L’incident ufologique de Varginha, au Brésil

En 1996, des observations d’OVNI, des rencontres avec des créatures étranges et des opérations militaires inhabituelles
s’accumulent dans la ville de Varginha, et forment un des dossiers les plus célèbres de l’ufologie brésilienne. 

varginha

Varginha est une ville industrielle du Brésil d’environ 100 000 habitants, située à 330 km au Nord-Est de Rio de Janeiro. Dans la nuit du 12 au 13 janvier 1996, la ville dormait paisiblement, sans se douter que dans quelques heures, une série d’événements insolites allait se déclencher et troubler les habitants.  

Partie 1: Les OVNIs

OVNIs détectés par radar

13 janvier, au matin
Cette histoire a commencé au moment où NORAD a remarqué un ou plusieurs objets non identifiés volant en direction de l’espace aérien américain. Une fois qu’ils eurent quitté le ciel des États-Unis, ils se sont dirigés vers le Brésil. NORAD a immédiatement contacté les autorités brésiliennes. Plusieurs jets ont reçu l’ordre d’intercepter les objets aériens. Les radars brésiliens ont confirmé l’existence d’un ou plusieurs engins non identifiés se dirigeant vers la province de Minas Gerias, plus précisément dans le secteur de la ville de Varginha. 

Selon l’ufologue Claudeir Covo, un officier de l’armée lui aurait confié que « environ 40 objets non identifiés ont été enregistrés sur les radars brésiliens en janvier 1996. »

Un crash d'OVNI

13 janvier, au matin
Carlos de Souza, un homme d’affaire et pilote d’ultraléger, roulait sur l’autoroute lorsqu’il a vu un engin en forme de cigare voler à environ 120 mètres au-dessus de l’autoroute, faisant un bruit étrange. L’engin avait des fenêtres sur le côté, et semblait avoir un gros trou irrégulier sur le devant. Une lézarde courait depuis ce trou jusqu’au centre de l’engin, et une fumée en sortait. L’OVNI volait plutôt lentement, en direction du Nord, et s’est finalement écrasé quelque part entre Varginha et la ville voisine, Três Corações.

De Souza essaya de trouver le site du crash, conduisant avec son camion sur des chemins de terre. Après environ 20 minutes de recherche, il trouva un grand secteur sur lequel s’étalaient des débris, et il fut surpris de constater que l’armée et la police militaire étaient déjà sur les lieux, entourant le site du crash avec un hélicoptère, une ambulance, deux camions, plusieurs voitures et environ 40 soldats armés. Les débris semblaient être des pièces de métal gris. De Souza n’a pas vu de victimes. Un des soldats lui a demandé de quitté le lieu et de ne pas parler de ce qu’il venait de voir. 

Il est clair que de Souza a désobéi a la consigne de silence, puisque son témoignage se retrouve dans plusieurs livres et magazines, et ce, dans plusieurs pays. Plus tard, il recevra des menaces de la part d’étrangers dans le stationnement d’un restaurant.

OVNI près d'une ferme

20 janvier, dans la nuit
Vers 1 heure du matin, dans une ferme juxtaposée à l’autoroute, Oralina de Freitas et son époux Eurico entendirent un tapage à l’extérieur. Jetant un coup d’oeil par la fenêtre, Oralina constata qu’il s’agissait du bétail qui s’affolait, courant et paniquant. C’est alors qu’elle remarqua un engin passer dans le ciel. « C’était un gros objet gris qui émettait de la fumée. Il n’avait pas de lumière et ne faisait aucun bruit. »

Elle appela son mari et tous les deux regardèrent passer l’objet pendant environ 40 minutes. « L’engin était très bas, et se rapprochait de plus en plus du sol, a expliqué Eurico. C’était de la grosseur d’un autobus, avec des choses qui bougeaient. Il recouvrait tout de fumée, une fumée claire. »

Eurico et Oralina montrant où ils ont vu l'objet volant

S'agit-il du même OVNI?

Il y a des ressemblances évidentes entre l’engin aperçu par de Souza au-dessus de l’autoroute, et celui observé par Oralina et Eurico, au point où on peut se demander s’il s’agit du même OVNI. Toutefois, les dates diffèrent. De Souza a fait son observation le samedi 13 février, alors que le couple a vu un OVNI le samedi suivant, le 20 janvier.

Certains chercheurs croient qu’un des témoins s’est trompé de date, et que les deux événement n’en forment qu’un seul, qui se serait produit tôt le matin du même samedi. Interrogés à ce sujet, les trois témoins restent fermes quant à la date donnée, et quant aux détails de leur témoignage.

Il semblerait donc qu’il y ait eu deux crash d’objets non identifiés près de Varginha en janvier 1996.

Encore plus d'OVNIs

Entre le 24 janvier et le 21 avril
Dans les mois qui suivirent, plusieurs autres observations d’OVNIS furent enregistrées à Varginha, à Passos, à Três Corações et dans d’autres villes du sud du Minas Gerais.

Mai 1997
Au printemps de l’année suivante, des OVNIs étaient observés tous les soirs peu après le coucher du soleil, au-dessus de Ribeiro Branco, une petite ville située à 350km de Sao Paulo. 

