Élevés par des loups: les enfants sauvages

Les enfants sauvages sont des enfants qui ont grandi sans contact avec des humains,
soit totalement isolés ou en étant élevés par des animaux. 

Leur vécu insolite nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, démontrant l’étendue des capacités d’adaptation des humains,
et les limites du développement de l’enfant s’il n’est pas stimulé. 

L'histoire de Marina: 5 ans avec les singes capucins

En 1954, une petite fille de 5 ans a été kidnappée dans son village de Colombie et abandonnée dans la jungle par ses ravisseurs. Durant les cinq années suivantes, elle n’aura plus de contacts avec les humains, et vivra avec un groupe de petits singes capucins.

enfant sauvage avec singe capucin
Ce n'est pas Marina sur la photo, c'est une actrice - Photo: Getty Images

Dans la jungle, Marina se nourissait de ce qu’elle trouvait, des baies, des racines et des gousses de fruits. Un jour, elle souffrit d’une intoxication alimentaire. Tordue de douleurs, elle ignorait si elle allait survivre ou non, lorsqu’un vieux singe capucin s’approcha d’elle et insista pour qu’elle le suive, l’entraînant vers un bassin d’eau et la forçant à boire. L’eau boueuse qu’elle ingéra la fit vomir, et la soigna du même coup. Le vieux singe l’avait sauvée.

Elle se lia ensuite d’amitié avec ce capucin, mais aussi avec plusieurs jeunes singes du groupe, qui lui apprirent à grimper aux arbres et à choisir de la nourriture qui ne représentait pas de danger.

Avec le temps, la petite Colombienne oublia comment parler, et se déplaçait sur quatre pattes comme ses compagnons. Elle imitait leurs comportements et ils la traitaient comme l’un des leurs, jouaient avec elle, mangeaient les insectes dans ses cheveux.

Petit à petit, mon sentiment de solitude et d'abandon commençait à disparaître. Même s'il y avait encore des nuits où j'étais submergée par ce que j'avais perdu et où je pleurais pendant des heures, ces moments de deuils se faisaient plus rares. Recroquevillée en petite boule dans mon tronc d'arbre creux, avec le son familier et réconfortant des singes au-dessus de moi, je me transformais graduellement en l'un d'eux.

Retour à la civilisation

Le retour de Marina auprès des humains ne se fit pas en douceur. Découverte dans la jungle par des chasseurs, ceux-ci décidèrent de la vendre à un bordel, d’où elle s’échappa. Elle vécut alors dans la rue avant d’être prise comme esclave par une famille. 

Une voisine décida de l’aider et l’envoya à Bogotá pour vivre avec sa fille et son gendre. Ceux-ci adoptèrent Marina et l’élevèrent avec leurs cinq enfants, avec qui elle vécut de nouveau une vraie vie de famille. 

Lorsqu’elle fut grande, Marina déménagea au Royaume-Uni où elle vit toujours aujourd’hui. Elle a écrit le livre The Girl With No Name, dans lequel elle nous raconte son enfance dans la jungle.

marina chapman
Marina aujourd'hui

Enfants sauvages dans les légendes

Les contes et légendes offrent une image romantisée des enfants sauvages: 

  • Tarzan, élevé par des singes, apprend à parler et à lire l’anglais grâce aux livres d’image retrouvés dans les affaires de ses parents. 
  • Mowgli, quant à lui, a grandi dans la jungle indienne avec une famille de loups et a reçu son éducation d’un ours et d’une panthère. 
  • Selon la mythologie romaine, les jumeaux Rémus et Romulus, fondateurs de Rome, ont été élevés par une louve.
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Rémus et Romulus élevés par une louve
Par EmDee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Ces histoires fictives sont toutefois loin de la réalité. Règle générale, les enfants élevés loin de tout contact humain ne connaissent pas le langage ni le comportement en société, et ne cherchent pas à retourner auprès des gens.

Types d'enfants sauvages

Il existe plus de 100 cas d’enfants sauvages répertoriés. On peut les classifier en trois groupes, selon l’expérience qu’ils ont vécue:

  1. les enfants élevés par des animaux (sauvages ou domestiques),
  2. ceux qui ont grandi seuls dans la nature,
  3. ceux qui sont restés isolés dans un endroit clos, comme une pièce ou un cellier.

Notons que dans certains cas, des enfants du troisième groupe ont été isolés dans un endroit clos par leurs gardiens, mais avec des animaux domestiques. Sans adopter l’enfant, ces animaux ont créé une relation avec lui et lui donnaient certaines stimulations.

enfant sauvage

Caractéristiques courantes des enfants sauvages

Il est très difficile, voire impossible, d’imaginer ce que ce doit être de passer une enfance sauvage. Étudier les enfants sauvages qui ont été ramenés dans la société humaine semble être le seul moyen de les comprendre. Et peut-être aussi de nous comprendre nous-mêmes un peu plus.

Ces enfants font parfois preuve d’une capacité d’adaptation surprenante, qui nous montre bien que nous, les humains, sommes capables de plus que ce que nous pensons. Observer leurs comportements nous apprend aussi que certaines de nos facultés sont clairement innées ou apprises. Et enfin, leurs limites, leurs handicaps, leurs manques de développement nous montrent l’importance de la stimulation de l’enfant par sa famille.

Retard mental

Un grand nombre d’enfants sauvages trouvés sont atteints d’un retard mental. Il existe un débat sur ce sujet: ces enfants étaient-ils handicapés avant même d’être abandonnés, ou alors le sont-ils devenus à cause de leur vécu isolé?

L’observation et l’étude des enfants sauvages nous apprend que ces deux options sont possibles. Donc, la réponse varie d’un cas à un autre. 

Voici le cas d’un enfant qui fut abandonné à cause d’handicaps physiques et mentaux:

L'histoire de Bello: Élevé par des chimpanzés

Vers l’âge de six mois, un petit garçon fut abandonné par sa famille dans la forêt de Falgore, au Nigeria. On pense qu’il était né chez les Peuls, un peuple nomade chez qui l’abandon d’enfants handicapés est courant. Il était handicapé physiquement et mentalement, et souffrait de plusieurs malformations. Ce qui n’a pas empêché une famille de chimpanzés de l’adopter et d’en prendre soin comme si c’était l’un des leurs.

Lorsqu’en 1996 il fut trouvé par des humains, le petit garçon avait 2 ans et il marchait à la manière des chimpanzés, en traînant ses bras au sol. Il émettait divers cris rappelant ceux des singes.

Le garçon fut nommé Bello et fut placé dans un centre spécialisé. Dans les premiers temps, Bello était agité, hurlait et lançait des objets aux autres enfants. Même si, avec le temps, il a appris à se calmer, il conserve plusieurs mimiques de chimpanzés, comme l’habitude de se pendre ou de taper ses mains l’une contre l’autre au-dessus de sa tête. Il reste incapable de parler.

chimpanzés

Sous-développement du cerveau

Pour que ses capacités cognitives se développent de façon optimale, un enfant a besoin de stimulation, d’affection, et d’un environnement adéquat. « Durant les cinq premières années de vie [d’un enfant], 80 pourcent du développement de son cerveau se produit », explique Kathleen Armstrong, psychologue scolaire de la University of South Florida. (Réf. 11) 

Kaspar Hauser

Dans la Bavière du 19ème siècle, un enfant appelé Kaspar Hauser a passé les 17 premières années de sa vie dans une sorte de réduit sombre, avec de temps en temps la visite de son gardien qui lui donnait des soins de base. Il a développé un peu de langage, a appris à être propre, à marcher et à écrire son nom, mais ce n’était pas suffisant pour que Kaspar connaisse un développement normal. 

À l’âge de dix-sept ans, il fut trouvé dans les rues de Nuremberg, grognant et gesticulant, avec deux notes dans les mains. Les notes ont révélé qu’il était le fils d’un cavalier, qu’il était né le 30 avril 1812, et qu’il avait été confié dans la petite enfance aux soins d’un journalier. Kaspar, qui souffrait d’un retard mental et qui ne savait pas se comporter en société, souleva la curiosité dans toute l’Europe.

Lors de son autopsie, il fut révélé que son cerveau souffrait d’une atrophie évidente.

Le manque de soin chez le tout-petit a donc un impact direct sur le développement de son cerveau. Si un enfant, qui n’a pas d’handicap, est isolé ou abandonné en bas âge, il peut par la suite développer un retard mental à cause du manque de stimulation.

kaspar hauser
Kaspar Hauser illustré par Johann Georg Laminit

Des expériences cruelles

À travers l’histoire, plusieurs expériences d’isolement ont été faites sur des enfants. Le but était de savoir laquelle est la toute première langue de l’humanité, celle que l’enfant développerait s’il n’entendait aucune autre langue. Ces hommes ne comprenaient pas que le langage n’est pas inné et que seule la stimulation peut développer la parole chez l’enfant. 

Une de ces expériences fut faite aux temps médiévaux, par l’Empereur allemand Frédéric II de Hohenstaufen. Celui-ci demanda à des nourrices d’élever des enfants avec seulement des soins de base, sans paroles, sans babillage, et sans aucune forme de communication. Mais sa recherche de la première langue de l’humanité fut vaine, car non seulement aucun des bambins soumis à ce régime cruel ne développa la parole, mais tous dépérirent et moururent.

Stimulations par des animaux

L’enfant sauvage adopté par des animaux recevra des soins et de la stimulation selon l’espèce animale avec laquelle il vit. Il ne développera ni le langage verbal, ni la marche debout, mais développera les méthodes de communication de cette espèce animale (les cris, les gestes, les mimiques) et se déplacera comme eux.

De plus, il développera d’autres capacités qui l’aideront à survivre. Ainsi, certains enfants sauvages ont une ouïe, une vision de nuit et un odorat formidables. La plupart ont une résistance accrue au froid et à la chaleur.

enfants sauvages
Illustration par Anna Taut

Les conséquences de l'isolement complet

Les enfants passant leurs premières années de vie en isolement total sont, sans l’ombre d’un doute, les enfants sauvages les plus démunis. Ceux qui sont adoptés par des animaux ont au moins la chance de recevoir la tendresse et la présence rassurante de leurs compagnons, et d’être stimulés de nombreuses façons.

Il est difficile pour les personnes sensibles de lire les histoires d’enfants ayant passé une partie de leur jeunesse en isolement forcé. Il est toujours question de parents ou gardiens qui font preuve d’une horrible cruauté, ou encore qui sont atteints d’un trouble psychiatrique aigü qui n’a pas été pris au sérieux par l’entourage.

Voici un cas d’enfant grandissant en isolement, et des conséquences sur le développement de ses capacités cognitives:

L'histoire de Danielle: 7 ans d'isolement extrême

En 2005, un officier de police de Floride entre dans une maison délabrée de Plant City. Dans la petite pièce du fond, sur un matelas moisi, il trouve une petite fille d’apparence squelettique, vêtue d’une simple couche et couverte d’excréments et d’insectes.

« Comment t’appelles-tu, mon trésor? », demande Mark Hostle, l’officier de police. La petite fille ne réagit pas.

Elle est emmenée d’urgence à l’hôpital, où les médecins estiment qu’elle a 7 ans.

Les enquêteurs interrogent sa mère, Michelle Crockett, et en apprennent plus sur l’enfant. Elle s’appelle Danielle. Elle vit dans cette petite pièce depuis pratiquement toujours, derrière une porte close. Sans voir personne, sans jouer, sans recevoir d’affection. La seule nourriture que sa mère lui donne de temps en temps, c’est une bouteille de lait. Jamais de nourriture solide. Pourtant, quatre adultes habitent cette maison, soit Michelle, son copain et ses deux fils.

Observations médicales

À l’hôpital, le personnel est sidéré devant la négligeance extrême qu’a enduré cette petite fille. Elle ne sait pas parler, ne comprend pas ce qu’on lui dit, ne sait même pas hocher la tête pour signifier oui ou non. Elle ne pleure jamais. Ne rit jamais. Ne réagit ni au froid ni au chaud. L’insertion d’une intraveineuse dans son bras ne suscite pas la moindre réaction chez elle. De temps en temps, elle émet un grognement.

Elle ne sait pas prendre une poupée dans ses bras, et ne connaît pas le jeu « coucou ». Parfois, elle fait une crise de colère et gesticule en donnant des coups de pied. Puis, elle se calme en se roulant en boule sur elle-même, suçant son poing et tapotant ses orteils. 

Danielle
Danielle - Photo: Times

Le personnel de l’hôpital tente de la faire marcher. Si on lui tient les mains, elle arrive à se tenir debout et à marcher de côté sur ses orteils, comme un crabe. Elle n’a aucune façon de communiquer et ne peut pas dire aux autres ce qu’elle ressent. Ce dont elle a besoin. Cet enfer qu’elle a vécu.

Des tests médicaux, des scans du cerveau et des examens génétiques n’ont rien trouvé d’anormal chez Danielle. Ce n’est pas une enfant autiste. Elle a seulement manqué de stimulation. Ils ont diagnostiqué une déprivation psychologique, un retard de croissance, de la négligeance physique et médicale, et des retards de développement. Ils en concluent qu’elle restera handicapée toute sa vie. 

L'adoption de Danielle

Heureusement pour Danielle, son histoire finit par prendre une tournure différente. À neuf ans, elle est adoptée par un père aimant, Bernie Lierow, qui, sans avoir trop d’attentes, a beaucoup d’espoir pour elle. Dans leur maison du Tennessee, Danielle a maintenant des frères. Ils ont des chevaux et des poulets. Elle apprend à utiliser la toilette, à remplir un verre d’eau, à tenir le chien en laisse. 

Vers la fin de son adolescence, Danielle dépasse maintenant son père de plusieurs centimètres. Au point qu’il devient impossible pour Bernier de retenir sa fille lorsqu’elle fait une de ses crises de colère. De plus, elle régresse dans ses apprentissages et doit à nouveau porter des couches. Bernie doit se rendre à l’évidence: même si cela lui brise le coeur, il doit placer sa fille bien-aimée dans un établissement, où elle serait mieux encadrée. 

Elle vit maintenant dans un foyer de groupe avec 6 autres résidents qui ont des besoins spéciaux. Elle y est en sécurité et le personnel la stimule bien, car elle continue de faire des apprentissages. Elle sait maintenant faire son lit, et apprend à laisser de la nourriture pour les autres, au lieu de toute la manger.

