Saytoechin: un cryptide canadien plus colossal que le grizzly

Le saytoechin est un cryptide mal connu que l’on gagne vraiment à mieux connaître!
Le nom saytoechin vient de la langue Tutchone, une langue aborigène canadienne.
On l’appelle aussi Beaver-Eater, soit « mangeur de castors ».

Caractéristiques du saytoechin

Ses dimensions sont impressionnantes! Les témoins rapportent qu’il est plus grand et plus large qu’un grizzly, plus musclé aussi, et que, contrairement aux ours, il aurait une queue plutôt longue. On raconte aussi qu’il peut se tenir sur ses pattes arrières, et qu’il ferait alors plus de 3 mètre de haut! Il aurait d’énormes griffes qui lui serviraient à tuer ses proies, principalement des castors d’âge adulte.

saytoechin
Le saytoechin se nourrirait de castors et de petits animaux mi-aquatiques

Cet animal vivrait au Yukon, un territoire nordique canadien, plus précisément au nord-est de la ville de Carmacks. Il aurait été aperçu dans les alentours du lac Tatchun et du lac Frenchman.

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Territoire probable du saytoechin.
On peut y voir les lacs Frenchman et Tatchun, la Nation Little Salmon et la ville de Carmacks.
Carte par Google Maps

Les autochtones canadiens habitant cette portion du Yukon se transmettent les connaissances sur cet énorme animal de génération en génération, depuis fort longtemps. 

Ils racontent, entre autre, que le saytoechin a l’habitude de déchirer le dessus de la hutte des castors, tuerait ensuite les castors qui s’y trouvent à l’aide de ses griffes massives, pour finalement les manger. 

Parfois, il lui arriverait aussi de retourner sens dessus-dessous la hutte des castors afin d’avoir accès aux animaux qui s’y trouvent.

hutte de castor
Hutte de castor

Qu'est-ce qu'un cryptide?

Pour les premières nations du Yukon, le saytoechin est un véritable animal, en chair et en os. Il n’est pas une légende, ni une bête surnaturelle. Pourtant, son existence n’est pas reconnue par la science car les preuves ne sont pas suffisantes.

La cryptozoologie étudie de tels cas d’animaux mystérieux, en se basant sur des indices, des échantillons physiques et des témoignages. Ces animaux non-répertoriés sont appelés des cryptides.

Témoignage récent

Le territoire du Yukon compte environ 40 000 habitants seulement, pour une superficie de 482 443 km2, soit environ le trois quart du territoire de la France. Quant à la ville de Carmacks, elle compte environ 450 habitants. 

Il est donc possible qu’un animal d’une taille aussi colossale existe dans l’immensité sauvage du Nord canadien, et qu’il ne soit toujours pas reconnu par la science. Il pourrait très bien aussi n’être aperçu que sporadiquement. Aussi, les témoignages se font rares.

Vers la fin des années 1980, un témoignage particulièrement intéressant fut rapporté à la British Columbia Scientific Cryptozoology Club.

Violet Johnson était en train de pêcher sur le lac Tatchun en compagnie de sa mère et de son mari, lorsqu’un énorme animal au pelage brun est sorti de la forêt à grande vitesse, pour se diriger vers eux. Il était plus grand qu’un ours grizzly, et possédait une queue évidente et un visage plutôt plat. Les témoins ont aussi remarqué ses longues griffes aux pattes avant.

En panique, l’homme a tiré quelques coups de feu pour ralentir l’animal pendant que les deux femmes faisaient démarrer le moteur de leur embarcation. Les trois comparses ont réussi à quitter l’endroit à toute vitesse à bord de leur bateau.

lac tatchun
Le lac Tatchun - Photographie: Lindi

Une histoire Tutchone

La nation Little Salmon est une nation autochtone établie près de Carmacks. Dawn Charlie, un auteur qui a interrogé des habitants de cette nation, a écrit dans un article une histoire particulièrement intéressant que lui aurait rapporté un aîné concernant un animal de grande taille. 

L’histoire se déroule près du lac Frenchman, en plein hiver canadien. Une femme et ses deux petits frères voyageaient à pied pour se rendre à la pointe nord du lac afin de visiter des gens de la famille. Lorsqu’ils ont vu une silhouette marchant sur les eaux glacées du lac et évoluant dans leur direction, ils ont cru que c’était leur beau-frère. Ils se sont approchés, mais ont réalisé trop tard que ce n’était pas une personne, mais bien un animal de grande taille.

Se projetant vers eux, l’animal a tué et dévoré les deux garçons. Voyant l’horrible scène, leur soeur s’est rapidement cachée sous la neige, et y a attendu le départ de la bête. Lorsque les alentours furent sans danger, elle sortit de sa cachette et courut en direction de sa maison. En chemin, elle croisa son père et son autre frère qui chassaient le lièvre. Elle leur raconta ce qui était arrivé, et ils se ruèrent tous les trois vers la maison.

À cette époque, les Tutchones construisaient leur habitation en mousse et en écorce qu’ils empilaient sur des pôles enfoncés dans la terre.  

On coulait de l’eau le long des murs extérieurs afin que l’eau, en gelant, forme une couche de glace tout autour de l’habitation, ce qui aidait à garder la chaleur à l’intérieur. La famille habitait une telle maison. 

Se doutant que l’énorme animal allait venir vers eux, le frère s’installa sur le toit de la demeure, tandis que le père coupait un pieu et en aiguisait l’extrémité, se cachant ensuite dans des buissons.

habitation tutchone
Habitation Tutchone traditionnelle
Illustration par Gordon Miller

Le gros animal arriva par le chemin provenant du lac. Voyant le jeune homme sur le dessus de la maison, il tenta d’y grimper, mais il n’y parvenait pas, glissant encore et encore sur le versant recouvert de glace. Alors que la bête était déstabilisée par ses chutes, le père sortit des buissons et lui enfonça le pieu entre les pattes avant, l’achevant ainsi.

La famille ouvrit le corps de la bête afin d’y trouver les ossements des deux autres fils. Ils les firent brûler, respectant ainsi leur coutume. Leurs traditions voulaient que les corps soient soumis à une crémation, afin de libérer l’esprit pour qu’il puisse vivre à nouveau.

En lisant cette histoire, certains pourraient tout de suite croire qu’il s’agit d’un ours, mais il faut noter que les Tutchones ont un mot différent pour « ours » dans leur langue, et qu’ils font bien la distinction entre un ours et cet animal de grande taille lorsqu’ils s’y réfèrent.

Hypothèses populaires pour expliquer le saytoechin

Si le saytoechin n’est pas une nouvelle espèce animale, il pourrait s’agir d’une espèce déjà connue qui a été mal identifiée, ou alors d’une espèce que l’on croyait éteinte, et qui pourrait avoir réussi à survivre dans un secteur restreint du Yukon.

Voici une liste des hypothèses les plus retenues pour expliquer le saytoechin.

Le mégathère, paresseux géant

Certains cryptozoologues croient que la saytoechin serait en fait un paresseux géant (appelé aussi mégathérium ou mégathère), un animal de dimension grandiose ayant vécu dans l’Amérique du Nord et du Sud jusqu’à son extinction il y a environ 12 000 ans. Le paresseux géant fait partie de la mégafaune, ces mammifères de grande taille s’étant éteints lors de la dernière période glaciaire. 

Le paresseux géant n’est pas un cryptide. Des restes de l’animal ont été découverts, étudiés, et l’animal est officiellement reconnu par la science.

Cet animal avait une grande queue, un pelage abondant, et il était herbivore, se nourrissant surtout d’écorces et de diverses végétations.

Comme le saytoechin est sensé être carnivore, les chercheurs expliquent qu’il pourrait en fait être herbivore, ouvrant les huttes de castor afin d’y cueillir la végétation qui y pousse, et non pour dévorer ces bêtes.

 

Mégathère
Mégathère, ou paresseux géant

Le mégalonyx, un autre paresseux géant

Le mégalonyx, que l’on l’appelle aussi le paresseux terrestre de Jefferson, est un paresseux géant s’étant éteint lors de la dernière période glaciaire.

Mesurant 2,5 à 3 m de longueur et pesant jusqu’à 360 kg, le paresseux terrestre était un animal massif au squelette solide. La forme du crâne laisse supposer un museau émoussé ou plat qui abritait de puissantes mâchoires. Ses pattes étaient munies de griffes très imposantes. Les pattes arrière étaient celles d’un plantigrade. Une longue queue l’aidait à se tenir en posture debout ou semi-bipédique lorsqu’il se nourrissait de feuillage dans les arbres. Certains biologistes croient qu’il était omnivore.

Son habitat était vaste, et s’étendait jusqu’au Nord du Canada. Certains fossiles de mégalonyx ont été trouvés près de Carmacks, ce qui en fait le meilleur candidat de cette liste.

megalonyx
Le mégalonyx, ou paresseux terrestre de Jefferson

L'arctodus, ou ours à face courte

Cet ours a habité l’Amérique du Nord jusqu’à son extinction, il y a environ 10 000 ans. Sa taille imposante (il pouvait mesurer jusqu’à 3,5 mètres lorsqu’il se tenait sur ses pattes arrières), en fait le plus grand ours ayant jamais existé, et aussi un des mammifères terrestres les plus grands d’Amérique du Nord.

Bien que plusieurs cryptozoologues croient que certains individus pourraient encore exister, il est peu probable que les témoins décrivant un saytoechin aient en fait aperçu un arctodus, à cause de la présence d’une queue chez le saytoechin.

arctodus
Arctodus - Illustration par Daniel Reed

Ours Grizzly

Certains croient que le saytoechin n’est rien d’autre qu’un ours grizzly de grande taille. Encore une fois, la queue clairement aperçue par les témoins du saytoechin en fait un candidat peu probable.

Castor géant

Des espèces de castors de grande dimension ont vécu au Canada et aux États-Unis jusqu’à la dernière glaciation, et font partie de la mégafaune nord-américaine. Ils se nourrissaient de végétaux et de petits animaux, et ils avaient un poids de 100 kilos et mesuraient 3 mètres. Leur taille pouvait donc se comparer à celle d’un ours. Leur longue queue rappelle celle du rat musqué.

Certains témoignages aux États-Unis laissent croire que le castor géant pourrait encore exister.

castor géant

Le saytoechin existerait-il ailleurs qu'au Yukon?

Des témoignages provenant de d’autres régions d’Amérique du Nord et du Sud parlent de cryptides ayant des caractéristiques semblables. Voyons ceux qui se comparent le mieux au saytoechin:

L'écureuil géant de la Nouvelle-Écosse

Dans la tradition orale de la Nation Mi’kmaq habitant la province canadienne de Nouvelle-Écosse, il est question d’écureuils géants qui étaient, à une époque, une vraie nuisance pour les Mi’kmaqs. En effet, cet énorme mammifère avait l’habitude de s’infiltrer dans les villages afin de dévorer l’écorce qui recouvraient les wigwams et les tipis, les habitations traditionnelles des Mi’kmaqs.

Bien qu’ils n’attaquaient pas les gens, ces écureuils de grande taille détruisaient les maisons, et étaient considérés comme nuisibles. Éventuellement, les écureuils géants ont disparu, au soulagement des habitants.

On croit que l’animal se serait éteint il y a environ 500 ans. Cet animal n’est pas attesté par la science, et c’est donc un cryptide.

Malgré la différence évidente entre l’alimentation du saytoechin et de l’écureuil géant de Nouvelle-Écosse, certains chercheurs croient qu’il peut s’agir de la même espèce, vu la ressemblance physique dans les descriptions données. Notons aussi que le mégathère est le candidat favori pour expliquer l’écureuil géant de Nouvelle-Écosse.

La bête de Boonville (Indiana, États-Unis)

En 1936, le pêcheur Ralph Duff a rapporté. qu’un grand animal velu avait attaqué son chien et l’avait mis en pièces. Son épouse avait crié lorsqu’elle avait aperçu la bête, ce qui l’avait fait fuir. Mme Duff l’a décrite comme « un monstre imposant, plus grand qu’un ours, qui ressemblait à un grand singe ».

Croyant que l’animal vivait dans une grotte située le long de la rivière, Ralph Duff a installé des pièges à ours afin de le capturer. Les résidents de Boonville, quant à eux, entendaient parfois des cris insolites en pleine nuit, qu’ils qualifiaient de « cris et de hurlements à glacer le sang ». On a aussi trouvé des empreintes de pas plus grandes que celles des humains.

Cette histoire aurait pu entrer dans les annales du sasquatch, mais un événement insolite est venu changer le cours des choses. En 1937, un homme a confié au journal local que la bête de Boonville était en fait un paresseux géant que lui et son oncle avaient capturé au Mexique. Après l’avoir ramené aux États-Unis, ils l’auraient perdu dans les environs d’Evansville, et ne l’auraient jamais revu.

Comme les espèces de paresseux géants se sont toutes éteintes il y a au moins 10 000 ans, on peut se demander quelle sorte de bête avaient ramené, au juste, ces deux hommes.

la bête de boonville
Extrait de:
Journal and Courier Lafayette, 16 août 1937

Le Gorp

Le Gorp est un cryptide ressemblant à un paresseux terrestre, et étant aperçu dans les alentours des Monts Ozarks et des Appalaches, aux États-Unis. Son nom vient du cri qu’il émet, qui ressemblerait au son « gorp ». Plus imposant qu’un ours, les témoins rapportent qu’il a une fourrure dense, une queue distincte et de longues griffes aux pattes avant.

Certaines bêtes mystérieuses habitant des régions marécageuses des États-Unis, sont parfois identifiés par les témoins comme étant un gorp. Ainsi, en 2011, un témoin raconte qu’il a aperçu un gorp dans un marécage de Georgie: « L’animal était énorme, velu, et il se déplaçait sur quatre pattes, mais je l’ai vu une fois se lever sur ses deux pattes arrières. Ça me rappelait un ours noir, mais bien plus imposant, et d’une couleur plus claire. Je me tenais à environ 200 verges de l’animal, et j’ai pu bien l’observer. Je suis sûr que ce n’était pas un ours. J’ai vu des ours noirs dans les marais d’Okefenokee, et ça ne leur ressemblait pas du tout. » 

Le Mapinguari

Ce cryptide est aperçu dans la jungle amazonienne du Brésil, ainsi qu’au Paraguay. Pouvant autant se déplacer sur deux pattes que sur quatre, on dit que l’animal est fortement velu et qu’il émet une odeur nauséabonde. Certains prétendent qu’il a une bouche au milieu du ventre.

Bien que les cryptozoologues Bernard Heuvelmans et Ivan T. Sanderson classaient le Mapinguari parmi les primates, en faisant un probable parent du sasquatch, des cryptozoologues plus modernes pensent qu’il pourrait plutôt s’agir d’une sorte de paresseux terrestre.

Références

L’orignal géant du Maine: spectre ou animal réel?

Le 5 Novembre 1899, un article du New York Times fait mention d’un orignal aux proportions gigantesques
qui aurait été aperçu dans l’état du Maine, aux États-Unis.
Les témoins mentionnent que l’animal a des bois impressionnants, qu’il est blanc ou gris clair, et qu’il ferait autour de 1100 kg.
L’animal a reçu le surnom de « Specter Moose », soit « orignal spectral », à cause de sa couleur.

Les premiers témoignages

L’animal est aperçu dans l’était depuis 1891. Le premier à en avoir fait mention est un certain Clarence Duffy, un guide de chasse qui a affirmé avoir aperçu un orignal blanc géant près de Lobster Lake. Il était trop loin pour tenter de le tirer, mais il a quand même pu l’observer, et il était terrifié devant la grosseur de l’animal. Quelques mois plus tard, un bûcheron nommé John Ross a aperçu lui aussi l’orignal géant près de Lobster Lake. Les gens du coin ont commencé à craindre la bête. 

Au cours de la même année, un chasseur provenant de New York a vu l’énorme cervidé près de Sourdnahunlt Lake et l’a tiré plusieurs fois, sans que cela n’ait le moindre effet sur l’animal, à part le mettre en colère. L’orignal a chargé en direction de l’homme qui s’est réfugié dans une grotte, où il est resté pendant une heure avant que l’énorme bête ne se décide à partir.

En 1892, un autre chasseur a tenté de tiré l’orignal géant, le visant juste au-dessus de l’épaule. L’animal l’a chargé, et l’homme a pu s’en tirer en se cachant sous un amas de branches tombées. Il a décrit l’orignal comme « pesant une tonne, aussi grand qu’un chameau, avec une tête et un panache magnifiques. »

article de journal
Extrait du "Sacramento Union", 26 Novembre 1911

Des dimensions impressionantes

Plusieurs autres rencontres avec l’animal blanc se sont produites dans les années qui ont suivies. Mentionnons entre autres celle de Gilman Brown du Massachusetts, qui a aperçu l’orignal géant près de Roach River en 1899. Il s’est approché pour pouvoir l’observer, et a compté 22 pointes à ses bois. Il a aussi tiré cinq coups en direction de l’animal, qui ne semblait pas du tout affecté par les tirs, et qui s’est contenté de partir en arborant un air majestueux. 

Les témoins parlent d’un cervidé à la taille phénoménale: entre 3 et 4,5 mètres au garot, alors qu’un orignal mâle fera au plus 2,2 mètres au garot.

pointes d'un orignal

Comparaison entre l'orignal géant du Maine et un orignal de taille moyenne

Caractéristiques Orignal mâle adulte Orignal géant du Maine
Grandeur 1,6 mètres à 2,2 m
Entre 5 et 7 pieds
3 m à 4,5 m
Entre 10 et 15 pieds
Poids 350 à 850 kg
750 à 1900 livres
1100 kg
2500 livres
Largeur des bois 1,2 à 2 m
4 à 6,5 pieds
3 m
10 pieds
Nombre de pointes 8 à 12 pointes,
les plus imposants peuvent avoir
jusqu'à 28 pointes
22 pointes

Vagues d'apparitions

Au fil des ans, les apparitions de l’orignal géant du Maine sont venues par vagues. Ainsi, des vagues de témoignages ont eu lieu en 1917, en 1932, en 1938, et plus récemment en 1999.

D'où vient la couleur de l'orignal géant?

Il existe trois sortes d’orignaux de couleur claire:

  • les albinos et les leuciques,
  • ceux possédant un gène récessif spécifique leur donnant un pelage blanc (comme le Spirit Moose de l’Ontario),
  • ceux qui sont massivement infestés par des tiques.

La couleur claire de l’orignal géant du Maine peut donc s’expliquer.

Mais qu’en est-il de son incroyable dimension et de son panache énorme? On pourrait croire, à prime abord, que les témoins se méprennent et qu’ils voient en fait un orignal de dimension normale.

Toutefois, le témoignage suivant laisse peu de place à l’erreur:

Le témoignage de Houston

Cela se passe durant la vague de 1938.

Un homme du nom de Houston retourne à son camp après avoir fait l’inventaire des arbres à bûcher autour de Chesuncook Lake. Il s’approche d’un marais de bonnes dimensions (environ 30 acres), et y voit des orignaux. D’abord, un groupe de 16, en train de manger. Puis, juste à l’orée du bois, à environ 80 verges du groupe, trois mâles semblent monter la garde. 

Deux des mâles sont costauds, d’une bonne dimension. Mais le troisième est d’une grandeur hors du commun. Il surpasse les deux autres au point où ils paraissent ridiculement petits. Houston se sent mal, il va peut-être être malade. Il est sous le choc de ce qu’il a vu. « C’est un monstre… », se dit-il.

L’énorme bête est d’un blanc presque lumineux. L’homme observe ses bois, et compte 20 pointes d’un côté et 21 de l’autre.

Lorsque Houston se tourne un moment pour ensuite regarder à nouveau en direction des trois mâles, il est surpris de voir que l’orignal géant a disparu.