Partie 2: Les créatures non identifiées

Dans la journée du 20 janvier 1996, plusieurs témoins ont vu des créatures qu’ils décrivent tous à peu près de la même façon. Elles faisaient environ 1 m de hauteur. Elles avaient des yeux rouges et une peau huileuse et brunâtre. Elles avaient trois protubérances sur le front, et à l’endroit où il y aurait normalement dû y avoir une bouche, il n’y avait qu’un petit trou qui faisait un son étrange semblable au bourdonnement d’un essaim d’abeilles. 

Toutes ces observations ont eu lieu dans la ville de Varginha.

La créature dans les bois

20 janvier, au matin
Entre 8 h et 9 h 30, un groupe de passants a aperçu un « animal » étrange qui se promenait dans une zone boisée située à environ 2 km du centre-ville de Varginha. Puis, une femme a vu trois adolescents lancer des pierres sur la créature pour tenter de susciter une réaction. Elle leur a ordonné d’arrêter, et elle a appelé les secours.

Les pompiers se sont rendus sur les lieux vers 10 heures. Ils ont découvert une créature accroupie qui semblait blessée. Les pompiers l’ayant capturée, un camion de l’armée en provenance de l’Escola de Sargento das Armas (ESA – École Militaire de Sergents) est arrivée pour la prendre en charge. Le siège de l’école est situé dans la ville voisine, Três Corações. La créature a été placée dans une boîte, sous un drap à l’arrière du camion, et conduite au loin.

statue varginha

Le joggeur

20 janvier, dans l’après-midi
Vers 14 heures, un joggeur qui passait près du boisé dans le district Santana de Varginha, a vu sept soldats armés en formation entrer dans les bois. Quelques minutes plus tard, il a entendu trois coups de feu. Peu après, les soldats sont sortis du boisé, deux d’entre eux portant de gros sacs. Un des sacs contenait quelque chose qui bougeait encore. Les deux sacs ont été placés dans le camion de l’ESA, qui est ensuite parti vers une destination inconnue. 

Trois filles rencontrent une créature

20 janvier, dans l’après-midi
Il était environ 15 heures. Kátia Andrade Xavier, 22 ans et les deux soeurs Liliane de Fátima Silva, 16 ans, et Valquíria Aparecida Silva, 14 ans, se rendaient chez elles à pied. Normalement, elles prenaient toujours le même chemin, mais cette fois, elles avaient opté pour un raccourci à travers un terrain vague. 

En passant près d’un mur, Kátia a subitement crié de terreur. Se demandant ce qui avait effrayé leur amie, les deux autres jeunes filles ont tourné leur regard vers le mur et y ont aperçu une créature bizarre. Accroupie contre le mur, la créature tourna la tête vers elles et les regarda. 

« Cette chose était brunâtre, décrit Kátia. Elle n’était pas grande. Elle était accroupie, mais on voyait bien qu’elle était petite. J’avais l’impresion qu’elle était détrempée, avec une peau lisse et des yeux rouges qui nous fixaient. Ce ne pouvait pas être un humain, ni un animal.” 

Valquíria, Liliane et Kátia
Valquíria, Liliane et Kátia

La créature avait une grosse tête, disproportionnée par rapport à son corps, et des pieds en forme de V. Il y avait des marques sur sa peau qui ressemblaient à des veines, et des protubérances sur sa tête. 

“Ses bras étaient très minces, et ses yeux étaient comme deux billes rouges”, a décrit Valquíria.

La créature semblait à la fois désorientée et souffrante. Sa tête oscillait de façon alarmante.

varginha

Après avoir observé la chose pendant quelques secondes, les filles sont partie à la course. Elles se sont retournées une dernière fois et ont vu que la créature était toujours au même endroit. Elles se sont rendues chez elles. La mère de Liliane et de Valquíria était dans une boutique tout près, et elle a accouru pour retrouver ses enfants.

Kátia montrant l'endroit où elle a vu la créature

« Ensuite, j’ai dit: Maman, j’ai vu le diable », expliqua Liliane. « Elle m’a répondu: si le diable t’est apparu, il va apparaître pour moi aussi. » Et la mère des filles entrepris d’aller voir par elle-même. 

Lorsqu’elle rejoint le terrain vague, accompagnée par Kátia, cela faisait à peine 25 minutes que la rencontre avait eu lieu. Mais il n’y avait plus rien à cet endroit, sauf une tache sur le sol, des traces de pas et une forte odeur d’ammoniaque. Un maçon qui travaillait tout près leur a dit que des pompiers étaient venus capturer « cet animal bizarre ».

Le Dr John E. Mack a interrogé personnellement les trois jeunes femmes et il est convaincu de leur sincérité. Il a conclu que toutes les trois souffrent d’un traumatisme suite à cette rencontre. Il a déclaré: “Si je me trompe, je ferais mieux de déchirer mes diplômes.” 

Les trois filles n’ont jamais affirmé que la créature qu’elles avaient vue était un extraterrestre. Sans jamais la définir, elles expliquaient simplement qu’elles ne savaient pas d’où la créature venait. Lors des nombreuses entrevues qu’elles ont données, elles ont toujours dit les mêmes détails de la même façon et n’ont jamais renié l’histoire.

La tempête

20 janvier, fin de l’après-midi
Vers 18 heures, une violente tempête de pluie, accompagnée de grêle, a frappé la ville. 

Différents témoins avaient décrit des traces de pas dans les bois ressemblant à une main humaine ouverte en forme de V. Toutefois, la tempête a effacé ces empreintes.

