien, elle se tenait juste là, debout, au bord de la route. « (…) Je passe à côté, je continue ma route et puis je voulais quand même voir dans mon rétro, car j’eus un doute. Il n’y avait plus personne. Impossible qu’elle soit repartie ailleurs. »

La fois suivante fut différente: « La 2ème fois, je l’ai vue de loin, pas du tout au même endroit. J’me rappelle avoir accéléré pour la voir et puis d’un coup, pouf plus rien. Disparue d’un coup net!! »

dame blanche

9

La Dame Blanche de la route East 8 Mile (États-Unis)

La route East 8 Mile, près de Stockton en Californie, est hantée par une Dame Blanche qui porte une robe en lambeaux et qui se tient, pieds nus, en plein milieu de la route ou sur le côté de la route. Étrangement, elle est surtout vue par des camionneurs.

"C'était vers la fin novembre - début décembre 2012, et je faisais une installation chez un vignoble dans le nord de la Californie. (...) Cette nuit-là, je suis parti du travail vers minuit et il j'avais environ 3 heures de route à faire jusqu'à Oakland. 

Vers 1h30 du matin, j'étais près de Stockton lorsque j'ai vu cette fille qui se tenait au bord de la route, au milieu de nulle part. Elle était vêtue d'une robe blanche qui se terminait à environ 3 pouces au-dessus des genoux. Elle était pieds nus, avec de longs cheveux noirs qui tombent de ses épaules et elle se tenait immobile, comme une statue.

Tandis que je passais près d'elle, je l'ai observée, et elle ne bougeait pas et ne réagissait pas à mon camion bruyant qui passait tout près. J'avais assez peur, car on entend souvent ce genre d'histoire, et ça finit toujours que la fille apparaît sur le siège arrière de votre véhicule, mais ce ne fut pas le cas. Elle est restée debout dans la nuit. 

Le plus bizarre, c’est qu’il faisait froid ce soir-là (environ 40 degrés fahrenheit, soit environ 4 degrés celcius), et qu’il pleuvait un peu. Elle portait une robe courte et elle était pieds nus sur la chaussée, si c'était juste une fille qui essayait de faire peur aux gens pour le plaisir, elle aurait dû avoir extrêmement froid et grelotter, mais non, cette fille ne bougeait pas."
(Réf. 13)

10

La Dame Blanche du lac Stow (États-Unis)

Au début des années 1900, une dame promenait son bébé dans une poussette, dans le parc Golden Gate près du lac Stow, à San Francisco. Elle s’assit sur un banc, laissant son bébé dormir dans la poussette près d’elle. Après un moment, une autre femme la rejoint, et elles discutaient si bien qu’aucune des deux ne remarqua que la poussette glissait doucement vers le lac. 

Une fois la conversation terminée, la mère se retourna et vit avec frayeur que son bébé et la poussette avaient disparus. Elle chercha frénétiquement dans tout le parc, demandant aux passants s’ils avaient vu quelque chose. Quand elle comprit que c’était le lac le responsable, elle s’y glissa pour chercher son enfant. Ni elle, ni son bébé n’ont été retrouvés.

On dit que le fantôme de la mère peut encore être vu près du lac Stow. Elle porte une robe blanche et ses longs cheveux flottent au vent. Elle est souvent vue la nuit, cherchant son bébé dans le parc ou aux abords du lac. Elle demande parfois aux passants s’ils ont vu son enfant. Certains témoins ne la voient pas, mais entendent ses gémissements. Ainsi va la légende de cette Dame Blanche. Un article de journal de 1906 parle du corps d’un bébé noyé qui aurait été vu dans un étang près du lac Stow. Donc, est-ce vraiment une légende?

San Francisco Chronicle

Dans le San Francisco Chronicle du 6 Janvier 1908, une anecdote mentionne le fantôme du lac Stow. Un groupe de visiteurs roulait à travers le parc lorsqu’ils virent l’apparition d’une grande femme sur la route, nus pieds, portant une robe blanche éblouissante. Elle tenait les bras levés comme pour indiquer au véhicule d’arrêter. Effrayés, les passagères crièrent, et Arthur Pigeon, le conducteur, accéléra sa voiture pour s’éloigner le plus possible du spectre. Il roula ainsi à toute vitesse pendant environ un demi-mile avant d’être arrêté par un policier.

L’agent de police remarqua tout de suite que le conducteur et les passagères étaient livides, les yeux grands ouverts, tremblants de peur. Arthur Pigeon tenta de s’expliquer: « Un fantôme a essayé de nous retenir! » 

Il s’agit de la première apparition connue de la Dame Blanche du lac Stow. Mais sûrement pas la dernière.

11

La Dame Grise des "Dark Edges" (Irlande)

Les Dark Edges, en Irlande, sont devenus une attraction touristique du jour au lendemain, lorsqu’une scène de Game of Thrones y a été filmée. Il s’agit de deux rangées d’hêtres vieux de presque 250 ans qui bordent une route entre Armory et Stranocum. Plus de 150 arbres avaient été plantés en 1775, et aujourd’hui, 90 de ces arbres sont encore vivants, et forment une magnifique arche de branches au-dessus de la route.

Selon la légende, une Dame Grise hanterait cette route, marchant d’arbre en arbre. Elle disparaîtrait dès qu’elle aurait dépassé le dernier hêtre.

dark edges - game of thrones
Épisode de Game of Thrones tourné à Dark Edges, en Irlande

En 2015, Gordon Watson, un photographe de Ballycastle, a visité l’endroit et a pris plusieurs clichés. Mais c’est seulement une fois rendu chez lui, lorsqu’il a regardé ses photos à l’ordinateur, qu’il s’est aperçu qu’il avait photographié la Dame Grise!

Kevin McAuley, un autre photographe local, a examiné la photo et affirme que c’est impossible qu’elle ait été digitalement modifiée.

grey lady
Photo de la Dame Grise prise par Gordon Watson en 2015.

12

La Dame Blanche du Cimetière Union, à Easton au Connecticut (États-Unis)

Cette Dame Blanche porte une longue robe de nuit blanche diaphane, ou une robe de mariée. Elle a de longs cheveux noirs. Elle est vue hantant le cimetière, ou les rues aux alentours. 

Plusieurs appels ont été faits aux policiers par des gens qui croient avoir frappé avec leur véhicule une femme vêtue de blanc, mais qui, une fois sortis de la voiture pour s’enquérir de la victime, ne peuvent pas la trouver. En 1993, un de ces conducteurs s’est même retrouvé avec une grosse bosse sur le devant de sa voiture. Mais la « victime » s’était volatilisée… comme un fantôme!

Lorraine Warren habite tout près de ce cimetière. Avec son défunt mari Ed, ils formaient un célèbre couple d’enquêteurs en paranormal. 

Ed Warren a même fait une illustration représentant cette Dame Blanche (voir l’illustration de droite). Peut-être était-ce pour marquer son inoubliable rencontre avec la Dame Blanche du Cimetière Union? 

C’était la nuit du 1er septembre 1990. Pendant 6 nuits consécutives, Ed s’était installé au cimetière avec sa caméra, en espérant capturer le fantôme sur film. Il entendait des murmures, il voyait des orbs, mais pour lui, ce n’était pas suffisant. Il y avait une Dame Blanche dans ce cimetière, et il aurait voulu croquer plus sur film que quelques orbs. Il commençait à se décourager lorsque, à 2h40 du matin, il remarqua que les orbs dans le cimetière brillaient intensément. Il mit sa caméra en marche, et les lueurs formèrent la silhouette d’une femme. 

Sur film, l’apparition dure environ six secondes. On y voit une forme d’un blanc brumeux, qui s’approche du portail, en direction de l’enquêteur. Des taches noires semblent sauter sur elle à la hauteur de ses pieds, avant qu’elle ne se dissipe dans le sol. 

Illustration de la Dame Blanche du Cimetière Union par Ed Warren
Illustration de la Dame Blanche du Cimetière Union par Ed Warren, célèbre enquêteur en paranormal et témoin de la Dame Blanche
"La seule lumière était un lampadaire situé à 50 verges de l'endroit où j'étais assis. J'ai entendu une femme pleurer, j'ai regardé, et j'ai vu des centaines d'orbs flotter dans les airs, pour ensuite former la silhouette d'une femme. Je ne pouvais pas distinguer les traits de son visage, mais je pouvais voir qu'elle avait de longs cheveux noirs et qu'elle était vêtue de blanc. Je me suis avancé vers elle, mais elle a disparu. Il ne faut jamais marcher vers un fantôme - il faut laisser le fantôme venir vers soi, car sinon, vous pouvez modifier la composition moléculaire et le champ magnétique alors que le fantôme se matérialise."
Ed Warren
Ed Warren
Enquêteur en paranormal

Cette vidéo n’est pas disponible au grand public. Lorraine Warren la garde précieusement.

13

Résurrection Mary, de Chicago (États-Unis)

Ce fantôme hante l’avenue Archer à Chicago depuis les années 1930. Selon les témoins, elle a l’air d’un être humain en chair et en os. Elle porte une robe de fête blanche, a des cheveux blonds clairs et des yeux bleus. Certains témoins ajoutent qu’elle porte un léger châle, un petit sac à main et des souliers de danse.

Habituellement, elle demande à être prise en stop et dit qu’elle doit rentrer rapidement à la maison. Parfois, elle ne parle pas, et fait des gestes de la main pour indiquer la direction dans laquelle elle veut se rendre. Et à chaque fois, elle disparait en arrivant à la hauteur du Cimetière Résurrection.

"Quelques kilomètres plus haut sur Archer, elle a sursauté et a dit:" Ici! Ici! " J'ai appuyé sur les freins. J'ai regardé autour de moi mais il n'y avait aucune maison. "Où ?" Elle a tendu son bras et a pointé du côté opposé de la route, sur ma gauche, et a dit: "Là!". Et c'est à ce moment-là que c'est arrivé. J'ai regardé à ma gauche, vers cette petite cabane. Et quand j'ai tourné de nouveau ma tête, elle avait disparu. Volatilisée! Et la portière de la voiture ne s’est jamais ouverte. Que le bon Dieu m'en soit témoin, elle ne s’est jamais ouverte!"
Bill Geist
Témoin

Certains hommes racontent qu’ils ont rencontré une femme à une danse locale. Parfois, ils ont même dansé avec elle. À la fin de la soirée, elle demande à être conduite chez elle sur l’avenue Archer. Et elle disparait devant le cimetière.

Il y a des témoins qui, au lieu de la prendre en stop, la voit directement devant le cimetière, alors qu’elle court devant leur voiture. Ils entendent un bruit sourd lorsqu’elle est frappée par l’automobile. Quand ils sortent pour l’aider, elle n’est plus là. Certains conducteurs disent avoir passé « à travers » le fantôme, et racontent l’avoir vue, une fois qu’ils se sont retournés, entrer dans le cimetière par le portail.

Resurrection Cemetary
Cimetière Resurrection

Références

  1. The Silk Lady of Madisonville, Cajun Mysteries
  2. Kent’s Blue Bell Hill Ghost, Seeks Ghosts
  3. Resurrection Mary is America’s most famous vanishing hitchhiker, Destination Strange
  4. Resurrection Mary, The Paranormal Guide
  5. Paranormal, Reddit
  6.  La soirée de l’étrange, extrait vidéo sur YouTube
  7. The White Lady of Union Cemetery, NBC Connecticut
  8. Union Cemetery : Easton, CT, Try to Scare Me
  9. The White Lady of Easton, Easton, Connecticut (Haunted Place), what-when-how
  10. Union Cemetery, CT, Paranormal Research Society of New England, par John Zaffis
  11. Richards, Rand.- Haunted San Francisco : ghost stories from the city’s past.- San Francisco : Heritage House Publishers, 2004.
  12. The Ghostly White Lady of Stow Lake, Stranger Dimensions
  13. East Eight Mile Road Ghost Girl sighting, Paranormal, Reddit
  14. The Mysterious Dark Hedges of Northern Ireland, Jeffrey HAGENMEIER, Wandering Trader
  15. Ireland’s Eerie Tree Tunnel Made Famous By ‘Game Of Thrones’, Kara Goldfarb, ati
  16. Famous Grey Lady ghost snapped at “Game of Thrones” site, Jane Walsh, IrishCentral
  17. The ghost of Balete Drive, Neal H. Cruz, Philippine Daily Inquirer

  18. Le Mystère de la Dame Blanche, Groupe Paranormal de Belgique

  19. Weiße Frau, Paraportal
  20. Ghostly encounters transpire close to Grafenwoehr, U.S. Army

Crash d’OVNI au Texas en 1897

Suite au crash d’OVNI, le corps du pilote,
qui n’était pas « un habitant de ce monde »,
aurait été enterré dans le cimetière local.