Caractéristiques surnaturelles

Le 15 mars 1938, le Charleroi Mail de Pennsylvanie publie un article sur l’orignal légendaire. Outre son pelage spectral, l’article insiste sur d’autres caractéristiques particulières de l’animal: son odorat vif, son ouïe aiguisée, et son pouvoir apparemment magique de disparaitre instantanément. Sous la plume de ce journaliste, la bête n’est plus seulement un animal surdimensionné, mais elle devient un être surnaturel.

Il faut dire que c’est un bruit qui court dans le Maine. De plus en plus de gens croient que l’orignal géant a des pouvoirs. On dit qu’en plus d’être blanc, il émet une faible lueur. On raconte aussi qu’il peut se mouvoir à travers des objets solides.

Il est souvent mentionné par les témoins que lorsqu’ils ont vu l’orignal blanc, il était impossible de s’en approcher assez pour le tirer, ou alors, que les balles ne lui faisaient aucun effet. 

Les habitants de Franklin, petite communauté du Maine, sont convaincus que l’orignal géant fait des apparitions peu avant qu’un drame ne se produise. Ainsi, il fut aperçu près de Franklin en 2002, et peu de temps après, le comptoir commercial de la communauté a été complètement détruit dans un incendie.

Selon les Innus, un peuple autochtone du Québec pour qui la chasse à l’orignal a une grande importance dans les traditions, les orignaux blancs sont des esprits, et ils ne devraient pas être tués. Des croyances semblables existent chez la plupart des peuples autochtones d’Amérique du Nord.

orignal dans la brume

Mais où commence la légende?

S’agit-il vraiment de caractéristiques observées chez l’orignal géant, ou voit-on ici appraître une légende, une extrapolation des faits, une bonne histoire à raconter au coin du feu? Les habitants du Maine sont formels, pour la plupart du moins: leur orignal géant existe bel et bien. Même si certaines histoires qu’ils nous content semblent suivre un autre chemin.

Telle cette anecdote qui est arrivée à un groupe de chasseurs, dit-on, sans toutefois nommer leurs noms, ni mentionner la date. Ils étaient dans le centre-est de l’état, vers Molunkus Stream, et ils avaient eu de la chance dans leur traque: ils avaient abattu un énorme orignal blanc. Un vrai trophée de chasse.

Ils avaient emmené sa carcasse vers leur camp et, après lui avoir coupé la gorge, l’avaient suspendue depuis une branche d’arbre pour la nuit. Ils prévoyaient le dépecer le lendemain. Seulement, au lever du jour, ils ont été surpris: la carcasse avait disparu.

La nuit suivante, quelle ne fut pas leur terreur d’apercevoir l’énorme orignal blanc marcher au beau milieu de leur camp, la gorge encore taillée. Les chasseurs ont à nouveau tiré sur la bête, mais celle-ci, imperturbable, s’en est allée.

orignal blanc
Photo par Tommy Pedersen

Conclusion

Qu’en est-il donc de l’orignal géant du Maine? Est-ce un réel animal, à la coloration rare et aux dimensions extraordinaires?

S’agit-il plutôt d’un esprit, veillant sur les autres orignaux, et avertissant les humains d’un danger imminent?

Ou est-ce le produit d’une imagination trop vive, et d’une rumeur qui se serait transformée en légende?

Au lecteur d’en décider!

Références utilisées pour ma recherche

Élevés par des loups: les enfants sauvages

Les enfants sauvages sont des enfants qui ont grandi sans contact avec des humains,
soit totalement isolés ou en étant élevés par des animaux. 

Leur vécu insolite nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, démontrant l’étendue des capacités d’adaptation des humains,
et les limites du développement de l’enfant s’il n’est pas stimulé. 

L'histoire de Marina: 5 ans avec les singes capucins

En 1954, une petite fille de 5 ans a été kidnappée dans son village de Colombie et abandonnée dans la jungle par ses ravisseurs. Durant les cinq années suivantes, elle n’aura plus de contacts avec les humains, et vivra avec un groupe de petits singes capucins.

enfant sauvage avec singe capucin
Ce n'est pas Marina sur la photo, c'est une actrice - Photo: Getty Images

Dans la jungle, Marina se nourissait de ce qu’elle trouvait, des baies, des racines et des gousses de fruits. Un jour, elle souffrit d’une intoxication alimentaire. Tordue de douleurs, elle ignorait si elle allait survivre ou non, lorsqu’un vieux singe capucin s’approcha d’elle et insista pour qu’elle le suive, l’entraînant vers un bassin d’eau et la forçant à boire. L’eau boueuse qu’elle ingéra la fit vomir, et la soigna du même coup. Le vieux singe l’avait sauvée.

Elle se lia ensuite d’amitié avec ce capucin, mais aussi avec plusieurs jeunes singes du groupe, qui lui apprirent à grimper aux arbres et à choisir de la nourriture qui ne représentait pas de danger.

Avec le temps, la petite Colombienne oublia comment parler, et se déplaçait sur quatre pattes comme ses compagnons. Elle imitait leurs comportements et ils la traitaient comme l’un des leurs, jouaient avec elle, mangeaient les insectes dans ses cheveux.

Petit à petit, mon sentiment de solitude et d'abandon commençait à disparaître. Même s'il y avait encore des nuits où j'étais submergée par ce que j'avais perdu et où je pleurais pendant des heures, ces moments de deuils se faisaient plus rares. Recroquevillée en petite boule dans mon tronc d'arbre creux, avec le son familier et réconfortant des singes au-dessus de moi, je me transformais graduellement en l'un d'eux.

Retour à la civilisation

Le retour de Marina auprès des humains ne se fit pas en douceur. Découverte dans la jungle par des chasseurs, ceux-ci décidèrent de la vendre à un bordel, d’où elle s’échappa. Elle vécut alors dans la rue avant d’être prise comme esclave par une famille. 

Une voisine décida de l’aider et l’envoya à Bogotá pour vivre avec sa fille et son gendre. Ceux-ci adoptèrent Marina et l’élevèrent avec leurs cinq enfants, avec qui elle vécut de nouveau une vraie vie de famille. 

Lorsqu’elle fut grande, Marina déménagea au Royaume-Uni où elle vit toujours aujourd’hui. Elle a écrit le livre The Girl With No Name, dans lequel elle nous raconte son enfance dans la jungle.

marina chapman
Marina aujourd'hui

Enfants sauvages dans les légendes

Les contes et légendes offrent une image romantisée des enfants sauvages: 

  • Tarzan, élevé par des singes, apprend à parler et à lire l’anglais grâce aux livres d’image retrouvés dans les affaires de ses parents. 
  • Mowgli, quant à lui, a grandi dans la jungle indienne avec une famille de loups et a reçu son éducation d’un ours et d’une panthère. 
  • Selon la mythologie romaine, les jumeaux Rémus et Romulus, fondateurs de Rome, ont été élevés par une louve.
rémus romulus enfants sauvages
Rémus et Romulus élevés par une louve
Par EmDee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Ces histoires fictives sont toutefois loin de la réalité. Règle générale, les enfants élevés loin de tout contact humain ne connaissent pas le langage ni le comportement en société, et ne cherchent pas à retourner auprès des gens.

Types d'enfants sauvages

Il existe plus de 100 cas d’enfants sauvages répertoriés. On peut les classifier en trois groupes, selon l’expérience qu’ils ont vécue:

  1. les enfants élevés par des animaux (sauvages ou domestiques),
  2. ceux qui ont grandi seuls dans la nature,
  3. ceux qui sont restés isolés dans un endroit clos, comme une pièce ou un cellier.

Notons que dans certains cas, des enfants du troisième groupe ont été isolés dans un endroit clos par leurs gardiens, mais avec des animaux domestiques. Sans adopter l’enfant, ces animaux ont créé une relation avec lui et lui donnaient certaines stimulations.

enfant sauvage

Caractéristiques courantes des enfants sauvages

Il est très difficile, voire impossible, d’imaginer ce que ce doit être de passer une enfance sauvage. Étudier les enfants sauvages qui ont été ramenés dans la société humaine semble être le seul moyen de les comprendre. Et peut-être aussi de nous comprendre nous-mêmes un peu plus.

Ces enfants font parfois preuve d’une capacité d’adaptation surprenante, qui nous montre bien que nous, les humains, sommes capables de plus que ce que nous pensons. Observer leurs comportements nous apprend aussi que certaines de nos facultés sont clairement innées ou apprises. Et enfin, leurs limites, leurs handicaps, leurs manques de développement nous montrent l’importance de la stimulation de l’enfant par sa famille.

Retard mental

Un grand nombre d’enfants sauvages trouvés sont atteints d’un retard mental. Il existe un débat sur ce sujet: ces enfants étaient-ils handicapés avant même d’être abandonnés, ou alors le sont-ils devenus à cause de leur vécu isolé?

L’observation et l’étude des enfants sauvages nous apprend que ces deux options sont possibles. Donc, la réponse varie d’un cas à un autre. 

Voici le cas d’un enfant qui fut abandonné à cause d’handicaps physiques et mentaux:

L'histoire de Bello: Élevé par des chimpanzés

Vers l’âge de six mois, un petit garçon fut abandonné par sa famille dans la forêt de Falgore, au Nigeria. On pense qu’il était né chez les Peuls, un peuple nomade chez qui l’abandon d’enfants handicapés est courant. Il était handicapé physiquement et mentalement, et souffrait de plusieurs malformations. Ce qui n’a pas empêché une famille de chimpanzés de l’adopter et d’en prendre soin comme si c’était l’un des leurs.

Lorsqu’en 1996 il fut trouvé par des humains, le petit garçon avait 2 ans et il marchait à la manière des chimpanzés, en traînant ses bras au sol. Il émettait divers cris rappelant ceux des singes.

Le garçon fut nommé Bello et fut placé dans un centre spécialisé. Dans les premiers temps, Bello était agité, hurlait et lançait des objets aux autres enfants. Même si, avec le temps, il a appris à se calmer, il conserve plusieurs mimiques de chimpanzés, comme l’habitude de se pendre ou de taper ses mains l’une contre l’autre au-dessus de sa tête. Il reste incapable de parler.

chimpanzés

Sous-développement du cerveau

Pour que ses capacités cognitives se développent de façon optimale, un enfant a besoin de stimulation, d’affection, et d’un environnement adéquat. « Durant les cinq premières années de vie [d’un enfant], 80 pourcent du développement de son cerveau se produit », explique Kathleen Armstrong, psychologue scolaire de la University of South Florida. (Réf. 11) 

Kaspar Hauser

Dans la Bavière du 19ème siècle, un enfant appelé Kaspar Hauser a passé les 17 premières années de sa vie dans une sorte de réduit sombre, avec de temps en temps la visite de son gardien qui lui donnait des soins de base. Il a développé un peu de langage, a appris à être propre, à marcher et à écrire son nom, mais ce n’était pas suffisant pour que Kaspar connaisse un développement normal. 

À l’âge de dix-sept ans, il fut trouvé dans les rues de Nuremberg, grognant et gesticulant, avec deux notes dans les mains. Les notes ont révélé qu’il était le fils d’un cavalier, qu’il était né le 30 avril 1812, et qu’il avait été confié dans la petite enfance aux soins d’un journalier. Kaspar, qui souffrait d’un retard mental et qui ne savait pas se comporter en société, souleva la curiosité dans toute l’Europe.

Lors de son autopsie, il fut révélé que son cerveau souffrait d’une atrophie évidente.

Le manque de soin chez le tout-petit a donc un impact direct sur le développement de son cerveau. Si un enfant, qui n’a pas d’handicap, est isolé ou abandonné en bas âge, il peut par la suite développer un retard mental à cause du manque de stimulation.

kaspar hauser
Kaspar Hauser illustré par Johann Georg Laminit

Des expériences cruelles

À travers l’histoire, plusieurs expériences d’isolement ont été faites sur des enfants. Le but était de savoir laquelle est la toute première langue de l’humanité, celle que l’enfant développerait s’il n’entendait aucune autre langue. Ces hommes ne comprenaient pas que le langage n’est pas inné et que seule la stimulation peut développer la parole chez l’enfant. 

Une de ces expériences fut faite aux temps médiévaux, par l’Empereur allemand Frédéric II de Hohenstaufen. Celui-ci demanda à des nourrices d’élever des enfants avec seulement des soins de base, sans paroles, sans babillage, et sans aucune forme de communication. Mais sa recherche de la première langue de l’humanité fut vaine, car non seulement aucun des bambins soumis à ce régime cruel ne développa la parole, mais tous dépérirent et moururent.

Stimulations par des animaux

L’enfant sauvage adopté par des animaux recevra des soins et de la stimulation selon l’espèce animale avec laquelle il vit. Il ne développera ni le langage verbal, ni la marche debout, mais développera les méthodes de communication de cette espèce animale (les cris, les gestes, les mimiques) et se déplacera comme eux.

De plus, il développera d’autres capacités qui l’aideront à survivre. Ainsi, certains enfants sauvages ont une ouïe, une vision de nuit et un odorat formidables. La plupart ont une résistance accrue au froid et à la chaleur.

enfants sauvages
Illustration par Anna Taut

Les conséquences de l'isolement complet

Les enfants passant leurs premières années de vie en isolement total sont, sans l’ombre d’un doute, les enfants sauvages les plus démunis. Ceux qui sont adoptés par des animaux ont au moins la chance de recevoir la tendresse et la présence rassurante de leurs compagnons, et d’être stimulés de nombreuses façons.

Il est difficile pour les personnes sensibles de lire les histoires d’enfants ayant passé une partie de leur jeunesse en isolement forcé. Il est toujours question de parents ou gardiens qui font preuve d’une horrible cruauté, ou encore qui sont atteints d’un trouble psychiatrique aigü qui n’a pas été pris au sérieux par l’entourage.

Voici un cas d’enfant grandissant en isolement, et des conséquences sur le développement de ses capacités cognitives:

L'histoire de Danielle: 7 ans d'isolement extrême

En 2005, un officier de police de Floride entre dans une maison délabrée de Plant City. Dans la petite pièce du fond, sur un matelas moisi, il trouve une petite fille d’apparence squelettique, vêtue d’une simple couche et couverte d’excréments et d’insectes.

« Comment t’appelles-tu, mon trésor? », demande Mark Hostle, l’officier de police. La petite fille ne réagit pas.

Elle est emmenée d’urgence à l’hôpital, où les médecins estiment qu’elle a 7 ans.

Les enquêteurs interrogent sa mère, Michelle Crockett, et en apprennent plus sur l’enfant. Elle s’appelle Danielle. Elle vit dans cette petite pièce depuis pratiquement toujours, derrière une porte close. Sans voir personne, sans jouer, sans recevoir d’affection. La seule nourriture que sa mère lui donne de temps en temps, c’est une bouteille de lait. Jamais de nourriture solide. Pourtant, quatre adultes habitent cette maison, soit Michelle, son copain et ses deux fils.

Observations médicales

À l’hôpital, le personnel est sidéré devant la négligeance extrême qu’a enduré cette petite fille. Elle ne sait pas parler, ne comprend pas ce qu’on lui dit, ne sait même pas hocher la tête pour signifier oui ou non. Elle ne pleure jamais. Ne rit jamais. Ne réagit ni au froid ni au chaud. L’insertion d’une intraveineuse dans son bras ne suscite pas la moindre réaction chez elle. De temps en temps, elle émet un grognement.

Elle ne sait pas prendre une poupée dans ses bras, et ne connaît pas le jeu « coucou ». Parfois, elle fait une crise de colère et gesticule en donnant des coups de pied. Puis, elle se calme en se roulant en boule sur elle-même, suçant son poing et tapotant ses orteils. 

Danielle
Danielle - Photo: Times

Le personnel de l’hôpital tente de la faire marcher. Si on lui tient les mains, elle arrive à se tenir debout et à marcher de côté sur ses orteils, comme un crabe. Elle n’a aucune façon de communiquer et ne peut pas dire aux autres ce qu’elle ressent. Ce dont elle a besoin. Cet enfer qu’elle a vécu.

Des tests médicaux, des scans du cerveau et des examens génétiques n’ont rien trouvé d’anormal chez Danielle. Ce n’est pas une enfant autiste. Elle a seulement manqué de stimulation. Ils ont diagnostiqué une déprivation psychologique, un retard de croissance, de la négligeance physique et médicale, et des retards de développement. Ils en concluent qu’elle restera handicapée toute sa vie. 

L'adoption de Danielle

Heureusement pour Danielle, son histoire finit par prendre une tournure différente. À neuf ans, elle est adoptée par un père aimant, Bernie Lierow, qui, sans avoir trop d’attentes, a beaucoup d’espoir pour elle. Dans leur maison du Tennessee, Danielle a maintenant des frères. Ils ont des chevaux et des poulets. Elle apprend à utiliser la toilette, à remplir un verre d’eau, à tenir le chien en laisse. 

Vers la fin de son adolescence, Danielle dépasse maintenant son père de plusieurs centimètres. Au point qu’il devient impossible pour Bernier de retenir sa fille lorsqu’elle fait une de ses crises de colère. De plus, elle régresse dans ses apprentissages et doit à nouveau porter des couches. Bernie doit se rendre à l’évidence: même si cela lui brise le coeur, il doit placer sa fille bien-aimée dans un établissement, où elle serait mieux encadrée. 

Elle vit maintenant dans un foyer de groupe avec 6 autres résidents qui ont des besoins spéciaux. Elle y est en sécurité et le personnel la stimule bien, car elle continue de faire des apprentissages. Elle sait maintenant faire son lit, et apprend à laisser de la nourriture pour les autres, au lieu de toute la manger.

Bernie revient la voir régulièrement. Il aime passer du temps avec sa fille. « Les choses les plus importantes que je lui ai données », explique-t-il, « sont l’amour et le respect ».

Les enfants sauvages nous démontrent une différence fondamentale entre l'homme et l'animal

Quelle est la différence entre l’homme et l’animal? Voilà une question qui a fasciné les philosophes et les naturalistes depuis des siècles. Sans entrer dans ce débat complexe, soulignons qu’en étudiant les enfants sauvages, une différence fondamentale entre l’enfant humain et le petit animal devient évidente.

Prenons l’exemple d’un animal qui serait retiré de sa famille dès sa naissance, et serait élevé par des humains. Comment se développerait-il? La réponse, c’est qu’il développerait la plupart des caractéristiques de son espèce. Son comportement, ses déplacements, ses cris, ses préférences seraient assez semblables à ce que l’on voit chez les petits de cette espèce ayant grandi avec les leurs.

Ce n’est pas du tout le cas chez l’humain. Pourquoi? L’humain nait largement inachevé. Un grand nombre de connexions cérébrales ont besoin de se développer après la naissance. Sans stimulation, elles ne se développeront pas, et l’enfant restera incomplet.

bébé et chaton

« Il y a des animaux aux structures rudimentaires qui sont dès leur naissance tout ce qu’ils seront. Plus le système nerveux et cérébral se complexifie, plus il y a de possibilités d’imitation et d’apprentissage. Toutefois, il demeure que l’homme est une espèce singulière : l’homme naît véritablement inachevé, les connexions cérébrales continuent à se former pendant les premières années de la vie de l’enfant. Elles dépendent donc des sollicitations de l’entourage, donc des autres c’est ainsi que l’enfant apprend à parler, développe des capacités de représentation et d’abstraction. » (Réf. 4)

Démarche et mimiques des animaux

Une des caractéristiques courantes des enfants ayant été adoptés par des animaux, est la mimique de leurs comportements.

On l’a vu avec le cas de Marina en début d’article: même si elle avait appris à parler et à marcher avec sa famille humaine d’origine, elle a finit par oublier ces apprentissages. Avec le temps, elle en est venue à se déplacer, à manger et à se comporter comme les singes capucins avec qui elle vivait.