Capture d'une créature par deux policiers

20 janvier, vers 20 heures
Sur la rue Benevenuto Braz Vieira, la même rue où les trois filles avaient vu une créature accroupie contre un mur, deux policiers militaires voient quelque chose d’étrange passer devant leur voiture de patrouille. Un des policiers, Marco Eli Chereze, est sorti pour capturer la chose, quelle qu’elle soit. Sans gants, et sans équipement de sécurité, il a capturé la créature et l’a mise sur le siège arrière de la voiture. Durant l’altercation, il s’est fait blesser au bras.

Les deux policiers l’ont emmenée dans un centre de soins, mais le personnel a refusé de prendre la créature. Alors, ils l’ont emmenée à l’Hôpital Régional de Varginha. Des témoins affirment qu’une section de l’hôpital a été mise en isolation pour environ deux jours, jusqu’à ce que la créature soit retirée des lieux.

Événements étranges à l'hôpital

20 janvier, en soirée
Un peu après 18 heures, des camions de l’armée se sont présentés à l’Hôpital Régional au centre-ville de Varginha. Comme c’était un samedi soir animé, de nombreuses personnes étaient sur place, et ont été témoins de leur arrivée. Ils ont vu que l’Armée apportait un corps pour l’autopsie. Les témoins ont rapporté que le personnel de l’hôpital leur a fait rapidement savoir qu’ils devaient repartir avec le corps, car « cet hôpital est seulement équipé pour traiter les humains »

Dans les jours suivants
Dans les jours qui ont suivi, la population a remarqué de nombreux véhicules de l’armée, de la police et des pompiers entourant les deux hôpitaux de la ville. Ils racontent qu’une créature a été transférée de l’Hôpital Régional à l’Hôpital Humanitas.

22 janvier
Dans l’avant-midi, un certain nombre de véhicules provenant de l’Université de Sao Paulo, ainsi que deux américains transportant un étrange dispositif, sont entrés à l’Hôpital Humanitas. 

Dans la soirée, une opération militaire apparemment conduite par la « S-2 » (intelligence brésilienne), avait pour but de retirer une créature morte de l’hôpital. Au moins trois camions ont été nécessaires pour l’opération, l’un d’eux servant à transporter le cadavre, alors que les deux autres étaient des leurres. Selon des militaires qui auraient été impliqués dans l’opération, le corps sentait vraiment mauvais. Il a été emmené à l’Université où le Dr Badan Palhares, un spécialiste en autopsie de renommée mondiale, l’aurait examiné. 

Morts insolites au zoo

20 janvier, dans l’après-midi
La biologiste Leila Cabra, qui travaillait au zoo de Varginha à l’époque, se rappelle que le 20 janvier, elle était à la maison avec ses enfants, mais qu’à cause d’un orage violent dans l’après-midi, elle avait décidé de faire un saut au zoo pour voir si les animaux allaient bien. « Quand je suis arrivée là, Nelson, le gardien, m’a dit: Mme Leila, les pompiers sont venus ici avec un animal vraiment étrange, et m’ont dit qu’ils voulaient le donner à vous, et à personne d’autre. » Leila lui a alors répondu: « Nelson, si c’est important, ils vont revenir. »

Mais ils ne sont pas revenus, et le lendemain, toute la ville parlait de créatures provenant d’un autre monde.

Dans les mois suivants
Mais dans les mois qui ont suivi, entre février et avril, cinq animaux du zoo sont morts subitement. “Ils sont simplement décédés, sans qu’il y ait d’explication plausible”, explique Leila. Les animaux appartenaient à des espèces de cerfs, de tapirs et d’ocelots. 

Leila et le vétérinaire du zoo ont fait des autopsies sur les animaux morts et les prélèvements qu’ils ont faits ont été envoyés à un laboratoire à Belo Horizonete pour être étudiés. Une substance toxique et caustique non identifiée a été détectée. Le vétérinaire a ajouté qu’un noircissement de la muqueuse de l’estomac et de l’intestin a été détecté durant les autopsies des animaux. 

« C’était ça le problème. Ils avaient tous les mêmes symptômes à l’autopsie, mais c’était des espèces complètement différentes, avec des diètes différentes, et vivant dans des secteurs différents du zoo. »

En avril 1996, une femme assise à la véranda d’un restaurant au zoo de Varginha, a vu une créature étrange correspondant à la même description que les créatures aperçue à Varginha en janvier, la regarder de derrière une barrière quelques mètres plus loin. La créature s’est ensuite enfuie, sautant par-dessus un mur bas. Les morts étranges parmi les animaux du zoo ont cessé après cette observation

Observations subséquentes de créatures

Quelques jours après le 20 janvier
Le cadavre d’un créature a été trouvé sur une route. Des militaires brésiliens s’y sont rendus avec une hâte inhabituelle et ils ont ramassé le corps. 

En mai
Un étudiant roulait sur l’autoroute près de Varginha lorsqu’il a vu une créature étrange traverser la route devant lui, pour ensuite rebrousser chemin et se cacher dans des buissons le long de la route. Lorsqu’il a partagé son témoignage, il s’est rendu compte que l’endroit où il avait fait cette observation se trouvait tout près de la ferme d’Oralina et Eurico, ceux qui avaient vu un engin volant émettant de la fumée le 20 janvier.