Bernie revient la voir régulièrement. Il aime passer du temps avec sa fille. « Les choses les plus importantes que je lui ai données », explique-t-il, « sont l’amour et le respect ».

Les enfants sauvages nous démontrent une différence fondamentale entre l'homme et l'animal

Quelle est la différence entre l’homme et l’animal? Voilà une question qui a fasciné les philosophes et les naturalistes depuis des siècles. Sans entrer dans ce débat complexe, soulignons qu’en étudiant les enfants sauvages, une différence fondamentale entre l’enfant humain et le petit animal devient évidente.

Prenons l’exemple d’un animal qui serait retiré de sa famille dès sa naissance, et serait élevé par des humains. Comment se développerait-il? La réponse, c’est qu’il développerait la plupart des caractéristiques de son espèce. Son comportement, ses déplacements, ses cris, ses préférences seraient assez semblables à ce que l’on voit chez les petits de cette espèce ayant grandi avec les leurs.

Ce n’est pas du tout le cas chez l’humain. Pourquoi? L’humain nait largement inachevé. Un grand nombre de connexions cérébrales ont besoin de se développer après la naissance. Sans stimulation, elles ne se développeront pas, et l’enfant restera incomplet.

bébé et chaton

« Il y a des animaux aux structures rudimentaires qui sont dès leur naissance tout ce qu’ils seront. Plus le système nerveux et cérébral se complexifie, plus il y a de possibilités d’imitation et d’apprentissage. Toutefois, il demeure que l’homme est une espèce singulière : l’homme naît véritablement inachevé, les connexions cérébrales continuent à se former pendant les premières années de la vie de l’enfant. Elles dépendent donc des sollicitations de l’entourage, donc des autres c’est ainsi que l’enfant apprend à parler, développe des capacités de représentation et d’abstraction. » (Réf. 4)

Démarche et mimiques des animaux

Une des caractéristiques courantes des enfants ayant été adoptés par des animaux, est la mimique de leurs comportements.

On l’a vu avec le cas de Marina en début d’article: même si elle avait appris à parler et à marcher avec sa famille humaine d’origine, elle a finit par oublier ces apprentissages. Avec le temps, elle en est venue à se déplacer, à manger et à se comporter comme les singes capucins avec qui elle vivait.

Toutefois, comme elle avait vécu jusqu’à l’âge de cinq ans auprès des humains qui l’avaient bien stimulé, son cerveau avait déjà créer les connexions nécessaires pour le développement du langage et du raisonnement. Une fois de retour auprès des hommes, elle a pu réapprendre à parler et à se comporter en société.

L'histoire de Shamdeo: l'enfant-loup

En 1972, un garçon d’environ 4 ans a été découvert dans une forêt de l’Inde. Il était en train de jouer avec de jeunes loups. Il avait une peau foncée, des cheveux emmêlés, de longs ongles crochus, et de fortes callosités sur ses paumes, ses genoux et ses coudes. 

Il fut emmené au village de Narayanpur et y vécut au milieu des villageois qui le nommèrent Shamdeo. Il se comportait comme un loup et il aimait chasser les volailles du village. Il adorait le sang frais, la viande crue et mangeait aussi de la terre. Il aimait passer du temps avec les chiens, avec qui il créait facilement des liens. Il préférait vivre de nuit.

Les villageois ont tenté de lui apprendre à parler, mais sans résultat. Toutefois, il était capable d’apprendre à communiquer avec des signes. Il a aussi appris graduellement à ingérer de la viande cuite, et à accepter une diète humaine.

Après plusieurs années dans ce village, il fut placé dans un des foyers de Mère Térésa, où on lui donna un prénom chrétien, Pascal. Il est décédé à l’âge de dix-sept ans.

shamdeo l'enfant-loup
Shamdeo

Rejet de la société humaine

La plupart des enfants sauvages vivant avec des animaux, résistent à leur capture. Ils ne recherchent pas et ne désirent pas la compagnie d’autres êtres humains. Ils préfèrent être avec l’espèce animale l’ayant adopté, ou avec une espèce semblable. Les enfants élevés par des loups, par exemple, apprécieront la compagnie des chiens.

Les animaux eux-mêmes se comportent de façon différente envers un enfant sauvage, comme s’ils percevaient quelque chose en eux. Par exemple, un animal qui fuirait devant tout être humain approchera l’enfant sauvage sans crainte.

Il peut arriver aussi que les animaux ayant adopté l’enfant le protègent de tout humain voulant le capturer, tel qu’ils le feraient pour un petit de leur espèce. Comme dans le cas suivant:

L'histoire d'Ivan: Quand on est mieux avec les chiens errants qu'avec les humains

À l’âge de 4 ans, Ivan Mishukov décida d’aller vivre dans les rues plutôt que de rester avec sa famille qui abusait de lui. Il quêtait sa nourriture auprès des passants et se lia d’amitié avec une meute de chiens errants. Partageant la nourriture qu’il trouvait avec ces chiens, ceux-ci lui donnaient en échange affection, sécurité et la chaleur nécessaire pour survivre aux nuits froides de Russie. Au bout du compte, il se trouvait mieux avec ces chiens qu’avec ses parents, et il devint le chef de meute.

« J’aimais les chiens, et les chiens m’aimaient », expliquera un jour Ivan dans une entrevue.

Ivan, maintenant âgé de 6 ans, vivait dans les rues depuis deux ans lorsque la police tenta de le capturer. Les chiens s’interposèrent et protégèrent l’enfant qu’ils considéraient comme l’un des leurs. C’est seulement lors de leur quatrième essai que les policiers, ayant attiré les chiens de la meute dans un endroit clos à l’aide de nourriture, réussirent à capturer l’enfant.

ivan mishukov
Ivan Mishukov

Comme il devait parler pour quêter, Ivan n’avait pas complètement perdu les notions de language qu’il avait acquises avant sa vie d’enfant de rue. Il fut placé dans une institution, et les chiens de sa meute, ayant senti où se trouvait l’enfant, l’attendaient à la porte. Les autorités décidèrent alors d’abattre les chiens.

Une fin heureuse

Éventuellement, Ivan alla vivre chez une mère adoptive qui prit bien soin de lui. 

Il grandit heureux et, devenu adulte, il choisit de retourner dans la ville de Reoutov, où il avait vécu avec les chiens errants. Il travaille maintenant dans une usine. Il est reconnaissant envers toutes les personnes qui lui ont apporté de l’aide, y compris les policiers qui l’ont capturé.

ivan mishukov
Ivan Mishukov aujourd'hui

Difformités corporelles

Les muscles des enfants grandissant auprès d’animaux se développent pour une démarche à quatre pattes plutôt que pour une marche bipédale.

On peut trouver aussi d’autre difformités chez ces enfants selon les comportements courants qu’ils ont adopté, comme des doigts larges et étrangement placés, les aidant peut-être à mieux s’aggriper aux arbres.

Dina Sanichar

En 1872, un groupe de chasseur découvre dans la forêt indienne un garçon d’environ six ans qui se déplace à quatre pattes, avec un groupe de loups. Surpris par leur découverte, ils décident de tuer les loups afin de pouvoir capturer l’enfant.

Le garçon est confié à un orphelinat tenu par des missionaires, qui le baptisent Dina Sanichar.

La photo ci-dessous est prise peu après l’arrivée de l’enfant auprès des missionaires. On peut clairement y voir un surdéveloppement des muscles du poignet et de l’avant-bras, causé par la marche quadripède du garçon.

dina sanichar
Dina Sanichar

Nanisme psycho-social

Même s’ils ont pu recevoir de la nourriture adéquate, certains enfants ne se développent pas autant qu’ils le pourraient. Ils demeurent plus petits, et parfois, la maturité sexuelle est retardée. Ce trouble de la croissance est causé par un très grand stress psycho-social.

Chez les enfants sauvages, ce trouble apparaît plutôt chez ceux qui ont été isolés et maltraités, et il cesse lorsque l’enfant est remis de façon permanente dans un environnement sain.

Les enfants élevés par des animaux ont une croissance plutôt normale, toutefois, le nanisme psycho-social peut se développer après qu’ils soient retirés de leur environnement sauvage. Car pour eux, ils ont perdu leur famille, les êtres qu’ils aimaient, leurs repères, et c’est au moment de leur capture que le stress psycho-social se produit.

Survivre seul dans la nature

Outre les enfants adoptés par des animaux et ceux vivant en isolement dans un endroit clos, il existe un autre groupe d’enfants sauvages: ceux qui ont réussi, seul ou en petit groupe, à survivre dans la nature, sans l’aide d’adultes ou d’animaux.

C’est le cas de deux jeunes filles qui ont réussi à survivre ensemble pendant 10 ans dans des régions sauvages de France.

L'histoire de Marie-Angélique: 10 ans dans la nature sauvage de France

C’était en 1731, dans la région de Champagne, en France. Deux jeunes femmes sauvages avaient été aperçues dans les alentours. Échevelées, la peau foncée, elles terrorisaient les gens du coin par leur seule apparence, et la plus grande des deux sauvagesses fut abattue d’un coup de feu par Monsieur de Bar de Saint-Martin.

Peu de temps après, dans un village de la région nommé Songy, la deuxième jeune femme sauvage, qui cherchait peut-être de la compagnie après la mort de son amie, s’approcha du village. Effrayés,  les habitants lâchèrent un chien sur elle. D’un seul coup de bâton, elle tua le molosse, avant de se réfugier dans un arbre.

Alerté par les villageois de la présence d’une sauvagesse, le Vicomte d’Épinoy réussit à l’amadouer en lui tendant de l’eau et de la nourriture.

La jeune femme était sale, échevelée et mal mise. Elle était affublée d’un nystagmus, un mouvement involontaire et saccadé des yeux. Elle était capable de chasser, de nager et de pêcher, et ne mangeait que des aliments crus. Elle pouvait écorcher un lapin ou un poulet vivant à mains nues et en mangeait la chair crue. Toutefois, les aliments cuits la rendaient malade.

Le Vicomte la fit placer chez des religieuses, qui prirent soin d’elle et l’éduquèrent. On lui donna le nom de Marie-Angélique Memmie Le Blanc. Avec les années, elle réapprit à parler, et apprit aussi à lire et à écrire. Elle devint religieuse, et raconta son passé.

enfant sauvage

Les origines de Marie-Angélique

Elle était née en Amérique, plus précisément dans l’actuel Wisconsin. C’était une amérindienne de la nation Meskwaki. À cette époque, une guerre sévissait entre les Meskwakis et les Français, ces derniers ayant décidé d’exterminer cette nation autochtone qui ne leur laissait pas le droit de passage vers certaines terres, et qui refusaient de se christianiser. Ayant tué pratiquement tous les hommes Meskwakis, certains Français décidèrent de laisser la vie sauve à quelques femmes et enfants. Ainsi, plusieurs Meskwakis furent placés dans des familles françaises d’Amérique, la plupart comme esclaves.

Marie-Angélique se trouva placée auprès d’une certaine Mme de Courtemanche. À cause des tensions qui existaient à l’époque entre les Français et le peuple Inuit, Mme de Courtemanche gardait chez elle, en otage, quelques jeunes filles Inuits. Marie-Angélique les rejoignit. 

Les relations se dégradèrent avec les Inuits, des attaques eurent lieu, et la dame Française dû rendre ses otages à son peuple. En 1720, elle se vit forcée de retourner en France, et elle s’embarqua sur un bateau avec Marie-Angélique et ses trois filles.

enfant sauvage

Elles arrivèrent à Marseille en plein épidémie de peste bubonique, et il fut exigé de Mme de Courtemanche qu’elle donne tous ses biens. Appauvrie, elle laissa alors la petite Meskwaki aux bons soin de Sieur Ollive, qui la fit travailler dans son atelier de filature de la soie, où elle était maltraitée. 

C’est après avoir été victime de viol que Marie-Angélique décida de s’enfuir. Elle partit avec une autre enfant, une esclave noire qui était originaire de Palestine, et dont l’histoire a oublié le nom.

Ensemble, elles survécurent pendant 10 ans dans la nature sauvage de France. Comme elles n’avaient pas de language commun, elles communiquaient entre elles par des gestes, des cris et des sifflements. À la longue, elles en oublièrent comment parler.

Conclusion

L’histoire des enfants sauvages est un reflet accablant de l’humanité: on y voit, grossi à la loupe, la cruauté des hommes. 

On comprend aussi la grande importance de la stimulation chez le tout-petit afin que son cerveau se développe entièrement.

Toutefois, ces histoires nous démontrent aussi la grande force de survie de ces enfants, et leurs incroyables capacités d’adaptation. Elles racontent l’affection infinie dont sont capables les animaux. Et le grand coeur de ceux qui se sont investis auprès de ces enfants qui, de retour dans la société humaine, avaient besoin d’un amour inconditionnel pour continuer leur parcours.

Références pour ma recherche et sources des citations

13 enfants qui ont vu des fantômes

Pourquoi les enfants voient-ils plus souvent des fantômes que les adultes?

Ce n’est pas seulement parce qu’ils ont une imagination plus vive. C’est aussi parce que leur cerveau réagit à un spectre plus large d’informations sensorielles. En vieillissant, le cerveau apprend à filtrer les informations qu’il reçoit et réagit seulement à celles qu’il trouve importantes. 

Ceux qui ont déjà vécu une expérience paranormale sont conscients qu’il existe une réalité, ou du moins des êtres qui occupent le même espace que nous mais qui sont invisibles la plupart du temps. Ainsi, le cerveau des petits enfants n’a pas encore appris à filtrer et à réagir seulement à ce qui fait partie de notre monde matériel, il réagit aussi à tout ce monde invisible.

Voici donc 13 expériences paranormales vécues par des enfants

bed monster

1

En 1998, un garçon passait des heures à jouer seul dans sa chambre. Personne de sa famille n’avait de temps pour lui et il s’ennuyait. Un jour, il vit un autre garçon assis de l’autre côté de sa pile de Légos. Il était habillé étrangement, et il était très tranquille. L’enfant esseulé était content d’avoir enfin de la compagnie. Il jouait avec le garçon tranquille, lui parlait, lui demandait de lui lancer certaines pièces de Légos qui étaient de son côté.

Ces jeux ont continué pendant 2 ans, jusqu’à ce que la famille doive déménager à cause d’une inondation.