En 1897, la petite ville d’Aurora au Texas comptait environ 3000 habitants. Le samedi 17 avril de cette année-là, vers 6 heures du matin, ceux parmi les habitants d’Aurora qui étaient déjà levés, ont pu assister à un étrange spectacle. Dans le ciel, un OVNI en forme de cigare est apparu, se déplaçant du sud vers le nord. Contrairement aux dirigeables qui existaient à l’époque, cet OVNI était construit «d’un métal inconnu, qui ressemblait un peu à un mélange d’aluminium et d’argent». Un témoin a estimé que l’engin devait peser plusieurs tonnes.

L’observation s’est produite à une époque où de nombreuses apparitions de « dirigeables étranges » (des OVNIs en forme de cigare) étaient signalées un peu partout aux États-Unis. S. E. Haydon, un résident d’Aurora, a décrit l’événement dans un article de journal en supposant que c’était le même engin qui circulait partout dans le pays.

« Vers 6 heures ce matin, les lève-tôt d’Aurora ont été abasourdis devant l’apparition soudaine du dirigeable qui sillonne le pays. Il voyageait en direction du nord et beaucoup plus près de la terre qu’il l’a fait dans le passé. »

Haydon a écrit dans le « Dallas Morning News » que l’engin étrange semblait avoir des problèmes mécaniques. Il a ralenti jusqu’à environ dix à douze milles à l’heure et a commencé une manoeuvre pour s’approcher du sol.

Haydon a déclaré que les habitants d’Aurora regardaient avec stupeur le dirigeable se déplacer lentement au-dessus du centre-ville pour se diriger ensuite vers le nord en direction de la propriété du juge J. S. Proctor. Par la suite, l’OVNI est entré en collision avec une éolienne sur le terrain du Juge et « s’est brisé en pièces dans une terrible explosion, dispersant des débris sur plusieurs acres de terrain ». L’accident a détruit l’éolienne, le réservoir d’eau adjacent et le jardin de fleurs du juge.

crash d'ovni aurora texas 1897, illustré par Neil Riebe
Crash d'ovni à Aurora au Texas en 1897, illustration de Neil Riebe

Le corps du pilote

Parmi les débris, les habitants ont retrouvé le corps du pilote. Des témoins ont déclaré que le pilote n’était pas un être humain. Haydon écrit dans son récit: « Le pilote du navire était apparemment seul à bord et, bien que sa dépouille était gravement défigurée, il en restait assez pour voir qu’il n’était pas un habitant de ce monde. » Un autre témoin, monsieur T J. Weems, officier du service des transmissions américaines et spécialiste de l’astronomie, a déclaré: «Le pilote pourrait être de Mars».

Dans le cas de l’OVNI qui a explosé en 1891 au-dessus de Dublin, au Texas, des papiers contenant des écritures étranges ont été trouvés. La même chose s’est produite à Aurora. Lorsque les citadins ont examiné le corps du pilote, ils ont constaté qu’il transportait des papiers écrits dans un alphabet inconnu, qualifiés d’hiéroglyphes par les témoins, et le contenu en était donc incompréhensible.

Les débris du crash d'ovni

La rumeur du crash s’est vite propagée dans les villes des alentours, et de nombreux curieux se sont rendus sur le site de l’accident. Haydon a commenté:« Aujourd’hui, la ville est pleine de gens qui sont venus voir l’épave et qui recueillent des morceaux de l’étrange métal parmi les débris. » Il est possible que certains morceaux de l’épave mystérieuse existent encore aujourd’hui, entreposés puis oubliés. Cependant, aucun morceau de l’épave n’a été officiellement retrouvé.

L’Associated Press a plus tard raconté qu’un professeur de la North Texas State University a découvert des fragments de métal près de l’emplacement de la ferme du Juge Proctor. L’un de ces fragments était, selon lui, très intrigant, car il était principalement constitué de fer, mais n’avait aucune propriété magnétique. Le professeur a également déclaré qu’il était perplexe parce que le fragment était brillant et malléable, au lieu d’être terne et cassant comme du fer.

Après l’accident, les habitants ont tenté d’en savoir plus sur la façon dont l’OVNI était construit, et sur ce qui le faisait voler. Cependant, Haydon a déclaré que l’engin était « trop endommagé pour que l’on puisse tirer une conclusion sur sa construction ou à sa méthode de propulsion. »

On a rapporté que les derniers débris du crash d’OVNI ont été jetés dans le puits situé tout près de l’éolienne endommagée, alors que d’autres débris ont été enterrés avec le corps du pilote. Aux alentours de 1945, Brawley Oates a acheté la propriété du Juge Proctor. Il a entrepris de nettoyer le puits et de retirer les débris qui y avaient été jetés afin de l’utiliser comme source d’eau. Toutefois, Oates a plus tard développé un cas extrêmement sévère d’arthrite, blâmant l’eau du puits pour sa maldie. Il disait que les débris avaient contaminé l’eau. Oates a finalement scellé le puits avec une dalle de béton et a construit une dépendance au-dessus de la dalle.

La pierre tombale

Deux jours après l’accident, le Dallas Morning News annonçait que les obsèques du pilote auraient lieu le 18 avril. Un autre journal, The Fort Worth Register, a déclaré: « Le pilote, qui n’était pas un habitant de ce monde, a reçu un enterrement chrétien au cimetière d’Aurora. » Lorsque le pilote a été enterré, un marqueur a été placé sur sa tombe.

Le Bureau International UFO a mené une enquête sur le crash d’OVNI dans les années 1970. À l’aide d’un détecteur de métal, il fut déterminé que la supposée tombe du pilote contenait vraiment du métal. Les enquêteurs ont demandé la permission de creuser et d’exhumer le corps, ainsi que les débris, mais les officiels responsables du cimetière ont refusé. Les habitants d’Aurora étaient en colère qu’on veuille creuser dans le cimetière des membres de leurs familles, et certains ont accueilli les enquêteurs avec des carabines. Aucune exhumation ne fut faite.

Bill Case, un journaliste, a publié en 1973 un article sur l’étrange pilote enterré à Aurora, et peu après la publication de son article, la pierre tombale du pilote fut volée et n’a jamais été retrouvée.

Dans les années 2000, MUFON (un organisme à but non lucratif menant des enquêtes sur des cas d’OVNI) est allé dans le cimetière pour recueillir des données. Au-dessus de la supposée tombe du pilote, leur détecteur de métal ne captait rien, comme si la tombe avait été vidée de tout métal. De plus, un tuyau de trois pouces de diamètre avait été placé dans le sol, à l’emplacement de la pierre tombale manquante. En 2010, un nouvelle pierre tombale fut placée, mais elle fut volée de nouveau. Un nouveau marqueur aurait été placé récemment. 

cimetière d'Aurora texas
Pierre tombale marquant peut-être la tombe d'un extraterrestre au cimetière d'Aurora au Texas

Cette plaque commémorative est située près de l’entrée du cimetière d’Aurora, et relate en quelques lignes l’histoire du cimetière. Une seule ligne fait allusion au crash d’OVNI: « Ce site est également réputé pour la légende d’un crash d’ovni qui aurait eu lieu dans les alentours en 1897, et le pilote, mort dans le crash, aurait été enterré ici. »

Marqueur historique d'État au cimetière Aurora

Conclusions

Plusieurs prétendent que l’histoire a été entièrement fabriquée par les résidents d’Aurora pour intéresser les touristes, et aider la ville à ne pas mourir. 

Mary Evans, une habitante d’Aurora, affirme se rappeler du crash. Elle avait quinze ans à l’époque, et ses parents s’étaient rendus au lieu de l’accident, mais lui avaient interdit de venir. Elle se rappelle que les restes du pilote, « un petit homme », ont été enterrés dans le cimetière d’Aurora. 

Que le crash ait eu lieu ou non, cette légende continue de fasciner les gens, et jusqu’à aujourd’hui, des touristes vont visiter le cimetière où « un pilote d’un autre monde » a été enterré. Enfin, peut-être.

13 coïncidences insolites

Les coïncidences sont-elles vraiment le fruit du hasard?
Voici 13 histoires vraies pour vous y faire réfléchir…

1

Un destin lié à la comète

Coïncidence, ou destin? Mark Twain est né le jour de l’apparition de la comète de Halley en 1835, et est mort le jour de sa réapparition en 1910. Il l’avait lui même prédit en 1909, quand il a dit:

«Je suis venu avec la Comète de Halley en 1835. Elle revient cette année, et je m’attend à repartir avec.»
Mark Twain
Mark Twain
Auteur

2

La voiture maudite de James Dean

« Little Bastard » est le nom que James Dean a donné à sa nouvelle voiture, une Porsche Spyder qu’il a acquise le 21 septembre 1955. Jetant un oeil à la voiture sport, l’acteur Alec Guinness a confié à son ami qu’elle avait une apparence sinistre. « Si tu montes dans cette voiture, on va t’y retrouver mort dans une semaine. » Alec n’était pas le seul à avoir un mauvais pressentiment par rapport à la Porsche, puisque Ursula Andress, la copine de James Dean à l’époque, refusait d’y monter. 9 jours après l’achat, Dean entra en collision avec une Ford Tudor, et il y trouva la mort, déclenchant une série de coïncidences qui rendra Little Bastard digne des objets maudits les plus redoutés. 

La voiture maudite de James Dean
James Dean au volant de Little Bastard

Après la mort de l’acteur, George Barris, qui l’avait aidé à customiser la voiture, décida de la racheter, même si elle était déclarée perte totale par la compagnie d’assurance. Mais dès que Little Bastard fut livrée à l’atelier de Barris, elle glissa de la remorque et brisa les deux jambes d’un mécanicien sur lequel elle atterit.

George Barris vendit le moteur de la voiture maudite au Dr. Troy McHenry, qui l’utilisa dans sa propre voiture lors d’une course. Le véhicule frappa un arbre et tua le docteur. Pendant la même compétition, une autre voiture utilisait un morceau récupéré de Little Bastard, soit le véhicule du Dr William Eschrich. Durant la course, la voiture du Dr Eschrich s’est bloquée et a fait des tonneaux, causant des blessures graves à son conducteur.

Deux des pneus de Little Bastard étant encore en bon état, Barris les vendit et peu de temps après, les deux explosèrent simultanément, provoquant une sortie de route. 

Deux voleurs, qui espéraient garder un souvenir du célèbre James Dean, tentèrent de prendre des morceaux de la voiture. Le premier s’ouvrit le bras alors qu’il tentait de récupérer le volant, et le second se blessa en tentant de retirer le siège éclaboussé de sang.

La voiture maudite fut prêtée à la California Highway Patrol qui voulait l’exposer pour sensibiliser les jeunes à la prudence au volant. Lors de la première exposition, le garage dans lequel la Spyder était abritée prit feu et brûla entièrement, laissant Little Bastard intacte. Lors de l’exposition suivante, dans une école secondaire, la Porsche tomba de son présentoir, brisant la hanche d’un étudiant.