Partie 3: Les démentis officiels

Démentis concernant le policier Marco Chereze

La police a déclaré que Marco Chereze, le policier qui avait capturé une créature sans équipement de sécurité, n’était pas de service cette nuit-là, mais ces informations sont niées par la famille de Marco.

Démentis de l'armée, des hôpitaux et de l'Université

L’Université, ainsi que le Dr Palhares (le spécialiste en autopsie), nient avoir été impliqués dans de tels événements. L’hôpital a aussi nié toute participation, et a expliqué que les nombreux véhicules officiels étaient présents sur place parce que l’exhumation d’un corps humain demandait « beaucoup de légistes et une escorte officielle ».

Les autorités brésiliennes nient aussi l’histoire dans son intégralité. Ils affirment qu’aucune créature n’a été trouvée ou transportée, et que les militaires faisaient des patrouilles de routine. Les militaires de l’école Sargentos das Armas ont nié pendant des mois avoir été présents à Varginha le 20 janvier. Mais ils se sont rétractés en 1997, pour finalement admettre qu’un véhicule militaire était passé par Varginha le 20 janvier afin de se rendre chez un concessionnaire pour une réparation. En chemin, les soldats se seraient arrêtés sur le bord de la route pour aider un couple de nains dont la femme était en train d’accoucher. Selon eux, les témoins ont confondu la femme naine avec une créature extraterrestre.

Mudinho

L’armée affirme que les trois jeunes femmes n’ont pas vu de créature brunâtre ce jour-là dans un terrain vague, mais plutôt un homme handicapé surnommé “Mudinho” qui s’était couvert de boue. 

L’homme en question, dont le nom est Luis Antonio de Paula, a 34 ans. Il est sourd et muet, et il a un retard mental. Toutefois, son corps n’est pas difforme, il a une apparence normale. Il fait 1,70 m, a le teint clair et les yeux noisette. 

Mudinho et sa famille vivent à environ trois pâtés de maison de l’endroit où la créature a été apeçue par les trois jeunes femmes. Les voisins et les gens du quartier le connaissent bien, car Mudinho n’aime pas rester dans la maison toute la journée et passe du temps dehors à observer les gens et les voitures. Parfois, il s’accroupit pour regarder les insectes. Les gens l’aiment bien, et lui offrent parfois du chocolat ou autre gâterie. Ils savent qu’il est inoffensif.  

Mudinho
Mudinho

Parmi ceux qui le voient régulièrement, il y a les trois filles. Elles le croisent souvent, et Kátia lui donne parfois une cigarette. Elles n’ont jamais peur de lui. Autrement dit, si c’était Mudinho qui s’était tenu accroupi contre le mur, même couvert de boue, les filles l’auraient reconnu et n’auraient pas été terrifiées. 

La famille de Paula est offensée que l’armée suppose que les témoins aient confondu Mudinho avec une créature horrible. Ils ajoutent que Mudinho est propre et bien nourri, et qu’il ne se promène jamais couvert de boue.

Tentative de réduire les trois filles au silence

Environ 4 mois après avoir vu la créature, les trois jeunes femmes se sont vues offrir une bonne somme d’argent pour nier toute l’histoire. Dans une entrevue accordée à EPTV Sul de Minas en 2006, elles ont expliqué que le 29 avril, vers 22 heures, cinq hommes se sont présentés chez elles. « Ils voulaient que nous réfutions ce que nous avions vu devant une caméra. Ils allaient nous payer », a expliqué Liliane. Elles n’avait aucune idée qui étaient ces hommes. Elles n’ont pas révélé le montant d’argent qui leur a été offert, mais elles ont expliqué que c’était assez pour quitter le Brésil. « Nous avions peur. Nous avons pensé accepter. »

Les hommes leur ont ensuite fait des pressions au téléphone, et la mère de Liliane et Valquíria a été suivie. Afin d’éviter que ces choses continuent de se produire, elles ont décidé de parler à la télévision de ce qui arrivait, et le harcèlement a cessé.

Partie 4: Les conséquences

Mort d'homme

Le 15 février 1996, Marco Chereze, le policier militaire de 23 ans qui avait attrapé une créature, est mort.  

Peu après avoir capturé la créature, le policier a dû subir une intervention pour qu’on lui retire un petit abcès. Après la chirurgie, il était fiévreux et était pris de douleurs à plusieurs endroits du corps.

Le cardiologue Cesário Lincoln Furtado, un des médecins qui a essayé d’aider Marco, a expliqué que tous les tests possibles avaient été faits, mais qu’aucun diagnostic clair n’avait pu être établi. “Un autre médecin et moi-même lui avons donné les meilleurs antibiotiques que nous avions, mais sa santé ne s’améliorait pas. C’était comme si on lui avait donné de l’eau avec du sucre”, a dit Furtado.

Après quelques jours au centre de soins intensifs, le policier est mort d’une infection généralisée. La cause de l’infection est inconnue.