Des années plus tard, alors que le garçon était devenu un adolescent de 16 ans, il discutait avec son grand-père en regardant de vieilles photos de famille. Puis, une photo attira son attention: l’adolescent pointa un garçon et dit à son grand-père: « Je le connais, lui. » Il s’agissait du petit garçon tranquille qui jouait aux Légos avec lui.

« Tu le connais? », répondit le grand-père surpris. « Oui, je jouais avec lui quand j’étais petit. »

« Comment est-ce possible, dit le grand-père, que tu aies joué avec lui alors qu’il est mort pendant la deuxième guerre quand les nazis sont entrés dans leur édifice et ont tué toutes les familles juives? »

L’adolescent remarqua alors que sur la photo, les enfants  avaient des étoiles cousues sur leurs vêtements, et il comprit. Il avait joué avec un enfant mort.

En publiant son histoire sur Reddit, l’adolescent ajouta qu’il avait tenté de recommuniquer avec cet esprit, mais sans succès. Il promettait de s’acheter d’autres Légos et d’essayer à nouveau, en l’invitant à jouer.

Réf. 6

2

« C’est l’homme-ange qui habite dans notre maison. » 

Le petit garçon de 3 ans pointait une photo que sa mère venait d’accrocher au mur. C’était la première fois que l’enfant voyait une photo de son grand-père qui était décédé environ 20 ans plus tôt.

Réf. 7

3

En 2018, un couple d’Américains acheta une maison et entreprit de la rénover. Leur petite fille, qui avait 4 ans, mentionnait parfois deux enfants qu’elle voyait dans sa chambre. Elle les décrivait ainsi: c’était un garçon et une fille, et tous les deux n’avaient pas de visage, et pas de bras. Ils étaient gentils et voulaient jouer avec elle.

Mais une nuit, les parents se firent réveiller par les cris de leur fille. Elle disait que les enfants sans visage lui faisaient peur. Les parents ne savaient pas quoi faire avec cette situation.

Un jour, elle raconta qu’en plus des deux enfants, elle voyait un vieil homme qui portait un chapeau et des bottes de cowboy. C’était un homme méchant, et la petite fille était terrorisée par lui. Elle raconta à ses parents que les deux enfants sans visage avaient peur de lui eux aussi. Seulement, voilà: le vieil homme ne pouvait pas entrer dans la maison. Selon la petite fille, il pouvait seulement aller sur le porche. « Il est tellement méchant qu’il n’a pas le droit d’entrer à l’intérieur », spécifiait-elle.  

Un soir, alors que la famille mangeait, ils entendirent des bruits de pas provenant de l’extérieur. Le père se leva et alla voir qui était là, mais ne vit personne. Sa fille lui dit, sur le ton le plus sérieux du monde: « C’est le méchant homme. Il se tient à la porte et nous regarde, Papa. » Le sang des parents se glaça. Leur fille se fit rassurante: « Y’a pas de problème, il n’a pas le droit d’entrer dans la maison. »

Ces événements se déroulèrent sur une période de 6 mois, après quoi le couple vendit la maison et déménagea. Leur fille ne parla plus jamais des enfants sans bras et sans visage, ni du vieil homme au chapeau de cowboy.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Curieuse, la mère fit des recherches sur cette maison, et trouva d’anciennes photos où on pouvait voir un vieil homme portant chapeau et bottes de cowboy. Il avait habité cette propriété. Toutefois, elle ne trouva rien concernant les deux enfants.

enfants sans visage

Réf. 10

4

"Quand j'avais environ 6 ans, j'étais chez une amie et nous nous sommes assises sur son lit, l'une en face de l'autre. Je voyais la porte de sa chambre (qui était ouverte), alors qu'elle faisait dos à cette porte et me regardait. Nous parlions de choses et d'autres dont je ne me souviens plus, lorsque tout à coup, un adolescent ou un jeune adulte est venu rapidement jeter un oeil dans la chambre avant de se cacher à nouveau derrière la porte. Il avait le teint blanc, presque bleu pâle comme s'il s'était noyé (cette maison était construite sur un ancien marécage), avec de grosses cernes noires sous les yeux, comme si de l'encre avait bavé de ses yeux. Il portait une casquette blanche tirant sur le gris qui lui couvrait les cheveux et une chemise blanche, et je n'ai pu apercevoir que le haut de son corps. Je pense que ce qui m'a le plus effrayée, c'est qu'il regardait au-delà de moi et semblait terrifié, comme s'il se cachait de quelque chose.

J'ai demandé à mon amie si c'était un camarade de son frère. Nous sommes allées voir, et son frère jouait aux jeux vidéos dans l'autre chambre et n'avait aucun ami avec lui. En plus, ça aurait été impossible pour lui de changer de vêtements et d'enlever un maquillage aussi vite. Alors j'ai paniqué et je suis rentrée chez moi.

Suite à cette mésaventure, des choses bizarres m'arrivaient de temps en temps. J'entendais quelqu'un respirer bruyamment et traîner quelque chose dans ma chambre. Une fois, quelque chose a frôlé mon bras alors qu'il pendant du lit, et de temps en temps, quelque chose tapait à ma fenêtre. Ça fait des années que plus rien ne m'est arrivé, mais j'ai encore peur des portes quand je suis seule à la maison."

5

En 2012, Angel Ruiz a publié sur Youtube cette vidéo montrant une petite fille qui a peur de quelque chose que nous ne voyons pas à l’écran. Son amie s’amuse de sa frayeur, jusqu’à ce qu’elle voit elle aussi la même chose. 

Ce qui rend cette vidéo crédible, c’est la sincérité de la peur des enfants.

Réf. 2

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« Quand j’avais 3 ans, j’ai demandé à ma mère qui était ce vieil homme dans la cuisine qui me demandait de le suivre. Ma mère a paniqué. »

Réf. 7

7

Un homme jouait aux jeux vidéos pendant que ses enfants (2 ans et 4 ans) dormaient et que sa femme était au travail. Il était en train de s’assoupir, lorsque tout à coup, il entendit la voix de sa femme dans le moniteur pour bébé, qui parlait doucement à leur fils. Il alluma l’écran du moniteur et vit ce qui lui semblait être le dos de sa femme, et son fils se déplacer sur le plancher et répondre à sa mère. L’homme sourit, éteint l’écran, et se recoucha dans le noir en attendant que sa femme vienne le rejoindre. 

Environ 10 minutes s’étaient écoulées depuis qu’il n’entendait plus sa femme parler, et elle n’était toujours pas à ses côtés. Subitement, il fut pris d’effroi. Il saisit son cellulaire pour vérifier la localisation du téléphone de sa femme. Elle était encore au travail! 

Il sauta sur ses pieds et s’empressa d’aller vérifier si ses enfants allaient bien. Les portes et fenêtres étaient toutes fermées, et le système d’alarme n’indiquait rien de particulier. Sa fille dormait à poings fermés, mais son fils était réveillé. L’homme lui demanda alors s’il avait vu Maman dans sa chambre, mais le bambin répondit que non. 

« À qui parlais-tu, alors? », demanda le père.

« Je ne sais pas. Une sorte d’animal, peut-être. Il essayait de me jouer des tours. »

Réf. 8

8

« Je me souviens que lorsque j’étais un petit garçon, j’avais une bonne amie qui jouait avec moi lorsque mes frères et soeurs plus âgés étaient à l’école. Elle était si nette, elle me semblait si réelle que je n’ai pas réalisé qu’elle était différente des autres filles jusqu’à ce que, 10 ans plus tard, on m’explique que pendant tout ce temps, elle était un esprit. » 

Réf. 12

9

Un jour, j'essayais d'allaiter mon fils, mais il ne coopérait pas - il était trop occupé à rire en regardant le plafond. Et un rire aux éclats de surcroît, il lançait sa petite tête en arrière et s'esclaffait. Je tentais de rediriger son focus sur l'allaitement, et j'arrivais à ce qu'il recommence à téter, mais il se remettait à rire et bougeait sa tête de tous les côtés pour apercevoir le plafond, ou plutôt pour apercevoir quoi que ce soit qui s'y passait et que je ne pouvais pas voir.

Ce manège a continué pendant environ 5 minutes, au bout desquelles du lait coulait de mes deux seins, et je n'en pouvais plus. Mon fils riait à s'en tordre le ventre et arrivait avec peine à reprendre son souffle, tandisque moi, je restais assise là, misérable, me demandant quoi faire.

Finalement, j'ai pensé que je pouvais simplement demander à qui que ce soit qui faisait rire mon fils de revenir plus tard.

Je me suis dit qu'au pire, rien n'allait changer, et que comme il n'y avait personne à la maison à part mon bébé de 6 mois et moi-même, personne ne pourrait me juger.

J'ai donc levé les yeux au plafond et j'ai dit gentiment: "Je sais que vous avez du plaisir à jouer avec le bébé, et il s'amuse lui aussi, mais il est temps pour lui de manger et il refuse la tétée parce qu'il est trop occupé à rire. Je me demandais si vous pouviez revenir plus tard pour jouer avec lui, ainsi, il pourra manger."

Je me suis sentie bizarre de parler comme ça à quelqu'un que je ne pouvais pas voir, mais je ne savais plus quoi faire d'autre...

Dès que j'ai eu fini mon explication, mon fils a cessé de ricaner. Il regardait autour de lui, confus, comme s'il se demandait où quelqu'un était passé. Ensuite, il s'est tourné vers moi et à recommencé à boire.

Je restais assise là comme gelée sur place, et j'étais un peu secouée que mon idée de parler à un esprit ait marché.

Mon papa est décédé presque 2 mois avant que je tombe enceinte, alors je me suis dit que c'était peut-être lui qui était venu faire coucou.

10

À cause de leur façon différente de traiter l’information, certains croient que les enfants autistes voient plus facilement les phénomènes paranormaux.

C’était le cas de Daniel, un enfant autiste qui avait tendance, depuis sa tendre enfance, à fixer le plafond et à réagir à ce qu’il y voyait. À l’âge de douze ans, il a dessiné un homme portant un chapeau de cowboy et il a dit « lui, là! », en montrant son dessin et en pointant le plafond.

Craignant que son fils souffre de quelque chose de grave, sa mère, Mélissa, l’a emmené voir un neurologue qui ne lui a rien trouvé d’anormal, à part l’autisme qui était déjà diagnostiqué. Elle a ensuite consulté un psychiatre qui a affirmé que Daniel était un enfant psychotique, en se basant seulement sur la façon dont Daniel fixait le plafond. Mélissa était dévastée.

Mais dans les temps qui ont suivi, le frère de Daniel, ainsi que sa grand-mère, ont tous les deux vu l’apparition de l’homme au chapeau de cowboy. Mélissa a alors compris qu’il ne s’agissait peut-être pas de psychose, après tout.

Elle a questionné ses voisins, et s’est rendue compte que non seulement l’un d’eux avait aussi été témoin de l’apparition, mais que des événements anormaux se produisaient dans les maisons voisines: des objets qui se déplaçaient touts seuls, et des portes qui claquaient sans qu’il y ait de courant d’air. L’autisme de Daniel lui avait-il permis de voir le phénomène paranormal avant les autres?

Réf. 12

baby and ghost
Photo par LisaTiffany, gagnante d'un concours d'édition de photo sur GhostStudy.com

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Frank Madrid, fondateur du groupe de recherche sur le paranormal The Arizona Paranormal Research Society, a été tourmenté par plusieurs entités durant son enfance. Il explique que certains membres de sa famille sont clairvoyants, et qu’il ressent facilement les énergies autour de lui.

En 1967, alors qu’il avait 9 ans, Frank emménagea à National City, en Californie, avec sa famille. Un jour qu’il se promenait à vélo, Frank aperçut un autre garçon qui se tenait devant la maison au coin de la rue. Les deux enfants parlèrent, et Frank remarqua que le garçon était esseulé et semblait avoir peur. Comme Frank ne s’était pas encore fait de nouveaux amis à National City, il joua avec le garçon timide et par la suite, il se rendit fréquemment à cette maison pour jouer avec lui. C’était un enfant calme et introverti, mais amical. 

Les deux garçons s’amusaient beaucoup ensemble, malgré quelques bizarreries que Frank avait remarquées. Par exemple, lorsqu’il apportait des jouets, Frank observait que son ami ne les prenait jamais, comme s’il ne pouvait pas prendre d’objets. De plus, sa maison était étrange. Elle semblait délabrée, et ses portes et fenêtres étaient condamnées par des planches. Frank n’était jamais entré dans cette maison, et il avait toujours vu son ami à l’extérieur, sur le terrain. Un jour qu’ils avaient beaucoup joué et qu’il était assoiffé, Frank demanda à son camarade s’il pouvait avoir un verre d’eau. 

– « Non », répondit son ami. « Mes parents ne laissent personne entrer dans la maison. »

– « Mais alors, peux-tu aller me chercher un verre d’eau? »

– « Non. »

– « Mais pourquoi? »

– « Parce que je ne peux pas entrer dans la maison en ce moment. »

Frustré, Frank partit. Par la suite, les choses ne furent plus jamais pareilles entre eux. Le camarade de Frank était encore plus renfermé qu’avant. Il ne riait plus, et les deux enfants n’avaient plus beaucoup de plaisir à jouer ensemble.

Un jour, le garçon timide raconta à Frank qu’il avait trouvé une hachette sur son terrain. Il lui fit signe de le suivre, et lui montra sa trouvaille. Il souhaitait que Frank prenne la hache afin qu’ils aillent couper du bois ensemble. Frank refusa, mais le garçon insista et insista, de plus en plus en colère. Frank céda et accepta de prendre l’objet. Son ami lui indiqua des bouts de bois qui traînaient par terre sur le terrain.

– « Coupe-les, » dit-il.

– « Non », dit Frank, qui sentait intuitivement qu’il ferait mieux de ne pas jouer avec cette hachette. « Fais-le, toi. »

– « Non! »

– « Mais pourquoi? », demanda Frank.

– « Parce que je ne peux pas! », répondit l’enfant, impatienté.

Frank céda à nouveau et s’exécuta. Il coupa une branche, mais la hachette traversa le bois et alla frapper la terre et les graviers qui étaient en dessous. Une roche revola et atteint Frank dans l’oeil droit. La douleur fut immédiate. De cet oeil, Frank ne voyait plus que des points blancs et rouges. Paniqué, il entreprit de courir jusque chez lui. En partant, il entendit dans son dos le rire de son ami. Un rire horrible, méchant, bruyant.

Frank a subit 9 opérations à son oeil droit, mais n’a jamais retrouvé la vue de cet oeil. 