Toutefois, comme elle avait vécu jusqu’à l’âge de cinq ans auprès des humains qui l’avaient bien stimulé, son cerveau avait déjà créer les connexions nécessaires pour le développement du langage et du raisonnement. Une fois de retour auprès des hommes, elle a pu réapprendre à parler et à se comporter en société.

L'histoire de Shamdeo: l'enfant-loup

En 1972, un garçon d’environ 4 ans a été découvert dans une forêt de l’Inde. Il était en train de jouer avec de jeunes loups. Il avait une peau foncée, des cheveux emmêlés, de longs ongles crochus, et de fortes callosités sur ses paumes, ses genoux et ses coudes. 

Il fut emmené au village de Narayanpur et y vécut au milieu des villageois qui le nommèrent Shamdeo. Il se comportait comme un loup et il aimait chasser les volailles du village. Il adorait le sang frais, la viande crue et mangeait aussi de la terre. Il aimait passer du temps avec les chiens, avec qui il créait facilement des liens. Il préférait vivre de nuit.

Les villageois ont tenté de lui apprendre à parler, mais sans résultat. Toutefois, il était capable d’apprendre à communiquer avec des signes. Il a aussi appris graduellement à ingérer de la viande cuite, et à accepter une diète humaine.

Après plusieurs années dans ce village, il fut placé dans un des foyers de Mère Térésa, où on lui donna un prénom chrétien, Pascal. Il est décédé à l’âge de dix-sept ans.

shamdeo l'enfant-loup
Shamdeo

Rejet de la société humaine

La plupart des enfants sauvages vivant avec des animaux, résistent à leur capture. Ils ne recherchent pas et ne désirent pas la compagnie d’autres êtres humains. Ils préfèrent être avec l’espèce animale l’ayant adopté, ou avec une espèce semblable. Les enfants élevés par des loups, par exemple, apprécieront la compagnie des chiens.

Les animaux eux-mêmes se comportent de façon différente envers un enfant sauvage, comme s’ils percevaient quelque chose en eux. Par exemple, un animal qui fuirait devant tout être humain approchera l’enfant sauvage sans crainte.

Il peut arriver aussi que les animaux ayant adopté l’enfant le protègent de tout humain voulant le capturer, tel qu’ils le feraient pour un petit de leur espèce. Comme dans le cas suivant:

L'histoire d'Ivan: Quand on est mieux avec les chiens errants qu'avec les humains

À l’âge de 4 ans, Ivan Mishukov décida d’aller vivre dans les rues plutôt que de rester avec sa famille qui abusait de lui. Il quêtait sa nourriture auprès des passants et se lia d’amitié avec une meute de chiens errants. Partageant la nourriture qu’il trouvait avec ces chiens, ceux-ci lui donnaient en échange affection, sécurité et la chaleur nécessaire pour survivre aux nuits froides de Russie. Au bout du compte, il se trouvait mieux avec ces chiens qu’avec ses parents, et il devint le chef de meute.

« J’aimais les chiens, et les chiens m’aimaient », expliquera un jour Ivan dans une entrevue.

Ivan, maintenant âgé de 6 ans, vivait dans les rues depuis deux ans lorsque la police tenta de le capturer. Les chiens s’interposèrent et protégèrent l’enfant qu’ils considéraient comme l’un des leurs. C’est seulement lors de leur quatrième essai que les policiers, ayant attiré les chiens de la meute dans un endroit clos à l’aide de nourriture, réussirent à capturer l’enfant.

ivan mishukov
Ivan Mishukov

Comme il devait parler pour quêter, Ivan n’avait pas complètement perdu les notions de language qu’il avait acquises avant sa vie d’enfant de rue. Il fut placé dans une institution, et les chiens de sa meute, ayant senti où se trouvait l’enfant, l’attendaient à la porte. Les autorités décidèrent alors d’abattre les chiens.

Une fin heureuse

Éventuellement, Ivan alla vivre chez une mère adoptive qui prit bien soin de lui. 

Il grandit heureux et, devenu adulte, il choisit de retourner dans la ville de Reoutov, où il avait vécu avec les chiens errants. Il travaille maintenant dans une usine. Il est reconnaissant envers toutes les personnes qui lui ont apporté de l’aide, y compris les policiers qui l’ont capturé.

ivan mishukov
Ivan Mishukov aujourd'hui

Difformités corporelles

Les muscles des enfants grandissant auprès d’animaux se développent pour une démarche à quatre pattes plutôt que pour une marche bipédale.

On peut trouver aussi d’autre difformités chez ces enfants selon les comportements courants qu’ils ont adopté, comme des doigts larges et étrangement placés, les aidant peut-être à mieux s’aggriper aux arbres.

Dina Sanichar

En 1872, un groupe de chasseur découvre dans la forêt indienne un garçon d’environ six ans qui se déplace à quatre pattes, avec un groupe de loups. Surpris par leur découverte, ils décident de tuer les loups afin de pouvoir capturer l’enfant.

Le garçon est confié à un orphelinat tenu par des missionaires, qui le baptisent Dina Sanichar.

La photo ci-dessous est prise peu après l’arrivée de l’enfant auprès des missionaires. On peut clairement y voir un surdéveloppement des muscles du poignet et de l’avant-bras, causé par la marche quadripède du garçon.

dina sanichar
Dina Sanichar

Nanisme psycho-social

Même s’ils ont pu recevoir de la nourriture adéquate, certains enfants ne se développent pas autant qu’ils le pourraient. Ils demeurent plus petits, et parfois, la maturité sexuelle est retardée. Ce trouble de la croissance est causé par un très grand stress psycho-social.

Chez les enfants sauvages, ce trouble apparaît plutôt chez ceux qui ont été isolés et maltraités, et il cesse lorsque l’enfant est remis de façon permanente dans un environnement sain.

Les enfants élevés par des animaux ont une croissance plutôt normale, toutefois, le nanisme psycho-social peut se développer après qu’ils soient retirés de leur environnement sauvage. Car pour eux, ils ont perdu leur famille, les êtres qu’ils aimaient, leurs repères, et c’est au moment de leur capture que le stress psycho-social se produit.

Survivre seul dans la nature

Outre les enfants adoptés par des animaux et ceux vivant en isolement dans un endroit clos, il existe un autre groupe d’enfants sauvages: ceux qui ont réussi, seul ou en petit groupe, à survivre dans la nature, sans l’aide d’adultes ou d’animaux.

C’est le cas de deux jeunes filles qui ont réussi à survivre ensemble pendant 10 ans dans des régions sauvages de France.

L'histoire de Marie-Angélique: 10 ans dans la nature sauvage de France

C’était en 1731, dans la région de Champagne, en France. Deux jeunes femmes sauvages avaient été aperçues dans les alentours. Échevelées, la peau foncée, elles terrorisaient les gens du coin par leur seule apparence, et la plus grande des deux sauvagesses fut abattue d’un coup de feu par Monsieur de Bar de Saint-Martin.

Peu de temps après, dans un village de la région nommé Songy, la deuxième jeune femme sauvage, qui cherchait peut-être de la compagnie après la mort de son amie, s’approcha du village. Effrayés,  les habitants lâchèrent un chien sur elle. D’un seul coup de bâton, elle tua le molosse, avant de se réfugier dans un arbre.

Alerté par les villageois de la présence d’une sauvagesse, le Vicomte d’Épinoy réussit à l’amadouer en lui tendant de l’eau et de la nourriture.

La jeune femme était sale, échevelée et mal mise. Elle était affublée d’un nystagmus, un mouvement involontaire et saccadé des yeux. Elle était capable de chasser, de nager et de pêcher, et ne mangeait que des aliments crus. Elle pouvait écorcher un lapin ou un poulet vivant à mains nues et en mangeait la chair crue. Toutefois, les aliments cuits la rendaient malade.

Le Vicomte la fit placer chez des religieuses, qui prirent soin d’elle et l’éduquèrent. On lui donna le nom de Marie-Angélique Memmie Le Blanc. Avec les années, elle réapprit à parler, et apprit aussi à lire et à écrire. Elle devint religieuse, et raconta son passé.

enfant sauvage

Les origines de Marie-Angélique

Elle était née en Amérique, plus précisément dans l’actuel Wisconsin. C’était une amérindienne de la nation Meskwaki. À cette époque, une guerre sévissait entre les Meskwakis et les Français, ces derniers ayant décidé d’exterminer cette nation autochtone qui ne leur laissait pas le droit de passage vers certaines terres, et qui refusaient de se christianiser. Ayant tué pratiquement tous les hommes Meskwakis, certains Français décidèrent de laisser la vie sauve à quelques femmes et enfants. Ainsi, plusieurs Meskwakis furent placés dans des familles françaises d’Amérique, la plupart comme esclaves.

Marie-Angélique se trouva placée auprès d’une certaine Mme de Courtemanche. À cause des tensions qui existaient à l’époque entre les Français et le peuple Inuit, Mme de Courtemanche gardait chez elle, en otage, quelques jeunes filles Inuits. Marie-Angélique les rejoignit. 

Les relations se dégradèrent avec les Inuits, des attaques eurent lieu, et la dame Française dû rendre ses otages à son peuple. En 1720, elle se vit forcée de retourner en France, et elle s’embarqua sur un bateau avec Marie-Angélique et ses trois filles.

enfant sauvage

Elles arrivèrent à Marseille en plein épidémie de peste bubonique, et il fut exigé de Mme de Courtemanche qu’elle donne tous ses biens. Appauvrie, elle laissa alors la petite Meskwaki aux bons soin de Sieur Ollive, qui la fit travailler dans son atelier de filature de la soie, où elle était maltraitée. 

C’est après avoir été victime de viol que Marie-Angélique décida de s’enfuir. Elle partit avec une autre enfant, une esclave noire qui était originaire de Palestine, et dont l’histoire a oublié le nom.

Ensemble, elles survécurent pendant 10 ans dans la nature sauvage de France. Comme elles n’avaient pas de language commun, elles communiquaient entre elles par des gestes, des cris et des sifflements. À la longue, elles en oublièrent comment parler.

Conclusion

L’histoire des enfants sauvages est un reflet accablant de l’humanité: on y voit, grossi à la loupe, la cruauté des hommes. 

On comprend aussi la grande importance de la stimulation chez le tout-petit afin que son cerveau se développe entièrement.

Toutefois, ces histoires nous démontrent aussi la grande force de survie de ces enfants, et leurs incroyables capacités d’adaptation. Elles racontent l’affection infinie dont sont capables les animaux. Et le grand coeur de ceux qui se sont investis auprès de ces enfants qui, de retour dans la société humaine, avaient besoin d’un amour inconditionnel pour continuer leur parcours.

Références pour ma recherche et sources des citations

L’incident ufologique de Varginha, au Brésil

En 1996, des observations d’OVNI, des rencontres avec des créatures étranges et des opérations militaires inhabituelles
s’accumulent dans la ville de Varginha, et forment un des dossiers les plus célèbres de l’ufologie brésilienne. 

varginha

Varginha est une ville industrielle du Brésil d’environ 100 000 habitants, située à 330 km au Nord-Est de Rio de Janeiro. Dans la nuit du 12 au 13 janvier 1996, la ville dormait paisiblement, sans se douter que dans quelques heures, une série d’événements insolites allait se déclencher et troubler les habitants.  

Partie 1: Les OVNIs

OVNIs détectés par radar

13 janvier, au matin
Cette histoire a commencé au moment où NORAD a remarqué un ou plusieurs objets non identifiés volant en direction de l’espace aérien américain. Une fois qu’ils eurent quitté le ciel des États-Unis, ils se sont dirigés vers le Brésil. NORAD a immédiatement contacté les autorités brésiliennes. Plusieurs jets ont reçu l’ordre d’intercepter les objets aériens. Les radars brésiliens ont confirmé l’existence d’un ou plusieurs engins non identifiés se dirigeant vers la province de Minas Gerias, plus précisément dans le secteur de la ville de Varginha. 

Selon l’ufologue Claudeir Covo, un officier de l’armée lui aurait confié que « environ 40 objets non identifiés ont été enregistrés sur les radars brésiliens en janvier 1996. »

Un crash d'OVNI

13 janvier, au matin
Carlos de Souza, un homme d’affaire et pilote d’ultraléger, roulait sur l’autoroute lorsqu’il a vu un engin en forme de cigare voler à environ 120 mètres au-dessus de l’autoroute, faisant un bruit étrange. L’engin avait des fenêtres sur le côté, et semblait avoir un gros trou irrégulier sur le devant. Une lézarde courait depuis ce trou jusqu’au centre de l’engin, et une fumée en sortait. L’OVNI volait plutôt lentement, en direction du Nord, et s’est finalement écrasé quelque part entre Varginha et la ville voisine, Três Corações.

De Souza essaya de trouver le site du crash, conduisant avec son camion sur des chemins de terre. Après environ 20 minutes de recherche, il trouva un grand secteur sur lequel s’étalaient des débris, et il fut surpris de constater que l’armée et la police militaire étaient déjà sur les lieux, entourant le site du crash avec un hélicoptère, une ambulance, deux camions, plusieurs voitures et environ 40 soldats armés. Les débris semblaient être des pièces de métal gris. De Souza n’a pas vu de victimes. Un des soldats lui a demandé de quitté le lieu et de ne pas parler de ce qu’il venait de voir. 

Il est clair que de Souza a désobéi a la consigne de silence, puisque son témoignage se retrouve dans plusieurs livres et magazines, et ce, dans plusieurs pays. Plus tard, il recevra des menaces de la part d’étrangers dans le stationnement d’un restaurant.

OVNI près d'une ferme

20 janvier, dans la nuit
Vers 1 heure du matin, dans une ferme juxtaposée à l’autoroute, Oralina de Freitas et son époux Eurico entendirent un tapage à l’extérieur. Jetant un coup d’oeil par la fenêtre, Oralina constata qu’il s’agissait du bétail qui s’affolait, courant et paniquant. C’est alors qu’elle remarqua un engin passer dans le ciel. « C’était un gros objet gris qui émettait de la fumée. Il n’avait pas de lumière et ne faisait aucun bruit. »

Elle appela son mari et tous les deux regardèrent passer l’objet pendant environ 40 minutes. « L’engin était très bas, et se rapprochait de plus en plus du sol, a expliqué Eurico. C’était de la grosseur d’un autobus, avec des choses qui bougeaient. Il recouvrait tout de fumée, une fumée claire. »

Eurico et Oralina montrant où ils ont vu l'objet volant

S'agit-il du même OVNI?

Il y a des ressemblances évidentes entre l’engin aperçu par de Souza au-dessus de l’autoroute, et celui observé par Oralina et Eurico, au point où on peut se demander s’il s’agit du même OVNI. Toutefois, les dates diffèrent. De Souza a fait son observation le samedi 13 février, alors que le couple a vu un OVNI le samedi suivant, le 20 janvier.

Certains chercheurs croient qu’un des témoins s’est trompé de date, et que les deux événement n’en forment qu’un seul, qui se serait produit tôt le matin du même samedi. Interrogés à ce sujet, les trois témoins restent fermes quant à la date donnée, et quant aux détails de leur témoignage.

Il semblerait donc qu’il y ait eu deux crash d’objets non identifiés près de Varginha en janvier 1996.

Encore plus d'OVNIs

Entre le 24 janvier et le 21 avril
Dans les mois qui suivirent, plusieurs autres observations d’OVNIS furent enregistrées à Varginha, à Passos, à Três Corações et dans d’autres villes du sud du Minas Gerais.

Mai 1997
Au printemps de l’année suivante, des OVNIs étaient observés tous les soirs peu après le coucher du soleil, au-dessus de Ribeiro Branco, une petite ville située à 350km de Sao Paulo. 

Partie 2: Les créatures non identifiées

Dans la journée du 20 janvier 1996, plusieurs témoins ont vu des créatures qu’ils décrivent tous à peu près de la même façon. Elles faisaient environ 1 m de hauteur. Elles avaient des yeux rouges et une peau huileuse et brunâtre. Elles avaient trois protubérances sur le front, et à l’endroit où il y aurait normalement dû y avoir une bouche, il n’y avait qu’un petit trou qui faisait un son étrange semblable au bourdonnement d’un essaim d’abeilles. 

Toutes ces observations ont eu lieu dans la ville de Varginha.

La créature dans les bois

20 janvier, au matin
Entre 8 h et 9 h 30, un groupe de passants a aperçu un « animal » étrange qui se promenait dans une zone boisée située à environ 2 km du centre-ville de Varginha. Puis, une femme a vu trois adolescents lancer des pierres sur la créature pour tenter de susciter une réaction. Elle leur a ordonné d’arrêter, et elle a appelé les secours.

Les pompiers se sont rendus sur les lieux vers 10 heures. Ils ont découvert une créature accroupie qui semblait blessée. Les pompiers l’ayant capturée, un camion de l’armée en provenance de l’Escola de Sargento das Armas (ESA – École Militaire de Sergents) est arrivée pour la prendre en charge. Le siège de l’école est situé dans la ville voisine, Três Corações. La créature a été placée dans une boîte, sous un drap à l’arrière du camion, et conduite au loin.

statue varginha

Le joggeur

20 janvier, dans l’après-midi
Vers 14 heures, un joggeur qui passait près du boisé dans le district Santana de Varginha, a vu sept soldats armés en formation entrer dans les bois. Quelques minutes plus tard, il a entendu trois coups de feu. Peu après, les soldats sont sortis du boisé, deux d’entre eux portant de gros sacs. Un des sacs contenait quelque chose qui bougeait encore. Les deux sacs ont été placés dans le camion de l’ESA, qui est ensuite parti vers une destination inconnue. 

Trois filles rencontrent une créature

20 janvier, dans l’après-midi
Il était environ 15 heures. Kátia Andrade Xavier, 22 ans et les deux soeurs Liliane de Fátima Silva, 16 ans, et Valquíria Aparecida Silva, 14 ans, se rendaient chez elles à pied. Normalement, elles prenaient toujours le même chemin, mais cette fois, elles avaient opté pour un raccourci à travers un terrain vague. 

En passant près d’un mur, Kátia a subitement crié de terreur. Se demandant ce qui avait effrayé leur amie, les deux autres jeunes filles ont tourné leur regard vers le mur et y ont aperçu une créature bizarre. Accroupie contre le mur, la créature tourna la tête vers elles et les regarda. 

« Cette chose était brunâtre, décrit Kátia. Elle n’était pas grande. Elle était accroupie, mais on voyait bien qu’elle était petite. J’avais l’impresion qu’elle était détrempée, avec une peau lisse et des yeux rouges qui nous fixaient. Ce ne pouvait pas être un humain, ni un animal.” 

Valquíria, Liliane et Kátia
Valquíria, Liliane et Kátia

La créature avait une grosse tête, disproportionnée par rapport à son corps, et des pieds en forme de V. Il y avait des marques sur sa peau qui ressemblaient à des veines, et des protubérances sur sa tête. 

“Ses bras étaient très minces, et ses yeux étaient comme deux billes rouges”, a décrit Valquíria.

La créature semblait à la fois désorientée et souffrante. Sa tête oscillait de façon alarmante.

varginha

Après avoir observé la chose pendant quelques secondes, les filles sont partie à la course. Elles se sont retournées une dernière fois et ont vu que la créature était toujours au même endroit. Elles se sont rendues chez elles. La mère de Liliane et de Valquíria était dans une boutique tout près, et elle a accouru pour retrouver ses enfants.

Kátia montrant l'endroit où elle a vu la créature

« Ensuite, j’ai dit: Maman, j’ai vu le diable », expliqua Liliane. « Elle m’a répondu: si le diable t’est apparu, il va apparaître pour moi aussi. » Et la mère des filles entrepris d’aller voir par elle-même. 