Lors d’un transport de la Spyder, George Barhius, le conducteur, perdit le contrôle de son camion et fut projeté hors de la cabine, trouvant la mort lorsque Little Bastard tomba de son support et l’écrasa. Deux ans plus tard, la voiture maudite tomba à nouveau d’un camion qui la transportait, causant un accident d’autoroute fatal. Mais ce ne fut pas la dernière tragédie causée par le transport de Little Bastard, car en 1958, un camion qui la transportait était stationné dans une pente, et lorsque ses freins lâchèrent, il tamponna la voiture derrière lui et brisa son pare-brise.

En 1959, alors qu’elle était exposée à la Nouvelle Orléans, la voiture se défit en 11 morceaux, et s’en fut assez pour son propriétaire qui demanda qu’on la ramène en Californie par le train. Mais pendant le trajet, elle disparut, et on la recherche toujours.

Alors, qu’en pensez-vous? Coïncidences, ou objet maudit?

3

La surprenante coïncidence d'un numéro de téléphone

Un mécanicien avait été appelé pour réparer une voiture au milieu de nulle part. Sa besogne terminée, il marcha jusqu’à sa voiture pour rentrer chez lui lorsque, juste au moment où il passait devant, un téléphone public se mit à sonner. Il répondit. 

La personne qui appelait s’adressa à lui par son nom, et se mit à lui parler d’un rendez-vous d’affaires qu’il avait le lendemain. Le mécanicien était confus, mais il reconnaissait malgré tout la voix à l’autre bout du fil: il s’agissait de sa secrétaire. Il lui demanda comment, juste ciel, elle avait su qu’elle devait l’appeler sur ce téléphone public pour le rejoindre. Elle répondit qu’elle l’appelait, en fait, sur son nouveau portable. L’homme lui expliqua qu’il recevait cet appel sur un téléphone public, mais elle insistait pour dire qu’elle avait composé son numéro de portable. 

Comme elle revérifiait, pour s’en assurer, le bout de papier sur lequel elle avait écrit le numéro, elle se rendit compte de son erreur: elle n’avait pas composé le numéro du nouveau portable, mais bien le numéro de paie du mécanicien, qu’elle avait noté sur le même papier. Il s’adonnait que, par coïncidence, le numéro de paie était identique au numéro de ce téléphone public devant lequel le mécanicien passait, en plein au moment où elle voulait le rejoindre.  

Coïncidence ou synchronicité?

4

Le prélèvement d'empreintes digitales fut adopté suite à cette coïncidence

C’était en 1903, dans une prison du Kansas. Le commis aux dossiers M. W. McClaughry venait de prélever sur un nouveau détenu les données d’identification Bertillon (une méthode d’identification des prisonniers qui reposait sur 14 mesures corporelles, comme la longueur des mains, des pieds, des oreilles, etc.). Le commis fouilla dans ses archives, trouva le dossier du détenu, et lui demanda quelle bêtise il avait faite cette fois-ci. Confus, le prisonnier, Will West, jura qu’il était en prison pour la première fois. 

En examinant le dossier qu’il avait entre les mains, le commis McClaughry réalisa qu’il contenait les informations d’un autre William West qui se trouvait dans le même pénitentier. Selon le système Bertillon, il existe seulement une chance sur 286 millions que les 14 mesures d’un individus soient identiques à celles d’un autre individu. 

Le nouveau détenu disait vrai: ce n’était pas son dossier. Mais non seulement les données Bertillon des deux prisonniers étaient pratiquement les mêmes, ils portaient aussi le même nom et se ressemblaient comme deux clones. 

Suite à cette anecdote, la prison a adopté le prélèvement d’empreintes digitales pour identifier les prisonniers. Et cette fois, les deux Will West avaient des données différentes.

Will West

5

Coïncidence subite

Tout juste après avoir fait une conférence sur les morts subites, l’astronome sud-africain Daniel du Toit s’est pris un bonbon à la menthe, s’est étouffé avec ce bonbon, et est mort subitement. 

6

La fin de la guerre a-t-elle été prédite?

L’incident qui a conduit au déclenchement de la Première Guerre Mondiale est l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche, le 28 juin 1914, alors qu’il était en voiture pour une visite à Sarajevo.

La plaque d’immatriculation du véhicule dans lequel l’Archiduc était assis lors de l’assassinat présente une singularité surprenante: on peut y lire l’immatriculation A III118, ce qui correspond à la fin de cette même guerre, soit le jour de l’Armistice, le 11/11/18. 

Coïncidence, ou prédiction?

assassinat de François-Ferdinand d'Autriche

7

Double destin

Dwayne Carroll, 48 ans, du Kentucky (États-Unis), avait commandé une double pierre tombale qui servirait pour son épouse et pour lui-même. Il était au cimetière du comté de Floyd afin de nettoyer l’endroit où la pierre tombale serait placée, lorsqu’il subit une crise cardiaque fatale. 

Voyant qu’il était en retard pour rentrer à la maison, sa femme Carolyn, 49 ans, s’inquiéta et envoya sa soeur s’enquérir de lui. Lorsque cette dernière revint avec la mauvaise nouvelle, Carolyn subit elle aussi une crise cardiaque et en mourut.

8

Les coïncidences significatives

« J’étais séparée de mon mari violent. Pendant qu’il était parti en voyage d’affaires, j’ai décidé de renouer avec lui. Lors de son vol de retour, il a manqué sa correspondance. Cette nuit-là, une femme que je ne connaissais pas, qui était elle aussi abusée par son petit ami, a composé un faux numéro et m’a appelée, par erreur. La peur dans sa voix m’a fait comprendre que de renouer avec mon mari était une erreur. Le lendemain matin, je l’ai retrouvé à l’aéroport pour lui dire que mes projets avaient changé et qu’il ne pouvait plus se réinstaller dans ma maison. »

Cette anecdote a été rapportée au Dr Bernard Beitman, un psychiatre américain qui étudie les coïncidences et la synchronicité, par une des participantes à ses recherches. Il explique que, selon lui, les coïncidences peuvent être utiles pour nous aider à nous réaliser:

"La synchronicité et les coïncidences significatives peuvent être portées à votre attention de plusieurs façons. Vous pouvez sentir le besoin urgent de réfléchir sur vous-mêmes par un signe, un moment à la télévision, ou une chanson. Vous pouvez tomber sur quelque chose en ligne juste au bon moment. Un étranger peut dire les mots que vous aviez besoin d'entendre. (...) Les coïncidences significatives peuvent également nous aider à nous rendre là où nous devons être, sans savoir comment nous y sommes arrivés."

9

Coïncidence ou réincarnation?

Barbara Forrest et Mary Ashford

Deux femmes de 20 ans, nées le même jour, ont été assassinées de la même façon, dans le même parc, et toutes les deux un 27 mai.

C’était en 1817. Mary Ashford portait ce jour-là une robe toute neuve pour se rendre à une danse qui avait lieu dans sa ville (Erdington, au Royaume-Uni). La soirée terminée, elle entreprit de rentrer à pied, mais n’arriva jamais à destination. En traversant le parc Pype Hayes, elle fut agressée sexuellement et étranglée à mort.

157 ans plus tard, soit le 27 mai 1975, Barbara Forrest connut un destin semblable. Elle portait elle aussi une robe neuve pour assister à une danse, qu’elle quitta à pied. Elle fut agressée et tuée de la même façon, et le lieu exact où son corps a été retrouvé est à 275 mètres de l’endroit où celui de Mary fut découvert.

Le principal suspect pour le meurtre de Mary était Abraham Thornton, et celui pour le meurtre de Barbara était Michael Ian Thornton. Les deux hommes ont subi un procès, et ils ont tous deux été déclarés non coupables par un jury pour manque de preuve.

Peu avant leur mort, Mary et Barbara ont eu l’intuition que quelque chose de sinistre allait leur arriver. Mary avait confié à la mère de son amie Hannah qu’elle avait « de mauvais pressentiments par rapport à la semaine qui vient ». Barbara, quant à elle, avait déclaré à un collègue: « ça va être mon mois malchanceux. Ne me demande pas pourquoi, je le sais, c’est tout. » 

10

Jusqu'à quel point des jumeaux peuvent-ils être identiques?

En 1940, des jumeaux identiques de trois semaines furent mis à l’adoption dans des familles différentes. Coïncidence, leurs familles adoptives les nommèrent tous les deux James, et les deux portaient le surnom de Jim, soit Jim Springer et Jim Lewis. Ils grandirent à 40 miles de distance l’un de l’autre, et ne se sont finalement retrouvés qu’à l’âge de 39 ans. Quelle ne fut pas leur surprise de réaliser toutes les similitudes qui existaient entre leurs deux vies:

  • tous les deux avaient un frère nommé Larry;
  • un chien appelé Toy;
  • une première épouse s’appelant Linda;
  • une deuxième épouse nommée Betty;
  • un fils, dont l’un se nommait James Allan, et l’autre James Alan;
  • une préférence pour les mathématiques à l’école;
  • la menuiserie comme hobby;
  • la sécurité comme emploi (adjoint de shérif pour un, garde de sécurité pour l’autre)
  • conduisaient la même Chevrolet;
  • buvaient la même bière;
  • fumaient sans modération la même marque de cigarettes;
  • souffraient de migraines;
  • choisissaient la même plage de Floride pour leurs vacances;
  • et avaient l’habitude de laisser des messages à leur épouse partout dans la maison.
Jim Springer et Jim Lewis
Jim Springer et Jim Lewis

Des scientifiques se sont intéressés à ce cas fascinant. Le Dr. Thomas Bouchard de l’Université du Minnesota a mis en évidence que leurs historiques médicales étaient identiques, et qu’ils ont obtenu les mêmes résultats à des tests d’ondes cérébrales et un test de personnalité. Le cas des jumeaux Jim a influencé les théories sur le comportement humain, à savoir si nous sommes influencés plutôt par l’hérédité ou plutôt par des facteurs environnementaux. Certains considèrent même le cas des deux Jims comme preuve de télépathie entre jumeaux. 

Après tout, Jim Springer a affirmé que jusqu’au jour où il a été réuni avec son jumeau, il avait toujours ressenti une sorte de vide intérieur. 

11

Coïncidence ou bonne étoile?

En Juillet 2014, Maarten de Jonge, un cycliste des Pays-Bas, devait prendre un vol de la Malaysian Airlines, mais changea son billet à la dernière minute pour un autre vol dont la place coûtait moins cher et sur lequel il restait un seul siège disponible. Son avion d’origine, soit le vol MH 17, fut abattu alors qu’il passait au-dessus de l’Ukraine, et il n’y eut pas un seul survivant à bord.

C’était un étrange déjà-vu pour le Néerlandais, qui avait prévu en mars de la même année de prendre un autre avion de la Malaysian Airlines avec son équipe de cyclistes, et qui avait changé de vol à la dernière minute afin de faire une escale moins longue. Ce vol, le MH 370, est disparu sans laisser de trace au dessus de l’Océan Indien et n’a jamais été retrouvé.

De Jonge a dit « Je réalise qu’une décision prise en une fraction de seconde peut changer le cours de ta vie. Ce genre de choses n’arrive jamais deux fois. » Et pourtant, si.

12

Ne partez pas en voyage avec ce couple...

Pour enchaîner sur les séries de catastrophes, citons l’histoire du couple britannique Jason et Jenny Cairns-Lawrence, qui ont reçu, eux, le sobriquet du couple le plus malchanceux du monde. 

  • Ils étaient à New York le 11 septembre 2001, et ont été témoin de l’horrible attaque sur les tours jumelles.
  • Le 7 juillet 2005, le couple était à Londres lorsque quatre explosions provoquées par des terroristes ont touché les transports publics de Londres.
  • Finalement, Le couple était en voyage à Mumbai en novembre 2008 lorsqu’un groupe de terroristes a attaqué 12 sites différents dans la ville sur une période de 4 jours.