« Je n’oublierai jamais ce rire », dit-il.

Réf. 11

12

Une grand-mère avait l’habitude de chanter une comptine polonaise à tous ses petits-enfants, même s’ils ne parlaient pas nécessairement cette langue.

Après son décès, son arrière-petit-fils est né. À trois ans, il chantait parfois tout seul. Ses parents se sont rendus compte qu’il chantait la comptine polonaise de son arrière-grand-mère, alors que personne ne lui avait apprise. Du moins, personne de vivant…

Réf. 1

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Jessica Soho a publié une vidéo sur Facebook montrant un petit garçon des Philippines qui aime bien jouer avec le cellulaire de sa mère pendant qu’elle fait la cuisine. Un jour, alors que les enfants sont couchés, la mère du petit garçon regarde les selfies et les vidéos que son fils a pris dans la journée. Elle est alors surprise de voir sa propre mère, qui est décédée, dans la vidéo avec son fils.

Dans l’image de droite, on peut voir un arrêt sur image de cette vidéo, ainsi qu’une comparaison avec une photo de la grand-mère alors qu’elle était vivante.

Ci-dessous, un lien direct vers la vidéo publiée sur Facebook. Vous pouvez sauter directement à 2:14 dans la vidéo pour apercevoir le petit garçon et sa grand-mère. 

selfie savec grand-mère

Références pour ma recherche et sources des citations

  1. These 30 Supernatural Kids’ Stories Are So Creepy, Parenting Isn’t Easy
  2. Girls see ghost and run, Angel Ruiz, Youtube
  3. The reason we have more paranormal encounters as a child isn’t just due to a more vivid fantasy but a broader spectrum of inputs the brain still interprets, Paranormal, Reddit
  4. Ghost encounter as a child, Paranormal, Reddit
  5. My baby kept looking at the ceiling and laughing, Paranormal, Reddit
  6. Playing with a ghost as a child, Paranormal, Reddit
  7. What’s the creepiest thing a child has ever said to you?, Paranormal, Reddit
  8. Baby Monitor creepiness, Paranormal, Reddit
  9. Yumaong lola, sumilip sa selfie video ng apo?, Jessica Soho, Facebook
  10. My cousin played with kids with no faces, Paranormal, Reddit
  11. Paranormal Survivor, Saison 1, Épisode 3
  12. I’m on the autism spectrum. I believe Because autistics process information and see the world differently, autistic children are more likely to see strange things paranormal things. They often witness activities way before anyone else in the home. Have any of you had paranormal experiences?, Paranormal, Reddit

Le joueur de tambour accusé de sorcellerie: était-ce un cas de poltergeist?

1661, Tedworth (Royaume-Uni)

Un jour que M. John Mompesson rentrait chez lui d’un séjour dans la capitale, il apprit qu’un soir pendant son absence, sa femme et ses enfants avaient été effrayés par de lourds coups portés à la porte d’entrée, accompagnés de voix fortes qui demandaient à entrer. Comme la demeure était située dans un endroit isolé, la famille n’avait pas répondu aux demandes.

Furieux, M. Mompesson jura d’attraper les scélérats. Le soir même, le manège recommença. Muni d’une lanterne et d’un pistolet, l’homme ouvrit la porte d’entrée pour faire face aux malfaiteurs, mais il fut surpris de n’y trouver personne. Peu après, les coups recommencèrent, mais à une deuxième porte cette fois. Mompesson se dépêcha de l’ouvrir, pour faire face au même résultat. S’avançant dans la nuit, l’homme cru entendre un son étrange, qui semblait surnaturel. La peur le saisit. Plus tard, alors qu’il était retourné au lit, il entendit un bruit retentissant, comme frappé sur le toit de la demeure. 

Le tambour

Il se rappela alors qu’il avait rangé le tambour d’un étranger dans son grenier. 

Environ un mois auparavant, William Drury, un vétéran de la guerre civile anglaise qui avait servi pendant la guerre comme joueur de tambour, s’était présenté dans la ville de Tedworth (aujourd’hui appelée Tidworth) pour demander la charité. L’homme était sans le sou, et il voyageait d’un hameau à l’autre, demandant la charité au rythme de son tambour, la seule possession qui lui restait. Seulement, M. Mompesson, agent d’accise de la ville, jugea que Drury troublait la paix avec son instrument, et il donna l’ordre que le pauvre homme soit jeté hors de la ville, et que son tambour soit saisi. 

Mompesson n’avait plus repensé à cette anecdote. Jusqu’à maintenant. Jusqu’au grand coup porté sur le toit de sa maison. Et si Drury était mort? Et s’il était revenu pour se venger de Mompesson, et réclamer son tambour?

Les bruits recommencèrent, et cette fois, ils furent accompagnés de battements de tambour. Comme pour agacer Mompesson. Ou pire, pour confirmer ses craintes.

joueur de tambour

Encore plus de phénomènes insolites

Dans les jours qui suivirent, d’autres phénomène insolites s’ajoutèrent au vacarme. Des chaises valsaient toutes seules dans les airs. Des lumières flottaient ici et là. La mère de M. Mompesson, qui habitait avec eux, trouva dans son lit un couteau placé en position verticale. Une bible trouva moyen de se faufiler par elle-même dans les cendres de la cheminée. L’apparition d’un grand homme avec deux yeux rouges brillants effraya un des employés.

Mais la hantise s’attaquait surtout aux enfants Mompesson, dont la plus âgée avait 10 ans. Les couvertures étaient arrachées de leur lit en pleine nuit et jetées par terre. Des bruits de griffure semblaient provenir de sous leur lit. 

Il arriva à quelques reprises que les enfants s’élevaient dans les airs et lévitaient, si bien que six hommes n’arrivaient pas à les faire redescendre. Puis, ils retombaient, se fracassant parfois contre un objet.

Afin de soulager ses enfants, leur père envoya les plus jeunes loger chez un voisin, et il fit dormir la plus âgée dans sa chambre à lui. Mais dès que les jeunes Mompesson furent intallée chez eux, la maison des voisins devint elle aussi le siège d’activités surnaturelles. Et la chambre de John Mompesson, habituellement calme, devint troublée par les phénomènes dès que son aînée y dormait.

Un prêtre tenta d’exorciser les lieux mais sans succès. Durant le rituel, les meubles de la pièce se mirent à danser et même à frapper l’homme d’église. 

Le procès

Malgré les dizaines de curieux qui affluaient chaque jour à la maison des Mompesson pour être témoins du phénomène, l’agent Mompesson fut accusé de tromperies.

Après plusieurs mois de troubles et d’enfer, il vint à l’esprit de Mompesson que William Drury était peut-être encore vivant. Et si l’origine des phénomènes était de la sorcellerie plutôt que de la hantise? Ayant discuté de son idée avec les curieux qui visitaient sa maison cette journée-là, un des visiteurs eut l’idée de demander tout haut une réponse: « Satan, si c’est le joueur de tambour qui t’ordonne de t’exécuter, frappe trois fois, pas un coup de plus. » Après quoi, trois coups bien distincts furent entendus. Cinq coups furent alors demandés, question de vérifier que ce n’était pas une méprise, et cinq coups nets furent reçus. John Mompesson en conclut que le joueur de tambour était encore bien vivant. Et qu’il s’amusait à lui faire vivre l’enfer par l’entremise de la sorcellerie.

William Drury fut traqué et mené devant les tribunaux. Il subit un procès, durant lequel les événements insolites qui se produisaient depuis des mois chez M. Mompesson furent décrits en détails. Malgré tout, le jury trouva Drury innocent, citant le manque de preuves. Toutefois, l’homme fut trouvé coupable d’avoir volé un cochon à Gloucester, et il fut déporté vers la Virginie. 

Les phénomènes surnaturels dans la maison des Mompesson cessèrent aussitôt. 

Hypothèses

À votre avis, était-ce bien un cas de sorcellerie?

Beaucoup d’éléments de cette histoire se retrouvent également dans plusieurs cas modernes de poltergeist:

  • Présence d’enfants pré-pubères particulièrement visés par les phénomènes mystérieux, phénomènes qui les suivaient même dans leurs déplacements,
  • Manifestations physiques comme des coups et des mouvements d’objets,
  • Phénomènes qui réagissent aux demandes et mêmes aux pensées des personnes présentes  

Plusieurs sceptiques affirment que les événements étranges survenus chez les Mompesson relevaient plutôt du canular. Ils accusent tour à tour les employés de la maison, les enfants Mompesson ou une bande de Gitans d’être responsables de la tromperie.

Référence

  • H. Addington Bruce.- Historic Ghosts and Ghost Hunters.- New York: Moffat, Yard & Company, 1908.

Hantise chez la famille Bell: Sorcière ou Poltergeist?

Image extraite du film An American Haunting

Partie 1: L'histoire

Début des manifestations

C’était en 1817, au Tennesse, dans une zone rurale des États-Unis. Une famille de fermiers, les Bell, remarqua un jour des sons bizarres qui se faisaient entendre dans leur maison, comme des grattements et des mâchouillements. Embêtés, ils fouillèrent partout, mais ne trouvèrent pas d’animal à l’origine des bruits. Les sons étranges s’intensifièrent les jours suivants, des coups se faisaient entendre, et les enfants se plaignaient que les bruits les dérangeaient quand ils essayaient de dormir. Était-ce la faute de ce drôle d’animal que John Bell, le père de famille, avait aperçu quelques jours auparavant dans les champs? On aurait dit un chien avec une tête de lapin.

Ou encore, était-ce provoqué par une sorcière? Car en plus des coups et des grattements, les manifestations devenaient physiques, les enfants se faisant gifler par une main invisible et les couvertures s’arrachant toutes seules des lits pour voler à l’autre bout de la pièce. Parfois, lorsqu’ils rentraient du champs où ils avaient travaillé, les membres de la famille recevaient une pluie de pierres.

maison Bell
Maison de la famille Bell

Membres de la famille Bell

La famille Bell se composait de 10 personnes, soit le père, John, sa femme Lucy et leurs 8 enfants: Jesse, John Junior, Drewry, Esther, Zadok, Elizabeth (Betsy), Richard et Joel. 

Celle qui recevait les pires traitements de la part des phénomènes mystérieux était la jeune Betsy, âgée de 12 ans à l’époque. Elle recevait des gifles tellement violentes qu’elle restait parfois avec une empreinte de main sur le visage. La hantise s’amusait aussi à lui tirer les cheveux et à la piquer avec des épingles.

betsy bell
Betsy Bell

La voix

Les enfants Bell tentaient parfois de communiques avec l’entité en lui demandant de répondre par des coups. Les questions posées était du genre « Combien y a-t-il de chevaux dans l’écurie? », ou alors « Combien de gens sont présents dans la pièce? ».  Les coups frappés donnaient la bonne réponse.

Après quelques semaines de ce manège, une voix se fit entendre. D’abord, un murmure. Puis, une voix de femme qui chantait doucement. Au fil des jours, la voix gagna en force et il devint possible de distinguer ce qu’elle disait. Il n’était plus nécessaire de lui demander de répondre par des coups, puisque l’entité participait maintenant aux conversations de la famille avec sa propre voix, qui était devenue familière et reconnaissable. 

Autant la voix pouvait se montrer pieuse et citer les saintes écritures ou chanter des hymnes, autant elle pouvait jurer, insulter et se répandre en haine envers John Bell. La voix suivait la famille à l’église et participait aux prières en s’exclamant « Seigneur Jésus! ». Si des paroissiens désaprouvaient sa présence, elle les pinçait. Il lui est même arrivé de répéter mot à mot deux sermons qui étaient prononcés au même moment à deux endroit différents, à treize miles de distance. 

Lorsqu’il était demandé à la voix qui elle était et ce qu’elle voulait, elle donnait toutes sortes de réponses contradictoires, affirmant par exemple être une sorcière, ou encore le fantôme d’un améridien dont le repos avait été dérangé, et se moquait ensuite de ceux qui l’avaient cru.

maison de la famille bell
Maison de la famille Bell

Visiteurs chez les Bell

John Bell n’aimait pas que les autres viennent se mêler de ses affaires, aussi avait-il demandé à sa famille de ne pas parler de ce qui leur arrivait. Mais comme les manifestations s’amplifiaient et que les Bell ne trouvaient pas de solution, ils décidèrent de se confier à leurs voisins, les Johnston, afin d’avoir leur avis. 

Les Johnston vinrent passer une nuit à la ferme des Bell afin d’observer d’eux-mêmes les phénomènes. Ils furent troublés pendant leur sommeil par des gifles infligées par une main invisible, et les couvertures tirées de leur lit. Voyant l’ampleur du problème, James Johnston réussit à convaincre John Bell qu’il devait demander de l’aide. Ainsi, John contacta des savants de l’époque, et nombreux furent les gens, savants ou curieux, qui rendirent visitent aux Bell. C’est pourquoi il existe des comptes-rendus de témoins, des affidavits et des manuscrits écrits par des gens ayant eux-mêmes expérimenté les manifestations étranges chez la famille Bell.

Le consensus général qui découlait de ces observations était que les manifestations devaient être provoquées par une sorcière. Les gens soupçonnaient Kate Batts, une des voisines des Bell, qui se serait plaint d’avoir été escroquée par John Bell lors de la vente d’un lopin de terre.

Un événement particulier, qui a suscité un grand intérêt, était en lien avec la famille de John Bell, qui s'était établi en 1804 près de ce qui est aujourd'hui Adams Station. L'enthousiasme était si grand que les gens venaient de partout autour, parcourant des centaines de miles afin d'être témoins des manifestations de ce qui était communément appelé "la Sorcière des Bell". Cette sorcière aurait été une sorte d'entité spirituelle ayant la voix et les attributs d'une femme. Elle était invisible, mais elle tenait des conversations, et serrait même la main de certains individus. Les phénomènes qu'elle produisait étaient extraordinaires, et semblaient avoir pour but d'embêter la famille. Elle ôtait le sucre des bols, renversait le lait, tirait les couvertures des lits, giflait et pinçait les enfants, et ensuite riait de la déconfiture de ses victimes. Au début, on a cru que c'était un bon esprit, mais ses actions subséquentes, jumelées aux malédictions qui accompagnaient ses remarques, ont prouvé le contraire.
- Extrait de "History of Tennessee"
Albert Virgil Goodpasture
Albert Virgil Goodpasture
Historien

Prétendants de Betsy Bell

Le temps passait et Betsy s’épanouissait en une belle jeune femme. Elle avait maintenant 15 ans et deux hommes s’intéressaient à elle. 