Lorsqu’elle rejoint le terrain vague, accompagnée par Kátia, cela faisait à peine 25 minutes que la rencontre avait eu lieu. Mais il n’y avait plus rien à cet endroit, sauf une tache sur le sol, des traces de pas et une forte odeur d’ammoniaque. Un maçon qui travaillait tout près leur a dit que des pompiers étaient venus capturer « cet animal bizarre ».

Le Dr John E. Mack a interrogé personnellement les trois jeunes femmes et il est convaincu de leur sincérité. Il a conclu que toutes les trois souffrent d’un traumatisme suite à cette rencontre. Il a déclaré: “Si je me trompe, je ferais mieux de déchirer mes diplômes.” 

Les trois filles n’ont jamais affirmé que la créature qu’elles avaient vue était un extraterrestre. Sans jamais la définir, elles expliquaient simplement qu’elles ne savaient pas d’où la créature venait. Lors des nombreuses entrevues qu’elles ont données, elles ont toujours dit les mêmes détails de la même façon et n’ont jamais renié l’histoire.

La tempête

20 janvier, fin de l’après-midi
Vers 18 heures, une violente tempête de pluie, accompagnée de grêle, a frappé la ville. 

Différents témoins avaient décrit des traces de pas dans les bois ressemblant à une main humaine ouverte en forme de V. Toutefois, la tempête a effacé ces empreintes.

Capture d'une créature par deux policiers

20 janvier, vers 20 heures
Sur la rue Benevenuto Braz Vieira, la même rue où les trois filles avaient vu une créature accroupie contre un mur, deux policiers militaires voient quelque chose d’étrange passer devant leur voiture de patrouille. Un des policiers, Marco Eli Chereze, est sorti pour capturer la chose, quelle qu’elle soit. Sans gants, et sans équipement de sécurité, il a capturé la créature et l’a mise sur le siège arrière de la voiture. Durant l’altercation, il s’est fait blesser au bras.

Les deux policiers l’ont emmenée dans un centre de soins, mais le personnel a refusé de prendre la créature. Alors, ils l’ont emmenée à l’Hôpital Régional de Varginha. Des témoins affirment qu’une section de l’hôpital a été mise en isolation pour environ deux jours, jusqu’à ce que la créature soit retirée des lieux.

Événements étranges à l'hôpital

20 janvier, en soirée
Un peu après 18 heures, des camions de l’armée se sont présentés à l’Hôpital Régional au centre-ville de Varginha. Comme c’était un samedi soir animé, de nombreuses personnes étaient sur place, et ont été témoins de leur arrivée. Ils ont vu que l’Armée apportait un corps pour l’autopsie. Les témoins ont rapporté que le personnel de l’hôpital leur a fait rapidement savoir qu’ils devaient repartir avec le corps, car « cet hôpital est seulement équipé pour traiter les humains »

Dans les jours suivants
Dans les jours qui ont suivi, la population a remarqué de nombreux véhicules de l’armée, de la police et des pompiers entourant les deux hôpitaux de la ville. Ils racontent qu’une créature a été transférée de l’Hôpital Régional à l’Hôpital Humanitas.

22 janvier
Dans l’avant-midi, un certain nombre de véhicules provenant de l’Université de Sao Paulo, ainsi que deux américains transportant un étrange dispositif, sont entrés à l’Hôpital Humanitas. 

Dans la soirée, une opération militaire apparemment conduite par la « S-2 » (intelligence brésilienne), avait pour but de retirer une créature morte de l’hôpital. Au moins trois camions ont été nécessaires pour l’opération, l’un d’eux servant à transporter le cadavre, alors que les deux autres étaient des leurres. Selon des militaires qui auraient été impliqués dans l’opération, le corps sentait vraiment mauvais. Il a été emmené à l’Université où le Dr Badan Palhares, un spécialiste en autopsie de renommée mondiale, l’aurait examiné. 

Morts insolites au zoo

20 janvier, dans l’après-midi
La biologiste Leila Cabra, qui travaillait au zoo de Varginha à l’époque, se rappelle que le 20 janvier, elle était à la maison avec ses enfants, mais qu’à cause d’un orage violent dans l’après-midi, elle avait décidé de faire un saut au zoo pour voir si les animaux allaient bien. « Quand je suis arrivée là, Nelson, le gardien, m’a dit: Mme Leila, les pompiers sont venus ici avec un animal vraiment étrange, et m’ont dit qu’ils voulaient le donner à vous, et à personne d’autre. » Leila lui a alors répondu: « Nelson, si c’est important, ils vont revenir. »

Mais ils ne sont pas revenus, et le lendemain, toute la ville parlait de créatures provenant d’un autre monde.

Dans les mois suivants
Mais dans les mois qui ont suivi, entre février et avril, cinq animaux du zoo sont morts subitement. “Ils sont simplement décédés, sans qu’il y ait d’explication plausible”, explique Leila. Les animaux appartenaient à des espèces de cerfs, de tapirs et d’ocelots. 

Leila et le vétérinaire du zoo ont fait des autopsies sur les animaux morts et les prélèvements qu’ils ont faits ont été envoyés à un laboratoire à Belo Horizonete pour être étudiés. Une substance toxique et caustique non identifiée a été détectée. Le vétérinaire a ajouté qu’un noircissement de la muqueuse de l’estomac et de l’intestin a été détecté durant les autopsies des animaux. 

« C’était ça le problème. Ils avaient tous les mêmes symptômes à l’autopsie, mais c’était des espèces complètement différentes, avec des diètes différentes, et vivant dans des secteurs différents du zoo. »

En avril 1996, une femme assise à la véranda d’un restaurant au zoo de Varginha, a vu une créature étrange correspondant à la même description que les créatures aperçue à Varginha en janvier, la regarder de derrière une barrière quelques mètres plus loin. La créature s’est ensuite enfuie, sautant par-dessus un mur bas. Les morts étranges parmi les animaux du zoo ont cessé après cette observation

Observations subséquentes de créatures

Quelques jours après le 20 janvier
Le cadavre d’un créature a été trouvé sur une route. Des militaires brésiliens s’y sont rendus avec une hâte inhabituelle et ils ont ramassé le corps. 

En mai
Un étudiant roulait sur l’autoroute près de Varginha lorsqu’il a vu une créature étrange traverser la route devant lui, pour ensuite rebrousser chemin et se cacher dans des buissons le long de la route. Lorsqu’il a partagé son témoignage, il s’est rendu compte que l’endroit où il avait fait cette observation se trouvait tout près de la ferme d’Oralina et Eurico, ceux qui avaient vu un engin volant émettant de la fumée le 20 janvier.

Partie 3: Les démentis officiels

Démentis concernant le policier Marco Chereze

La police a déclaré que Marco Chereze, le policier qui avait capturé une créature sans équipement de sécurité, n’était pas de service cette nuit-là, mais ces informations sont niées par la famille de Marco.

Démentis de l'armée, des hôpitaux et de l'Université

L’Université, ainsi que le Dr Palhares (le spécialiste en autopsie), nient avoir été impliqués dans de tels événements. L’hôpital a aussi nié toute participation, et a expliqué que les nombreux véhicules officiels étaient présents sur place parce que l’exhumation d’un corps humain demandait « beaucoup de légistes et une escorte officielle ».

Les autorités brésiliennes nient aussi l’histoire dans son intégralité. Ils affirment qu’aucune créature n’a été trouvée ou transportée, et que les militaires faisaient des patrouilles de routine. Les militaires de l’école Sargentos das Armas ont nié pendant des mois avoir été présents à Varginha le 20 janvier. Mais ils se sont rétractés en 1997, pour finalement admettre qu’un véhicule militaire était passé par Varginha le 20 janvier afin de se rendre chez un concessionnaire pour une réparation. En chemin, les soldats se seraient arrêtés sur le bord de la route pour aider un couple de nains dont la femme était en train d’accoucher. Selon eux, les témoins ont confondu la femme naine avec une créature extraterrestre.

Mudinho

L’armée affirme que les trois jeunes femmes n’ont pas vu de créature brunâtre ce jour-là dans un terrain vague, mais plutôt un homme handicapé surnommé “Mudinho” qui s’était couvert de boue. 

L’homme en question, dont le nom est Luis Antonio de Paula, a 34 ans. Il est sourd et muet, et il a un retard mental. Toutefois, son corps n’est pas difforme, il a une apparence normale. Il fait 1,70 m, a le teint clair et les yeux noisette. 

Mudinho et sa famille vivent à environ trois pâtés de maison de l’endroit où la créature a été apeçue par les trois jeunes femmes. Les voisins et les gens du quartier le connaissent bien, car Mudinho n’aime pas rester dans la maison toute la journée et passe du temps dehors à observer les gens et les voitures. Parfois, il s’accroupit pour regarder les insectes. Les gens l’aiment bien, et lui offrent parfois du chocolat ou autre gâterie. Ils savent qu’il est inoffensif.  

Mudinho
Mudinho

Parmi ceux qui le voient régulièrement, il y a les trois filles. Elles le croisent souvent, et Kátia lui donne parfois une cigarette. Elles n’ont jamais peur de lui. Autrement dit, si c’était Mudinho qui s’était tenu accroupi contre le mur, même couvert de boue, les filles l’auraient reconnu et n’auraient pas été terrifiées. 

La famille de Paula est offensée que l’armée suppose que les témoins aient confondu Mudinho avec une créature horrible. Ils ajoutent que Mudinho est propre et bien nourri, et qu’il ne se promène jamais couvert de boue.

Tentative de réduire les trois filles au silence

Environ 4 mois après avoir vu la créature, les trois jeunes femmes se sont vues offrir une bonne somme d’argent pour nier toute l’histoire. Dans une entrevue accordée à EPTV Sul de Minas en 2006, elles ont expliqué que le 29 avril, vers 22 heures, cinq hommes se sont présentés chez elles. « Ils voulaient que nous réfutions ce que nous avions vu devant une caméra. Ils allaient nous payer », a expliqué Liliane. Elles n’avait aucune idée qui étaient ces hommes. Elles n’ont pas révélé le montant d’argent qui leur a été offert, mais elles ont expliqué que c’était assez pour quitter le Brésil. « Nous avions peur. Nous avons pensé accepter. »

Les hommes leur ont ensuite fait des pressions au téléphone, et la mère de Liliane et Valquíria a été suivie. Afin d’éviter que ces choses continuent de se produire, elles ont décidé de parler à la télévision de ce qui arrivait, et le harcèlement a cessé.

Partie 4: Les conséquences

Mort d'homme

Le 15 février 1996, Marco Chereze, le policier militaire de 23 ans qui avait attrapé une créature, est mort.  

Peu après avoir capturé la créature, le policier a dû subir une intervention pour qu’on lui retire un petit abcès. Après la chirurgie, il était fiévreux et était pris de douleurs à plusieurs endroits du corps.

Le cardiologue Cesário Lincoln Furtado, un des médecins qui a essayé d’aider Marco, a expliqué que tous les tests possibles avaient été faits, mais qu’aucun diagnostic clair n’avait pu être établi. “Un autre médecin et moi-même lui avons donné les meilleurs antibiotiques que nous avions, mais sa santé ne s’améliorait pas. C’était comme si on lui avait donné de l’eau avec du sucre”, a dit Furtado.

Après quelques jours au centre de soins intensifs, le policier est mort d’une infection généralisée. La cause de l’infection est inconnue.

Marco Eli Chereze
Marco Eli Chereze

Son épouse, Valéria Chereze, a demandé à voir son rapport de décès officiel, mais pendant des mois, les autorités ont refusé. Lorsqu’elle en a finalement eu une copie, certaines pages étaient manquantes. « Marco était en parfaite santé. Il n’attrapait même pas de rhumes », se rappelle-t-elle. « Peu avant sa mort, il devenait nerveux et changeait de sujet à chaque fois que quelqu’un mentionnait le cas des extraterrestres. Et maintenant, ses collègues de travail m’évitent. »

Répercussions sur la vie des trois filles

La vie des trois filles a été transformée suite à leur rencontre avec la créature. Elles ont été harcelées par les médias et par les curieux, elles ont été la cible de constantes moqueries, et on les a accusée d’être des opportunistes. Certains emplois leur ont même été refusés à cause de cette histoire. Liliane raconte qu’elle a dû quitter l’école, et qu’elle ne voulait plus sortir de chez elle. « [Cette histoire] n’a jamais été bonne pour nous”, explique-t-elle.

Kátia, qui était enceinte à l’époque, a souffert d’anxiété durant toute sa grossesse. Des gens lui répétaient fréquemment qu’elle portait l’enfant de la créature, et à force de les entendre, elle s’est mise à y croire, et est tombée en dépression. Elle a aussi divorcé.

Valquíria explique que cette histoire ne leur a apporté que des malheurs, et que sa soeur et elle ne veulent plus en parler.

Les chats et le paranormal

Chats qui se téléportent, qui lisent dans les pensées, qui voient des fantômes…
Voici des témoignages concernant les super-pouvoirs de nos compagnons félins.

Les chats et l'univers multi-dimensionnel

Pour certains, notre réalité est incluse dans un monde à multiples dimensions. Dès que cette idée est évoquée, on pense à la possibilité de voyager entre ces dimensions. Bien qu’il soit difficile de concevoir comment s’y prendre, l’idée fait rêver. On se demande même si parfois, des humains ont réussi certains de ces voyages sans le vouloir.

Et puis, viennent les chats. Ces adorables diablotins nous ont prouvé à maintes reprises que non seulement ils sont conscients de l’aspect multi-dimensionnel de l’univers, mais qu’ils y voyagent à leur guise. Pas étonnant qu’ils se croient les maîtres de l’univers, et qu’ils nous regardent de haut. Nous, les misérables humains, qui sommes encore surpris lorsqu’un de nos chats se téléporte ou se trouve à deux endroits en même temps. 

Les chats peuvent se téléporter ou utiliser un portail

Quand j’ai rejoint la communauté Reddit Glitch in the Matrix, j’ai été surprise de voir à quel point les chats qui se téléportent sont une chose commune. Et j’aurais trouvé le sujet difficile à croire si je ne l’avais pas expérimenté moi-même quelques années plus tôt.

Quand mon chat est sorti du placard

Il y a plusieurs années, j’habitais une fermette avec ma fille et mon mari, et parmi notre myriade d’animaux, nous avions trois chats qui vivaient avec nous dans la maison et qui avaient aussi le droit d’aller dehors quand ils le voulaient. Du moins, quand il y avait un humain pour leur servir de portier!

Un de mes chats, qui s’appelait Indi, avait trouvé un moyen de contourner cet inconvénient. Un jour, alors que j’étais le seul « humain » dans la maison, j’étais affairée à faire du ménage dans les chambres à l’étage lorsque j’entendis un miaulement… qui provenait de mon placard! Surprise, j’ai ouvert la porte du placard, et j’ai vu mon Indi en sortir, alors que je me souvenais très bien que je l’avais sorti dehors et que je ne l’avais toujours pas fait entrer. Comme il n’y avait personne d’autre dans la maison, je ne comprenais pas comment il avait pu entrer et monter à l’étage pour se cacher dans le placard (dont la porte était fermée).

Ce petit jeu s’est reproduit souvent dans les semaines suivantes. Et comme je trouvais cela vraiment bizarre, je remarquais avec précision à quel moment je faisais entrer ou sortir Indi de la maison, question de vérifier que le petit coquin avait vraiment appris à se téléporter jusque dans mon placard à vêtements. 

J’ai remarqué aussi que le passage semblait être un sens unique, puisqu’il ne le faisait jamais en sens inverse, c’est-à-dire du placard vers dehors. Et il semblait garder sa connaissance pour lui, car mes deux autres chats n’ont jamais utilisé son « portail magique ».

C’était une époque où mon mari s’était absenté plusieurs semaines pour son travail. Lorsqu’il est revenu, le petit manège d’Indi était devenu tellement régulier que je ne m’en faisais plus.

Mon chat Indi

Nous étions ensemble à la cuisine lorsque mon mari entendit Indi miauler depuis l’étage. « Mais… comment il peut être là-haut, celui-là?, qu’il me dit. Je viens de le sortir! » Sur un ton blasé, je lui ai répondu que notre Indi utilisait maintenant un portail, et qu’il passait de dehors au placard de notre chambre quand il le voulait. Mon mari me regardait avec de grands yeux ronds, s’attendant à ce que je lui dise que je faisais une blague. Mais j’ai ajouté, sur le ton le plus normal du monde: « Quand tu le feras sortir du placard, pourrais-tu laisser la porte du placard entrouverte? Comme ça, on n’aura pas à aller lui ouvrir à chaque fois qu’il voudra se servir de son portail. » 

Car malgré l’insolite de la situation, je ne pouvais rien y faire, et accepter l’événement paranormal tout en continuant ma vie normale me semblait être la seule solution!

Voici d’autres témoignages:

Longue distance

« Il n’y a pas si longtemps, j’étais étendu au lit avec mon chat. J’ai eu faim tout à coup, alors je suis allé à la cuisine me prendre des chips. De retour dans ma chambre, mon chat n’était plus là.

Moins de cinq secondes plus tard, un de mes amis m’appelle de L’AUTRE BOUT DE LA VILLE et me dit que mon chat est devant sa porte. J’ai regardé l’heure et en tout, ça faisait trois minutes. Je ne comprends pas comment ça a pu arriver, ni comment ce fut même possible. » – Throwaways4all (Réf. 2)

Le portail de Jazz

« J’ai toujours eu plusieurs chats, deux ou trois à la fois. Quand mes enfants étaient petits, ils passaient beaucoup de temps à jouer dehors dans notre grande cour. 

Un jour, ils sont arrivés tous les deux surexcités pour me raconter qu’un de nos chats, une chatte écaille de tortue qui est maintenant décédée, était subitement apparue de nulle part dans la cour, et les enfants disaient qu’elle avait un «portail». Je leur ai demandé ce qu’ils voulaient dire par là, et ils ont dit que c’était comme si elle venait d’une autre dimension: une seconde, elle n’était pas là, et d’un coup, elle apparaissait de nulle part et venait s’asseoir avec eux dans leur abri. Ils étaient tellement sûrs d’eux, et excités à ce sujet.

J’ai ri en balayant leur histoire de mes pensées, mais ensuite, il leur arrivait souvent de venir me dire, toujours très excités: « Maman, Jazz l’a encore fait! Elle est apparue juste devant nous! » Parfois, ils me racontaient qu’ils l’avaient vue à une extrémité du jardin, et qu’ensuite, elle s’était retrouvée d’un coup à leurs côtés. Ils n’ont jamais raconté cela à propos de notre autre chat. » – Beanybobs (Réf. 1)

chat portail

Les chats on parfois un Vardøger

Le vardøger, c’est lorsqu’on entend ou que l’on voit quelqu’un arriver, plusieurs minutes avant qu’il n’arrive réellement. Le phénomène est expliqué dans cet article-ci – Vardøger: quand votre double vous précède. 

Deux entrées pour un seul chat

L’utilisateur Reddit thinkforaminute a raconté que son chat est physiquement apparu dans la chambre avant qu’il n’arrive réellement. 

“La nuit dernière, alors que j’allais me coucher, j’ai vu du coin de l’oeil mon chat entrer dans la pièce, alors j’ai regardé par terre. Elle n’était pas là. Deux secondes plus tard, elle est entrée en courant dans la pièce et s’est arrêtée, exactement comme je l’avais vue.” (réf. 3)

La bilocation et les chats

Non seulement les chats semblent capables de nous envoyer leur vardøger pour nous annoncer qu’ils vont arriver, ils semblent aussi pouvoir être carrément à deux endroits à la fois.