13

Coïncidences en série à la Présidence des États-Unis

Comme s’il n’y avait pas déjà assez de théories du complot entourant l’assassinat du Président américain John F. Kennedy, une série de coïncidences le lie à l’assassinat d’un autre Président américain, soit Abraham Lincoln.

Les deux Présidents:

  • ont été élus au congrès à 100 ans d’écart exactement, et sont aussi devenus présidents à 100 ans de différence;
  • ont été tirés fatalement à la tête un vendredi, alors qu’ils étaient assis à côté de leur épouse;
  • Lincoln a été tiré par John Wilkes Booth au Théâtre Ford; Kennedy a été tiré par Lee Harvey Oswald dans une Lincoln, fabriquée par Ford;
  • Lincoln a été tué dans la loge numéro 7 du théâtre, et la voiture de Kennedy était la septième du cortège;
  • dans les deux cas, un couple accompagnait le couple présidentiel et l’homme de ce second couple a été blessé dans l’assassinat;
  • les deux tueurs ont été détenus par un officier de police nommé Baker;
  • et les deux ont commis leur crime depuis l’édifice où ils étaient employés;
  • après avoir tiré Lincoln, Booth s’est sauvé du théâtre pour aller dans un entrepôt; Oswald, lui, s’est sauvé d’un entrepôt pour aller dans un théâtre;
  • les deux assassins étaient des hommes du sud, dans la vingtaine, mesurant 5’8″, avec des yeux noisettes et des cheveux bruns;
  • les deux assassins ont été tués à leur tour avant que leur procès ait lieu;
  • dans les deux cas, le Président successeur s’appelait Johnson;
  • les deux Présidents avaient prédit leur mort: Lincoln affirmant « Si quelqu’un veut me tuer, il n’y a rien que je puisse faire pour le prévenir », alors que Kennedy avait confié à son épouse quelques heures avant sa mort « Jackie, si quelqu’un veut me tirer depuis une fenêtre avec un fusil, personne ne peut l’empêcher, alors pourquoi s’en inquiéter? »

Références

  1. Will and William West conundrum: How two unrelated but identical inmates showed need for fingerprinting, The Vintage News
  2. Alphonse Bertillon, Wikipedia
  3. Unusual Deaths
  4. The Curse Of James Dean’s “Little Bastard”, Jalopnik
  5. James Dean Spyder, Haunted Vehicules
  6. Brown, Derren.- Tricks of the Mind.- 2007.
  7. Dutch Cyclist Who Missed Both Doomed Malaysia Flights Feels ‘Lucky To Be Alive‘, abc news
  8. THE UNCANNY CASE OF THE JIM TWINS, TWO ESTRANGED TWINS WHO LED IDENTICAL LIVES, Ripley’s
  9. Jim Lewis et Jim Springer, Wikipedia
  10. 8 Creepy Coincidences You Just Can’t Ignore, Urbo
  11. The Remarkable ‘Jim Twins’: Separated at Birth, They Shared the Same Life, First to Know
  12. Le Top des coïncidences étranges, Canal D
  13. Daily Mirror, 1978
  14. La chance et le hasard – Collection : l’Univers de l’Etrange – Editions Time Life Magazine, 1992
  15. Peter Brookesmith, Incredible Phenomena, Orbis, Londres, 1984.
  16. Ripley’s Giant Book of Believe It or Not
  17. Incredible Phenomena, éditée par Peter Brookesmith, Orbis.

13 histoires de fantômes à l’hôpital

13 histoires réelles racontées par du personnel médical

1

Marie Berçante

Marie est une nonne qui est morte à l’âge de 30 ans, dans un accident de la route tout près de l’hôpital, dans les années 1950. Presque chaque patient qui fut hospitalisé dans la chambre 12 depuis la mort de Marie s’est plaint d’apercevoir une femme en habits blancs, se berçant d’avant en arrière près de leur lit. 

Apparemment, cette nonne ne regarde jamais personne dans les yeux… elle ne fait que regarder par la fenêtre, qui se trouve du côté gauche du patient, juste au-dessus de sa tête. Cette fenêtre surplombe le cimetière de l’hôpital où sont enterrées les nonnes décédées. 

Pour en finir, nous avons condamné la chambre 12, et c’est devenu une pièce d’entreposage, où personne ne va seul, sauf si c’est absolument nécessaire. (réf.1)

chaise bercante

2

Qui est derrière vous?

Chaque soir, avant que le prochain quart de travail commence, je fais le tour de mes patients pour m’assurer que tout va bien, que leur pichet d’eau est rempli, etc. Normalement, je fais cela peu après le coucher du soleil. Ce soir-là, trois différents patients, dans trois chambres différentes m’ont tous dit qu’ils avaient peur du grand homme maigre qui se tenait debout dans la pièce, et ils ont tous les trois pointés du doigt juste derrière mon épaule. Troublant. (réf.1)

3

L'infirmière fantôme

Je travaillais de nuit et j’avais décidé de m’acheter une boisson gazeuse dans la machine distributrice. Cette machine était dans le couloir qui n’était pas visible des unités qui étaient ouvertes. Je marchais donc le long de cet interminable couloir qui menait vers une unité récemment fermée, ayant été déménagée ailleurs. Il était environ 3 heures de matin, lorsque j’ai vu une infirmière sortir de l’unité fermée et disparaître de ma ligne de vue jusqu’à une niche avec 4 portes d’ascenceur.

Ma première pensée quand je l’ai vue était « c’est bizarre, qu’est-ce que quelqu’un ferait dans une unité fermée? » L’infirmière, qui avait l’air d’un réel être humain en chair et en os, portait une robe blanche, des bas blancs avec des chaussures d’infirmière, et elle avait une coiffe d’infirmière sur la tête. Ça faisait des décennies que j’avais vu quelqu’un habillé comme ça. Plus tard dans la nuit, j’ai mentionné cette anecdote au hasard à un collègue, qui m’a répondu « Oh! Tu as dû voir l’infirmière fantôme! »

La rumeur voulait que cette unité avait fermé parce que trop de patients s’étaient plaint au personnel d’une « infirmière en robe blanche » qui était venue les voir dans leur chambre et leur avait parlé, alors le personnel refusait de retourner y travailler. (réf.2)

4

Qui est Satana?

Je suis infirmière en psychiatrie. Mon premier emploi était dans un petit hôpital psychiatrique de 35 lits, en Californie. Une nuit que j’étais de quart, j’ai reçu un appel de la station de police me demandant si tout allait bien ici. Mais bien sûr que tout se passait bien. Tous les patients étaient endormis et c’était une nuit normale. Le policier m’a expliqué qu’ils ont reçu un appel d’urgence 911 provenant de notre hôpital, d’une « petite fille » qui disait s’appeler Satana. Elle a demandé de l’aide, puis elle a raccroché. Ils ont pu me dire de quelle extension l’appel avait été fait, et ça provenait de la pièce d’arts plastiques. Personne ne va dans cette pièce la nuit. Jamais. Il n’y avait pas beaucoup de personnel qui travaillait la nuit, et en tant que superviseur, je savais où se trouvait chaque employé à tout moment. Aucun patient n’aurait pu y entrer, puisque c’était sous verrou. Par la suite, cet événement se reproduisait environ une fois par mois. (réf.3)

5

Chaises roulantes tamponneuses

Je suis un technicien ambulancier en Californie. J’ai reçu un appel vers 2 ou 3 heures du matin, pour un patient dans un centre de réhabilitation. En se rendant à l’étage, nous sommes passés devant une pièce dont la porte était entrouverte et qui contenait quelques chaises roulantes. Je n’y ai pas vraiment prêté attention.

(…) Nous parlions avec une des infirmières. Un « cric » s’est fait entendre, provenant de la pièce que nous avions vue plus tôt, et l’infirmière nous a expliqué que cette pièce était hantée, et que personne n’était sensé y aller.

Il s’avéra que finalement, nous n’avions pas besoin de transporter le patient. Nous avons dit aurevoir aux infirmières, et alors que nous passions de nouveau devant cette fameuse pièce, un autre premier répondant, mon partenaire et moi y avons jeté un oeil en même temps et nous y avons vu deux chaises roulantes foncer l’une dans l’autre, s’arrêter, puis se tourner vers nous. Tous les trois avons été pris de peur, et nous sommes sortis le plus rapidement possible. (réf.4)

Art par samael

6

Apparition

Mon oncle travaille dans le département des soins pour enfants. Il y a environ 2 ans, pendant le quart de nuit, un technicien s’est présenté à la station d’infirmières et a dit à mon oncle « Je viens juste d’apercevoir un enfant entrer dans la salle commune, et quand je suis allé voir, il n’y avait personne. » Mon oncle a allumé la caméra de sécurité. Le technicien et lui étaient en train de la visionner, lorsque l’enfant est subitement apparu à la caméra, et se tenait là, debout. Les deux ont immédiatement fait un bond en arrière et le technicien a dit à mon oncle qu’il partait pour sa pause-café. Le pauvre homme est parti pendant 2 heures. (réf.3)

7

La glace et le feu

Hôpital près de l’Océan Arctique. Il y a quelques années, un incendie tragique dans une tente a fait un mort et a laissé un autre homme blessé. Le survivant avait essayé de sauver son ami, mais le feu était trop fort. Lorsque le survivant s’est aperçu qu’il n’y avait plus rien à faire, il s’est précipité jusqu’à la ville pour demander de l’aide. Il a couru au poste infirmier et pendant qu’il attendait qu’une infirmière vienne l’aider, il pleurait, le visage enfoui dans les mains. Tout en sanglotant, il entendit des pleurs près de lui. Il a levé les yeux, et à sa grande surprise il a vu son ami assis tout près, pleurant lui aussi. Il racontera plus tard que c’était comme si son ami ne savait pas qu’il était mort. (réf.3)

8

La dame inconsciente

Une fois, nous avions comme patiente une dame qui était arrivée inconsciente à notre unité, et qui est restée inconsciente les 3 jours qu’elle était avec nous. Pendant la nuit, la patiente qui était dans le lit du côté opposé au sien a fait sonner sa cloche d’appel. Nous sommes allés la voir et elle s’est dit inquiète à propos de l’autre patiente. Je lui ai dit que je comprenais que la situation était triste, mais de ne pas s’inquiéter car nous prenions soin d’elle. Elle m’a alors dit « non, très cher, tu ne comprends pas, elle s’est levée et est sortie de la chambre dans sa robe de nuit il y a environ 10 minutes et n’est pas revenue ». Je suis donc allé voir cette patiente et elle était décédée. (réf.5)

9

Mais qui l'empêchait d'appeler le 911?

J’ai été envoyé chez une vieille dame qui avait mal au dos. Quand nous sommes arrivés, elle était assise dans son salon et elle a dit « les gens dans ma chambre ne me laissaient pas appeler le 911 », et elle a ajouté « ils vous voient mais ils ne vous aiment pas ». Elle a expliqué que ses douleurs duraient depuis des semaines mais qu’elle n’osait pas appeler parce que « ils » lui avaient dit de ne pas le faire. Honnêtement, je pensais qu’elle parlait de personnel infirmier. Le capitaine a vérifié sa chambre et il n’y avait personne. Personne d’autre non plus dans l’appartement. Nous avons vérifié ses signes vitaux et l’avons installée dans l’ambulance pour l’emmener à l’urgence.

Pendant qu’elle était dans l’ambulance, elle marmonnait constamment à elle-même. Je ne pouvais m’empêcher de penser « Wow… quelle vieille folle! » 

À un moment donné, elle a regardé dans le siège à côté d’elle est a dit « oh mon Dieu, je suis désolée pour ce qui vous est arrivé. Ça a l’air de vous avoir fait mal, mais je suis contente que vous soyez en paix maintenant. » Elle se tourne vers moi et dit: « Vous n’étiez pas là pour l’accident, mais il dit quand même merci. » Ce qu’elle ne savait pas, c’est que lors du quart précédent, les ambulanciers avaient répondu à un cas de grave accident de la route, et leur patient était mort de ses blessures.