Il y avait d’abord Joshua Gardner, un jeune homme du coin, qui avait le même âge que Betsy. Elle éprouvait pour lui un vif intérêt. Leur liaison se développait et devenait sérieuse, au grand plaisir des deux familles qui approuvaient la relation.

Puis, il y avait un enseignant plus âgé que Betsy, Richard Powell, qui venait souvent lui rendre visite. John Bell ne l’aimait pas. Il n’avait aucune confiance en cet homme, et il laissait clairement entendre qu’il désapprouvait l’intérêt de Richard Powell envers sa fille. John avait probablement raison de se méfier, car lors de ses nombreuses visites, Powell n’a pas mentionné une seule fois qu’il était déjà marié, et que son épouse était restée à Nashville.

Vint le jour où Joshua Gardner et Betsy parlèrent de mariage. Leurs fiançailles furent célébrés, et les deux tourtereaux auraient dû être au comble du bonheur, mais ce n’était pas le cas. À chaque fois qu’ils tentaient de passer du temps ensemble, la voix intervenait pour les embêter. Que ce soit dans le champs, près de la rivière ou dans la grotte qui se situait sur la terre des Bell, la « sorcière » les suivait et les narguait sans relâche. La situation devenait compliquée.

La mort de John Bell

Vouant une haine particulière envers John Bell, la voix a souvent souhaité sa mort, jurant de le tuer un jour. 

Le 20 décembre 1820, John glissa dans un coma et mourut le lendemain. Dans le placard, à l’endroit où aurait dû se trouver le médicament de John, une fiole contenant un liquide de couleur foncée fut découverte. John Junior en donna au chat, qui mourut instantanément. Toute joyeuse, la voix clama alors que la veille, elle avait donné à John Bell une bonne dose de ce poison.

Lors des funérailles, la voix était encore présente, riant et chantant.

mort de john bell
Mort de John Bell

Mariage de Betsy Bell et fin des manifestations

Suite au décès de John, la voix et les manifestations physiques se firent moins intense, et se concentrèrent surtout autour de la relation entre Betsy et Joshua Gardner. Au printemps 1821, las des manifestations de la « sorcière » qui ne leur laissait aucun répit, Betsy et Joshua rompirent leurs fiançailles. Betsy accepta alors les avances de Richard Powell. Et cette fois, la voix se tint calme. Elle n’intervint pas dans cette relation. La voix prédit à Lucy, la mère de famille, qu’elle partait maintenant pour de bon et qu’elle ne reviendrait que dans sept ans. Et la hantise cessa.

Et par une étrange coïncidence, l’épouse de Richard Powell décéda justement au printemps 1821. Le mariage entre Betsy et lui fut célébré le 21 mars 1824. 

Et la voix tint parole, puisqu’en 1828, elle revint visiter John Junior pendant environ trois semaines, après quoi elle repartit en promettant de revenir dans 107 ans. Toutefois, aucun descendant de la famille Bell n’a vécu d’expérience paranormale en 1935.

Partie 2: Sorcière ou Poltergeist?

Mais qu’est-ce qui a causé ces manifestations paranormales? Survolons les différentes hypothèses.

Il est intéressant de remarquer que selon l’époque, une hypothèse sera privilégiée plus qu’une autre pour expliquer ce genre d’activités surnaturelles.

Sorcellerie

À l’époque, on croyait que les phénomènes étaient provoqués par une des voisines des Bell, nommée Kate Batts, qui était soupçonnée de sorcellerie. « La Vieille Kate » aurait été en colère contre John Bell suite à une transaction concernant un lopin de terre.

Il est dit que la voix s’identifiait parfois comme étant Kate Batts, mais la voix se donnait aussi d’autres identités, et semblait ainsi vouloir confondre ses auditeurs et se moquer d’eux plutôt que de s’identifier réellement.

Kate Batts n’a jamais avoué avoir fait de sorcellerie, ou avoir tenté de jeter une malédiction sur les Bell. Elle est décédée quelques années après John et Lucy Bell.

kate batts
Kate Batts

Sciences occultes

Une autre rumeur circulait, celle que Richard Powell, l’enseignant, pratiquait les sciences occultes. Pourrait-on croire qu’il serait à l’origine de la hantise des Bell, soit par occultisme, ou par supercherie? Après tout, les manifestations avaient débuté en 1817, peu après que Richard eut rencontré Betsy pour la première fois.

Curieusement, les intentions de la voix allaient dans le même sens que celles de Richard. La voix s’attaquait surtout à Betsy et à son père John, qui avait de la méfiance envers l’enseignant. De plus, peu après que Betsy rompit ses fiançailles avec Joshua Gardner, la première épouse de Richard Powell mourut dans des circonstances mystérieuses.

Et la hantise se termina alors que John mourrait, que les fiançailles étaient rompues, et que Richard Powell pouvait maintenant marier la belle Betsy. Tout se passait comme Powell le voulait.

Démons

Si la hantise chez les Bell s’était produite de nos jours, il serait probablement considéré que ces phénomènes sont causés par des activités démoniaques.

La famille Smurl, de la Pennsylvanie aux États-Unis, a été aux prises pendant des années avec des manifestations physiques de hantise. Outre les bruits et les odeurs fétides, les Smurl voyaient leurs meubles bouger, se faisaient physiquement attaquer et des voix troublantes étaient entendues dans toute la maison. Appelés à la rescousse, Ed et Lorraine Warren ont enquêté sur ce cas et en ont déduit que les lieux étaient infestés par quatre esprits, incluant un démon, qui contrôlait les trois autres.

ed et lorraine warren
Ed et Lorraine Warren, célèbre couple d'enquêteurs en paranormal

Psychokinésie spontanée récurrente

Il est fréquent que les manifestations poltergeist (esprits frappeurs) se produisent en présence d’un enfant au seuil de l’adolescence, qui se trouve soumis à un stress émotionnel. Certains chercheurs croient que ces jeunes manifestent leur trouble par une psychokinésie inconsciente. (La psychokinésie est la capacité d’agir sur les objets par la pensée.) Cette explication est la plus populaire pour expliquer les phénomènes poltergeist.

Un cas bien étudié fut celui de Victoria Campbell, une jeune fille de 11 ans qui était troublée suite à un déménagement. Les manifestations de poltergeist que subissait sa famille ne se produisaient qu’en sa présence, et la suivaient même à l’école. 

an american haunting

Dans le cas de la famille Bell, il est assez évident que Betsy Bell est un candidat de choix pour ce rôle. Avec son père, elle est celle qui subissait les attaques les plus violentes et les plus fréquentes de la part de ce qui les hantait.

Dans certains cas, lorsque l'enfant au centre des phénomènes canalise son énergie dans une activité créative, les manifestations poltergeist perdent en force et finissent par s'arrêter. Toutefois, dans le cas des Bell, c'est la mort de John Bell qui semble avoir mis fin aux phénomènes. Peut-on penser que Betsy subissait un stress provoqué par la présence de son père?

Le film "An American Haunting" sorti en 2005, relate l'histoire de la famille Bell et des manifestations étranges dont ils ont été victimes. Dans ce film, il est émis l'hypothèse que John Bell abusait sexuellement de sa fille Betsy.

Fantômes

Près d’une grotte située sur la terre de la famille Bell, existe un tumulus endommagé qui avait été construit par des Mound Builders amérindiens. Certains croient que ce tumulus était aussi un cimetière.

Il est connu que cette grotte était hantée elle aussi par la voix, et lorsque Betsy et Joshua Gardner s’y rendaient pour trouver un peu de calme, loin des phénomènes surnaturels qui se produisaient dans la maison, ils y étaient parfois attaqués par la hantise.

Certains croient que tous ces phénomènes étaient provoqués par un ou plusieurs fantômes provenant du cimetière autochtone.

Il est à noter que de nos jours, des phénomènes de hantise sont encore observés dans cette grotte.

grotte sorcière de bell
Grotte de la Sorcière des Bell - Photo: Tripadvisor

Canular

Comme pour tous les cas paranormaux, il y a des sceptiques qui croient que ce cas-ci est un canular. Ils affirment que ce sont les enfants Bell qui créaient les phénomènes de voix par ventriloquie, et qu’ils se cachaient dans la maison et tapaient des coups pour créer les bruits. 

Toutefois, cette hypothèse ne tient pas compte des témoignages qui ont affirmé avoir entendu les bruits et coups frappés contre les murs de la maison des Bell alors qu’ils étaient à l’intérieur avec toute la famille, et qu’aucun des enfants ne manquait. 

Il faut aussi mentionner que plusieurs livres ont été écrits sur cette hantise, et que si on les prend tous en considération, l’histoire se contredit et certains faits semblent carrément inventés.

Conclusion

Non seulement on ne sait toujours pas ce qui a causé les phénomènes étranges chez les Bell de 1817 à 1821,  mais en plus, cette hantise n’est peut-être pas terminée. La famille Bell semble avoir été laissée tranquille, puisqu’aucune manifestation paranormale n’a été remarquée par ses descendants, mais plusieurs manifestations sont encore vues près de l’ancienne ferme des Bell: apparitions, voix désincarnées, malfonctions des caméras et lumières dansant dans les champs la nuit.

13 photos de fantômes à vous donner la chair de poule

Les photos et les vidéos ne peuvent jamais être des preuves du paranormal.
Il sera toujours possible de truquer une photo ou une vidéo, ou de mentir dans son témoignage.
Toutefois, certaines photos portent à réfléchir…
Voici 13 photos qui m’ont particulièrement troublée.

1

il n'aurait manqué la photo de groupe pour rien au monde

Freddy Jackson, un mécanicien d’avion de la Royal Air Force, a été tragiquement tué en 1919 dans un accident impliquant une hélice d’avion. Le jour de ses funérailles, son escadron a été pris en photo.
Le visage de Freddy peut être vu derrière le quatrième aviateur à partir de la gauche dans la dernière rangée.  Lorsque la photo a été rendue publique dans les années 1970, Victor Goddard, un officier à la retraite de la RAF, a confirmé qu’il s’agissait bien de Freddy Jackson.

photo de fantôme

2

Sa belle-mère lui avait promis qu'elle serait avec lui

Cette photo a été prise le 22 mars 1959 à Ipswitch (Royaume-Uni) par Mable Chinnery. Après avoir visité et pris en photo la tombe de sa mère qui était décédée la semaine précédente, Mable marchait jusqu’à la voiture où l’attendait son mari Jim. Comme il ne restait qu’une seule pose sur son rouleau de film, elle a pris une photo de son mari. Au moment de la prise de vue, elle n’a rien vu d’anormal. C’est seulement lorsqu’elle a vu les photos développées qu’elle s’est aperçu que derrière son mari, on peut voir sa propre mère qui semble être assise sur le siège arrière.

Dans une entrevue, Jim Chinnery a expliqué que sa belle-mère aimait s’asseoir à cet endroit dans la voiture. Il a ajouté que ses derniers mots à son intention avant de mourir avaient été « Il ne t’arrivera jamais de mal, car je serai avec toi. »

chinnery

La photo entière

Ellen Hammel

Mme Ellen Hammell, mère de Mable Chinnery, de son vivant.
Notez qu’elle tient des lunettes dans une main, qui rappellent celles que porte son « fantôme »

3

Le chevreuil qui voit un fantôme

Édition: Cette photo est un canular. On peut rajouter cette petite fille sur nos photos grâce à une app qui s’appelle Ghost Capture.

Philip, de Mason au Texas, a envoyé cette photo au blog Strange Conspiracies, en expliquant que son père a installé une caméra afin d’observer les chevreuils qui viennent se nourrir à son installation. « Tôt le matin, vers 5 heures, nous avons vu quelque chose de bizarre: nous avons filmé un chevreuil mâle qui mangeait lorsqu’il a été effrayé par un fantôme! C’est très étrange et j’ai peur de ce qu’il pourrait y avoir sur notre propriété. »
L’enfant sur la photo, qui est vue par la caméra et le chevreuil, n’était pas visible pour Philip et son père. Philip spécifie qu’il n’y a pas d’enfant chez lui qui aurait pu être dehors à cette heure-là par un froid pareil. 
Un autre lecteur du blog commente que les vêtements de l’enfant ressemblent aux habits traditionnels des autochtones d’Amérique.

4

J'aurais vraiment peur si je voyais cela sur une de mes photos

Au milieu des années 1950, la famille Cooper venait tout juste d’emménager dans une vieille maison qu’ils venaient d’acquérir. Ils ont décidé de s’y prendre en photo. Ils semblent heureux sur le cliché, sûrement parce qu’ils ne savent pas qu’un invité, soit un homme au visage sans trait, a décidé de venir leur souhaiter la bienvenue en tombant du plafond.

5

Un endroit impossible pour une personne en chair et en os

photo de fantôme

L’utilisateur Reddit RickieOnRadio a publié cette photo prise par sa tante. Celle-ci terminait de donner le bain à son fils et elle le portait d’une main, alors qu’elle tenait son téléphone dans l’autre main pour le prendre en photo.

Il n’y avait personne d’autre dans la maison, et il n’y avait pas de miroir dans cette pièce. L’apparition d’une personne derrière le bébé est donc un mystère.

Encore pire, il n’y avait même pas assez de place dans cette petite pièce pour qu’une personne se tienne debout à cet endroit. Voyez par vous-même avec cette deuxième photo, montrant la toilette.

La pièce où la photo a été prise
Superposition de deux photos, qui montre bien l'endroit où le "fantôme" se trouve par rapport au mur. Il n'y aurait pas de place pour qu'une personne en chair et en os se tienne là.

6

Le chien ne semble pas la remarquer

En 1967, Harry Dack a pris une photo de son petit-fils, dehors derrière sa maison, à Carlin How au Royaume-Uni. Personne ne connait l’identité de la femme qui apparaît sur le cliché, et qui semble regarder le chien Jack Russel que tient dans ses mains le petit-fils de Harry Dack.

7

Le chien de l'enfer

Joe Martinez et son épouse posent pour une photo prise lors d’une fête d’anniversaire, à laquelle aucun chien n’était présent. La réunion de famille semblait normale, mais la photo ne l’était pas. Derrière Joe, un visage effrayant regarde l’objectif. Certains y voient un chien, mais Joe y a vu un démon.