Le chat double

L’utilisateur Reddit Imriel88 est rentré chez lui tard dans la nuit pour trouver son chat Pabu, assis au bout de son allée. Quand il s’est approché de lui, Pabu s’est éloigné. En entrant dans la maison, il a vu son chat qui dormait sur la chaise de bureau.

« Je jure sur ma vie que le chat que j’ai vu à l’extérieur, celui qui était si proche de moi que j’aurais pu le toucher, avait la même taille, les mêmes marques dans son pelage et le même visage, c’était mon Pabu. Je vis en zone semi-rurale et je n’ai jamais vu un autre chat noir dans mon coin, encore moins un chat qui soit la réplique exacte de Pabu et de son étrange visage triste. » (réf. 5)

chat miroir

Les pouvoirs surnaturels des chats

Les animaux ont certaines aptitudes qui nous laissent pantois. Les migrations des oiseaux, par exemple. Ou la capacité d’hibernation de certains animaux. Plusieurs animaux domestiques ont la capacité de retrouver leur chez-soi, même en passant par un chemin qu’ils n’ont jamais fait. Il existe des centaines de cas où un chat ou un chien aurait retrouvé son ancienne maison suite à un déménagement.

Mais parfois, les capacités des chats dépassent l’entendement. On se demande jusqu’où nos compagnons félins peuvent aller dans le monde du surnaturel.

Les chats répondent à vos désirs

Les chats lisent-ils dans nos coeurs? Sont-ils au courant de nos désirs les plus secrets? Il semblerait que parfois, des chats entreraient dans la vie de certaines personnes suite à un souhait de leur part, ou un besoin particulier.

Le souhait d'une petite fille

À Beyrouth, vers la fin de Décembre 1971, une petite fille a vu son souhait exaucé:

« La fille de Mr Chapchap désirait un chat que ses parents lui refusaient. Le matin de Noël, elle en trouva 138 dans son jardin…! Les arbres et les massifs en étaient truffés. Par quel prodige ces minets avaient-ils pu atterrir là? Or, un éleveur connu avait constaté en même temps la disparition de 215 minets de ses cages et il les retrouva pour la plupart dans ce jardin… La fillette en conserva un, mais tout Beyrouth se demande encore s’il n’a pas rêvé. » (Réf. 8)

crazy siamese lady

Un petit garçon et un chat faits l'un pour l'autre

Madden, 7 ans, de l’Oklahoma, est né avec des yeux vairons (yeux de couleurs différentes) et une fente labiale (bec-de-lièvre). Depuis sa naissance, il est passé au travers de six chirurgies pour corriger sa lèvre supérieure. Comme si ce n’était pas assez, la vie lui a envoyé d’autres obstacles: victime d’intimidation à l’école, le jeune garçon en avait le coeur brisé.

Mais tout a changé le jour où sa mère a trouvé, sur un groupe Facebook, la photo d’un chat attendant d’être adopté dans un refuge pour animaux du Minnesota. Le chat avait non seulement une fenta labiale comme Madden, mais en plus, les mêmes couleurs de yeux que le garçon!

« Nous ne sommes habituellement pas des gens spontanés, a expliqué la mère du garçon. Mais nous savions que nous étions faits pour être la famille de ce chat. Moon (le chat) et Madden sont de parfaits compagnons l’un pour l’autre. Dans un monde plein d’intimidateurs et de paroles cruelles, nous choisissons l’amour. »

Moon et Madden
Moon et Madden

Moon aide Madden à se sentir moins seul, et à se rendre compte que de naître unique et différent, ça peut être génial. Dans une vidéo anti-intimidation, Madden explique qu’il est non seulement unique à cause de ses yeux et de ses lèvres, mais aussi parce qu’il est mignon, qu’il est intelligent, et un peu dingue!

« Vous passerez à côté de beaucoup de gens géniaux si vous êtes un minable envers eux », affirme Madden. (Réf. 12)

Votre chat sait ce que vous faites

Vous avez entendu ces histoires de chats qui vont se cacher et qui deviennent introuvables, au moment où leur maître devait les emmener chez le vétérinaire? C’est parce qu’ils savent ce qui se passe dans votre tête. Ils ont compris que c’est l’heure du vétérinaire. 

Dans un sondage fait à Londres auprès de propriétaires d’animaux de compagnie, 41% des propriétaires de chats interrogés ont dit que leur animal réagissait à leurs pensées ou à des ordres silencieux. Dans le même ordre d’idée, 24% d’entre eux disaient que leurs chats savaient d’avance quand un membre de la famille était sur le point de rentrer à la maison.

Ce chat sait qui est au bout du fil

Un étrange manège se produit chez un professeur d’Université de Californie, à chaque fois qu’il appelle à la maison. Son chat, Whiskins, se rue sur le téléphone, et joue avec le combiné pour tenter de le décrocher. « Il arrive souvent à le décrocher et se répand en miaulements amicaux que mon mari entend distinctement », explique l’épouse du professeur.

Toutefois, Whiskins adopte ce comportement seulement lorsque c’est son maître qui appelle. Si le téléphone sonne et que c’est quelqu’un d’autre au bout du fil, le chat ne s’en préoccupe même pas. (Réf. 14)

Du foie, s'il vous plaît

« En 1982 une cliente m’a raconté les faits suivants, datant de l’époque où elle vivait en Angleterre. Sa chatte semblait pouvoir deviner certaines choses et, surtout, quand sa maitresse achetait du foie pour le repas. Cependant, quand elle partait faire ses achats, la dame n’avait pas d’idée préconçue pour les courses à faire et, de temps à autre, se décidait au dernier moment, devant l’étal du boucher, à acheter du foie, l’aliment préféré de sa chatte. Au même moment, à la maison, un témoin pouvait constater que la chatte se réveillait brusquement et sautait sur la table de la cuisine, ce qu’elle ne faisait jamais à d’autres moments. Là, elle attendait le retour de sa maitresse. 

Ce phénomène attira l’attention des familiers qui s’en amusèrent et firent alors des observations : c’était bien au moment même où la propriétaire décidait d’acheter du foie que la chatte présentait le comportement spécifique, et pas à un autre moment, par exemple au retour, lorsque la chatte pouvait flairer, à distance, l’odeur du foie. » (Réf. 7)

Votre chat vous parle

Non seulement votre chat comprend très bien ce que vous dites, mais en plus, il vous répond. À vous maintenant d’être assez perspicace pour comprendre sa réponse!

Un chat loquace

« Mon chat me parle en me mordant, en miaulant, en se frottant contre moi, ou en tapotant mes jambes. Je sais ce qu’il veut en fonction de ce qu’il fait. C’est devenu un langage entre nous. Même quand je lui pose une question, il me répond en miaulant. Un long miaulement aigu veut dire oui, et un miaulement bref et profond veut dire non. » (Réf. 13)

Photo par Andy Prokh

Les chats et la télékinésie

Il semble qu’aucun pouvoir parapsychique ne soit hors de la portée des chats. Même les plus bizarres.

"Le chat de mon enfance est entré dans la buanderie et est resté assis, à fixer son bol de croquettes en verre, lorsque celui-ci a violemment explosé, couvrant la pièce de petits morceaux. Le chat était sain et sauf."
Philippa Docherty
Réf. 9

Les chats ont 9 vies

Du moins, c’est ce que dit l’adage. Qu’en est-il de la vraie vie?

Résurrection

L’utilisateur Reddit KayleighAnn se lève tôt un matin et trouve son chat, Gandalf, immobile au pied du lit. Il n’avait pas bougé depuis la veille, et il était complètement silencieux. Inquiète, elle prend Gandalf dans ses mains, et se rend compte qu’il est froid, rigide, et qu’il ne respire pas. Sa langue sortait légèrement. La femme s’est mise à pleurer.

Elle tentait de réveiller son copain, lorsque Gandalf s’est mis à jouer avec ses pieds. Il était revenu à la vie! Comment son chat avait-il pu ressusciter de la sorte?

Et apparemment, une chose étrange n’arrive jamais seule. « Du moment où je me suis réveillée, à la découverte de mon chat mort jusqu’au réveil de mon copain, ça n’aurait pas dû prendre plus de deux minutes. Mais en fait, la scène entière a duré plus d’une heure. » (Réf. 1)

Les chats et les fantômes

On dit que si un chat ou un chien semble suivre quelqu’un des yeux, alors qu’il n’y a personne, il s’agit sûrement d’un fantôme…

"Notre vieille maison était plutôt intéressante. Il arrivait souvent que nos chats fêlaient en fixant des yeux quelque chose qu'ils voyaient que nous ne pouvions pas voir. Ils suivaient cette chose des yeux, tous à l'unisson, alors que la chose traversait la pièce, et soudainement, ils revenaient tous à la normale, et se détendaient comme si la chose était partie. C'était assez bizarre."
Veronika Sain
Réf. 9

La visite d'une amie

Dans son livre L’Inconnu, Camille Flammarion raconte une anecdote durant laquelle Madame Marie de Thyle s’est fait réveiller en pleine nuit par des coups frappés à sa porte.

« Par hasard, mes yeux tombèrent sur le chat qui occupait sa place ordinaire au pied de mon lit. Il était assis, le poil hérissé, tremblant et grognant. La porte s’agita comme poussée par un léger coup de vent et je vis paraître une forme enveloppée d’une espèce d’étoffe vaporeuse blanche, comme un voile sur un dessous noir. Je ne pus pas bien distinguer le visage. Elle s’approcha de moi. Je sentis un souffle glacial passer pour moi, j’entendis le chat gronder furieusement. Instinctivement, je fermai les yeux et quand je les rouvris, tout avait disparu. Le chat tremblait de tous ses membres, et était baigné de sueur. »

Plus tard, Mme de Thyle apprendra qu’une de ses amies qui vivait aux Indes était morte d’une péritonite la même nuit. (Réf. 16)

Quand le fantôme est un chat

Il semblerait que les chats ne laissent pas la mort entraver leur amour pour leurs maîtres!

Le chat sans queue

« Le tout premier chat que j’ai eu, dans mon enfance, n’avait pas de queue. Après sa mort, je voyais parfois sa silhouette marcher jusqu’à moi la nuit, quand je me réveillais sans raison. J’avais deux autres chats, mais je savais que c’était lui car sa silhouette n’avait pas de queue. » – rachaelpwns (Réf. 9)

Le gardien

« Quand j’étais petite, nous avions un chat nommé Guedo. Il était sourd et aveugle, et nous nous aimions comme des fous, comme seuls peuvent le faire un vieux chat et une petite fille. Il avait l’habitude de dormir sur le bord de mon lit pendant que je faisais une sieste pour s’assurer que je ne tomberais pas du lit, et il était très protecteur envers moi. 

Après sa mort, je le voyais parfois dans ses emplacements habituels. Ma mère a aussi rapporté plus d’une fois qu’elle l’a vu dormir à côté de moi, et que lorsqu’elle posait sa main sur le lit à l’endroit où elle l’avait vu, c’était chaud. » (Réf. 9)

petite fille et chat

À vos souhaits

« J’avais trois chats, une femelle âgée appelée Annie et une paire de frères. Annie éternuait tout le temps, vous l’entendiez partout dans l’appartement, quel que soit l’endroit où elle se trouvait! Elle est morte calmement à la maison le 12/12/12. Quelques jours après, les garçons et moi étions dans le salon, lorsque tout à coup, nous l’avons entendue éternuer. Nous avons tous fait le saut simultanément! Quelques secondes plus tard, j’ai vu sa queue passer derrière la table à café. » (Réf. 9)

Les pouvoirs surnaturels des chats dans l'histoire

“Dans l'ancien temps, les chats étaient vénérés comme des dieux. Ils ne l'ont pas oublié."
Terry Pratchett

En Égypte ancienne

L’adoration des anciens Égyptiens envers les chats est connue.  

Il y a environ 10 000 ans, l’agriculture, qui devenait de plus en plus importante dans la vie des humains, rencontrait un obstacle majeur: les rongeurs qui détruisaient les récoltes. Les humains de l’époque ont appris à apprécier la compagnie des chats quand ils se sont rendus compte qu’en bons ratiers, ces félins pouvaient protéger les récoltes. Est-ce à dire que la société humaine aurait échoué sans les chats?

Au fil du temps, l’amour des anciens Égyptiens pour les chats s’est transformé en véritable dévotion. C’était un peuple qui vénérait les animaux, et le chat était sans aucun doute celui qui avait le statut le plus divin.

Les chats et la Sorcellerie

Les chats et la sorcellerie sont intimement liés, du moins dans l’imagination des gens. Voici quelques croyances locales intéressantes:

En Vendée, dans le village de Petosse, une légende raconte que des chats ferrés se réunissaient, il y a quelques siècles, dans les souterrains naturels sous le village, afin d’y faire de la sorcellerie. Certains racontent plutôt qu’il s’agissait de sorciers maléfiques portant des peaux de chats. (Réf. 15)

En Angleterre, on croyait autrefois qu’un chat pouvait aspirer le souffle d’un nouveau-né, jusqu’à ce qu’il suffoque et meurt. La croyance en cette légende était si forte qu’en 1791, un jury anglais a trouvé un chat coupable d’infanticide. (Réf. 10)

Dans l’ancienne province d’Anjou, on croyait que si un chat entrait dans une boulangerie alors que la pâte reposait, elle ne pourrait pas lever. 

En Norvège, il est dit que les chats sont en fait une fée ou un gobelin déguisé, et que si vous regardez dans leurs yeux, vous pourriez y voir un monde féérique. (Réf. 10)

L'Europe médiévale et les massacres de chats

En Europe médiévale, le chat était détesté par l’Église catholique, car considéré comme l’ami des sorcières et du diable. Le Pape Grégoire IX, dans une bulle papale, a condamné les chats, et il a ensuite incité les croyants à massacrer les félins en grand nombre.

Mais les chats sont depuis toujours une bonne façon de contrôler la population de rats et de souris. Qui dit moins de chats, dit plus de rats. 

« L’extermination par millions de ces animaux eut une conséquence inattendue selon beaucoup d’historiens : la grande épidémie de peste noire qui ravagea toute l’Europe dès la fin du XIVe siècle eut sans doute été moins importante et moins longue si l’on n’avait pas ainsi fait disparaître les prédateurs naturels du rat. » (Réf. 11)

Les chats polydactyles

De nombreuses cultures pensent qu’un chat polydactyle (qui a plus de doigts que la normale) est un porte-bonheur. 

Les premiers marins qui partaient pour un séjour en Amérique ont régulièrement amené des chats à plusieurs doigts avec eux lors de leurs voyages. Ils croyaient que ces félins étaient de meilleurs chasseurs, et qu’ils avaient un meilleur équilibre lors des voyages en mer, en plus de leur porter chance. 

Et c’est pourquoi il y a, de nos jours, un nombre élevé de chats polydactyles en Nouvelle-Angleterre et dans l’Est du Canada. (Réf. 10)

chat polydactyle
chat polydactyle

Références pour ma recherche et sources des citations

  1. Are Cats Interdimensional Beings? Strange Tales of Teleporting Felines, stranger dimensions
  2. Cat Glitch, Glitch in the Matrix, Reddit
  3. My cat was glitching, Glitch in the Matrix, Reddit
  4. Animal Powers, Rupert Sheldrake
  5. Seeing a double of my cat, Glitch in the Matrix, Reddit
  6. My cat came back as a familiar after death – The story of my Psychic cat, Paranormal, Reddit
  7. Dehasse, Joël.- Tout sur la psychologie du chat.- Paris: Éditions Odile Jacob, 2008.
  8. Gaston, Patrice.- Disparitions Mystérieuses.- Paris: Éditions Robert Laffont, 1973.
  9. Paranormal Cativity: 10 Scary Stories of Paranormal Pets, Meowingtons
  10. 14 Legends About Cats From Around the World, Mental Floss
  11. Le chat persécuté, de l’Inquisition à la poubelle, Thierry Savatier
  12. Bullied 7 Year-Old Finds Cat With Same Rare Eye Condition And Cleft Lip, And It’s Like Destiny Exists, BoredPanda
  13. I feel like my cat understands me, Glitch in the Matrix, Reddit
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13 photos de fantômes à vous donner la chair de poule

Les photos et les vidéos ne peuvent jamais être des preuves du paranormal.
Il sera toujours possible de truquer une photo ou une vidéo, ou de mentir dans son témoignage.
Toutefois, certaines photos portent à réfléchir…
Voici 13 photos qui m’ont particulièrement troublée.

1

il n'aurait manqué la photo de groupe pour rien au monde

Freddy Jackson, un mécanicien d’avion de la Royal Air Force, a été tragiquement tué en 1919 dans un accident impliquant une hélice d’avion. Le jour de ses funérailles, son escadron a été pris en photo.
Le visage de Freddy peut être vu derrière le quatrième aviateur à partir de la gauche dans la dernière rangée.  Lorsque la photo a été rendue publique dans les années 1970, Victor Goddard, un officier à la retraite de la RAF, a confirmé qu’il s’agissait bien de Freddy Jackson.

photo de fantôme

2

Sa belle-mère lui avait promis qu'elle serait avec lui

Cette photo a été prise le 22 mars 1959 à Ipswitch (Royaume-Uni) par Mable Chinnery. Après avoir visité et pris en photo la tombe de sa mère qui était décédée la semaine précédente, Mable marchait jusqu’à la voiture où l’attendait son mari Jim. Comme il ne restait qu’une seule pose sur son rouleau de film, elle a pris une photo de son mari. Au moment de la prise de vue, elle n’a rien vu d’anormal. C’est seulement lorsqu’elle a vu les photos développées qu’elle s’est aperçu que derrière son mari, on peut voir sa propre mère qui semble être assise sur le siège arrière.

Dans une entrevue, Jim Chinnery a expliqué que sa belle-mère aimait s’asseoir à cet endroit dans la voiture. Il a ajouté que ses derniers mots à son intention avant de mourir avaient été « Il ne t’arrivera jamais de mal, car je serai avec toi. »

chinnery

La photo entière

Ellen Hammel

Mme Ellen Hammell, mère de Mable Chinnery, de son vivant.
Notez qu’elle tient des lunettes dans une main, qui rappellent celles que porte son « fantôme »

3

Le chevreuil qui voit un fantôme

Édition: Cette photo est un canular. On peut rajouter cette petite fille sur nos photos grâce à une app qui s’appelle Ghost Capture.

Philip, de Mason au Texas, a envoyé cette photo au blog Strange Conspiracies, en expliquant que son père a installé une caméra afin d’observer les chevreuils qui viennent se nourrir à son installation. « Tôt le matin, vers 5 heures, nous avons vu quelque chose de bizarre: nous avons filmé un chevreuil mâle qui mangeait lorsqu’il a été effrayé par un fantôme! C’est très étrange et j’ai peur de ce qu’il pourrait y avoir sur notre propriété. »
L’enfant sur la photo, qui est vue par la caméra et le chevreuil, n’était pas visible pour Philip et son père. Philip spécifie qu’il n’y a pas d’enfant chez lui qui aurait pu être dehors à cette heure-là par un froid pareil. 
Un autre lecteur du blog commente que les vêtements de l’enfant ressemblent aux habits traditionnels des autochtones d’Amérique.

4

J'aurais vraiment peur si je voyais cela sur une de mes photos

Au milieu des années 1950, la famille Cooper venait tout juste d’emménager dans une vieille maison qu’ils venaient d’acquérir. Ils ont décidé de s’y prendre en photo. Ils semblent heureux sur le cliché, sûrement parce qu’ils ne savent pas qu’un invité, soit un homme au visage sans trait, a décidé de venir leur souhaiter la bienvenue en tombant du plafond.

5

Un endroit impossible pour une personne en chair et en os

photo de fantôme

L’utilisateur Reddit RickieOnRadio a publié cette photo prise par sa tante. Celle-ci terminait de donner le bain à son fils et elle le portait d’une main, alors qu’elle tenait son téléphone dans l’autre main pour le prendre en photo.