Finalement, elle avait un cancer de la colonne qui s’était propagé jusqu’à son cerveau (ce qui lui donnait des douleurs au dos), et elle est décédée quelques heures après que nous l’eûmes emmenée. 

Maintenant je me demande toujours qui peut bien être avec moi dans l’ambulance. (réf.4)

fantômes dans l'ambulance

10

La petite fille avec un ruban dans les cheveux

(…) Il y avait 3 patients noirs dans la cinquantaine qui, s’ils étaient sous sédatif, même à faible dose, nous posaient des questions sur la petite fille noire avec un ruban dans les cheveux qui s’assoyait au pied de leurs lits. 

L’un d’eux a dit « elle m’a demandé comment j’allais, et ensuite elle s’est levée et est partie dans cette direction », tout en pointant en direction de la fenêtre du deuxième étage. Il a fait une pause, a ouvert grand les yeux et a dit « Mais j’imagine qu’elle n’a pas pu quitter la pièce par là, hein? »

Personnellement, je pense qu’elle prenait soin de ceux qui étaient comme un grand-père pour elle. (réf.1)

11

L'étude est terminée

Comme c’est le cas pour plusieurs vieux hôpitaux, notre hôpital était, dans l’ancien temps, dirigé par des nonnes. Une de nos unités a été convertie en laboratoire d’étude du sommeil pour tester les patients en consultation externe. Lors d’un certain quart, en plein milieu de la nuit, je regardais nos écrans de surveillance quand j’ai vu cinq patients commencer simultanément à retirer leur équipement. Je suis allé dans la première chambre et j’ai demandé ce qui se passait, et le patient m’a dit qu’une vieille infirmière avec une coiffe est venue lui dire que l’étude était terminée et qu’il pouvait partir. Tous les patients m’ont raconté la même histoire. (réf.1)

12

N'ouvre jamais cette porte!

À la morgue de l’hôpital, j’entendais souvent des coups provenant de l’intérieur du congélateur. Cela me faisait peur, surtout la fois où le pathologiste m’a attrapé par les épaules, m’a regardé dans les yeux et a dit « Tu entends ça? N’ouvre jamais la porte quand ils frappent! Jamais. »

Finalement, c’était provoqué par de la tuyauterie mal attachée… Le pathologiste se trouvait vraiment drôle. 

Je n’ai pas dormi cette nuit-là. (réf.1)

morgue
Photo: Charles Giraudet

13

La dernière visite

Apparemment, il y a deux choses que les patients de notre unité voient avant de décéder.

Certains disent qu’ils ont vu deux hommes entrer dans leur chambre et leur dire de se préparer à partir. Les patients nous appellent et disent que ces deux hommes sont imposants, et qu’ils ont un comportement irritant. Les patients sont soit terrifiés, soit fortement agacés.

L’autre chose qu’ils vont voir c’est un petit garçon qui entre dans leur chambre et tente de les réveiller. Le garçon est habituellement bruyant et court partout dans la chambre. Les patients nous appellent et demandent qui laisse des enfants courir partout si tard le soir. 

Habituellement, nous aurons à préparer ce patient pour la morgue plus tard durant le même quart de travail. (réf.1)

La femme toxique

Introduction

Le soir du 19 Février 1994, Gloria Ramirez est amenée à l’urgence de l’Hôpital Général de Riverside, en Californie. Alors qu’une équipe s’affaire auprès d’elle, un des membres du personnel s’évanouit, suivi d’un autre, puis d’un autre. Une sorte de vapeur émane de la patiente et intoxique le personnel de l’hôpital, qui  respire difficilement et commence à vomir, à être pris de spasmes musculaires et à s’évanouir. L’histoire de cette femme toxique est un des mystères médicaux les plus troublants des temps modernes.

Les événements

Gloria Ramirez, 31 ans, souffrait d’un cancer du col utérin en phase terminale. Elle était sous chimiothérapie, et sa famille s’attendait à ce qu’elle vive encore quelques années. Ce soir-là, comme elle avait de violentes douleurs à la poitrine, de la difficulté à respirer et des vomissements, une ambulance a été appelée pour elle.

Gloria Ramirez
Gloria Ramirez, la femme toxique

À son arrivée à l’hôpital, elle était toujours consciente, mais parlait de façon incohérente. Ses respirations étaient courtes et rapides, et son coeur battait à un rythme alarmant. L’équipe médicale lui a fait des injections, mais comme la patiente ne réagissait pas de façon positive aux médicaments, les médecins ont dû utiliser un défibrillateur cardiaque. C’est à ce moment-là que le personnel médical a remarqué des indices troublants… sa peau était couverte d’un lustre huileux, et une odeur d’ail émanait de sa bouche. Lorsque Susan Kane, une infirmière, a tenté de prélever du sang du bras de Gloria, elle a remarqué une odeur d’ammoniac provenant du tube. Elle a donc passé la seringue à Julie Gorchynski, une résidente en médecine, qui a remarqué des particules cristallisées flottant dans le sang.  

C’est à cet instant que Kane, l’infirmière, s’est évanouie, et que Gorchynski, la résidente en médecine, a quitté la pièce car elle avait des nausées et se sentait étourdie. Elle s’assoit au bureau des infirmières, et s’évanouit, prise de convulsions. Maureen Welch, une inhalothérapeute, a été la troisième personne à s’évanouir. Sur les 37 membres du personnel qui travaillaient ce soir-là, 23 d’entre eux sont tombés malades, dont 5 qui ont dû être hospitalisées à cause de la sévérité de leurs symptomes. 

J'ai travaillé pendant 7 ans dans une salle d'urgence, et je n'ai jamais vu un autre événement de la sorte.
Susan Kane
Infirmière intoxiquée par la présence de Gloria

Après 45 minutes de défibrillation et de RCP, Gloria Ramirez est décédée. Son corps a été isolé dans un contenant en aluminium et la salle d’urgence fut fermée. Les patients des urgences ont été conduits à l’exterieur, dans le stationnement de l’hôpital, afin d’éviter qu’ils soient exposés à cet étrange toxicité. Ce n’est que le lendemain matin que la salle d’urgence fut rouverte, seulement après qu’une équipe spécialisée en matières dangereuses, vêtue d’uniformes de protection, ait méticuleusement nettoyé les lieux. 

Lors de l’autopsie menée une semaine plus tard, il fut déclaré que la cause de la mort était une dysrythmie déclenchée par une insuffisance rénale provenant d’un cancer du col de l’utérus. Toutefois, rien dans les résultats de l’autopsie indiquait l’origine de la toxicité qui émanait de la femme. 

Il n'y a pas d'évidence claire que [son corps] ait été contaminé par quoi que ce soit.
Dr. Jeffrey Simons
Riverside Community Hospital

Mais comment cette femme a-t-elle pu devenir porteuse d’une émanation si toxique?

Les théories

Suicide

La première théorie était que les employés de l’hôpital avaient en quelque sorte été empoisonnés par une classe mortelle de produits chimiques, les organophosphorés, qui sont courants dans les insecticides et les pesticides. En fait, les médecins ont suggéré que Gloria s’était probablement suicidée en ingérant un insecticide ou un pesticide. La famille de Gloria a fermement réfuté cette théorie, insistant sur le fait qu’elle n’était pas suicidaire et qu’aucun produit chimique de ce type n’avait été trouvé dans son appartement.

Hystérie collective

Le ministère de la Santé et des Services sociaux de Californie a envoyé deux scientifiques mener une enquête auprès du personnel de l’hôpital qui se trouvait à l’urgence ce soir-là. Ils ont constaté que les personnes intoxiquées avaient des résultats d’analyse sanguine normaux après les événements, et qu’il s’agissait pour la plupart de femmes. Ils ont donc conclu à une hystérie de masse.

Cette affirmation a été fortement réfutée, entre autres par Julie Gorchynski qui a invoqué sa propre histoire médicale. Après l’exposition à la toxicité de Gloria, la résidente en médecine a passé deux semaines dans l’unité de soins intensifs, souffrant de problèmes respiratoires. Elle a aussi développé une hépatite et une pancréatite, et plus tard une ostéonécrose aux genoux.

Il faut aussi ajouter que les victimes étaient tous des professionnels habitués à travailler jour après jour dans des situations d’urgence, ce qui rend le scénario de l’hystérie de masse peu plausible.

DyméthylSulfoxyde

Finalement, le bureau du coroner de Riverside contacta le Laboratoire National Lawrence Livermore pour enquêter. Leur conclusion fut que Gloria utilisait du diméthylsulfoxyde comme remède-maison pour soulager sa douleur. Cela expliquerait le parfum d’ail ainsi que la couche huileuse sur sa peau. Mais alors, pourquoi les employés de l’hôpital seraient-ils tombés malades après avoir été exposés à Gloria?

Le laboratoire émit l’hypothèse que l’utilisation de diméthylsulfoxyde, combiné avec l’oxygène administré dans l’ambulance, créerait une série de réactions chimiques et formerait du sulfate de diméthyle, un poison et un agent cancérigène qui cristallise à la température ambiante.

DMSO
Qu'est-ce que le diméthylsulfoxyde?

Connu sous l'abbréviation DMSO, il est vendu sans prescription aux États-Unis sous forme de gel ou de crème. Il est surtout utilisé pour soulager la douleur et l'inflammation, causées par ces conditions: vessie douloureuse, arthrose, zona et maux de tête. Les effets secondaires les plus courants sont des maux de tête, une irritation cutanée et une odeur d'ail.

Cette théorie est matière à débat dans la communauté scientifique, plusieurs spécialistes estimant cette théorie tirée par les cheveux, ajoutant que les symptômes ressentis par les employés de l’hôpital ne concorderaient pas avec ceux ayant subi une exposition au sulfate de diméthyle. De plus, une conversion de diméthylsulfoxyde en sulfate de diméthyle n’a jamais été vue auparavant dans le corps humain, elle semble donc extrêmement improbable. La famille Ramirez est elle aussi en désaccord avec cette théorie, et aucun diméthylsulfoxyde n’a été trouvé dans son appartement. 

Malgré tout, cette théorie est officiellement approuvée par le Bureau du Coroner de Riverside.

Distribution de drogues illégales depuis l'hôpital

Une théorie proposée par le New Times LA (voir les numéros du 21 mai et du 17 septembre 1997) suggère que l’hôpital cacherait un laboratoire clandestin de méthamphétamine, et que des travailleurs hospitaliers impliqués dans la production de la drogue illégale utiliseraient des sacs intraveineux pour entreposer et transporter des précurseurs chimiques tels que la méthylamine. Une de ces poches intraveineuses aurait été donnée par erreur à Gloria Ramirez. L’élément clé à l’appui de cette théorie est que les précurseurs de la méthamphétamine ont une odeur distinctive d’ammoniac.

Une deuxième autopsie

Deux mois après la mort de Gloria, sa famille a ordonné une autopsie indépendante. Ils ont engagé le Dr Richard Fukumoto, mais celui-ci fut incapable d’établir la cause de la mort parce que le coeur était manquant et ses autres organes étaient contaminés par de la matière fécale. De plus, elle avait été entreposée dans un congélateur défectueux, et par conséquence son corps était trop décomposé. 

Au bout du compte, la famille Ramirez croit que l’hôpital tente de dissimuler ce qui s’est vraiment passé, le coeur manquant ayant été détruit dans le but de camoufler les preuves. 