Marco Eli Chereze
Marco Eli Chereze

Son épouse, Valéria Chereze, a demandé à voir son rapport de décès officiel, mais pendant des mois, les autorités ont refusé. Lorsqu’elle en a finalement eu une copie, certaines pages étaient manquantes. « Marco était en parfaite santé. Il n’attrapait même pas de rhumes », se rappelle-t-elle. « Peu avant sa mort, il devenait nerveux et changeait de sujet à chaque fois que quelqu’un mentionnait le cas des extraterrestres. Et maintenant, ses collègues de travail m’évitent. »

Répercussions sur la vie des trois filles

La vie des trois filles a été transformée suite à leur rencontre avec la créature. Elles ont été harcelées par les médias et par les curieux, elles ont été la cible de constantes moqueries, et on les a accusée d’être des opportunistes. Certains emplois leur ont même été refusés à cause de cette histoire. Liliane raconte qu’elle a dû quitter l’école, et qu’elle ne voulait plus sortir de chez elle. « [Cette histoire] n’a jamais été bonne pour nous”, explique-t-elle.

Kátia, qui était enceinte à l’époque, a souffert d’anxiété durant toute sa grossesse. Des gens lui répétaient fréquemment qu’elle portait l’enfant de la créature, et à force de les entendre, elle s’est mise à y croire, et est tombée en dépression. Elle a aussi divorcé.

Valquíria explique que cette histoire ne leur a apporté que des malheurs, et que sa soeur et elle ne veulent plus en parler.

13 histoires de fantômes à l’hôpital

13 histoires réelles racontées par du personnel médical

1

Marie Berçante

Marie est une nonne qui est morte à l’âge de 30 ans, dans un accident de la route tout près de l’hôpital, dans les années 1950. Presque chaque patient qui fut hospitalisé dans la chambre 12 depuis la mort de Marie s’est plaint d’apercevoir une femme en habits blancs, se berçant d’avant en arrière près de leur lit. 

Apparemment, cette nonne ne regarde jamais personne dans les yeux… elle ne fait que regarder par la fenêtre, qui se trouve du côté gauche du patient, juste au-dessus de sa tête. Cette fenêtre surplombe le cimetière de l’hôpital où sont enterrées les nonnes décédées. 

Pour en finir, nous avons condamné la chambre 12, et c’est devenu une pièce d’entreposage, où personne ne va seul, sauf si c’est absolument nécessaire. (réf.1)

chaise bercante

2

Qui est derrière vous?

Chaque soir, avant que le prochain quart de travail commence, je fais le tour de mes patients pour m’assurer que tout va bien, que leur pichet d’eau est rempli, etc. Normalement, je fais cela peu après le coucher du soleil. Ce soir-là, trois différents patients, dans trois chambres différentes m’ont tous dit qu’ils avaient peur du grand homme maigre qui se tenait debout dans la pièce, et ils ont tous les trois pointés du doigt juste derrière mon épaule. Troublant. (réf.1)

3

L'infirmière fantôme

Je travaillais de nuit et j’avais décidé de m’acheter une boisson gazeuse dans la machine distributrice. Cette machine était dans le couloir qui n’était pas visible des unités qui étaient ouvertes. Je marchais donc le long de cet interminable couloir qui menait vers une unité récemment fermée, ayant été déménagée ailleurs. Il était environ 3 heures de matin, lorsque j’ai vu une infirmière sortir de l’unité fermée et disparaître de ma ligne de vue jusqu’à une niche avec 4 portes d’ascenceur.

Ma première pensée quand je l’ai vue était « c’est bizarre, qu’est-ce que quelqu’un ferait dans une unité fermée? » L’infirmière, qui avait l’air d’un réel être humain en chair et en os, portait une robe blanche, des bas blancs avec des chaussures d’infirmière, et elle avait une coiffe d’infirmière sur la tête. Ça faisait des décennies que j’avais vu quelqu’un habillé comme ça. Plus tard dans la nuit, j’ai mentionné cette anecdote au hasard à un collègue, qui m’a répondu « Oh! Tu as dû voir l’infirmière fantôme! »

La rumeur voulait que cette unité avait fermé parce que trop de patients s’étaient plaint au personnel d’une « infirmière en robe blanche » qui était venue les voir dans leur chambre et leur avait parlé, alors le personnel refusait de retourner y travailler. (réf.2)

4

Qui est Satana?

Je suis infirmière en psychiatrie. Mon premier emploi était dans un petit hôpital psychiatrique de 35 lits, en Californie. Une nuit que j’étais de quart, j’ai reçu un appel de la station de police me demandant si tout allait bien ici. Mais bien sûr que tout se passait bien. Tous les patients étaient endormis et c’était une nuit normale. Le policier m’a expliqué qu’ils ont reçu un appel d’urgence 911 provenant de notre hôpital, d’une « petite fille » qui disait s’appeler Satana. Elle a demandé de l’aide, puis elle a raccroché. Ils ont pu me dire de quelle extension l’appel avait été fait, et ça provenait de la pièce d’arts plastiques. Personne ne va dans cette pièce la nuit. Jamais. Il n’y avait pas beaucoup de personnel qui travaillait la nuit, et en tant que superviseur, je savais où se trouvait chaque employé à tout moment. Aucun patient n’aurait pu y entrer, puisque c’était sous verrou. Par la suite, cet événement se reproduisait environ une fois par mois. (réf.3)

5

Chaises roulantes tamponneuses

Je suis un technicien ambulancier en Californie. J’ai reçu un appel vers 2 ou 3 heures du matin, pour un patient dans un centre de réhabilitation. En se rendant à l’étage, nous sommes passés devant une pièce dont la porte était entrouverte et qui contenait quelques chaises roulantes. Je n’y ai pas vraiment prêté attention.