Il n’y avait personne d’autre dans la maison, et il n’y avait pas de miroir dans cette pièce. L’apparition d’une personne derrière le bébé est donc un mystère.

Encore pire, il n’y avait même pas assez de place dans cette petite pièce pour qu’une personne se tienne debout à cet endroit. Voyez par vous-même avec cette deuxième photo, montrant la toilette.

La pièce où la photo a été prise
Superposition de deux photos, qui montre bien l'endroit où le "fantôme" se trouve par rapport au mur. Il n'y aurait pas de place pour qu'une personne en chair et en os se tienne là.

6

Le chien ne semble pas la remarquer

En 1967, Harry Dack a pris une photo de son petit-fils, dehors derrière sa maison, à Carlin How au Royaume-Uni. Personne ne connait l’identité de la femme qui apparaît sur le cliché, et qui semble regarder le chien Jack Russel que tient dans ses mains le petit-fils de Harry Dack.

7

Le chien de l'enfer

Joe Martinez et son épouse posent pour une photo prise lors d’une fête d’anniversaire, à laquelle aucun chien n’était présent. La réunion de famille semblait normale, mais la photo ne l’était pas. Derrière Joe, un visage effrayant regarde l’objectif. Certains y voient un chien, mais Joe y a vu un démon.

Joe, qui consommait beaucoup de drogue à l’époque, a été tellement bouleversé par l’image qu’il a arrêté de consommer. Il garde toujours la photo avec lui dans son porte-feuille pour se rappeler l’homme qu’il était.

Certains disent qu’il s’agit d’une ombre, autrement dit d’un simple cas de paréidolie. Au lecteur d’en juger.

Qu’est-ce qu’une paréidolie?

Que voyez-vous sur cette photo? Le visage d’un barbu? Regardez encore… 

Ci-dessous, à l’aide de couleurs, vous pouvez voir à gauche le barbu que la plupart des gens voient sur cette photo.
À droite, vous pouvez voir l’homme, la femme et l’enfant qui sont réellement le sujet de cette photo.

paréidolie
paréidolie

La paréidole, c’est la tendance qu’a le cerveau humain à trouver des formes familières dans un motif informe, comme par exemple lorsqu’on s’amuse à trouver des formes dans les nuages. Probablement pour des raisons de survie, le cerveau identifie encore plus souvent des visages que d’autres formes. C’est ce qui fait que beaucoup de gens voient un barbu dans la photo précédente, et c’est aussi ce qui nous fait parfois voir des visages ou des formes que l’on associe à des fantômes ou des être surnaturels sur des photos.

8

La main fantôme

Peaches Geldof a pris un selfie avec son fils dans le bain. Une de ses mains est autour de la taille de son enfant pour le tenir, et son autre main prend la photo. La main qui apparaît dans ses cheveux, près de son visage, n’appartient ni à elle, ni au bébé! 

Peu de temps après qu’elle ait publié cette photo sur Instagram, Peaches est morte d’une overdose d’héroïne.
Peut-être aurait-elle dû prendre l’apparition pour un avertissement et arrêter de consommer, comme l’a fait Joe Martinez.

9

Quand la mort ne sépare pas les amis

La photo ci-dessous, prise par un certain M. Filson, fut soumise en 1927 au British College of Psychic ScienceOn y voit Lady Hehir et sa chienne Tara. 

L’autre chienne de Lady Hehir, nommée Kathal, était décédé six semaines plus tôt. La photo de droite montre Lady Hehir et Kathal. 

Tara était triste depuis la mort de Kathal, car celle-ci était sa compagne de jeux favorite. Mais la petite Kathal ne semblait pas être partie bien loin, puisque sur la photo prise par M. Filson, à l’emplacement de l’arrière-train de Tara, se trouve la tête d’un petit chien. Lady Hehir y reconnait Kathal, ou du moins son fantôme.

« D’ailleurs, a déclaré Lady Hehir aux enquêteurs qui ont étudié l’affaire, je suis convaincue que Kathal se trouve très souvent dans la pièce où je me tiens avec Tara. Cette dernière semble communiquer régulièrement avec elle… »

Lady Hehir avec la petite chienne Kathal
Tara et la fantôme de Kathal

10

La Dame Blanche de l'église de Worstead

En 1975, Diane et Peter Berthelot visitaient Worstead au Royaume-Uni avec leur fils de douze ans. Puisqu’il faisait très chaud, ils sont entrés dans l’église afin d’y trouver de la fraîcheur. Diane en a profité pour faire une prière concernant des problèmes de santé qu’elle avait à l’époque.

Son mari l’a prise en photo alors qu’elle était assise, seule, et qu’elle priait. Lorsque la photo fut développée, les Berthelot ont remarqué l’étrange figure blanche assise derrière Diane dans l’église. La dame blanche semblait être habillée à l’ancienne et porter un bonnet.

L’été suivant, les Berthelot sont retournés à l’église de Worstead et ont montré l’anomalie sur la photo au vicaire, le Révérend Pettit. Celui-ci leur a expliqué que cette église est habitée depuis plus d’un siècle par une Dame Blanche, et que les témoins racontent que c’est un esprit bienfaisant qui aide à la guérison. Malgré une légende locale qui dit que cette Dame Blanche apporte la mort à ceux qui la voient, dans la réalité, elle semble toujours apparaître près de gens en besoin de guérison.

En écoutant l’histoire du Révérend Pettit, Diane s’est tout à coup rappelé à quel point elle était malade à l’époque de leur première visite à Worstead. Elle a aussi réalisé que c’est depuis cette visite qu’elle se sentait mieux.

diane berthelot

11

Elle voulait être dans la photo avec les autres

En 1988, un groupe de vacanciers terminait leur séjour à Maurach en Autriche, et ont décidé de prendre une photo de groupe. L’un d’eux a installé sa caméra sur une table, a programmé le minuteur, et est allé s’installer avec les autres afin d’être dans la photo. Mais, zut! La photo s’est prise sans flash. Le vacancier a recommencé, et s’est assuré cette fois que le flash fonctionnera.

Au moment de regarder les photos développées, le photographe du groupe s’est rendu compte que sur la photo prise sans flash, une personne supplémentaire peut être vue, au centre du groupe. Elle n’apparaît pas dans la photo prise avec flash. De plus, la tête supplémentaire semble être plus près de la caméra que les visages des deux femmes à côté d’elle. Il aurait fallu que cette femme supplémentaire soit assise à l’emplacement de la table pour que la photo fasse du sens. 

Le groupe de vacanciers, interrogés à ce sujet, ont dit unanimement ne rien avoir remarqué de spécial au moment de la prise de vue, et ne pas reconnaître cette femme fantôme qui s’est glissée dans leur groupe.

La photo du haut est celle prise avec flash, et la photo du bas est celle sans flash, qui montre une "tête" de plus dans le groupe.

12

Voyez-vous le fantôme sur cette photo?

À première vue, cette photo prise en 1900 d’un groupe de quinze employées d’une usine de Belfast, en Irlande, paraît normale. 

Mais regardez bien… 

13

"C'est quoi cette chose au fond?"

Voici une photo prise au Musée de Science et d’Histoire Texas’ Fort Worth. Ce cliché a été capturé par l’utilisateur Reddit KRAMERisKRUNK alors qu’il visitait la section pour enfants du musée, avec sa nièce. Une fois à la maison, sa nièce a regardé la photo et lui a demandé « C’est quoi cette chose au fond? »

Ajoutons qu’une employée du musée a confirmé que d’étranges phénomènes s’y produisent régulièrement, comme des objets qui se déplacent.

Des crapauds trouvés vivants dans un bloc de pierre

Voici un phénomène naturel impossible. Un truc qui ne se peut pas, mais pourtant, qui existe.

Des animaux sont retrouvés enfermés dans des pierres ou des arbres, sans aucun moyen de respirer ou de se nourrir.

Et sans aucun moyen d’y entrer ou d’en sortir… Et pourtant, ils vivent.

Introduction

En septembre 1770, lors de la rénovation du mur d’un château français, un crapaud fut trouvé emmuré dans le plâtre. Et l’animal était encore en vie! Le plâtre de ce mur avait été appliqué 40 ans auparavant, et n’avait pas été touché depuis. 

Encore plus surprenant, le récit d’ouvriers anglais qui travaillaient, en 1852, à extraire des minéraux lorsqu’ils sont tombés à une profondeur de 4 mètres, sur un gros rocher. La pierre a dû être brisée en morceaux pour la dégager. Près du centre de cette grosse pierre, un crapaud vivant fut trouvé dans une cavité! L’animal faisait 15 centimètres de diamètre, et il mourut peu de temps après avoir été libéré. 

Mais comment ces animaux se sont-ils retrouvés là? Il n’existait aucun moyen d’entrer ou de sortir du plâtre, ou de ce rocher. Et comment ont-ils pu survivre dans de telles conditions? Comment pouvaient-ils respirer, boire et manger?

Bien que complètement étranges, ces deux événements ne sont pas les seuls dans leur genre. Si on fouille dans les document historiques, on peut y trouver plus de 200 cas répertoriés de reptiles encastrés dans la pierre ou dans un matériel semblable. Et cela, sans compter tous les autres cas qui n’ont pas été officiellement documentés.

crapaud

Voici quelques cas intéressants

Une tortue vivante

En 1976, une équipe d’ouvriers, à Fort Worth au Texas, détruisait du béton qui avait été coulé un an plus tôt. À l’intérieur de ce béton, une tortue vivante fut découverte dans une poche d’air qui faisait exactement la forme de l’animal. La tortue est morte quelques jours après sa découverte.

Un crapaud à la bouche scellée

En 1865, le journal Hartlepool Free Press a rapporté que des ouvriers travaillant à extraire un bloc de calcaire magnésien situé à 25 pieds sous terre, ont découvert dans la pierre une cavité qui contenait un crapaud vivant.

« La cavité n’était pas plus grande que l’animal et semblait être une moulure de son corps. Les yeux du crapaud brillaient d’un éclat inhabituel et l’animal s’est montré plein de vie lorsqu’il fut libéré. On aurait dit, au moment de sa découverte, que l’animal voulait respirer, mais qu’il avait de la difficulté. Le seul indice de son succès, était une sorte d’aboiement (…). Sa bouche était complètement close, et il émettait son bruit d’aboiement par les narines. Les griffes de ses pattes avant étaient tournées vers l’intérieur, et les griffes de ses pattes arrière étaient d’une longueur exceptionnelle, ce qui ne ressemble pas au crapaud anglais moderne. Lorsqu’il fut trouvé, le crapaud était de couleur pâle et on ne le distinguait pas facilement de la pierre. Mais en peu de temps, sa couleur devint plus foncée et tourna en un brun olivâtre. »

Deux bêtes dans la même cavité

"En Algérie au début de 1943, je travaillais avec une équipe chargée de l'extraction de la pierre, dont on avait besoin pour la construction de routes ou pour remplir des cratères laissés par les bombes... Un matin, nous avions fait exploser les charges comme d'habitude et j'ai commencé à enlever les roches de la carrière, lorsque j'ai aperçu dans une cavité du rocher un crapaud de bonne taille, et à côté de lui, un lézard d'au moins neuf pouces de long. Ces deux animaux étaient vivants, et ce qui était le plus surprenant, c'est que la cavité dans laquelle ils se trouvaient était à au moins 20 pieds de la surface. Autant comme autant, nous avons essayé de comprendre comment il était possible que les deux bêtes se trouvent là où elles étaient - il n'y avait aucune ouverture ni aucune fissure menant à la cavité ...
Soldat britannique de la deuxième guerre mondiale

Animaux enfermés dans des troncs d'arbres

Il y a aussi quelques cas rapportés de reptiles trouvés emmurés à l’intérieur de troncs d’arbre. L’Académie Française des Sciences a publié en 1719 le récit d’un grand orme qui avait cassé. Au centre du tronc d’arbre, à environ 4 pieds au-dessus des racines, un crapaud vivant y était encastré, emplissant complètement un trou au centre de l’orme. 

68 crapauds dans le même arbre

Le Uitenhage Times d’Afrique du Sud a publié en 1876 l’histoire de bûcherons qui transformaient un arbre en planches lorsque, dans un trou au creu de l’arbre, ils ont trouvé 68 petits crapauds de la taille d’un raisin.

« Ils étaient de couleur beige, presque jaune, et parfaitement sains, sautillant comme si de rien n’était. Tout ce qui les entourait, c’était du bois jaune solide, avec rien qui puisse indiquer comment ils auraient pu arriver là, pendant combien de temps ils sont restés là, ou comment ils ont pu survivre sans nourriture, sans boisson, et sans air. »

grenouille par joe mcdonald
Photo par Joe McDonald

Mais comment se sont-ils retrouvés là?

Laissons de côté les hypothèses les plus farfelues, comme l’oeuvre du démon, la génération spontanée d’animal ou le phénomène divin qui aurait conservé certains animaux vivants dans la pierre lors du déluge… (ces hypothèses ont réellement été évoquées!) Voyons plutôt en détail les hypothèses plausibles:

Hypothèse: Les oeufs

Dans des rapports anciens sur le phénomène, il est souvent spéculé que des oeufs de crapauds ou de grenouilles ont dû se retrouver dans une cavité, et que l’animal a grossi, jusqu’à remplir le trou… Ce qui pourrait peut-être expliquer les fois où des reptiles ont été découverts en grappe dans du bois ou du béton. 

Le biologiste de renom Julian Huxley a partagé avoir reçu une lettre dans laquelle un technicien d’une compagnie de gaz explique qu’il venait de briser un plancher de béton lorsque ceci se produisit:

"Mon collègue a laissé tomber son marteau en s'exclamant "On dirait une patte de grenouille!"
Nous nous sommes tous les deux approchés pour mieux voir, et il y avait vraiment une grenouille dans le béton.
Sans utiliser le marteau cette fois, j'ai doucement coupé le reste du bloc de béton.
Nous avons libéré 23 minuscules grenouilles parfaitement formées qui sont parties en sautant en direction du jardin."
Technicien du gaz
Royaume-Uni

Serait-il possible que le béton ait été fait avec de l’eau puisée à même une rivière ou un étang tout proche, et qu’elle contenait des oeufs de grenouille? Et que ces oeufs se soient développés dans le béton, pour former un groupe de batraciens encastrés? Difficile de comprendre comment les animaux ont pu se développer sans eau, sans nourriture, et sans air.

Hypothèse: Méprise des témoins

Sous-entendant que les ouvriers ne sont ni très intelligents ni très observateurs, un auteur a formulé cette hypothèse dans le journal Nature en 1910 : 

« La véritable interprétation de ces prétendus événements semble être simplement ceci: une grenouille ou un crapaud sautille dans les alentours, alors qu’une pierre est en train d’être brisée, et l’observateur non-scientifique se précipite immédiatement sur la conclusion qu’il a vu la créature émerger de la pierre elle-même. »

S’il est possible qu’il y ait eu quelques cas de méprise, cette explication ne tient plus la route lorsqu’on examine le cas suivant:

En 1821 un lézard vivant fut découvert dans un bloc de pierre qui était logé à 6 mètres de profondeur dans le sol. L’animal mesurait 3 centimètres et était enroulé sur lui-même. Il avait une tête ronde, des yeux brillants, et sa peau était d’une couleur jaunâtre. Après 5 minutes d’immobilité, l’animal commença à bouger et finit par s’enfuir.

Non seulement l’immobilité du reptile rend l’hypothèse précédente impossible, mais en plus, la cavité dans laquelle le reptile fut trouvé était moulée exactement à sa forme! 

Et voici un autre cas pour lequel l’hypothèse de l’animal qui saute près de l’ouvrier ne tient plus:

lézard
Image: imgur

L'histoire du lézard cornu nommé Old Rip

En 1897, la ville de Eastland, au Texas, inaugurait son tout nouveau palais de justice. Respectant la tradition, divers objets, comme des documents et une bible, furent placés dans une pierre symbolique dans le mur du bâtiment. 

Alors qu’on s’apprêtait à la refermer, un juge de paix s’est avancé avec son jeune fils. Celui-ci tenait dans ses mains le lézard cornu qu’il avait capturé le matin même. L’enfant glissa son reptile dans le bloc de marbre, et celui-ci fut scellé.

Old Rip
Old Rip empaillé et exposé au palais de justice - Photo: Weird US

En 1928, le palais de justice, maintenant trop petit pour la population croissante de Eastland, fut démoli pour faire place à la construction d’un plus grand édifice. La pierre angulaire fut ouverte, et il y fut découvert un lézard… encore vivant!

Le « lézard qui refusait de mourir » devint tout de suite une légende dans la ville, et il fut surnommé Old Rip. Il était gardé dans un vivarium, où on le nourrissait avec des fourmis rouges. Il vécut ainsi un an et mourut. Il fut empaillé et exposé au palais de justice dans un présentoir ayant un fond en velours rouge.

À chaque année, un festival nommé RipFest a lieu à Eastland, sur le thème des lézards et de leur célébrité locale, Old Rip.

statue de Old Rip
Statue de Old Rip, Eastland, Texas - Photo: RoadsideAmerica.com

Hypothèse: Canular

Tous les sujets du domaine du paranormal ont été imités, ou jour ou un autre, par ceux qui aiment créer des canulars. Ce phénomène est tellement envahissant que lorsqu’on enquête sur un dossier insolite, on doit toujours chercher les indices qui nous montrent où se trouvent les impostures, et trier le bon grain de l’ivraie.

Dans le cas des animaux encastrés dans la pierre, il y a un spécimen conservé au Booth Museum of Natural History (Royaume-Uni) qui pourrait être un faux. Il avait été présenté au monde par Charles Dawson, un archéologue amateur doublé d’un faussaire, qui est à l’origine de plusieurs forgeries.

Serait-il possible, dans ce cas, que TOUS les récits de reptiles encastrés dans la pierre soient des canulars?

crapaud dans la pierre
Spécimen conservé au Booth Museum of Natural History qui pourrait être un faux - Photo: Wikipedia

Avis de scientifiques

Mais comment savoir? L’avis des experts peut être important pour déterminer si un événement est une forgerie ou non. Voici quelques scientifiques qui ont été confrontés à la question des reptiles trouvés vivants dans la pierre:

Ambroise Paré

Ambroise Paré fut témoin du phénomène en 1561. (Il sera plus tard physicien du Roi Henri III de France). 

"J'étais dans mon château, près de Meudon, et j'avais demandé à un cantonnier de me casser quelques pierres. Au milieu de l'une d'elles, il trouva un énorme crapaud, plein de vie, et sans que la moindre ouverture capable de lui laisser le passage soit visible. L'ouvrier me dit que ce n'était pas la première fois qu'il découvrait un crapaud, ou de telles autres bestioles, à l'intérieur d'énormes blocs de pierres."
ambroise paré
Ambroise Paré
Physicien du Roi de France

Dr. Edward D. Clarke

Un géologue, le Dr. Edward D. Clarke, fit une surprenante découverte alors qu’il cherchait des fossiles dans une carrière de craie du crétacé. À plus de 80 mètres de profondeur, il découvrit des tritons en parfait état de conservation. Après les avoir dégagé avec précaution, il les plaça au soleil, et à sa plus grande stupéfaction, les reptiles commencèrent à bouger. Deux d’entres eux moururent en peu de temps, mais le troisième semblait si vigoureux que le géologue le plaça dans une mare d’eau et le triton parvint à s’échapper.