Les combustions humaines spontanées

Introduction

Des passants qui déambulaient dans une rue de Londres aperçoivent des flammes bleues dans une maison abandonnée. Ils appellent aussitôt les pompiers qui se rendent sur les lieux en cinq minutes. La découverte qui sera faite dans cette maison sera des plus surprenantes: le seul objet à brûler dans la pièce est un homme, Robert Bailey, un itinérant alcoolique. Il s’agit d’un phénomène rare et mystérieux: une combustion humaine spontanée.

Le pompier Jack Stacey raconte: « Il y avait une fente d’environ 10 cm au milieu de l’abdomen. Des flammes en sortaient avec la force d’un chalumeau. C’était des flammes bleues. » Voulant éteindre l’incendie à la source, le pompier plaque la lance d’incendie directement sur le ventre de la victime. Il finira par éteindre le feu, mais l’itinérant ne survivra pas.

Dans l’enquête qui a suivi, aucune source extérieure de feu n’a pu être trouvée. Le gas et l’électricité de la maison abandonnée avaient été coupés, et aucune alumette ne fut trouvée sur les lieux. Les seuls vêtements de Bailey qui étaient endommagés étaient ceux qui recouvraient son abdomen. Il n’y a pas eu d’autres dommages causés à la maison, à part un trou dans le plancher situé directement sous le ventre de la victime. C’était la seule partie du plancher qui avait brûlé.

À quel phénomène réfère le terme "Combustion humaine spontanée"?

Les combustions humaines spontanées (que l’on appelle aussi « autocombustions ») sont des cas de personnes prenant feu spontanément, sans source externe de feu apparente.

Dans la plupart des cas, les personnes sont retrouvées décédées, et une partie du corps (habituellement le tronc) est totalement incinérée, alors qu’une autre partie (comme un pied) n’a même pas brûlé… Ce seraient donc des feux d’une intensité impressionnante, mais très localisés, puisque l’environnement immédiat des victimes reste intact.

Dans les fours crématoires, les corps sont brûlés à 900 degrés Celsius… et ce n’est pas suffisant pour rendre les os blanchis comme le sont les os dans certains cas de combustion humaine spontanée. Il existe même des cas d’autocombustion où les os ont été entièrement réduits en cendres, ce qui exige une chaleur d’au moins 2500 degrés! La logique voudrait qu’une telle chaleur provoque automatiquement la combustion de tout l’environnement de la victime, soit sa maison ou sa voiture, mais pourtant, mystérieusement, il n’en est rien.

Logan Zillmer
Photo: Logan Zillmer

Plusieurs indices laissent croire aussi que l’incendie est très rapide, ne durant que quelques minutes voire quelques secondes.

Mais quel phénomène peut provoquer un tel incendie, à la fois soudain, bref et d’une remarquable intensité? Il n’existe pas d’explication scientifiquement prouvée pour résoudre l’énigme des combustions humaines spontanées, mais il existe plusieurs hypothèses, qui seront abordées à la fin de l’article.

Cas de combustions spontanées dans des pièces fermées:

Ce qui caractérise cette catégorie, ce sont les endroits clos dans lesquels se situent les drames, et l’isolement des victimes.

Dans la plupart des cas, on remarque que la chaleur intense et le feu ne s’étendent pas à toute la pièce: les objets les plus proches du tronc de la victime sont brûlés ou fondus, comme les lattes d’un plancher de bois qui ont seulement brûlées sous le cadavre, mais dès que les objets se retrouvent à une certaine distance du tronc, ils sont intacts: des objets en plastiques, comme les interrupteurs de la pièce, ne fondent pas, ou des boîtes d’alumettes sont retrouvées intactes dans la pièce. Il n’est pas rare, d’ailleurs, que les jambes ou les pieds de la victime soient épargnés eux aussi. Il s’agirait donc d’un feu extrêmement intense, capable d’incinérer un corps jusqu’aux os, mais qui n’atteint pas l’environnement au delà d’une aire assez restreinte. Ce qui nous laisse croire que l’incendie est d’une rapidité mystérieuse.

Autre détail lugubre: la pièce, et tout ce qu’elle contient, sont recouverts de cendre et d’un dépôt gras provenant de la combustion du corps.

Le fait que ces cas se situent tous dans des locaux fermés n’est pas un détail anodin: en effet, il est possible que lorsque la quantité d’oxygène contenue dans la pièce ait brûlé, le feu se soit éteint de lui-même, ce qui expliquerait pourquoi l’incendie ne s’est pas étendu à toute la pièce.

Dans certains cas, une source externe de feu, comme une cigarette, peut avoir été à l’origine de l’incendie. L’âge avancé, l’infirmité ou la consommation d’alcool des victimes nous laisse croire aussi que leur réaction ait pu être trop lente pour éteindre promptement le feu. Toutefois, dans bien des cas, l’origine du feu reste mystérieuse.

Ginette Kazmierczak

1977, Uruffe, France.
L’appartement était fermé à clé de l’intérieur, et Madame Kazmierczak était seule. Son corps fut retrouvé carbonisé sur le plancher, contre la porte d’entrée. La tête, le tronc et l’abdomen de la victime étaient réduits en cendre, alors que les jambes, le bassin et le bras droit étaient intacts.

De plus, seules les lattes de plancher sous le corps de la victime avaient brûlé. Le reste de l’appartement était intact, à part une couche de suie qui recouvrait tout. L’électricité fonctionnait correctement, le poêle à mazout et le chauffe-eau étaient éteints.

« Le parquet de Nancy ouvre une enquête et charge le capitaine Laurain d’une expertise. Ce dernier reprend toutes les hypothèses : explosion d’une bombe aérosol ou d’un gaz (mais l’embrasement du mobilier aurait alors été total), crime (mais la porte était fermée de l’intérieur), foudre (la météo invalidera cette possibilité). L’expert doit admettre qu’il s’agit bien là d’une combustion humaine spontanée. En conséquence, le 18 Janvier 1978, le parquet de Nancy prononcera une ordonnance de non-lieu dans cette affaire. » (réf. 26)

Henry Thomas

1980, Ebbw Vale, pays de Galles, Grande-Bretagne.
Henry Thomas avait 73 ans et il était non-fumeur. Lorsqu’il fut découvert par le policier britannique John Heymer, il ne restait plus de lui que des cendres, ses deux pieds intacts, et son crâne.

Les seuls objet de la pièce qui aient été atteints par les flammes était le fauteil à armature en bois sur lequel Henry Thomas était assis au moment du drame, ainsi que la surface du tapis. Tout le reste de la pièce était recouvert d’une pellicule de graisse provenant du corps.

Dr John Irving Bentley

1966, Pennsylvanie, États-Unis.
Le Dr Bentley, âgé de 92 ans, fut retrouvé carbonisé dans sa salle de bain. Une partie du plancher avait complètement brûlé et les cendres du Dr Bentley furent trouvées à l’étage en dessous. Toutefois, près de ce trou se trouvaient les restes de sa marchette d’infirme, et son pied droit chaussé d’une pantoufle.

Il fut remarqué que les extrémités en caoutchouc de la marchette étaient intacts. La pipe du docteur était posée dans la pièce voisine, la chambre à coucher. Il n’y avait pas d’autres traces d’incendie dans la maison, à part quelques traces de brûlures sur le tapis de la chambre à coucher.

Joe Nickel, dans son livre Secrets of the Supernatural 9, a émit l’hypothèse suivante: il croit que le Dr Bentley a pu mettre feu accidentellement à ses vêtements avec sa pipe, poser la pipe, marcher jusqu’à la salle de bain à l’aide de sa marchette, tenter d’éteindre le feu (les restes d’un pichet d’eau ont été retrouvés dans la salle de bain), et décéder avant d’avoir réussi à éteindre les flammes.

Helen Conway

8 novembre 1964, Pennsylvanie, États-Unis.
Âgée de 51 ans, cette femme a été retrouvée en cendres dans sa chambre à coucher seulement quelques minutes après que sa petite-fille lui ait apporté des alumettes. Mme Conway était fumeuse, et bien que l’incendie ait pu être déclenché par une cigarette ou une alumette, il est fort peu probable qu’un tel feu ait fait des ravages aussi intenses en si peu de temps.

Mary Reeser

2 Juillet 1951, Saint-Petersburg, Floride, États-Unis.
Une voisine, qui a reçu un télégramme pour Mme Reeser, s’inquiète de ne pas avoir de réponse lorsqu’elle frappe à la porte, et est mystifiée de découvrir que la poignée de porte est très chaude au toucher. Elle prévient deux hommes de main qui travaillent à l’extérieur du bâtiment et ils réussissent tous les trois à forcer la porte de l’appartement. Ils y découvrent les restes de la veuve de 67 ans, qui était seule dans son appartement au moment de l’autocombustion.

Bien que la pièce montre quelques signes de réaction à une intense chaleur (interrupteurs en plastique fondus, deux chandelles qui se sont plus que des flaques de cire), seul un angle de la pièce affichait des signes d’incendie: dans un cercle noir carbonisé d’environ 1m20, le corps de Mme Reeser et la chaise sur laquelle elle était assise étaient brûlés jusqu’à la cendre. Tout ce qui restait de la victime était un pied chaussé d’une pantoufle, une partie de sa colonne vertébrale sur laquelle son foie avait fusionné, et son crâne réduit à la grosseur d’une balle de tennis. Une matière graisseuse recouvrait les murs.

Le docteur Wilton Krogman, un spécialiste des cas de mort par le feu, a commenté cette affaire: « C’est la chose la plus stupéfiante que j’ai jamais vue. Je ne peux pas imaginer une crémation aussi complète sans plus de dommages à l’appartement lui-même. Je n’ai jamais vu non plus de crâne humain ainsi réduit par une chaleur intense. »

Après une enquête approfondie, à laquelle ont participé des pathologistes, des experts en pyromanie et le FBI, la police a conclut que l’incendie avait été déclenché par une cigarette que la victime aurait laissé tomber sur sa robe de nuit en rayone, même s’il avait été démontré que cette hypothèse n’était pas possible

Galerie de photos

Attention: cette gallerie contient des images post-mortem et ne convient pas aux enfants, ni aux personnes sensibles.

Cas de combustions spontanées devant témoins

Les témoignages recueillis lors de ce genre de cas nous laissent interrogatifs, car ils illustrent à quel point les incidents d’autocombustion sont spontanés et expéditifs.

Jenna Winchester

Octobre 1980, Floride, États-Unis.
Jenna était assise dans une voiture aux côtés de son amie Lerslie Scott lorsqu’elle prit feu de façon inexpliquée. Des flammes jaunes jaillissaient de son corps alors qu’elle hurlait « Sors-moi d’ici! ». Son amie a tenté d’éteindre les flammes et a perdu le contrôle du véhicule qui a frappé ensuite un poteau de téléphone. 

Jenna Winchester a survécu à l’expérience. Vingt pour cent de son corps reste couvert de brûlures. Elle a déclaré à la presse qu’elle se souvenait seulement qu’elles roulaient tranquillement en voiture, puis, elle ne se rappelle de rien avant de s’être retrouvée à l’hôpital. « J’ai cru d’abord que l’on pourrait trouver une explication logique a cette affaire, a-t-elle dit. Mais je ne pouvais pas en trouver. Je ne fumais pas, la fenêtre était fermée, donc personne n’a pu jeter quelque chose sur moi de l’extérieur. Le véhicule n’a pas brûlé. J’ai finalement pensé à la combustion humaine spontantée puisque je ne pouvais trouver d’autre explication. » 

Jean Lucille "Jeannie" Saffin

Septembre 1982, Edmonton, Angleterre.

Jeannie, une femme de 62 ans atteinte d’un retard mental, a pris feu subitement alors qu’elle était assise dans un fauteuil en bois dans sa cuisine. Son père, assis près d’elle, a vu un éclair de lumière, et en tournant la tête vers Jeannie pour lui demander si elle l’avait vu aussi, il aperçoit sa fille en feu, les flammes enveloppant son visage et ses mains.