Joe, qui consommait beaucoup de drogue à l’époque, a été tellement bouleversé par l’image qu’il a arrêté de consommer. Il garde toujours la photo avec lui dans son porte-feuille pour se rappeler l’homme qu’il était.

Certains disent qu’il s’agit d’une ombre, autrement dit d’un simple cas de paréidolie. Au lecteur d’en juger.

Qu’est-ce qu’une paréidolie?

Que voyez-vous sur cette photo? Le visage d’un barbu? Regardez encore… 

Ci-dessous, à l’aide de couleurs, vous pouvez voir à gauche le barbu que la plupart des gens voient sur cette photo.
À droite, vous pouvez voir l’homme, la femme et l’enfant qui sont réellement le sujet de cette photo.

paréidolie
paréidolie

La paréidole, c’est la tendance qu’a le cerveau humain à trouver des formes familières dans un motif informe, comme par exemple lorsqu’on s’amuse à trouver des formes dans les nuages. Probablement pour des raisons de survie, le cerveau identifie encore plus souvent des visages que d’autres formes. C’est ce qui fait que beaucoup de gens voient un barbu dans la photo précédente, et c’est aussi ce qui nous fait parfois voir des visages ou des formes que l’on associe à des fantômes ou des être surnaturels sur des photos.

8

La main fantôme

Peaches Geldof a pris un selfie avec son fils dans le bain. Une de ses mains est autour de la taille de son enfant pour le tenir, et son autre main prend la photo. La main qui apparaît dans ses cheveux, près de son visage, n’appartient ni à elle, ni au bébé! 

Peu de temps après qu’elle ait publié cette photo sur Instagram, Peaches est morte d’une overdose d’héroïne.
Peut-être aurait-elle dû prendre l’apparition pour un avertissement et arrêter de consommer, comme l’a fait Joe Martinez.

9

Quand la mort ne sépare pas les amis

La photo ci-dessous, prise par un certain M. Filson, fut soumise en 1927 au British College of Psychic ScienceOn y voit Lady Hehir et sa chienne Tara. 

L’autre chienne de Lady Hehir, nommée Kathal, était décédé six semaines plus tôt. La photo de droite montre Lady Hehir et Kathal. 

Tara était triste depuis la mort de Kathal, car celle-ci était sa compagne de jeux favorite. Mais la petite Kathal ne semblait pas être partie bien loin, puisque sur la photo prise par M. Filson, à l’emplacement de l’arrière-train de Tara, se trouve la tête d’un petit chien. Lady Hehir y reconnait Kathal, ou du moins son fantôme.

« D’ailleurs, a déclaré Lady Hehir aux enquêteurs qui ont étudié l’affaire, je suis convaincue que Kathal se trouve très souvent dans la pièce où je me tiens avec Tara. Cette dernière semble communiquer régulièrement avec elle… »

Lady Hehir avec la petite chienne Kathal
Tara et la fantôme de Kathal

10

La Dame Blanche de l'église de Worstead

En 1975, Diane et Peter Berthelot visitaient Worstead au Royaume-Uni avec leur fils de douze ans. Puisqu’il faisait très chaud, ils sont entrés dans l’église afin d’y trouver de la fraîcheur. Diane en a profité pour faire une prière concernant des problèmes de santé qu’elle avait à l’époque.

Son mari l’a prise en photo alors qu’elle était assise, seule, et qu’elle priait. Lorsque la photo fut développée, les Berthelot ont remarqué l’étrange figure blanche assise derrière Diane dans l’église. La dame blanche semblait être habillée à l’ancienne et porter un bonnet.

L’été suivant, les Berthelot sont retournés à l’église de Worstead et ont montré l’anomalie sur la photo au vicaire, le Révérend Pettit. Celui-ci leur a expliqué que cette église est habitée depuis plus d’un siècle par une Dame Blanche, et que les témoins racontent que c’est un esprit bienfaisant qui aide à la guérison. Malgré une légende locale qui dit que cette Dame Blanche apporte la mort à ceux qui la voient, dans la réalité, elle semble toujours apparaître près de gens en besoin de guérison.

En écoutant l’histoire du Révérend Pettit, Diane s’est tout à coup rappelé à quel point elle était malade à l’époque de leur première visite à Worstead. Elle a aussi réalisé que c’est depuis cette visite qu’elle se sentait mieux.

diane berthelot

11

Elle voulait être dans la photo avec les autres

En 1988, un groupe de vacanciers terminait leur séjour à Maurach en Autriche, et ont décidé de prendre une photo de groupe. L’un d’eux a installé sa caméra sur une table, a programmé le minuteur, et est allé s’installer avec les autres afin d’être dans la photo. Mais, zut! La photo s’est prise sans flash. Le vacancier a recommencé, et s’est assuré cette fois que le flash fonctionnera.

Au moment de regarder les photos développées, le photographe du groupe s’est rendu compte que sur la photo prise sans flash, une personne supplémentaire peut être vue, au centre du groupe. Elle n’apparaît pas dans la photo prise avec flash. De plus, la tête supplémentaire semble être plus près de la caméra que les visages des deux femmes à côté d’elle. Il aurait fallu que cette femme supplémentaire soit assise à l’emplacement de la table pour que la photo fasse du sens. 

Le groupe de vacanciers, interrogés à ce sujet, ont dit unanimement ne rien avoir remarqué de spécial au moment de la prise de vue, et ne pas reconnaître cette femme fantôme qui s’est glissée dans leur groupe.

La photo du haut est celle prise avec flash, et la photo du bas est celle sans flash, qui montre une "tête" de plus dans le groupe.

12

Voyez-vous le fantôme sur cette photo?

À première vue, cette photo prise en 1900 d’un groupe de quinze employées d’une usine de Belfast, en Irlande, paraît normale. 

Mais regardez bien… 

13

"C'est quoi cette chose au fond?"

Voici une photo prise au Musée de Science et d’Histoire Texas’ Fort Worth. Ce cliché a été capturé par l’utilisateur Reddit KRAMERisKRUNK alors qu’il visitait la section pour enfants du musée, avec sa nièce. Une fois à la maison, sa nièce a regardé la photo et lui a demandé « C’est quoi cette chose au fond? »

Ajoutons qu’une employée du musée a confirmé que d’étranges phénomènes s’y produisent régulièrement, comme des objets qui se déplacent.

Les enfants aux yeux noirs

Mais qui sont ces enfants aux yeux complètement noirs?
Des êtres surnaturels? Des démons?
Ou plutôt des extraterrestres déguisés en enfants?
Et si cette histoire n’était qu’un canular?

Shelby, 13 ans, a été obligée de manquer l’école, car sa mère était à l’hôpital et Shelby devait rester avec son petit frère jusqu’à ce qu’il parte pour l’école. Le reste de la journée, elle était à la maison, profitant de son temps seule et restant en pyjama.

Vers 11h 45, des coups sont frappés à la porte et Shelby a répondu. C’était un garçon un peu plus âgé qu’elle. Étrangement, son toupet lui couvrait complètement les yeux.

« Donc, ce gamin était super immobile. J’aurais pu croire qu’un de mes amis avait mis un mannequin devant ma porte et était parti se cacher. Mais ensuite, le gamin a parlé. On aurait dit un p… de robot, ou quelque chose du genre. C’était comme s’il était programmé pour dire ça: « Ma mère m’a dit de demander un téléphone, de peur que je me perde. Avez-vous un téléphone? »

À ce stade, je chiais dans mon pantalon parce que, premièrement: j’étais une fille de treize ans et un garçon plus âgé que moi, habillé comme un voleur, était à ma porte avec la moitié de son visage couvert. Deuxièmement: pour une raison que je n’explique pas, je ne pouvais détourner mon regard. J’avais l’impression que si je bougeais, ou si je disais autre chose que «oui», j’allais exploser. Et troisièmement: il y avait deux autres garçons du même âge que lui, debout dans mon allée, habillés exactement de la même manière que lui. Un jean ample, un chandail à capuchon foncé et des Vans usés. »

Au départ, Shelby ne pouvait que bégayer et hocher la tête. Elle trouva finalement la force de dire clairement « Non! », mais alors qu’elle fermait la porte, l’adolescent mis son pied en travers pour la bloquer. Les deux autres qui étaient dans l’allée ont commencé à s’avancer vers elle. 

« J’ai attrapé la batte de baseball qui était près de la porte d’entrée et je l’ai menacé: « Si tu ne pars pas tout de suite je vais te f… toute une branlée, et appeler les flics! » J’ai crié assez fort pour qu’au moins un de mes voisins puisse m’entendre, du moins je l’espérais. Car j’étais cette fille plutôt petite, portant un pyjama Bob l’Éponge, c’était difficile de paraître menaçante.

Tout à coup, l’enfant de p… a enlevé son pied de là et est allé se placer entre les deux autres ados, s’intercalant parfaitement. Puis, celui de droite a dit, exactement sur le même ton et la même voix que le premier: « Je suis désolé de t’avoir dérangée. Je reviendrai plus tard pour te le redemander. »

Intérieurement, je préparais mes funérailles. Juste au moment où je m’apprêtais à fermer la porte, le premier ado sourit et leva les yeux. ET C’ÉTAIT DES P… DE YEUX NOIRS. Les deux autres ont fait la même chose. J’ai dit NON et j’ai claqué la porte. Puis, j’ai appelé mon voisin qui était un gros costaud de 20 ans. Il est venu en courant et les a cherché partout autour de ma maison, mais il a dit qu’ils étaient partis. Quand j’ai raconté tout cela à ma mère, elle ne m’a pas crue et a dit que je mentais. Ils ne sont jamais revenus, mais maintenant j’ai toujours peur d’être seule chez moi, surtout que mon gros costaud de voisin a déménagé. » (Réf. 11)

Les caractéristiques des enfants aux yeux noirs

Dans les témoignages, les enfants aux yeux noirs ont généralement les attributs suivants:

  • L’apparence d’enfants entre 6 et 16 ans;
  • Apparence physique normale, à part les yeux qui sont entièrement noirs, ce qui inclut la partie normalement « blanche » de l’oeil (la sclère) ainsi que l’iris;
  • Leur comportement est plutôt figé;
  • Leur ton de voix donne l’impression d’être trop mâture pour leur âge, ou d’être acté;
  • Soit qu’ils sont vêtus de façon démodée, avec par exemple une longue robe fleurie faite à la main, ou soit qu’ils sont vêtus de façon moderne, portant la plupart du temps un chandail à capuchon;
  • Ils se présentent seuls, ou en petit groupe (5 maximum); 
  • Ils demandent à entrer (dans la maison ou la voiture), souvent en prétextant de l’aide, par exemple en demandant de pouvoir téléphoner;
  • De surcroît, ils sont insistants dans leur demande, et ne semblent pas pouvoir entrer s’ils n’ont pas reçu la permission;
  • Les témoins rapportent une peur viscérale en leur présence;
  • Également, les chats et les chiens fuient la scène, ou agissent agressivement;
  • Des phénomènes électriques bizarres se produisent parfois en leur présence.
enfants aux yeux noirs

L'histoire de Brian Bethel

Les enfants aux yeux noirs sont devenus un sujet populaire dans le monde du paranormal en 1996, lorsque le journaliste Brian Bethel a écrit un message sur une liste de diffusion racontant sa rencontre effrayante avec deux enfants aux yeux noirs. 

Ce soir-là, il était entre 21 h 30 et 22 heures, et Brian était stationné près d’une salle de cinéma, à Abilene au Texas. Il était assis dans sa voiture, en train de faire un chèque pour payer une facture internet au bureau du fournisseur local. Des coups furent alors frappés sur la vitre du passager. L’homme leva les yeux et vit deux adolescents portant un chandail avec le capuchon relevé. Le capuchon leur couvrait le visage. 

Brian se sentit tout de suite envahi d’une peur inexplicable. Pourtant, les deux garçons avaient une apparence normale, et leur compertement n’était ni agressif, ni incongru. Malgré une frayeur qu’il ne s’expliquait pas, Brian se ressaisit, baissa la vitre et tenta de mieux voir leurs visages. Le premier avait le teint olivâtre et des cheveux bouclés. Le second, des cheveux roux et des taches de rousseur. C’est alors qu’il vit leurs yeux: entièrement noirs, sans vie, sans substance. 

Glacé sur place par la peur, Brian écoutait les adolescents lui expliquer qu’ils étaient venus pour voir un film, mais qu’ils avaient oublié leur argent à la maison. Ils lui demandaient de les conduire jusque chez eux, afin qu’ils prennent leur monnaie et reviennent pour voir Mortal Kombat. « Ce ne sera pas long! » disaient-ils. Devant la frayeur de Brian, ils ont ajouté « Nous ne sommes que des enfants! » 

N’en pouvant plus, le journaliste releva sa fenêtre et marmonna quelques mots d’excuse. Alors qu’il démarrait, il les entendit lui dire à travers la vitre: « Nous ne pouvons pas entrer si vous ne nous donnez pas la permission! Laissez-nous entrer! » Brian partit rapidement, et lorsqu’il voulut jeter un dernier coup d’oeil aux garçons, ils avaient disparu.

enfants aux yeux noirs

La terreur ressentie par les témoins

Brian Bethel ne s’est jamais totalement remis de sa rencontre avec deux enfants aux yeux noirs devant le cinéma.

« Mon sommeil était sérieusement perturbé. En fait, je ne voulais plus dormir du tout. Je ne me sentais plus en sécurité en allant me coucher. J’avais tout le temps cette peur de les voir apparaître au pied de mon lit, ou de me rendre compte qu’ils m’attendaient devant ma porte. Les premières semaines ont été très difficiles, et j’en ressens encore les effets jusqu’à aujourd’hui. Dans les films d’horreur et dans d’autres médias, on utilise communément les yeux noirs pour symboliser le mal, et je vous dirais que chaque fois que je vois une telle image, surtout quand je ne m’y attends pas, j’ai un flashback: je retourne brièvement à ces moments atroces dans ma voiture. À juste titre, je ne savais pas si j’allais mourir ou non. Je n’ai jamais été aussi terrifié de ma vie.

[Que sont ces enfants?] Je n’en suis pas sûr. Ce que je sais, c’est qu’ils sont des prédateurs et que nous sommes la nourriture. Je ne pense pas qu’ils veulent nous manger dans le sens littéral du terme, mais ils veulent quelque chose de nous. Peut-être qu’ils veulent seulement nous tuer, mais j’ai tendance à penser que leur dessein est bien plus complexe que cela. Tant que vous n’aurez pas été témoin de ces terribles yeux noirs, pleins de haine, arrachés aux profondeurs de la nuit et du temps, je ne crois pas que vous puissiez comprendre. Les autres témoins à qui j’ai parlé comprennent vraiment. »

Ce genre d’émotions extrêmes n’est pas rare chez les témoins des enfants aux yeux noirs. 