Le Dr Clarke déclara que ces tritons appartenaient à une espèce auparavant inconnue.

triton alpestre

Scientifiques de l'Institut Smithsonian

Lors d’une excavation d’os anciens en 1960, des scientifiques de l’institut américain Smithsonian ont fait une découverte à laquelle ils ne s’attendaient pas. Outre les os de mammouths et de tigres à dents de sabre, ils ont trouvé des grenouilles à l’intérieur de boules d’argile durcies. Certains amphibiens étaient morts, mais d’autres vivaient encore. Les grenouilles n’avaient pas de pigmentation, et elles étaient si transparentes qu’on pouvait voir leur coeur battre. Autre détail insolite, elles avaient la bouche scellée. Les scientifiques les ont datées de la même époque que les mammouths, mais n’ont pas expliqué le mystère entourant leur survie.

Expérimentations scientifiques

Ce phénomène des reptiles encastrés dans la pierre, semble, à prime abord, géologiquement et biologiquement impossible. C’est pourquoi plusieurs scientifique, au fil des ans, ont eu l’idée de faire des expériences sur le sujet.

L'expérience d'Hérissant

En 1771, le naturaliste français Louis-Théodore Hérissant a enfermé trois crapauds dans des compartiments de plâtre, qui étaient eux-mêmes encastrés dans du bois. Deux ans plus tard, deux des crapauds étaient encore en vie. 

L'expérience de Séguin

En 1862, le français Alexandre Séguin a emprisonné vingt crapauds dans du plâtre, puis les a enterrés. Douze ans plus tard, quatre d’entre eux étaient encore en vie.

L'expérience de Buckland

Le Professeur William Buckland, un anglais qui était théologiste, géologue et paléontologue, décida de mener sa propre expérimentation. En 1825, il enferma 24 crapauds de différentes tailles dans des niches creusées dans deux blocs de pierre, soit un bloc de calcaire et un bloc de grès. Ces pierres furent enterrées dans son propre jardin à trois pieds de profondeur. En même temps, il enferma quatre crapauds dans des cavités faites dans un pommier sur son terrain, et les trous furent fermés par des bouchons de bois. 

Un an plus tard, tous les crapauds insérés dans le grès et dans le pommier étaient morts. Toutefois, quelques bêtes enfermées dans le calcaire avaient survécu. En inspectant les résultats de son expérience, Buckland se rendit compte que certains scellés appliqués sur le calcaire étaient brisés. Il replaça les crapauds vivants dans le bloc de calcaire, apposa de nouveaux scellés, et les enterra à nouveau. Cette fois, aucun d’eux ne survécut. 

William Buckland
William Buckland

Buckland en a conclu que les crapauds ne peuvent pas survivre dans la pierre pour de longues périodes de temps, et il affirma que les déclarations sur le phénomène des animaux encastrés étaient erronés. La majorité des scientifiques, à l’époque, étaient de son avis. 

Il fut plus tard prouvé par Lazzaro Spallanzani que les crapauds peuvent survivre quelques années sous terre grâce à leur capacité à ralentir leur métabolisme pour hiberner. De plus, le Professeur Buckland admit lui-même que son expérience n’était pas faite avec des animaux en santé, puisqu’avant d’être enfermés, les crapauds avaient été conservés chez lui pendant quelques mois sans être suffisamment nourris. Si Buckland avait mené son expérience avec une meilleure rigueur scientifique, il aurait dû obtenir des résultats semblables à ceux de Séguin, d’Hérissant et de Spallanzani.

Mais l’histoire de Buckland et des reptiles encastrés ne s’arrête pas là. Quelques années plus tard, lors de la Grande Exposition de Londres, le Professeur Buckland fut enragé de voir, exposés côte à côte, un morceau de charbon et une grenouille. Il était expliqué que des mineurs avaient trouvé cette grenouille vivante dans le charbon. Furieux, le Professeur demanda que l’objet soit retiré de l’exposition, expliquant que le phénomène était faux. Son accès de rage de passa pas inaperçu. Le public lui répondit en envoyant au département d’histoire naturelle du British Museum, d’innombrables spécimens de crapauds et de grenouilles qui avaient été trouvés dans la pierre!

Hypothèse: L'hibernation

Lazzaro Spallanzani, biologiste du 18ème siècle, a été le premier chercheur à faire une étude systématique sur l’hibernation. Il a découvert que la respiration et la digestion cessent de fonctionner chez certains animaux en hibernation. Il a aussi expliqué que leur circulation du sang devient extrêmement lente. 

Spallanzani a réussi à conserver des grenouilles et des serpents en état d’hibernation pendant 3 ans en maintenant la température ambiante entre 38° et 39° F. Selon lui, la température est la clé pour activer la torpeur d’hibernation chez l’animal. C’est aussi la clé pour le réveiller, puisque c’est une montée de température dans son environnement qui réveille l’animal au printemps.

Spallanzani
Statue de Spallanzani à Scandiano
Pour hiberner, l’animal abaisse son métabolisme au point de n’utiliser que très peu d’énergie; même son rythme cardiaque et sa température corporelle diminuent, et normalement il ne mange pas. (...)

Les crapauds qu’on trouve communément sur les sentiers et dans les jardins, comme le crapaud d’Amérique, hibernent sur terre. Comme les forêts et les champs gèlent, bien sûr, et que même le sol gèle, les crapauds doivent se trouver un endroit qui échappe au gel.

Pour cela, ils creusent! Les pieds arrière des crapauds sont dotés d’une excroissance durcie leur permettant de creuser dans le sol. Ils doivent creuser, souvent à plus de 50 cm, jusqu’à la profondeur de gel, où ils passeront l’hiver. Ce n’est qu’une fois la température du sol réchauffée au printemps qu’ils ressortiront.
david legros
David LeGros
Naturalistes du parc provincial Algonquin (Ontario)

Une explication partielle

Les études sur l’hibernation semblent nous donner une réponse partielle au mystère qui nous préoccupe: ces animaux peuvent survivre sans manger, ni boire, ni respirer pendant quelques années s’ils sont placés dans des conditions semblables à celles de leur hibernation naturelle. Cela pourrait expliquer les cas de reptiles qui sont restés enfermés quelques années dans du béton coulé par l’homme, et qui étaient toujours vivants au moment où le béton a été détruit.

Pour les cas de reptiles enfermés dans de la pierre vieille de milliers d’années, pourrait-on évoquer la même explication? Il n’existe pas d’expérience scientifique qui le prouve.

Mais si assez de sédiments s’accumulent sur l’argile ou la terre dans lequel le reptile s’est camouflé pour passer l’hiver, la température du sol où se trouve l’animal ne subira plus les mêmes variations de température, étant maintenant trop loin de la surface. Donc, rien ne viendra déclencher le réveil de l’animal au printemps, et celui-ci pourrait garder son état de torpeur pendant des siècles, le temps que l’argile ou la terre se transforme en pierre… serait-ce une explication plausible? 

crapaud qui se prépare à hiberner
crapaud qui se prépare à hiberner

Une pierre chauffée au soleil

Voici une anecdote qui pourrait donner raison à cette hypothèse:

Dr I. W. Smith, de Lockport dans l’État de New York, a raconté qu’en 1812, lorsque des ouvriers creusaient le sol pour la construction de sa cave, ils amassaient tout ce qu’ils extrayaient du sol au même endroit et cela formait un talus. Sur le dessus de ce talus, se trouvait un morceau de grès rouge, et comme il était pratiquement au sommet, il avait dû être extrait vers la fin de l’excavation, et donc se trouver vers 6 pieds de profondeur dans le sol. 

Des jours plus tard, lorsque le Docteur a décidé de briser cette pierre de grès, il y a trouvé une grenouille qui semblait récemment décédée. Il a spéculé que le batracien devait être vivant dans la pierre lors de son extraction du sol, et lorsque la pierre a passé plusieurs jours en plein soleil au sommet de ce talus, elle a chauffé, réchauffant du même coup le corps de la grenouille qui s’y trouvait encastré. L’animal, s’éveillant de sa torpeur grâce à la température montante, n’a probablement pas pu survivre à cette prison de pierre dans laquelle l’oxygène était rare, et est décédé peu de temps avant que le Docteur Smith ne le libère. 

grenouille

Conclusion

De nos jours, les amphibiens sont les vertébrés connaissant le déclin le plus marqué de leur population. Le changement climatique est incontestablement une des causes majeures de ce déclin. Cependant, il n’est pas possible pour l’instant de prévoir quel sera l’effet sur ces animaux des hivers plus doux et plus courts qui viendront dans les années à venir, principalement en raison d’un manque d’études expérimentales contrôlées.

Les connaissances sur l’hibernation des reptiles sont donc partielles, et il n’est pas possible non plus, pour l’instant du moins, de lier le phénomène des crapauds enfouis dans des blocs de pierre depuis des milliers d’années, avec leur hibernation.

Une meilleure compréhension de l’hibernation permettrait sûrement aux scientifiques de faire d’intéressantes percées en biologie, et d’aider les espèces à survivre aux changements climatiques actuels… et de résoudre enfin ce mystère des reptiles encastrés dans la pierre!

La montagne qui avale les gens

Thomas Gaiford, un britannique de 20 ans, est enthousiaste en cette journée de novembre 2014 à l’idée de se rendre au sommet du Mont Nyangani, la plus haute montagne du Zimbabwe. Mais cet optimisme le quitte lorsque, vers 3 heures de l’après-midi, un épais brouillard commence à engloutir tout ce qui entoure le jeune étudiant. Désorienté, incapable de trouver son chemin à travers cette soupe aux pois, il décide d’installer son camp, de planter sa tente, et d’attendre que le brouillard se dissipe. Mais la montagne ne compte pas le laisser en paix. Il subit d’abord les assauts d’une pluie soudaine qui s’abat sur lui avec force. Il est ensuite envahi par la noirceur, et est forcé malgré lui à passer la nuit sur place. Au courant de la nuit, il se retrouve encerclé par plusieurs animaux, et c’est à ce moment-là qu’il repense aux mises en garde que les villageois locaux lui ont dit: « Ignore tous les animaux ayant un comportement bizarre, car ces bêtes ne sont pas de notre monde ».

"J'ai prié et j'ai dormi pendant 10 heures. Plusieurs serpents effrayants se sont approchés de moi. Je ne les ai pas dérangés. Ils sont venus en nombre, mais je suis resté immobile. L'endroit était peuplé de plusieurs animaux, et je pouvais voir leurs yeux rouges brillants qui me regardaient. Mon caractère a été testé. Je suis resté ferme. Je me suis réveillé le lendemain matin, et le brouillard s'était levé."
thomas gaiford
Thomas Gaiford
Touriste au Mont Nyangani

Est-ce là les divagations d’un homme secoué par la peur, ou est-ce que quelque chose de surnaturel se passe sur cette montagne? 

Une montagne sacrée

Le parc national de Nyanga, l’un des plus anciens et des plus grands parcs nationaux du pays, est situé au cœur d’une nature sauvage à couper le souffle, dans l’Est du Zimbabwe. Des paysages magnifiques et une abondance de vie sauvage ont fait de ce parc une des attractions préférées des touristes qui visitent le pays. Au centre de cette nature se trouve le plus haut pic du pays (2592 mètres), le majestueux Mont Nyangani, anciennement appelé Inyangani. Mais ce mont a un surnom à donner la chair de poule: la montagne qui avale les gens. Il a gagné ce sobriquet en engloutissant régulièrement des individus qui s’y sont aventurés.

Selon les anciens du coin, c’est une montagne sacrée, et il faut respecter les esprits ancestraux qui y habitent. Sous peine d’être avalé.

Expériences paranormales

Autant les touristes que les locaux affirment avoir expérimenté dans cet endroit des anomalies bien singulières. On dit que l’équipement électronique se brise, et que les boussoles ne savent plus où est le Nord. Certaines photos qui y sont prises ne se développent pas correctement. La météo y est sournoise, avec des rafales de vent inopportunes et des brouillards qui semblent suivre les randonneurs délibérément, comme un harceleur.

Plusieurs visiteurs rapportent qu’à un moment donné, ils se sont sentis confus, étourdis, désorientés sans raison apparente. Même des randonneurs expérimentés qui connaissent bien l’endroit s’y perdent parfois, étant pris par des bouffées soudaines d’étourdissement et de nausée.

nyanga

On y rapporte aussi des lumières étranges, des sons inexpliquables, des animaux qui observent les visiteurs et les suivent dans leur périple, des arbres tordus qui murmurent entre eux, et sur lesquels on distingue des visages humains, de gros rochers qui tombent dans une rivière pour y disparaître complètement comme s’ils étaient avalés, et l’eau des rivières qui vire au rouge sang.

Chef Hata, un leader traditionel, explique que chacun ressort d’une excursion dans la montagne avec une expérience différente. « Différents individus vont voir différentes choses », explique-t-il. Il avertit toutefois que de voir quelque chose d’étrange peut indiquer une activité spirituelle anormale, comme par exemple voir un arbre énorme, alors qu’il n’y en a pas sur cette montagne.

Plusieurs disparitions

Bien qu’on ne sache pas exactement combien de personnes ont été englouties par la montagne, plusieurs voyageurs qui y sont disparus sont restés introuvables.  

En 1981, les deux filles d’un officiel du gouvernement sont disparues sans laisser de trace dans la montagne, et une recherche intensive par air et par terre n’a rien révélé sur leur sort, pas même le moindre indice.

Un écolier de 12 ans, nommé Robert Ackhurst, s’est éloigné de son groupe lors d’une sortie scolaire, pour disparaitre à jamais. Troublé d’avoir perdu un des élèves sous sa supervision, son enseignant s’est suicidé l’année suivante.

En janvier 2014, deux couples sont partis en promenade aux petites heures du matin lorsque à mi-chemin, l’un des randonneurs, Zayd Dada, un homme de 31 ans, a voulu s’enfoncer un peu plus loin pour mieux voir un des magnifiques paysages qu’offre le Mont Nyangani pendant que les autres restaient sur place à se reposer. Après un temps, comme l’homme ne revenait pas, les autres se sont inquiétés et l’ont cherché, en vain. Des recherches exhaustives ont été entreprises pour le retrouver, impliquant l’armée, l’air force, et la police, ainsi qu’un grand nombre d’alpinistes, de traqueurs, d’amis, de membres de la famille et de bénévoles. De la technologie infrarouge, ainsi que de la technologie d’imagerie 3D par satellite furent utilisées. Chaque route qui conduit au sommet de la montagne fut méticuleusement inspectée. Zayd Dada n’a jamais été retrouvé. Avalé par la montagne, comme les autres avant lui.

Disparus et retrouvés

Outre ceux qui sont engloutis à jamais, il y a ceux qui disparaissent, et qui reviennent. Certains d’entre eux sont retrouvés en état de transe, incapables de se rappeler de ce qu’ils ont vus, ni de où ils ont été.

Un cas particulier est celui d’un officiel respecté du gouvernement qui est disparu lorsqu’il était jeune avec deux compagnons. Ce n’est qu’au quatrième jour que les opérations de recherche et sauvetage les ont trouvés vivants. Le trio a raconté qu’ils ont erré pendant tout ce temps dans un état de confusion, sans se sentir ni fatigués, ni déshydratés, ni affamés. Ils voyaient effectivement passer les sauveteurs qui les recherchaient, mais quand ils criaient pour indiquer où ils étaient, on aurait dit qu’ils étaient invisibles, incapables de se faire voir ou entendre des sauveteurs. Le temps leur a paru bien plus court qu’il ne l’était en réalité, car ils croyaient être partis seulement quelques heures, et non 4 jours. 

On raconte que c’est seulement lorsque le chef d’une tribu locale a fait un sacrifice de sang aux esprits que les trois compagnons ont été tout à coup retrouvés. Selon les croyances locales, ils étaient coincés dans une sorte de monde intermédiaire entre les réalités, maintenus dans cet état par les esprits de la montagne, emprisonnés dans un état de limbes, ou de « suspension » appelé chimidza par les autochtones.

Croyances ancestrales

Selon la tradition locale, les esprits qui habitent la montagne sacrée sont de puissants esprits ancestraux. Les locaux disent aussi que des esprits maléfiques et des créatures surnaturelles peuvent y être rencontrés. La montagne est crainte par les gens du coin depuis longtemps. Ils s’en approchent avec précaution, respectant les règles traditionnelles. Certains coins de la montagne sont sacrés et personne ne doit y entrer, sous crainte de se retrouver désespérément perdu, incapable de quitter l’endroit, damné à errer sans but dans la montagne jusqu’à ce que la colère des esprits soit apaisée.

Les coutumes locales disent que si quelqu’un aperçoit un serpent coloré, une casserole qui mijote sans être sur un feu ou un lingot d’or, c’est un mauvais tour joué par les esprits, et il est préférable de faire semblant de ne pas avoir vu l’apparition et de continuer rapidement son chemin. Ils racontent aussi que les mêmes esprits malveillants aiment pousser les gens du haut d’escarpements abrupts. 

nyanga

Afin de ne pas enrager les esprits, les locaux expliquent qu’il faut s’abstenir d’uriner dans la montagne, de faire trop de bruit, de dire des blasphèmes, d’avoir des activités sexuelles, de porter des vêtements de couleur rouge, et de laisser des déchets derrière soi. Il est aussi recommandé que chaque visiteur demande la permission à un aîné d’un village local avant d’entreprendre une excursion.

Conclusions

Thomas Gaisford a confié que, avant d’entreprendre son excursion, les villageois lui avaient conseillé de faire bien attention dans la montagne à cause de ce qui s’y est déjà produit, mais qu’il a mis ces informations de côté et n’a pas consulté de leader traditionnel avant de partir. « J’ai réalisé plus tard que j’aurais dû. Je suis heureux d’être en vie. »

Peut-être que les traditions locales ont raison, et que la montagne est dangereuse à cause d’esprits en colère.

Mais peut-être aussi que le terrain prédispose aux accidents et aux disparitions. Déjà, la météo change sans prévenir. Le terrain est périlleux: on peut y trouver des pentes abruptes, des rochers escarpés et des gorges. Il arrive que les sentiers disparaissent sous l’épaisse végétation qui, dûe à une pluie abondante dans la région, a une croissance rapide. Tout cela peut expliquer que certains voyageurs ne soient jamais retrouvés.

Récemment, les autorités ont apporté des changements dans les règles de sécurité entourant le Mont Nyangani. Les touristes doivent maintenant engager un guide pour les accompagner dans la montagne, les téléphones cellulaires doivent être chargés au maximum avant de partir et les randonneurs doivent porter une lampe de poche avec des batteries de rechange. Les autorités ont aussi décidé d’ajouter des tours supplémentaires de cellulaire et de radio dans la région. Mais est-ce que ce sera suffisant pour calmer la faim d’une montagne qui a englouti tant d’hommes?

Quand les poissons tombent du ciel

Des pluies insolites

Imaginez que vous marchez tard le soir, sous la pluie, et que soudain, des centaines de petits poissons tombent littéralement du ciel, vous martelant le corps, et recouvrant le sol autour de vous! C’est ce qui est arrivé en février 2008 à deux habitants du petit village de Kandanassery, en Indes. Les poissons étaient de petite taille et appartenaient à une espèce que l’on retrouve dans les eaux locales. Pour ajouter au mystère, la pluie insolite avait été précédée, quelques jours plus tôt, par une pluie de couleur rouge.

En février 2010, c’est au tour de la ville de Lajamanu, en Australie, d’étre le théâtre de deux pluies de poisson dans la même semaine. Des centaines et des centaines de perches tombaient du ciel, vivantes.

Encore plus de poissons...

Ce phénomène n’est pas nouveau. Depuis des siècles, des observations de pluies incongrues de poissons sont rapportées.