(…) Nous parlions avec une des infirmières. Un « cric » s’est fait entendre, provenant de la pièce que nous avions vue plus tôt, et l’infirmière nous a expliqué que cette pièce était hantée, et que personne n’était sensé y aller.

Il s’avéra que finalement, nous n’avions pas besoin de transporter le patient. Nous avons dit aurevoir aux infirmières, et alors que nous passions de nouveau devant cette fameuse pièce, un autre premier répondant, mon partenaire et moi y avons jeté un oeil en même temps et nous y avons vu deux chaises roulantes foncer l’une dans l’autre, s’arrêter, puis se tourner vers nous. Tous les trois avons été pris de peur, et nous sommes sortis le plus rapidement possible. (réf.4)

Art par samael

6

Apparition

Mon oncle travaille dans le département des soins pour enfants. Il y a environ 2 ans, pendant le quart de nuit, un technicien s’est présenté à la station d’infirmières et a dit à mon oncle « Je viens juste d’apercevoir un enfant entrer dans la salle commune, et quand je suis allé voir, il n’y avait personne. » Mon oncle a allumé la caméra de sécurité. Le technicien et lui étaient en train de la visionner, lorsque l’enfant est subitement apparu à la caméra, et se tenait là, debout. Les deux ont immédiatement fait un bond en arrière et le technicien a dit à mon oncle qu’il partait pour sa pause-café. Le pauvre homme est parti pendant 2 heures. (réf.3)

7

La glace et le feu

Hôpital près de l’Océan Arctique. Il y a quelques années, un incendie tragique dans une tente a fait un mort et a laissé un autre homme blessé. Le survivant avait essayé de sauver son ami, mais le feu était trop fort. Lorsque le survivant s’est aperçu qu’il n’y avait plus rien à faire, il s’est précipité jusqu’à la ville pour demander de l’aide. Il a couru au poste infirmier et pendant qu’il attendait qu’une infirmière vienne l’aider, il pleurait, le visage enfoui dans les mains. Tout en sanglotant, il entendit des pleurs près de lui. Il a levé les yeux, et à sa grande surprise il a vu son ami assis tout près, pleurant lui aussi. Il racontera plus tard que c’était comme si son ami ne savait pas qu’il était mort. (réf.3)

8

La dame inconsciente

Une fois, nous avions comme patiente une dame qui était arrivée inconsciente à notre unité, et qui est restée inconsciente les 3 jours qu’elle était avec nous. Pendant la nuit, la patiente qui était dans le lit du côté opposé au sien a fait sonner sa cloche d’appel. Nous sommes allés la voir et elle s’est dit inquiète à propos de l’autre patiente. Je lui ai dit que je comprenais que la situation était triste, mais de ne pas s’inquiéter car nous prenions soin d’elle. Elle m’a alors dit « non, très cher, tu ne comprends pas, elle s’est levée et est sortie de la chambre dans sa robe de nuit il y a environ 10 minutes et n’est pas revenue ». Je suis donc allé voir cette patiente et elle était décédée. (réf.5)

9

Mais qui l'empêchait d'appeler le 911?

J’ai été envoyé chez une vieille dame qui avait mal au dos. Quand nous sommes arrivés, elle était assise dans son salon et elle a dit « les gens dans ma chambre ne me laissaient pas appeler le 911 », et elle a ajouté « ils vous voient mais ils ne vous aiment pas ». Elle a expliqué que ses douleurs duraient depuis des semaines mais qu’elle n’osait pas appeler parce que « ils » lui avaient dit de ne pas le faire. Honnêtement, je pensais qu’elle parlait de personnel infirmier. Le capitaine a vérifié sa chambre et il n’y avait personne. Personne d’autre non plus dans l’appartement. Nous avons vérifié ses signes vitaux et l’avons installée dans l’ambulance pour l’emmener à l’urgence.

Pendant qu’elle était dans l’ambulance, elle marmonnait constamment à elle-même. Je ne pouvais m’empêcher de penser « Wow… quelle vieille folle! » 

À un moment donné, elle a regardé dans le siège à côté d’elle est a dit « oh mon Dieu, je suis désolée pour ce qui vous est arrivé. Ça a l’air de vous avoir fait mal, mais je suis contente que vous soyez en paix maintenant. » Elle se tourne vers moi et dit: « Vous n’étiez pas là pour l’accident, mais il dit quand même merci. » Ce qu’elle ne savait pas, c’est que lors du quart précédent, les ambulanciers avaient répondu à un cas de grave accident de la route, et leur patient était mort de ses blessures.

Finalement, elle avait un cancer de la colonne qui s’était propagé jusqu’à son cerveau (ce qui lui donnait des douleurs au dos), et elle est décédée quelques heures après que nous l’eûmes emmenée. 

Maintenant je me demande toujours qui peut bien être avec moi dans l’ambulance. (réf.4)

fantômes dans l'ambulance

10

La petite fille avec un ruban dans les cheveux

(…) Il y avait 3 patients noirs dans la cinquantaine qui, s’ils étaient sous sédatif, même à faible dose, nous posaient des questions sur la petite fille noire avec un ruban dans les cheveux qui s’assoyait au pied de leurs lits. 