Jeannie restait là, sans bouger. Son père la traîna rapidement jusqu’à l’évier, sans se soucier de ses propres bras qui prenaient feu, et pendant qu’il l’arrosait d’eau, il appela son gendre, Donald Carroll, à la rescousse. Plus tard, ils diront de Jeannie que « le feu sortait de sa bouche comme un dragon, avec un bruit de rugissement. » Donald appela les secours, et Jeannie fut transportée à l’hôpital. Elle était sévèrement brûlée: son visage était horriblement défiguré, et elle avait de nombreuses brûlures sur le haut de son corps, et sur le côté de ses mains. Elle  décéda huit jours plus tard.

La cuisine où l’incident s’est déroulé n’a pas subi de dommages. Le rapport du coroner spécifie que les murs et la chaise de Jeannie n’étaient pas endommagés, ni par les flammes, ni par la fumée. Il dit aussi qu’aucune cause pour les flammes n’a été trouvée. La source d’ignition la plus proche était le poêle au gas, qui se trouvait à au moins 5 pieds de Jeannie.

Le rapport conclut à une combustion humaine spontanée.

La servante

1904, Angleterre.
Un fermier aurait sauvé la vie de sa servante qui était victime d’une combustion provenant de l’intérieur de son corps. « Notre servante balayait la cuisine, a-t-il raconté au journal local. Un petit feu brûlait dans la cheminée, mais elle était à l’autre bout de la pièce et ne s’était pas du tout approchée du foyer. Je suis arrivé dans la cuisine à l’improviste. Le dos de sa robe était en feu. Pourtant, elle continuait à balayer. Elle ne se retourna que quand je me mis à crier… » La jeune femme était en train de brûler sans en être consciente.

Jack Larber

31 janvier 1959, San Francisco, Californie, États-Unis.
Jack Larber, un patient de la Maison Laguna Honda à San Francisco, a pris feu dans son lit alors que la préposée venait de le faire manger et avait quitté la pièce. On a réussi à éteindre le feu avec des couvertures, mais M. Larber est décédé le lendemain de ses brûlures. La cause de l’incendie ne fut jamais trouvée.

Phyllis Newcombe
Phyllis Newcombe

27 Août 1938, Shire Hall de Chelmsford, Angleterre.
Phyllis Maud Newcombe, 22 ans, participait ce soir-là à une soirée de danse avec son fiancé, Henry McAusland. Ils empruntaient tous deux l’escalier afin de quitter la salle de fête lorsque la robe de tulle et de satin de Phyllis a pris feu. En panique, la jeune femme est retournée sur le plancher de danse en criant et elle s’est rapidement évanouie, le feu l’enveloppant alors complètement. Des invités, alertés par ses cris, se sont jetés sur elle afin d’éteindre l’incendie en enveloppant la victime de leurs vestons.

Phyllis Newcombe a été transportée à l’Hôpital de Chelmsford, où elle est décédée quelques jours plus tard, soit le 15 septembre, d’une pneumonie attrapée suite à ses brûlures. Le médecin-pathologiste, le Dr. F. E. Camps, a déclaré qu’il y avait des brûlures extrêmes sur la partie supérieure de son corps, soit la poitrine, les épaules et les bras.

Lors de l’enquête menée par le coroner L.F. Beccles, le père de la victime, M. George Newcombe, a fournit un morceau de tissu provenant de la robe de sa fille. Afin de tester l’inflammibilité de la tulle, le coroner a tenu une flamme sous une partie du tissu, et celui-ci a pris feu rapidement. Ensuite, le père de la victime a tenté d’enflammer la tulle avec une cigarette allumée, mais le tissu n’aurait pas pris feu, rendant peu probable l’hypothèse voulant que la robe de sa fille ait été atteinte par la cigarette d’un invité. De plus, le coroner, qui a visité les lieux du drame, affirme qu’il ne voit pas comment un mégot de cigarette aurait pu être jeté du balcon pour tomber ensuite dans l’escalier, sur la robe de la victime. Son verdict est celui d’une mort accidentelle, mentionnant que la robe de Mlle Newcombe avait pris feu d’une manière inexpliquée. Il a affirmé que « de toute ma pratique, je n’ai jamais vu de cas aussi mystérieux que celui-ci. »

Note sur les canulars:

Je tiens à préciser qu’il existe différentes versions de cette histoire de combustion lors de soirée de danse, et après recherches dans des journaux de l’époque, je crois sincèrement que la version véridique est celle que j’ai écrite plus haut.

Il est malheureux que certains auteurs en paranormal préfèrent extrapoler et inventer, plutôt que de rapporter les faits. Les cas des autocombustions de Maybelle Andrews, d’une secrétaire anglaise anonyme, ainsi que d’autres versions de l’histoire de Phyllis Newcombe ne semblent pas être authentiques.

Cas de combustions spontanées dans des automobiles

Cette catégorie est intéressante car dans la plupart de ces cas, le réservoir d’essence du véhicule est intact, ce qui nous fait penser à une combustion très intense mais très courte, ou localisée. Outre l’histoire de Jenna Winchester mentionné plus haut, voici d’autres cas intéressants:

Olga Worth Stephens

Octobre 1964, Dallas, Texas, États-Unis.
Assise sur le siège arrière d’une voiture sur la East Grand Avenue, cette dame de 75 ans attendait le retour de sa belle-soeur et de son neveu qui étaient allés dans une boutique, lorsqu’elle a pris feu. Plusieurs personnes ont remarqué Mme Stephens en flammes dans la voiture, et se sont précipités pour l’aider. Malgré tout, la victime est décédée huit jours plus tard à l’hôpital.
Les pompiers appelés sur les lieux ont témoigné que la voiture n’avait pas brûlé, et qu’aucun matériel combustible responsable du drame n’a pu été trouvé dans le véhicule. Aucun des passant n’a remarqué comment l’incendie a commencé. Les enquêteurs n’ont pas pu trouver d’explication.

Billy Peterson

13 Décembre 1959.
M. Peterson est retrouvé brûlé dans sa voiture alors qu’en toute apparence, il avait tenté de se suicider en reliant le tuyau d’échappement avec l’intérieur de la voiture. L’homme de vingt-sept ans avait des brûlures au troisième degré sur les jambes et les bras, mais les vêtements et le siège n’étaient pas brûlés.

La cause officielle de sa mort est l’intoxication au monoxyde de carbone. Les brûlures furent ignorées dans les conclusions du rapport officiel.

Léon Eveillé

17 Juin 1971, Arcis-sur-Aube, France.
Les restes de Léon Eveillé furent retrouvées dans sa voiture, une Simca 1000, dans un petit chemin traversant un bois qu’il avait l’habitude d’emprunter. Il était allongé « les bras en croix sur le siège », qui était en position couchette. La victime portait sa ceinture de sécurité. Étrangement, les vitres de sa voiture avaient complètement fondu, ce qui laisse supposer une température de combustion vraiment élevée! Le sol était carbonisé dans un rayon de 15 mètres autour de la carcasse du véhicule.
Ce cas est parfois évoqué dans des dossiers « OVNI » car des témoins ont rapporté avoir vu une sorte d’engin qui frôlait le sol.

Agnes Phillips

24 août 1998, Sydney, Australie.
Jackie Park a laissé sa mère, Agnes Phillips, seule dans sa voiture quelques instants. Le véhicule était garé, le moteur était éteint et la vieille dame, qui souffrait d’Alzheimer, dormait. Quelques minutes plus tard, de la fumée fut aperçue dans la voiture, suivie d’une explosion de flammes. Un passant a réussi à sortir la vieille dame du véhicule.

Mme Phillips était toujours en vie, et souffrait de brûlures sévères sur la poitrine, l’abdomen, le dos, les bras et les jambes. Elle fut transportée à l’hôpital où elle est décédée la semaine suivante. La cause de l’incendie reste indéterminée: aucune trace d’accélérant n’a été trouvée dans la voiture, le moteur ne roulait pas, la victime était non-fumeuse et la température à Sydney, ce jour-là, n’est pas montée à plus de 16°C.

Cas de survivants de combustion humaine spontanée

Outre quelques cas mentionnés précédemment, notons ce cas intéressant où la victime a survécu à ses brûlures:

Jack Angel

12 novembre 1974, Savannah, États-Unis.
Ce soir-là, M. Angel se met au lit et s’endort comme d’habitude, pour se réveiller seulement quatre jours plus tard. Au réveil, il remarque qu’il porte des marques de brûlures sur plusieurs régions du corps: « Il y avait eu comme une explosion dans ma poitrine qui avait fait un trou, j’étais brûlé… à la cheville et dans le dos par taches. » De plus, sa main droite est noire et cloquée du poignet jusqu’au bout des doigts. Les draps et les vêtements de M. Angel ne révèlent aucune trace de feu.

Jack Angel

Comme il ne ressent aucune douleur, il prend sa douche et s’habille comme à son habitude. C’est en quittant sa caravane qu’il s’évanouira, dans le parking, où on lui prêtera secours. À l’hôpital, les médecins constatent que la brûlure à sa main est plus sévère qu’il n’y paraît et que les dommages sont étendus jusqu’à l’intérieur de l’avant-bras. Comme l’infection s’est installée, M. Angel sera amputé de l’avant-bras.

Cas anciens: datant d'avant 1900

Il existe de nombreux événements, remontant à très loin dans l’histoire, qui peuvent se rapprocher des cas contemporains d’autocombustions humaines. Toutefois, le manque de documents officiels ne permet pas de pousser ces enquêtes à fond, et de faire le départage entre la légende et la réalité.
Nous nous contenterons donc d’énumérer ici les cas les plus intéressants.

Nicole Millet

1725, Reims, France.
Nicole Millet, la femme du propriétaire de l’Auberge du Lion d’Or, a été retrouvée morte et incinérée alors que la chaise sur laquelle elle était assise était intacte. Son mari a été accusé de meurtre, mais durant le procès, un chirurgien nommé Nicholas Lecat est venu affirmer en cours que cet événement était un cas typique de Combustion Humaine Spontanée. Le verdict final fut: « morte par intervention divine », et on croyait que Dieu la punissait ainsi pour son alcoolisme.

Comtesse Cornelia di Bandi

Avril 1731, Vérone, Italie.
Lorsqu’une domestique a retrouvé les restes de la Comtesse de 62 ans sur le plancher de sa chambre à coucher, on ne voyait plus de la Comtesse di Bandi que ses deux jambes intactes toujours gainées de soie fine, une partie de son crâne et des cendres. Puisque le lit était intact et que le morceau de crâne était placé entre les deux jambes, il fut supposé que l’inflammation s’est produit alors que la Comtesse venait de se lever de son lit, et que la combustion fut si rapide que le crâne est tombé par terre, traversant l’espace vide qui était occupé par son corps quelques secondes plus tôt. Le magistrat chargé du rapport officiel conclut qu’« un feu mystérieux semble s’être allumé spontanément dans la poitrine de la Comtesse ».

James Hamilton

5 janvier 1835, Nashville, États-Unis.
Un professeur de l’Université de Nashville, James Hamilton, rentrait de promenade lorsqu’il eu une sensation de brûlure sur une de ses jambes. Une flamme de un ou deux centimètres de large sortait de son pantalon. Il l’éteignit à l’aide de ses mains.
La peau était brûlée sur une longueur de 7,5 cm. Son caleçon long était endommagé à cet endroit, mais le pantalon du professeur était à peine marqué.