  • En août 1918, le biologiste A. Meek a déclaré avoir été témoin d’une pluie de poissons s’étendant sur une petite surface et qui dura dix minutes.
  • En 1956, un couple de Chilatchee, en Alabama, a aperçu un étrange nuage noir qui contrastait dans un ciel plutôt clair. Lorsqu’il fut au-dessus de leur tête, le nuage déversa son contenu: de la pluie et des poissons vivants, soit des bars, des poissons-chats et des dorades. Le nuage, redevenu blanc, s’est ensuite dispersé.
  • En Louisiane, en 1947, une pluie de poissons observée à Marksville contenait elle aussi plusieurs espèces différentes. Le Dr A.D. Bajkov, ichtyologiste, a témoigné que des poissons-lunes, des vairons et des perches longues de 2 à 9 pouces gisaient dans les rues de la petite ville.
  • Au Moyen Âge, les prêtres de Scandinavie devaient rapporter à leurs supérieurs « tout ce qui était contraire à l’ordre naturel ». Ainsi, des pluies de souris et de poissons ont été décrites dans leurs chroniques.
  • Au 1er siècle de notre ère, l’écrivain et naturiste romain Pline l’Ancien a mentionné des pluies de poissons et de grenouilles, tandisqu’au 2ème siècle, l’historien grec Athénée a raconté que dans le Chersonèse, il a plu des poissons pendant trois jours consécutifs.
pluie de poissons

Et si on cherche la petite bête...

Il n’y a pas que des poissons qui s’amusent à pleuvoir sur nos têtes! En 2009, une pluie de grenouilles s’est abattue sur la préfecture d’Ishikawa, au Japon. En 1981, à Naphlion en Grèce, une pluie de grenouilles a laissé les habitants perplexes… puisque l’espèce animale était originaire d’Afrique du Nord!

Dans le village d’Acle, au Norfolk, il a plu une telle quantité de grenouilles durant l’année 1653 que les villageois en étaient fortement incommodés. On rapporte que les grenouilles étaient amassées en tas par les villageois, qui les transportaient ensuite dans les champs pour les brûler.

En 1901, la ville de Minneapolis, dans l’état du Minnesota, est le théâtre d’une étrange pluie de grenouilles et de crapauds de toutes sortes: « Quand la tempête en était à son plus fort… il y avait, comme descendant du ciel, une grosse masse verte. Ensuite vint un tapotement étrange, différent du bruit que ferait la pluie ou la grêle. Quand la tempête fut calmée, les gens ont découvert, sur une surface de plus de quatre blocs et faisant 3 pouces d’épais, une collection de grenouilles de toutes sortes… si épaisse à certains endroits qu’il était impossible d’y circuler. »

Emménageant dans une nouvelle ville dans le Berkshire, le jeune Leonard Burrough et sa famille se sont réfugiés rapidement à l’intérieur lorsque le ciel est devenu « plus noir que la plus noire des nuits » et qu’un violent orage a éclaté. Une fois le temps adouci, le jeune Leonard a été surpris de trouver dans la rue des milliers de tétards et de petites grenouilles.

L’auteur Karl Shuker, sur son blog ShukerNature, raconte qu’en 1902, alors que sa grand-mère avait 8 ans, elle a vécu un des instants les plus mémorables de sa vie dont elle parlera encore jusqu’à sa mort. La petite fille marchait avec sa mère lorsqu’il se mit à pleuvoir. Au bout de quelques minutes, elle sentit de lourds coups sur son parapluie, et jetant un oeil pour voir ce qui se passait, elle se rendit compte à sa grande surprise qu’il s’agissait de petites grenouilles qui tombaient d’en haut sur son parapluie, rebondissant et s’éparpillant par terre autour d’elle. Voyant sa fille apeurée, sa mère la rassura, lui disant dans un flegme tout britannique qu’il s’agissait simplement d’une pluie de grenouilles, et qu’elles allaient bientôt cesser de tomber, ce qu’elles firent. Il n’y avait autour d’elles ni édifice, ni arbre duquel les grenouilles auraient pu être projetées. Elles ne pouvaient provenir que du ciel.

Les batraciens ne sont pas les seuls en cause:
  • Au grand désarroi des habitants de Memphis, au Tennesse, ce sont des serpents vivants qui sont tombés sur leur ville en 1877. Leur longueur variait entre 12 et 18 pouces.
  • Quant à elle, la ville de Bath, au Royaume-Uni, peut se vanter d’avoir reçu une rare pluie de milliers de méduses de la grosseur d’un shilling, en août 1894.
  • Et la ville de Redruth, toujours au Royaume-Uni, ne fut pas en reste puisque le 8 juillet 1886, elle reçut une pluie d’escargots lors d’un orage.
  • L’Argentin Christian Oneto Gaona a été témoin, le 6 avril 2007, d’une bizarre pluie d’araignées d’environ 4 pouces, de couleurs diverses.
  • Et c’est à Pakroff, en Russie qu’au 19ème siècle, des insectes noirs sont tombés du ciel en même temps qu’une chute de neige.
  • À Montréal, des lézards sont tombés sur les trottoirs le 28 décembre 1857.
  • Et même des moules! Le 9 août 1892, une forte averse, contenant des centaines de moules, est tombée sur Paterborn, en Allemagne. 
pluie d'oeufs

Des oeufs à la douzaine!

En décembre 1974, les élèves d’une école primaire de Wokingham, au Royaume-Uni, ont eu la surprise de voir et d’entendre des projectiles frapper leur école, la cour de récréation, et les voitures aux alentours. Il s’agissait d’oeufs tombant du ciel à une telle vitesse que la plupart éclataient en touchant le sol. Les oeufs étaient bleu clair et on n’a pas identifié à quelle espèce ils appartenaient.
Bien que certains ont cru qu’un avion avait laissé échapper sa cargaison, l’appareil mystérieux n’a pas été vu, ni identifié, et n’a probablement pas existé.

Et les plantes?

Les animaux n’ont pas l’apanage des pluies insolites! À plusieurs reprises, des chutes de graines, de noix, de pommes ou de foin ont été signalées, parfois en quantité phénoménale. Voici quelques cas:

Roland Moody, Southampton, 1979

En 1979, Roland Moody de Southampton, au Royaume-Uni, a entendu d'étranges bruits, comme si de petits objets solides frappaient le toit en verre de la serre rattachée à sa maison. Les petits projectiles étaient des grains de moutarde et de cresson, recouverts d'une substance gélatineuse. D'autres chutes de semences se produisirent dans la même journée, au point où tout le jardin de M. Moody s'en trouva recouvert. Se renseignant auprès de sa voisine, Madame Stockley, celle-ci lui confia qu'un phénomène semblable s'était produit chez elle l'année précédente. De cette journée, M.Moody conserva huit seaux de grains de cresson!

Le lendemain, comme si l'étrangeté de la pluie de semences n'était pas suffisante, des milliers de grains de maïs, de pois et de fèves tombèrent cette fois sur la résidence de M.Moody et chez deux de ses voisins. En tout, dix livres de grains furent ramassées sur les terrains des trois Anglais!

Éventuellement, Roland Moody put faire une récolte à partir des semences de cresson amassées dans ses huit seaux, et il affirma que la récolte était de bonne qualité. Jusqu'à ce jour, personne n'a pu trouver l'origine de ces chutes de semences.

Roland Moody, Southampton, 1979

Dave Meakins, 63 ans, un habitant de Coventry au Royaume-Uni, est sorti de sa maison en décembre 2011 pour découvrir des douzaines de pommes jonchant le sol de son jardin. Aux alentours de sa résidence, encore plus de pommes étaient éparpillées sur la route. Les fruits étaient endommagés, comme s’ils étaient tombés de très haut. Le Professeur Robert Kerr, de l’Université de Warwick, a déclaré que cette pluie étrange pouvait être causée par un vent fort qui aurait soulevé les pommes d’un verger voisin. Pourtant, le service national britannique de météorologie a affirmé qu’aucune tornade n’avait été raportée dans la région cette journée-là. De plus, la conseillère municipale Sandra Camwell a déclaré qu’il n’y avait pas assez d’arbres fruitiers dans le quartier pour justifier la pluie de pommes. Et un verger situé à 30 miles, le Hogan’s Cider d’Alcester, n’a pas perdu les fruits de ses pommiers. La conseillère municipale en est venue à croire que les pommes étaient tombées d’un avion. 

Ce ne fut pas le seul incident impliquant des pommes en Grande-Bretagne. Par exemple, un couple d’Accrington, au Lancashire s’est fait réveiller, en novembre 1984, par un bruit ressemblant à une chute de grêle. À leur plus grand étonnement, ce n’était pas de la grêle mais des pommes des variétés Bramley et Cox qui tombaient dans leur cours. La pluie insolite a duré environ une heure, ce qui rend impossible qu’elle provienne d’un avion. 

Et il n’y a pas que chez les Anglais qu’il pleut des semailles! À New York, en 1950, des employés de la construction travaillaient sur l’Empire State Building lorsqu’ils furent martelés par une étrange grêle. À regarder de plus près, ils ont vu que les projectiles n’étaient pas des grêlons, mais des grains d’orge.

De la même façon, une pluie de grains de maïs a eu lieu à plusieurs reprises au-dessus de quelques maisons à Evans, au Colorado. Le phénomène s’est produit de 1982 à 1986. Gary Bryan, qui habite une de ces maisons, affirme que si il avait ramassé tous les grains de maïs tombés chez lui, il en aurait maintenant des tonnes. Il n’y a pas de champs de maïs près de la maison, et le silo le plus proche contenant des grains de maïs est situé 5 miles plus loin.

C’est toute une provinde d’Italie qui a reçu, en 1897, une pluie d’un nombre incalculable de petits grains étranges. Ces grains seront finalement identifiés comme les semences d’un arbre de Judas, arbre originaire de l’Afrique centrale. Selon les scientifiques, une tornade a pris des milliers de grains d’arbre de Judas, sans prendre rien d’autre (pas de branches, de terre, de plantes diverses…), les a transportés sans les échapper pendant des kilomètres jusqu’à la province de Macerata en Italie, où les semences ont été livrées comme une lettre à la poste. Certaines d’entre elles avaient même commencé à germer!

Glace et neige

Bien que la neige et la grêle ne soient pas des phénomènes mystérieux, certains cas extrêmes de chutes de glace ou de flocons de neige défient toute logique. Par exemple, dans la région de Manchester, au Royaume-Uni, la glace tombait en blocs en avril 1973. Et c’est en Écosse, en 1849, qu’une masse informe de glace d’une circonférence de 6 mètres tomba, alors que le tonnerre grondait.

Un mouton n’a pas eu de chance lorsqu’en novembre de l’année 1950, une masse de glace de plus de 14 livres s’abattait sur lui et le laissait raide mort. La ferme, située à Exmoor dans le Devon, était couverte de morceaux de glace de la taille d’une assiette.

grelon tombe au Kansas en 2012
Grêlon tombé au Kansas en 2012

Dans son ouvrage « Le livre des damnés », Charles Fort mentionne qu’à Seringapatam, aux Indes, un bloc de glace de la taille d’un éléphant tombait du ciel en 1800. Il mentionne aussi des flocons de neige de 38 cm de long sur 20 cm d’épaisseur ayant tombé sur le Montana en 1887.

Encore plus incongru: une pieuvre de 10 pouces de long fut trouvée imbriquée dans un bloc de glace, lors d’un épisode de grêle survenu le 7 juillet 1844, en Pennsylvanie.

En 1894, ce sont deux objets emboîtés dans des blocs de glace qui sont tombés sur Vicksburg au Mississippi, toujours lors d’un épisode de grêle: le premier objet était une tortue de Gopher, et le deuxième était un bloc d’albâtre. Aucune tornade n’a été rapportée dans la région.

Quant à la ville de Tarbes, en France, elle ne fut pas en reste puisqu’elle reçut, en juin 1887, la chute d’une pierre ouvragée, ronde et régulière, recouverte de glace. 

Objets fabriqués

Les policiers ne sont toujours pas capables d’expliquer la chute de balles de golf survenue sur la ville de Punta Gorda, en Floride, le 3 septembre 1969. Les objets sont tombés du ciel pendant un orage.

Et ce sont des clous qui sont tombés sur la tête de l’épouse du gardien de phare le 12 octobre 1888, à Point Isabel au Texas. Les clous sont encore tombés du ciel la nuit suivante, cette fois accompagnés de morceaux de terre et de coquilles d’huitre.

quand l'argent tombe du ciel
L'argent ne tombe pas du ciel, dit-on! 

Du moins, pas souvent!

En 1976, à Limburg en Allemagne, deux ministres du culte ont eu l'agréable surprise de voir une pluie de billets de banque tomber d'un ciel clair. 

Et à Hanham, en Grande-Bretagne, des pennies et des halfpennies sont tombés, en 1956, autour d'un groupe d'enfants se rendant à l'école. 

Encore plus surprenant: le 16 juin 1940, une tornade a sévi à Meschera, en Russie, et a laissé sur son passage une pluie de pièces de monnaie en argent... datant du 16ème siècle!

Nourriture

Parfois, les poissons ne sont ni frais, ni vivants. À Allahabad et à Futterpoor, aux Indes, il a plu des poissons désséchés.

En 1857, des pluies de cristaux de sucre s’abattent sur Lake County, en Californie pendant 2 jours.

En 1876, une fermière du Kentucky, aux États-Unis, a été témoin d’une chute de morceaux de viande de 5 à 10 cm2. Le ciel était clair, et la pluie insolite s’est limitée à un terrain de 100 mètres de long sur 50 mètres de large, et a duré plusieurs minutes. Un des enquêteurs venu sur place a remarqué que la viande était fraîche, et il en a goûté. Il a affirmé que le goût lui rappelait le mouton ou la viande de venaison. Le Dr. Kastenbine, un professeur de chimie, a émis l’hypothèse qu’il s’agirait de régurgitations de vautours qui volaient probablement au-dessus de l’endroit.

Pluies récurrentes

Depuis plus de 100 ans, une pluie de poisson tombe chaque année dans le département de Yoro au Honduras, entre mai et juillet. Les témoins racontent que la pluie commence par un nuage sombre dans le ciel, suivi de vents violents, de foudre, de pluie et de tonerre pendant 2 à 3 heures. Une fois la pluie terminée, des centaines de poissons sont retrouvés sur le sol. Les habitants de la place se dépêchent à les ramasser pour les cuire et les consommer. Ce sont toujours de petits poissons d’eau douce, qui ne peuvent pas venir de l’océan, ce qui rend peu probable l’hypothèse de la trombe marine ayant formé le nuage au large des côtes. Les témoins sont convaincus que le responsable du phénomène est le Père José Manuel Subirana, un missionaire espagnol qui a visité le Honduras entre 1856 et 1864. La légende sur ce personnage veut qu’il soit un saint, et que, devant la pauvreté des habitants de la place, il ait prié pendant 3 jours et 3 nuits pour demander à Dieu un miracle afin que tous ces pauvres puissent manger. On dit que la pluie de poissons a lieu chaque année depuis ce temps.

À Bijori, aux Indes, une pluie de petites perles colorées et trouées, prêtes à être enfilées, tombe régulièrement du ciel depuis plus de cent ans. L’origine des objets demeure mystérieuse.

L'hypothèse des trombes marines

Quelle pourrait être l’explication de ces phénomènes étranges?

L’hypothèse retenue par les scientifiques est celle de la trombe marine. Phénomène naturel, la trombe d’eau serait assez puissante pour soulever de petits organismes d’un plan d’eau, les élever jusque dans les nuages, d’où ils finiraient par retomber des kilomètres plus loin.

Les pluies colorées, quant à elles, contiendraient des algues microscopiques transportées par des trombes marines, du sable levé par une tempête, ou les sédiments provenant d’une éruption volcanique.

trombe d'eau

Cette hypothèse semble être confirmée par certains témoignages, comme celui-ci racontant une tornade qui a eu lieu en 1947, au nord du Yorkshire:

"...Je vis tout à coup surgir dans le ciel une invraisemblable quantité d'oiseaux qui fuyaient une tornade emmenant dans sa progression toutes sortes de débris. (...) la tornade passa à une trentaine de mètres et se dirigea vers l'étang qui bordait le village. Le passage de la tornade sur l'étendue d'eau fut pour le moins spectaculaire : des masses d'eau contenant poissons, grenouilles et végétation furent aspirées et retombèrent sur les habitations dans un rayon d'environ 800 mètres."

Bien que cette hypothèse semble intéressante à prime abord, elle n'explique pas toutes les pluies insolites, et surtout, elle n'explique pas pourquoi ces trombes d'eau sont si sélectives, en traînant avec elles à l'occasion une seule sorte d'animal, et tous de la même taille.

lorraine warren

L'hypothèse des démons

Lorraine Warren, démonologue américaine, est convaincue que certaines pluies impossibles sont des manifestations de démons: "Des pierres, par exemple, ou des boulons et écrous, tomberont d'un ciel bleu sur une maison aux prises avec une attaque démoniaque. Ces pierres vont tomber avec tellement de force qu'elles pourraient même défoncer la toiture. Nous avons aussi vu ce genre de pluie de pierres se produire à l'intérieur de maisons. On comprend bien que ces phénomènes ne sont pas d'origine naturelle, car les objets peuvent tomber en zigzaguant, défiant les lois de la gravité, alors il n'y a pas de question à se poser quant aux forces qui agissent derrière ces phénomènes. En passant, les pluies de pierre ou de petits animaux comme des grenouilles ou des poissons ne sont pas rares - ils s'en produit quelque part dans le pays à toutes les semaines." 

Lorraine Warren

Il existe en effet plusieurs cas de hantises où des pierres tombent sur des lieux hantés, même à l’intérieur des maison, sans qu’il y ait d’explications. Parfois, ce sont des objets, comme par exemple des pièces de monnaie qui se matérialisent, venus de nulle part. Je n’ai pas abordé ce genre de cas dans ce reportage-ci, car pour moi ce sont deux phénomènes différents. Toutefois, comme vous avez pu le lire, Lorraine Warren semble croire que les chutes d’objets liées à des cas de poltergeist, et des pluies de poissons ou de grenouilles sont tous liés au même phénomène insolite… à vous de voir!

Références

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  2. Les poissons tombés du ciel, « Inexpliqué », numéro 10, Éditions Atlas, 1981
  3. ‘Fish rain’ takes villages by surprise, sify news
  4. Residents stunned as hundreds of fish fall out of the sky over remote Australian desert town, Mail Online
  5. Fish Rain From Sky in Australia, Unexplainable.Net
  6. Weird, Weird Rain, About.com – Paranormal Phenomena
  7. Charles Fort, un des premiers explorateurs de l’étrange, « Inexpliqué », numéro 85, Éditions Atlas, 1981
  8. 10 Weird Science Facts you didn’t know, ODDEE – Weird Science
  9. Weird Stories of Objects Falling From the Sky – Explained, Popular Mechanics
  10. Objects from the Heavens, The Supernatural Zone
  11. Strange Sky Falls, Aquiziam World Mysteries
  12. It’s Raining Spiders!, The Epoch Times
  13. Hasard et coïncidences, « Inexpliqué », numéro 100, Éditions Atlas, 1981
  14. Nos lecteurs et l’étrange, « Inexpliqué », numéro 128, Éditions Atlas, 1981
  15. Honduran Rain of Fish, Historic Mysteries
  16. Keresley residents mystified by apple shower, BBC NEWS, Coventry & Warwickshire
  17. McClatchey, Caroline.- Could it actually rain apples?, BBC NEWS Magazine
  18. Fort, Charles.- Le livre des damnés.- Eric Losfeld Éditeur, 1967
  19. Michell, John et Rickard, Bob.- The Rough Guide to Unexplained Phenomena.- Rough Guides, 2007
  20. Adams, Nene.- 10 Strange Unsolved Mysteries, ListVerse
  21. Brittle, Gerard Daniel.- The Demonologist: The Extraordinary Carrer of Ed and Lorraine Warren.- iUniverse Press, 2002