L’un d’eux a dit « elle m’a demandé comment j’allais, et ensuite elle s’est levée et est partie dans cette direction », tout en pointant en direction de la fenêtre du deuxième étage. Il a fait une pause, a ouvert grand les yeux et a dit « Mais j’imagine qu’elle n’a pas pu quitter la pièce par là, hein? »

Personnellement, je pense qu’elle prenait soin de ceux qui étaient comme un grand-père pour elle. (réf.1)

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L'étude est terminée

Comme c’est le cas pour plusieurs vieux hôpitaux, notre hôpital était, dans l’ancien temps, dirigé par des nonnes. Une de nos unités a été convertie en laboratoire d’étude du sommeil pour tester les patients en consultation externe. Lors d’un certain quart, en plein milieu de la nuit, je regardais nos écrans de surveillance quand j’ai vu cinq patients commencer simultanément à retirer leur équipement. Je suis allé dans la première chambre et j’ai demandé ce qui se passait, et le patient m’a dit qu’une vieille infirmière avec une coiffe est venue lui dire que l’étude était terminée et qu’il pouvait partir. Tous les patients m’ont raconté la même histoire. (réf.1)

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N'ouvre jamais cette porte!

À la morgue de l’hôpital, j’entendais souvent des coups provenant de l’intérieur du congélateur. Cela me faisait peur, surtout la fois où le pathologiste m’a attrapé par les épaules, m’a regardé dans les yeux et a dit « Tu entends ça? N’ouvre jamais la porte quand ils frappent! Jamais. »

Finalement, c’était provoqué par de la tuyauterie mal attachée… Le pathologiste se trouvait vraiment drôle. 

Je n’ai pas dormi cette nuit-là. (réf.1)

morgue
Photo: Charles Giraudet

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La dernière visite

Apparemment, il y a deux choses que les patients de notre unité voient avant de décéder.

Certains disent qu’ils ont vu deux hommes entrer dans leur chambre et leur dire de se préparer à partir. Les patients nous appellent et disent que ces deux hommes sont imposants, et qu’ils ont un comportement irritant. Les patients sont soit terrifiés, soit fortement agacés.

L’autre chose qu’ils vont voir c’est un petit garçon qui entre dans leur chambre et tente de les réveiller. Le garçon est habituellement bruyant et court partout dans la chambre. Les patients nous appellent et demandent qui laisse des enfants courir partout si tard le soir. 

Habituellement, nous aurons à préparer ce patient pour la morgue plus tard durant le même quart de travail. (réf.1)

La femme toxique

Introduction

Le soir du 19 Février 1994, Gloria Ramirez est amenée à l’urgence de l’Hôpital Général de Riverside, en Californie. Alors qu’une équipe s’affaire auprès d’elle, un des membres du personnel s’évanouit, suivi d’un autre, puis d’un autre. Une sorte de vapeur émane de la patiente et intoxique le personnel de l’hôpital, qui  respire difficilement et commence à vomir, à être pris de spasmes musculaires et à s’évanouir. L’histoire de cette femme toxique est un des mystères médicaux les plus troublants des temps modernes.

Les événements

Gloria Ramirez, 31 ans, souffrait d’un cancer du col utérin en phase terminale. Elle était sous chimiothérapie, et sa famille s’attendait à ce qu’elle vive encore quelques années. Ce soir-là, comme elle avait de violentes douleurs à la poitrine, de la difficulté à respirer et des vomissements, une ambulance a été appelée pour elle.

Gloria Ramirez
Gloria Ramirez, la femme toxique

À son arrivée à l’hôpital, elle était toujours consciente, mais parlait de façon incohérente. Ses respirations étaient courtes et rapides, et son coeur battait à un rythme alarmant. L’équipe médicale lui a fait des injections, mais comme la patiente ne réagissait pas de façon positive aux médicaments, les médecins ont dû utiliser un défibrillateur cardiaque. C’est à ce moment-là que le personnel médical a remarqué des indices troublants… sa peau était couverte d’un lustre huileux, et une odeur d’ail émanait de sa bouche. Lorsque Susan Kane, une infirmière, a tenté de prélever du sang du bras de Gloria, elle a remarqué une odeur d’ammoniac provenant du tube. Elle a donc passé la seringue à Julie Gorchynski, une résidente en médecine, qui a remarqué des particules cristallisées flottant dans le sang.  

C’est à cet instant que Kane, l’infirmière, s’est évanouie, et que Gorchynski, la résidente en médecine, a quitté la pièce car elle avait des nausées et se sentait étourdie. Elle s’assoit au bureau des infirmières, et s’évanouit, prise de convulsions. Maureen Welch, une inhalothérapeute, a été la troisième personne à s’évanouir. Sur les 37 membres du personnel qui travaillaient ce soir-là, 23 d’entre eux sont tombés malades, dont 5 qui ont dû être hospitalisées à cause de la sévérité de leurs symptomes. 

J'ai travaillé pendant 7 ans dans une salle d'urgence, et je n'ai jamais vu un autre événement de la sorte.
Susan Kane
Infirmière intoxiquée par la présence de Gloria

Après 45 minutes de défibrillation et de RCP, Gloria Ramirez est décédée. Son corps a été isolé dans un contenant en aluminium et la salle d’urgence fut fermée. Les patients des urgences ont été conduits à l’exterieur, dans le stationnement de l’hôpital, afin d’éviter qu’ils soient exposés à cet étrange toxicité. Ce n’est que le lendemain matin que la salle d’urgence fut rouverte, seulement après qu’une équipe spécialisée en matières dangereuses, vêtue d’uniformes de protection, ait méticuleusement nettoyé les lieux. 