Mme Rooney

25 décembre 1885, Illinois, États-Unis.
La veille de Noël 1885, M. Patrick Rooney, son épouse et John Larson, son homme de main, fêtent le réveillon ensemble et arrosent la soirée par beaucoup d’alcool. Au réveil, Larson retrouve son patron mort et effondré dans son fauteuil, tandisque les cendres de Mme Rooney se trouvent à l’étage en-dessous, ayant passées à travers un trou dans le plancher de bois, de toute évidence formé lors de l’autocombustion de la femme. En effet, il ne restait d’elle qu’un pied, un morceau de crâne, quelques vertèbres et des cendres. Il n’y avait pas d’autres dommages à la pièce ou à la maison faits par l’incendie.
Les enquêteurs de police en sont venus à la conclusion que Mme Rooney était morte de Combustion Humaine Spontanée, et que son mari, quant à lui, était décédé d’asphyxie causée par la fumée de la combustion de son épouse. 

Survol des différentes hypothèses

Mais quelle peut bien être l’explication logique à de tels événements?

Bien que la science n’ait pas encore officiellement trouvé la réponse (au moment d’écrire ces lignes!), la théorie qui rallie et rassure le plus grand nombre de personnes est celle de l’effet de mèche, même si elle comporte des failles importantes.

La théorie de l'effet de mèche

Élaborée par le Docteur D.J. Gee, cette théorie propose que tous les cas de combustion spontanée soient déclenchés par une source externe d’ignition (cigarette tombée, étincelle provenant du foyer, …), et que le corps humain se consumerait ensuite par lui-même, le gras à l’intérieur du corps servant de combustible, un peu comme une chandelle. John de Haan, de l’institut criminalistique de Californie, a tenté de prouver cette hypothèse en faisant brûler le corps d’un porc mort sous une couverture recouverte d’accélérant. Le porc a en effet brûlé jusqu’à être en état d’incinération, mais la combustion a nécessité cinq heures.

Bien que les sceptiques purs et durs aient tendance à sauter sur cette théorie pour expliquer les cas de combustion spontanée, elle ne peut expliquer qu’un petit nombre de cas: en effet, la théorie de l’effet de mèche suggère que les corps aient brûlé pendant des heures avant de se retrouver dans un état de crémation. Toutefois, quand on observe les faits des autocombustions rapides de Jenna Winchester et d’Agnes Phillips, il est clair que ces combustions se sont produites en quelques minutes, voire quelques secondes, et la théorie de l’effet de mèche ne tient plus la route pour les expliquer.

Cette théorie n’explique pas non plus pourquoi le feu ne s’étend pas à l’environnement de la victime. (Si on suppose que toutes les autocombustions sont rapides comme dans les cas cités plus haut, ce fait s’explique mieux, l’environnement n’ayant tout simplement pas le temps de prendre feu.) Enfin, cette théorie n’explique pas les cas qui se sont produit dans un environnement dépourvu de source d’ignition.

L'hypothèse de l'alcool

Le médecin légiste américain Dr Dixon Mann pense que les victimes pourraient avoir pris beaucoup d’alcool, et qu’une simple flamèche aurait ensuite été suffisante pour déclencher la combustion. Toutefois, il semble que le niveau d’alcool nécessaire pour que le corps humain devienne à ce point inflammable soit trop élevé: les victimes auraient été mortes d’intoxication à l’alcool avant de pouvoir prendre feu.

Le lien entre alcool et autocombustions n’est pas à rejeter trop rapidement, car un état d’ivresse pourrait expliquer la difficulté, ou carrément l’incapacité, qu’auraient eue les victimes à éteindre un début d’incendie.

Il est intéressant aussi de noter que dans son roman « Bleak House » paru au 19ème siècle, Charles Dickens fait mourir un de ses personnages, un alcoholique nommé Krook, par autocombustion. L’alcool semblait être l’hypothèse de prédilection retenue à cette époque. 

L'hypothèse des bactéries

Les fermiers connaissent bien l’existence des combustions de foin spontanées: des bactéries, s’y reproduisant en grand nombre, dégagent une telle chaleur qu’elles mettent le feu au foin dans lequel elles se trouvent. 

Une théorie veut que le feu puisse spontanément se déclencher dans le corps humain de la même manière qu’il le fait dans le foin. Cette théorie, valable pour le foin, ne tient pas la route lorsqu’il s’agit du corps humain: nous ne sommes pas aussi inflammables que du foin séché. De plus, la victime serait décédée de l’invasion bactérienne avant que celles-ci ne soient assez nombreuses pour déclencher l’incendie.

foin en feu
Et si c'était l'électricité statique?

Le Professeur Robin Beach, de l’Institut Polytechnique de Brooklyn, a tenté de démontrer dans ses recherches, que certaines personnes pourraient emmagasiner une forte charge d’électricité statique, au point où elles pouvaient accidentellement mettre le feu à un objet inflammable. Les auteurs du recueil Histoires et récits insolites se basent sur les recherches du Professeur Beach pour affirmer que l’électricité statique emmagasinée dans le corps humain serait à l’origine des autocombustions. Toutefois, le Professeur Beach lui-même n’a jamais établi un lien entre sa théorie et les cas de combustion humaine spontanée. Au contraire, il précise qu’il n’existe pas de forme de décharges électrostatiques pouvant provoquer la combustion d’un être humain.

Réaction chimique cellulaire

Le policier britannique John Heymer a élaboré une théorie après avoir étudié un cas d’autocombustion. Le site internet Le Polyscope le décrit ainsi: « Selon lui, le phénomène serait lié à une réaction chimique entre l’hydrogène et l’oxygène au niveau des cellules. La puissance d’ignition d’un tel mélange est illustrée par les fusées des navettes spatiales qui utilise ces deux éléments pour leur propulsion. Au sein de chaque cellule, se trouvent les mitochondries qui fournissent l’énergie au corps par petites réactions chimiques. Si une de ces mitochondries était défaillante, elle pourrait libérer trop d’énergie et ainsi provoquer une explosion du mélange hydrogène-oxygène. Les mitochondries voisines seraient affectées et elles exploseraient à leur tour et ainsi de suite. La cellule finirait par exploser, provoquant une réaction en chaîne au niveau de ses voisines. Un nombre considérable de cellules pourraient être détruites, provoquant la réduction en cendres des muscles, des organes internes et de la chair. »

Les théories faisant intervenir des gaz

Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer les autocombustions en faisant intervenir la présence d’un ou de plusieurs gaz dans le corps humain: une théorie populaire suggère que le méthane, un gaz fortement inflammable, s’accumulerait dans les intestins humains et serait ensuite allumé par des enzymes. Selon Jenny Randles, auteure du livre Strange and Unexplained Mysteries of the 20th Century , une mauvaise diète alimentaire pourrait aggraver les chances de combinaison chimique explosive. Selon Maryse Locque, ce sont les pores de peau bouchés qui seraient responsables de l’accumulation de gaz dans le corps. Leur ignition serait provoquée par des pulsations cardiaques ou des frictions de particules. Selon Yvan Sanderson et Vincent Gaddis, une trop grande accumulation de phosphagène rend le corps humain très inflammable. Selon eux, cette condition se retrouverait plus fréquemment chez les personnes sédentaires.

Les hypothèses liées au Géomagnétisme terrestre

Une théorie parle d’un phénomène de fluctuations géomagnétiques terrestres qui provoquerait ces autocombustions. Elles pourraient être liées à la variation de l’activité solaire. Dans le même ordre d’idée, Larry Arnold, un auteur britannique, affirme qu’il existe des lignes de forces terrestres le long desquels les feux spontanés pourraient se déclencher.

Des champs électriques humains?

Une théorie suggère que ce sont plutôt les champs électriques se trouvant à l’intérieur du corps humain qui se court-circuiteraient pour provoquer les autocombustions.

L'hypothèse de la foudre

Une théorie suggère que le phénomène de « boule de feu », observé dans certaines cas de foudre, se produirait dans ou autour des victimes. 

Certains physiciens avancent l’idée que ces boules de feu produiraient des ondes radio semblables aux micro-ondes, ce qui pourrait brûler les victimes tout en laissant leurs vêtements et leur environnement intacts.

foudre en boule
Canulars

Ce qui est intéressant dans l’étude des histoires d’autocombustion, c’est le fait que des enquêtes policières et des rapports de coroners existent officiellement, et nous permettent d’étudier ce mystère plus en profondeur. Il y a donc de nombreux cas, comme le décès de Mary Reeser par exemple, dont la véracité ne fait pas de doutes. Toutefois, je crois personnellement que plusieurs cas d’autocombustion cités dans les ouvrages sur le sujet ne sont pas véridiques. Ils sont soit le fruit d’une déformation des faits (comme le cas Maybelle Andrews, qui n’est qu’une déformation du cas Phyllis Newcombe), ou une invention pure et simple (comme certains cas dans Fire From Heaven de Michael Harrison, dont il n’est pas possible de retrouver des traces officielles.)

Intervention de la parapsychologie

Certains auteurs associent les autocombustions à des phénomènes parapsychologiques, comme la télékynésie, le magnétisme humain, la télépathie et les fortes charges émotionnelles. D’autres évoquent l’hypothèse du « suicide psychique ».

La théorie criminelle

Certains prétendent que ces décès sont causés par une main criminelle qui a tenté camoufler son crime par un incendie.

L'hypothèse des fantômes

D’autres croient que des esprits frappeurs seraient à l’origine des autocombustions.

La théorie des extra-terrestres

Des êtres venus d’un autre monde, ou d’une autre planète, sont quelquefois évoqués comme origine probable de ces phénomènes.

Théories religieuses

Finalement, plusieurs croient qu’il s’agit d’une intervention divine (certains passages de la Bible feraient référence à Dieu qui brûlerait les humains par colère), ou encore d’une intervention démoniaque. Les messes noires et la sorcellerie sont parfois évoquées.

Conclusion

Malgré toutes les hypothèses avancées, les combustions humaines spontanées restent un mystère difficile à expliquer pour la science. Les rares victimes qui y ont survécu sont elles-mêmes incapables de fournir une explication aux sinistres événements.

Références
  1. Brûlés vifs par combustion spontanée, « Facteur X », numéro 5, Éditions ALP/Marshall Cavendish.
  2. Wilson, Colin and Damon.- The Encyclopedia of Unsolved Mysteries.- Contemporary Books Inc., 1988
  3. Harrison, Michael.- Fire from Heaven.- Skoob Books Publishing Ltd, 1990
  4. Bergier, Jacques.- Le livre de l’inexplicable.-  Éditions France loisirs, 1975
  5. Berlitz, Charles.- harles Berlitz’s World of the Incredible but True.- Ballantine Books, 1991
  6. Spontaneous Human Combustion, Anomalies
  7. Combustions spontanées, Les Portes de l’Inconnu
  8. Histoires et récits insolites, Sélection du Reader’s Digest, 1979
  9. Nickel, Joe.- Secrets of the Supernatural(with John F. Fischer).- Prometheus Books, 1988
  10. Spontaneous Human Combustion Cases, Alternative Science Web Site
  11. Randles, Jenny.- Strange and Unexplained Mysteries of the 20th Century.- Sterling Publishing Co., 1994
  12. Auto-combustion, Paranormal
  13. La combustion spontanée, Le Polyscope
  14. La combustion spontanée, Terra Nova
  15. Gaston, Patrice.- Disparitions mystérieuses.- Éditions Robert Laffont, 1973
  16. How Spontaneous Human Combustion Works, How Stuff Works
  17. Spontaneous Human Combustion, BBC
  18. The documents in the case of Phyllis Newcombe, Stichting Skepsis
  19. Schurmacher, Emile C.- Strange Unsolved Mysteries.- Paperback Library, 1967
  20. La combustion spontanée, SecretBase
  21. Spontaneous Human Confabulation: Requiem for Phyllis, Stichting Skepsis
  22. Spontaneous Human Combustion, Weird Earth (Morticom)
  23. Ceux qui brûlent de leur propre feu, « Inexpliqué », numéros 3 et 5, Éditions Atlas, 1981
  24. 1964, October 23: Olga Worth Stephens’ Combustion, Anomalies
  25. Up in Smoke: Spontaneous Human Combustion, Ghost Hunting Theories
  26. Auto-combustion, Zone interdite