En 1998, un militaire américain était en poste en Californie, et habitait dans les baraques réservées aux militaires célibataires. Un soir vers 23 heures, alors qu’il marchait près des baraques pour aller rejoindre des camarades, le vent s’est levé d’un coup et il a entendu comme le rire de cent personnes en même temps, transporté par le vent. C’était étrange, mais le militaire s’est dit que ça devait provenir d’un groupe de soldats plus loin. 

Alors qu’il montait au deuxième étage de la baraque, il vit un garçon caucasien de 8 ou 9 ans, assis dans le haut des escaliers. Il avait des cheveux sombres et bouclés. À première vue, un enfant n’avait rien à faire à 23 heures près des baraques de célibataires, mais le plus bizarre, c’était ce qu’il a remarqué ensuite: ses yeux, noirs comme de l’encre.

enfants aux yeux noirs

« Il m’a regardé et j’ai alors ressenti une véritable terreur, comme si mon âme était en danger. J’ai couru jusqu’au bas des escaliers et je suis retourné à ma chambre, verrouillant ma porte et restant caché pour le reste de la nuit. Je pensais avoir rencontré le diable ou un démon. Ce n’est que l’année dernière que j’ai entendu parler des enfants aux yeux noirs. En lisant les récits des autres, j’ai compris qui j’avais rencontré. »

Le militaire a expliqué qu’au moment de la rencontre, il avait le sentiment que l’enfant était un être spirituel malveillant passé dans notre monde. Il ignorait si l’être devant lui voulait se nourrir de son âme, le maudire, le traîner dans l’enfer ou l’emmener avec lui dans la dimension d’ombre d’où il venait. Mais il ressentait au fond des tripes que son âme était en danger. (Réf. 7)

Gardons l'esprit ouvert

Il est préférable de s’approcher du paranormal avec à la fois un esprit ouvert et un esprit critique. Comme le disait Jean Rostand, avoir l’esprit ouvert, ça ne veut pas dire d’avoir l’esprit béant à toutes les sottises. Mais avoir l’esprit critique, ça ne veut pas dire non plus de l’avoir fermé et sarcastique.

Prenons par exemple la page Wikipédia sur le sujet des « enfants aux yeux noirs ». Dans cet article, seul le point de vue sceptique est représenté, et il y est affirmé que ce phénomène n’est qu’une invention, point à la ligne. « Les enfants aux yeux noirsont une légende urbaine au sujet de créatures paranormales ayant l’aspect d’enfants entre 6 et 16 ans, au teint pâle et aux yeux complètement noirs. »

Pourtant, rien n’est moins sûr quand il est question des enfants aux yeux noirs. Les témoignages se multiplient et l’identité de ces enfants est mystérieuse. Certains cas semblent s’expliquer assez clairement par des adolescents portant des verres de contact teintés, mais cette explication ne s’applique pas à toutes les occurences. D’autres histoires semblent être des inventions pures et simples, mais est-ce le cas de chacun de ces témoignages?

Des cas d'enfants aux yeux noirs antérieurs à 1996

Les sceptiques qui ont pris le contrôle de cette page Wikipédia soutiennent que le mythe a pris naissance en 1996, avec le témoignage du journaliste Brian Bethel. Ils disent que tous les autres cas sont des inventions calquées sur l’histoire de Bethel.

Même si c’est le récit de Bethel qui a popularisé le phénomène, il existe réellement des cas antérieurs à 1996. La différence principale entre ces témoignages « pré-internet » et ceux d’aujourd’hui, c’est que le terme « enfants aux yeux noirs » n’avait pas encore été inventé par Bethel, et qu’ils sont alors décrits en utilisant d’autres mots. (Les termes originaux en anglais sont Black Eyed Children, dont le diminutif est BEC, ou Black Eyed Kids, dont le diminutif est BEK ou BEKs.)

L’auteur David Weatherly, dans son livre Black Eyed Children, rapporte plusieurs cas antérieurs à 1996, incluant un cas intéressant qui s’est produit en France, en 1974.

black eyed children

Des enfants aux yeux noirs en France, en 1974

Selon un rapport du N.I.C.A.P. (National Investigations Committee on Aerial Phenomena), deux hommes connus uniquement sous le nom d’Alain et Patrick firent une étrange rencontre dans un village non-nommée de l’Aisne. 

Lors d’une belle journée d’automne, Alain et Patrick faisaient une ballade en voiture. Il était environ 15 heures quand ils ont décidé de faire demi-tour et de prendre un itinéraire différent. Le conducteur, Patrick, a ralenti devant la dernière maison du village pour faire demi-tour. C’est là qu’il a remarqué cinq petites silhouettes étranges dans la cour de la maison. Trois d’entre elles se tenaient à l’arrière-plan, blotties l’une contre l’autre. Le quatrième enfant marchait le long de la maison, passant ses mains sur le mur. Le cinquième se tenait au milieu de la cour, leur faisant face. Afin de jeter un oeil sur les étranges enfants, Alain baissa la vitre côté passager. Son sang s’est glacé. 

Les cinq enfants faisaient un peu plus de quatre pieds de haut. Ils étaient tous habillés de la même façon, portant une longue robe qui descendait jusqu’à terre. Le tissu de leurs robes était décoré de taches multicolores. Les êtres avaient la peau jaunâtre et de longs cheveux qui tombaient le long de leur dos jusqu’à la taille. Leur nez semblaient repoussés vers l’intérieur, et leurs yeux étaient énormes, complètement noirs, de la taille d’une boule de billard.

enfants aux yeux noirs
Illustration d'enfants aux yeux noirs faite par un des témoins de la rencontre dans l'Aisne, 1974 - publié par N.I.C.A.P.

L’enfant le plus proche du véhicule leva le bras pour faire signe aux deux hommes de s’approcher. La scène effraya Alain au point qu’il se mit à hurler, demandant à Patrick de partir au plus vite. Celui-ci ne se fit pas prier, fit demi-tour et s’éloigna le plus rapidement possible. (Réf. 3)

Des enfants trop propres, témoignage de 1918 ou 1919

C’était en 1918 ou 1919, à Sandoval en Illinois (États-Unis). Il faisait chaud, et un homme se prenait quelque chose à boire à la cuisine lorsqu’il entendit frapper à la porte. Il trouvait cela étrange, car dans son coin, les gens ne frappaient pas à la porte, ils l’appelaient tout simplement par son nom. Comme il habitait tout près du chemin de fer, il se dit que des sans-abris devaient être débarqués du train et s’être arrêtés chez lui pour quêter un repas ou du travail. Mais s’avançant dans l’entrée, il vit que c’était en fait deux enfants, une fille et un garçon. Ils lui demandèrent s’ils pouvaient entrer dans la maison pour se reposer, expliquant qu’ils avaient une longue route à faire.

Les enfants lui semblaient étranges pour deux raison: la première, ils ne le regardaient pas directement. La deuxième, ils étaient bien trop propres: pas de poussière, pas de sueur, les cheveux bien mis. De fait, monter sur le train était salissant. Les gens se retrouvaient avec de la graisse, de la poussière de charbon, sans compter les éraflures sur les mains et les genoux. En plus, marcher dans les champs sous cette chaleur, ça décoiffait n’importe qui. Mais les enfants devant lui étaient immaculés comme si c’était un Dimanche. 

L’homme leur proposa de s’asseoir sur le porche, vu la chaleur dans la maison. Mais la petite fille insista: « Pouvons-nous entrer? » Elle se mit à répéter sa demande, encore et encore, jusqu’à ce que l’homme frappe des mains et dise: « Non! Sacrebleu! » La petite fille s’arrêta alors et le fixa de ses yeux noirs comme le charbon. « Monsieur, est-ce que nous pouvons entrer, s’il vous plaît? »

Après cette rencontre, L’homme est allé à la cuisine où il s’est affalé sur une chaise, se sentant mal, comme s’il avait reçu un coup dans le ventre. Son chien est venu le rejoindre, tremblant comme une feuille. Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, l’homme se dit qu’il devait souffrir d’un épuisement causé par la chaleur. (Réf. 5)

enfants aux yeux noirs

Les enfants aux yeux noirs sont-ils humains?

Leur apparence est celle d’enfants, mais parfois, un détail (autre que les yeux) semble incongru et donne à penser qu’il s’agit de créatures déguisées en enfants. Le cas suivant en est un parfait exemple. Il s’agit de la rencontre d’une femme avec trois enfants aux yeux noirs qui s’est produite au Brésil.

C’était en 2016. Il était environ 18 heures. Une jeune femme rentrait chez elle à pied en provenance de son école, lorsqu’elle fut abrodée par trois personnes: deux jeunes enfants, un garçon et une fille, accompagnés d’un enfant plus grand. 

Ils se sont approchés d’elle, et c’est alors que la jeune femme put vraiment bien les voir. L’enfant plus grande que les autres était vraiment singulière. Son visage semblait très jeune. Trop jeune pour la grandeur qu’elle avait. Comme une adolescente qui aurait eu le visage d’une petite fille. En plus, elle avait ces étranges yeux noirs. Et sa ligne de cheveux descendait bas sur son front.

La jeune femme ne bougeait pas et lorsque l’enfant trop grande lui parla, elle se sentit prise de vertiges. Une mauvais odeur lui vint au nez.

« Elle a dit quelque chose comme: « S’il vous plaît, pouvez-vous nous aider? Nous sommes perdus et devons rentrer chez nous. Nous ne voulons pas que maman s’inquiète. » Je l’ai observée, ainsi que les deux autres enfants. Ils ne se ressemblaient pas du tout. Personne ne se ressemblait. La petite fille avait l’air d’avoir environ 6 ans et avait une apparence asiatique. Le garçon, à peine plus âgé qu’elle, était pâle et avait les cheveux bruns. Et le plus grand enfant, celle qui avait l’air à la fois adolescente et enfant, avait la peau foncée.

enfants aux yeux noirs

Je lui ai demandé où elle habitait, parce que j’étais totalement sûre que je n’avais jamais vu ces enfants auparavant. Ils étaient tellement inhabituels. Elle m’a répondu qu’ils avaient seulement besoin d’aide pour trouver une cabine téléphonique et appeler leur mère. Elle a dit cela d’une manière si étrange, ça me donnait l’impression qu’elle mentait. Sa voix était trop distincte, comme si elle actait. 

À ce moment-là, je commençais vraiment à avoir peur. La fille m’a demandé ce qui n’allait pas. Je lui donnai une brève réponse. Elle sourit et ajouta que ce serait bien si je conduisais la plus petite fille vers la cabine téléphonique la plus proche, ajoutant qu’elle avait le numéro de téléphone et que cela ne prendrait que quelques minutes. La plus jeune commençait à marcher dans une certaine direction dès qu’elle vit la plus grande la pointer du doigt. Cette petite fille donnait la chair de poule, elle tentait de cacher ses yeux, en les gardant fermés et en baissant la tête. Elle se comportait étrangement et ne semblait pas à l’aise avec son propre cou. »

La jeune femme s’en tira en prétextant qu’elle devait se rendre au travail, et elle repartit en direction de son école. Elle ne voulait pas que les enfants voient où elle habite. Elle revint chez elle plus tard, et fit une recherche en ligne sur les maladies qui peuvent affecter les yeux et les rendre noirs. C’est alors qu’elle lut l’histoire des enfants aux yeux noirs, dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. Un an plus tard, lorsqu’elle partagea son expérience, elle expliqua que depuis cette rencontre, la peur ne l’a plus jamais quittée. (Réf. 4)

Capacités surhumaines

Si malgré tout ils sont humains, si les témoins ont cette peur atroce devant de simples enfants, un autre détail serait alors à expliquer. Parfois, ils semblent avoir des capacités surhumaines, comme dans l’exemple ci-après où ils entrent dans un endroit fermé:

Ma voisine m’a dit que de jeunes enfants étaient venus frapper à sa porte tard le soir. Elle a jeté un oeil pour les voir, et ils sont simplement partis. Elle m’a dit qu’ils avaient aussi frappé à sa fenêtre. Elle a une cour clôturée. La clôture encercle la maison et n’a pas de sortie qui donne sur la rue. Elle a vu les enfants dans sa cour, ce qui veut dire que si ce sont de vrais enfants, il a fallu qu’ils sautent la clôture pour y accéder. 

Ressentent-ils le froid?

Ezekiel Finch, un américain, est convaincu qu’ils ne sont pas humains. Une petite fille aux yeux noirs a tenté de le convaincre de la laisser entrer dans son appartement. 

« Il faisait 30 degrés Farenheit (-1 degré Celcius), il y avait de la neige par terre, et elle portait une petite jupe et un haut à bretelles spaghetti, » se rappelle-t-il. Alors qu’il se tenait dans l’embrasure de la porte, écoutant cette jeune fille légèrement vêtue le supplier de la laisser entrer chez lui, il pensa qu’elle pouvait être sous l’influence de la drogue, mais il remarqua rapidement autre chose. Vous savez ces petits nuages qui se forment dans le froid lorsque nous respirons?  Elle n’en faisait pas. « Elle n’avait pas de réaction au froid, pas de respiration visible, elle n’inspirait pas », a-t-il déclaré. 

Ezekiel croit que les enfants aux yeux noirs ne sont rien d’autre que des monstres « Ils veulent que tu sois à l’aise. Ils veulent que tu te sentes en sécurité, que tu les crois inoffensifs. », a-t-il déclaré. « Ce sont des prédateurs. » (Réf. 10)

enfants aux yeux noirs

Lisent-ils dans les pensées?

Lisburn, Irlande du Nord. Il était environ 22h45, et en cette soirée chaude, Carris Holdsworth, 18 ans, se rendait à son appartement. En s’approchant, elle remarqua que deux adolescents en chandails à capuchon et en jeans se tenaient debout dans sa cour, et lui faisaient dos. Alors qu’elle tentait de s’éloigner sans être remarquée, elle mit la main dans son sac pour trouver son poivre en aérosol. 