Lors de l’autopsie menée une semaine plus tard, il fut déclaré que la cause de la mort était une dysrythmie déclenchée par une insuffisance rénale provenant d’un cancer du col de l’utérus. Toutefois, rien dans les résultats de l’autopsie indiquait l’origine de la toxicité qui émanait de la femme. 

Il n'y a pas d'évidence claire que [son corps] ait été contaminé par quoi que ce soit.
Dr. Jeffrey Simons
Riverside Community Hospital

Mais comment cette femme a-t-elle pu devenir porteuse d’une émanation si toxique?

Les théories

Suicide

La première théorie était que les employés de l’hôpital avaient en quelque sorte été empoisonnés par une classe mortelle de produits chimiques, les organophosphorés, qui sont courants dans les insecticides et les pesticides. En fait, les médecins ont suggéré que Gloria s’était probablement suicidée en ingérant un insecticide ou un pesticide. La famille de Gloria a fermement réfuté cette théorie, insistant sur le fait qu’elle n’était pas suicidaire et qu’aucun produit chimique de ce type n’avait été trouvé dans son appartement.

Hystérie collective

Le ministère de la Santé et des Services sociaux de Californie a envoyé deux scientifiques mener une enquête auprès du personnel de l’hôpital qui se trouvait à l’urgence ce soir-là. Ils ont constaté que les personnes intoxiquées avaient des résultats d’analyse sanguine normaux après les événements, et qu’il s’agissait pour la plupart de femmes. Ils ont donc conclu à une hystérie de masse.

Cette affirmation a été fortement réfutée, entre autres par Julie Gorchynski qui a invoqué sa propre histoire médicale. Après l’exposition à la toxicité de Gloria, la résidente en médecine a passé deux semaines dans l’unité de soins intensifs, souffrant de problèmes respiratoires. Elle a aussi développé une hépatite et une pancréatite, et plus tard une ostéonécrose aux genoux.

Il faut aussi ajouter que les victimes étaient tous des professionnels habitués à travailler jour après jour dans des situations d’urgence, ce qui rend le scénario de l’hystérie de masse peu plausible.

DyméthylSulfoxyde

Finalement, le bureau du coroner de Riverside contacta le Laboratoire National Lawrence Livermore pour enquêter. Leur conclusion fut que Gloria utilisait du diméthylsulfoxyde comme remède-maison pour soulager sa douleur. Cela expliquerait le parfum d’ail ainsi que la couche huileuse sur sa peau. Mais alors, pourquoi les employés de l’hôpital seraient-ils tombés malades après avoir été exposés à Gloria?

Le laboratoire émit l’hypothèse que l’utilisation de diméthylsulfoxyde, combiné avec l’oxygène administré dans l’ambulance, créerait une série de réactions chimiques et formerait du sulfate de diméthyle, un poison et un agent cancérigène qui cristallise à la température ambiante.

DMSO
Qu'est-ce que le diméthylsulfoxyde?

Connu sous l'abbréviation DMSO, il est vendu sans prescription aux États-Unis sous forme de gel ou de crème. Il est surtout utilisé pour soulager la douleur et l'inflammation, causées par ces conditions: vessie douloureuse, arthrose, zona et maux de tête. Les effets secondaires les plus courants sont des maux de tête, une irritation cutanée et une odeur d'ail.

Cette théorie est matière à débat dans la communauté scientifique, plusieurs spécialistes estimant cette théorie tirée par les cheveux, ajoutant que les symptômes ressentis par les employés de l’hôpital ne concorderaient pas avec ceux ayant subi une exposition au sulfate de diméthyle. De plus, une conversion de diméthylsulfoxyde en sulfate de diméthyle n’a jamais été vue auparavant dans le corps humain, elle semble donc extrêmement improbable. La famille Ramirez est elle aussi en désaccord avec cette théorie, et aucun diméthylsulfoxyde n’a été trouvé dans son appartement. 

Malgré tout, cette théorie est officiellement approuvée par le Bureau du Coroner de Riverside.

Distribution de drogues illégales depuis l'hôpital

Une théorie proposée par le New Times LA (voir les numéros du 21 mai et du 17 septembre 1997) suggère que l’hôpital cacherait un laboratoire clandestin de méthamphétamine, et que des travailleurs hospitaliers impliqués dans la production de la drogue illégale utiliseraient des sacs intraveineux pour entreposer et transporter des précurseurs chimiques tels que la méthylamine. Une de ces poches intraveineuses aurait été donnée par erreur à Gloria Ramirez. L’élément clé à l’appui de cette théorie est que les précurseurs de la méthamphétamine ont une odeur distinctive d’ammoniac.

Une deuxième autopsie

Deux mois après la mort de Gloria, sa famille a ordonné une autopsie indépendante. Ils ont engagé le Dr Richard Fukumoto, mais celui-ci fut incapable d’établir la cause de la mort parce que le coeur était manquant et ses autres organes étaient contaminés par de la matière fécale. De plus, elle avait été entreposée dans un congélateur défectueux, et par conséquence son corps était trop décomposé. 

Au bout du compte, la famille Ramirez croit que l’hôpital tente de dissimuler ce qui s’est vraiment passé, le coeur manquant ayant été détruit dans le but de camoufler les preuves.