Mais à ce moment-là, les deux garçons se tournèrent vers elle et, comme s’il lisait dans ses pensées, l’un d’eux dit: « Vous n’en avez pas besoin, on veut seulement emprunter votre téléphone, mademoiselle. » La jeune femme, apercevant leurs yeux complètement noirs, paniqua et courut vers son appartement, verrouillant la porte derrière elle. Les deux adolescents la suivèrent de près et frappèrent à sa porte. Elle ne leur répondit pas et se dépêcha à téléphoner à un ami, lui expliquant qu’elle avait peur. Lorsque l’ami arriva sur place, les deux garçons étranges se sauvèrent. 

enfants aux yeux noirs

Les deux garçons ont-ils réellement lu dans les pensées de Carris? Ce témoignage n’est pas unique, car d’autres témoins ont décrit des impressions semblables.

PLusieurs cas d'enfants aux yeux noirs dans le même secteur

On dirait que lorsqu’un cas se produit, d’autres témoignages surviennent dans les jours suivants pour le même secteur. 

En 2015, les agents de police de la région de Mexico et du Yucatan, au Mexique, ont rapporté plusieurs cas d’enfants aux yeux complètement noirs qui demandaient d’entrer chez les gens pour boire un verre d’eau. 

Deux cas en particulier se sont produits dans le cimetière de Xoclan. Juana Solis allait porter des fleurs sur une tombe avec ses filles lorsque deux enfants aux yeux noirs se sont approchés d’eux pour leur demander de l’eau. Mais avant qu’elle ne puisse répondre, les enfants étranges avaient disparu. 

Un homme nommé Pedro a rapporté avoir vu des enfants semblables le lendemain, dans le même cimetière. (Réf. 8)

enfants aux yeux noirs

Les enfants aux yeux noirs sont-ils mentionnés dans la mythologie?

Certains êtres mythologiques rappellent les enfants aux yeux noirs. Ces légendes sont-elles tirées de véritables rencontres avec ces enfants?

Folklore Scandinave

Le folklore scandinave parle d’êtres fantômatiques qui s’appellent « Mylings ». Ce seraient des esprits d’enfants tués sans être baptisés, ou encore à qui on a refusé un enterrement chrétien. 

Ils reviennent pour se venger auprès des vivants, ou pour leur demander un enterrement décent.

Les Mylings peuvent choisir leur apparence, et même choisir de ne pas être vus par les vivants. Ils apparaissent habituellement comme des enfants âgés entre 6 et 12 ans, d’une peau très pâle, semblant mal nourris et négligés. 

Ils tentent parfois de monter sur le dos d’un vivant, et demandent à être transportés vers un cimetière pour y être enterrés. Ils deviennent de plus en plus lourd à mesure que leur victime s’approche de la destination.

myling
Myling

Traditions de sorcellerie

Un utilisateur Reddit décrit sa rencontre avec deux enfants aux yeux noirs et explique ensuite qu’il a mentionné son expérience à une amie ayant des connaissances en sorcellerie:

Eh bien, hier, je parlais avec une de mes amies qui est sorcière et qui a beaucoup de connaissances traditionnelles et d’expériences en paranormal. Beaucoup plus que moi en tout cas.

Je lui ai parlé de mon histoire, et elle n’était pas du tout surprise.

« Oui », m’a-t-elle dit. « Ce sont les esprits d’enfants qui ont été horriblement abusés au cours de leur vie. » (Réf. 13)

Pourquoi demandent-ils la permission pour entrer?

On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. Que reflètent les yeux de ces enfants? Le vide? L’ombre? Est-ce à dire qu’ils n’ont pas d’âme?

Pourquoi demandent-ils avec insistance la permission d’entrer dans une maison ou une voiture? Personne n’a vraiment élucidé la question. Toutefois, dans de nombreux mythes et légendes, certains êtres surnaturels, comme les vampires ou les démons, ou même certains fantômes, ne peuvent pas entrer dans une maison sans y être invités. Y aurait-il donc du vrai derrière cette légende? Sans être les vampires des légendes qui croquent le cou et sucent le sang, ils pourraient être des vampires d’énergie. Ou alors, sans être des démons aux pieds fourchus, ils pourraient être des entités d’une autre dimension, qui n’appatiennent pas à notre monde.

Souvent dans les légendes, vampires, fantômes ou démons vont tenter d’obtenir la permission d’entrer en trompant la personne, lui faisant croire par exemple qu’ils sont quelqu’un d’autre. Se déguiser en enfants est sûrement une bonne solution, puisqu’ils soulèvent moins les soupçons que les adultes, et que les gens en général sont plus enclins à les aider. Toutefois, malgré un bon déguisement, ces êtres semblent être incapables de modifier l’apparence de leurs yeux.

Certaines personne croient que les yeux noirs sont plutôt un signe de possession. À cet égard, la légende ne dit-elle pas qu’un démon doir obtenir la permission avant d’entrer dans une âme? 

Beaucoup de questions, aucune réponse… du moins, pour l’instant.

enfants aux yeux noirs

Ce qui arrive si on les laisse entrer

Voici le témoignage d’une femme du Vermont (États-Unis) qui raconte ce qui s’est passé la nuit où son mari et elle ont laissé entrer deux enfants aux yeux noirs dans leur maison. C’était la nuit, en pleine tempête de neige, et le couple s’est fait réveiller par des coups frappés à la porte. Par la fenêtre, ils pouvaient voir que des traces de pas allaient jusqu’à leur maison, mais il n’y avait aucune voiture en vue.

Quand [mon mari] a ouvert la porte, il y avait deux enfants debouts dans la neige qui baissaient les yeux. C’était un garçon et une fille et ils n’avaient pas plus de 8 ans. Ils étaient étrangement vêtus et ils avaient des coupes de cheveux bizarres. La fille avait de très longs cheveux droits, et le garçon avait une coupe de cheveux démodée, c’était presque une coupe au bol. Ils n’étaient pas habillés pour l’hiver, et ma première idée en les voyant était qu’ils devaient être des enfants Mennonites, mais en autant que je sache, il n’y a jamais eu d’importante communauté Mennonite dans les environs.

Quand j’y repense, je sais très bien que ma réaction normale devant des enfants pris dans une tempête de neige aurait été de les faire entrer rapidement, de les envelopper dans une couverture et de les réchauffer avec un chocolat chaud, mais ce n’est pas ce que j’ai fait. Les enfants étaient troublants. Ils n’établissaient pas de contact visuel avec nous, et lorsque mon mari leur a demandé si tout allait bien, ils ont demandé s’il pouvaient entrer. Mon mari m’a alors regardée comme pour dire « qu’est-ce que je fais? », et j’ai demandé aux enfants où étaient leurs parents.

« Ils seront bientôt ici », c’est tout ce qu’ils ont dit.

Il était presque 2 heures du matin, alors la seule pensée logique qui me venait, c’était qu’il avait dû y avoir un accident de la route, ou alors ces enfants s’étaient perdus. Même si mon instinct me disait de ne pas les laisser entrer dans la maison, je l’ai fait quand même.

Je suis allée dans la cuisine pour leur faire du chocolat chaud pendant que mon mari les emmenait dans le salon. Pendant que je m’occupais de la bouilloire, je pouvais entendre mon mari leur parler. Il leur demandait si ça allait, d’où ils venaient, quelle distance ils avaient marché, si la voiture de leurs parents était tombée en panne, ce genre de choses. Mais ils répondait tout le temps « Nos parent seront bientôt ici ». Leur ton de voix était chantant. Ils n’avaient pas l’air d’avoir peur d’être dans la maison de deux étrangers. 

J’ai commencé à remarquer que nos chats (nous en avions quatre) se cachaient tous excepté Pigeon. Normalement, nos chats sont très curieux et affectueux, et nous devons faire attention qu’ils ne sortent pas lorsque nous ouvrons la porte. Mais cette fois, aucun d’eux n’essayait de voir qui était là, ce que j’ai trouvé inhabituel. Les poils sur la nuque de Pigeon étaient hérissés, et sa queue était gonflée pendant qu’il regardait en direction du salon. Lorsque je me suis penchée pour le caresser et voir ce qui n’allait pas, il a fêlé et s’est mis à grogner, pour ensuite reculer jusqu’à se cacher sous l’îlot de cuisine. Je ne l’avais jamais vu se comporter de la sorte.

Quand je suis retournée dans le salon, les enfants étaient assis sur le divan, aussi droits que possible, et mon mari se tenait la tête dans les mains. Je lui ai demandé ce qui n’allait pas et il a simplement répondu qu’il se sentait étourdi tout d’un coup, mais que ça allait. Je me suis tournée vers les enfants pour leur donner leur chocolat chaud, mais quand ils ont levé les yeux vers moi j’ai tressailli. Ça m’a tout pris pour ne pas laisser tomber les tasses de chocolat et m’enfuir en courant. Quand ils m’ont regardée, leurs yeux étaient complètement noirs. Il n’y avait pas de blanc, c’était comme des pupilles géantes.

Lorsqu’ils ont vu que j’avais peur, ils se sont levés et ont demandé à utiliser les toilettes. J’ai essayé d’avoir l’air le plus naturel possible en leur indiquant que les toilettes étaient au fond du couloir. Ils y sont allés ensemble et je me suis hâtée à demander à mon mari s’il avait vu leurs yeux. Il les avait vus lui aussi, et disait que ça ressemblait à la fois où son frère avait eu les yeux meurtris lors d’un accident de la route. Nous nous demandions ils étaient les enfants de qui, lorsque le nez de mon mari s’est mis à saigner. Jamais il n’avait eu de saignement de nez depuis que je le connaissais. Je savais au fond de moi que ça avait rapport avec les enfants dans les toilettes, et je me suis mise à pleurer en allant chercher des mouchoirs [pour mon mari].

C’est à ce moment-là que l’électricité a coupé. J’ai entendu mon mari appeler mon nom depuis le salon, et alors que je marchais dans le corridor, j’ai stoppé net. Les deux enfants se tenaient au fond du couloir. Ils ne bougeaient pas et je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Ils ne faisaient que se tenir là, debout, dans le noir. 

Après ce qui m’a semblé être une éternité, le garçon a dit « nos parents sont ici » et ils ont marché jusqu’à la porte d’entrée, l’ont ouverte et sont sortis en la laissant grande ouverte. Mon mari s’est dépêché d’aller la fermer et a failli tomber. Nous avons regardé par la fenêtre et avons vu, au bout de notre entrée, deux hommes qui se tenaient debout à côté d’une voiture noire dont le moteur tournait. Les hommes avaient l’air de porter des complets noirs et ils étaient très grands, au moins 6 pieds d’haut. Lorsque mon mari leur a fait aurevoir de la main, ils nous ont fixé du regard, puis sont entrés dans leur voiture et son partis.

L’électricité est revenue environ une demie-heure après, mais plus rien n’était pareil. Dans les mois qui ont suivis, trois de nos chats ont disparu. Nous pensons qu’ils se sont sauvés quelque part et ne sont jamais revenus. Mais le pire, ce fut de trouver Pigeon mort dans une flaque de sang dans le salon. On aurait dit qu’il avait vomi du sang. Le vétérinaire nous a dit que c’était une sorte d’hémorragie.

Lorsque les saignements de nez de mon mari sont devenus chose courante, nous sommes allés voir un médecin. Il ne savait pas quoi en dire, autre que « voies nasales sèches », mais ensuite mon mari a été diagnostiqué avec un cancer agressif de la peau. Lorsque le médecin nous a demandé si nous allions au salon de bronzage, nous avons ri, mais apparemment ce genre de mélanome est habituellement lié au bronzage artificiel. Le médecin croit que mon mari va s’en remettre, mais il ne comprend pas comment il a pu empirer si rapidement. Mon mari n’a jamais eu d’emploi qui le faisait travailler dehors, et il a toujours passé peu de temps au soleil. 

Depuis que les enfants aux yeux noirs sont entrés dans notre maison, je souffre régulièrement d’étourdissements et de saignements de nez. J’ai aussi eu d’autres problèmes de santé dont je ne veux pas parler ici, mais croyez-moi, mon état n’a jamais été aussi pire et personne n’y peut rien. Je sais que tout ça c’est à cause que j’ai laissé les enfants aux yeux noirs entrer dans ma maison. Nous avons raconté à tout le monde que d’étranges enfants sont venus chez nous, mais personne d’autre ne les a vus, et plusieurs se sont moqués de nous parce que nous avions eu peur « d’enfants Mennonites », mais nous savons ce que nous avons vu. Je souhaiterais que mon mari n’ait jamais ouvert la porte. 

N’hésitez pas à publier cette lettre pour avertir les gens au sujet des enfants aux yeux noirs. Mon conseil [si vous les voyez], c’est de verrouiller vos portes, d’appeler la police et d’attendre qu’il fasse jour. Ne faîtes pas la même erreur que j’ai faite. (Réf. 6)

Les hommes en noir

Dans le témoignage précédent, les « parents » des enfants aux yeux noirs sont venus les chercher en voiture. Il s’agissait de deux grands hommes en complets noirs, dans un véhicule noir. La description ressemble aux « hommes en noir », toutefois, elle n’est pas très détaillée.

Certains auteurs signalent qu’il existe des points communs entre les deux phénomènes. Autant les enfants aux yeux noirs que les hommes en noir:

  • s’habillent souvent de la même manière (complet, fedora et lunettes de soleil pour les hommes en noir);
  • se présentent à la porte et demandent à entrer;
  • sont insistants dans leur demande (les hommes en noir demandent aux témoins d’OVNI de ne pas parler de ce qu’ils ont vu);
  • leur comportement est figé, et ils ont une inflexion de voix qui n’est pas naturelle;
  • il y a parfois des interférences avec l’électricité ou les téléphones.

Conclusion

Comment se fait-il que de simples enfants inspirent une terreur si grande, si viscérale, chez les adultes qu’ils rencontrent?
Qui sont-ils vraiment?

Quel que soit l’origine de ces êtres, ils veulent obtenir la permission d’entrer. Dans votre maison, votre voiture.
Dans votre âme, peut-être?

Il ne fait aucun doute que certains témoignages de rencontre avec des enfants aux yeux noirs sont des canulars purs et simples.
Mais est-ce le cas de tous les témoignages?
Comment se fait-il que si on recule dans le temps, on retrouve des témoignages bien avant l’existence d’internet?

Au lecteur d’en décider!
Mais je vous souhaite de ne jamais croiser le regard sombre des enfants aux yeux noirs!

Références pour ma recherche et sources des citations